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27/11/2008

Cahier 2.0 du 28 novembre 2008 : le sommaire du spécial Amsterdam

Ce mois-ci, le 2.0 a fait un go-fast à Amsterdam pour humer l'air du temps et répondre en quelques pages à une question qui nous taraude tous: Dam n'est-elle qu'un pétard mouillé?

En "une": Plongez dans l'Amsterdamnation

2811-UNE-P15.jpgShopping: notre liste des very hotspots, où comment faire du chaudping

Des sneakers aux pieds des gazelles, c'est tendance

SPRMRKT, c'est LE temple de la conso(nne)

Bien-être: le paradis de la brosse à Dam

Week-end: le Routard nous offre un tour des musées amusants

Culture: Le Red District en pleine rehab

Bastien Bonnefous s'est trompé d'avion. Il se paume à Dublin.

Cuisine: Rome Antique ou romantique, nos adresses préférés pour se restaurer

Internet: Quatre sites qui vous feront aimer le web néerlandais

TV-médias: Les Pays-Bas ont inventé la télé-poubelle. Depuis, ils cherchent le couvercle.

Un ovni à base de mouton dépecé. Bon appétit bien sûr!

People: Van Der Vaart contre  Van Persie, élisez le roi des Van

Cédric Couvez nous invite dans sa chambre d'hôtel.

L'ovni cathodique de la semaine : eet smakelijk

Tous les mercredis, les téléspectateurs se régalent. C'est "Eet Smakelijk". Autrement, dit Bon appétit! Attention, rien à voir avec la gentille émission éponyme à la gloire de la gastronomie française présentée par Joël Robuchon sur France 3. Là-bas, la chaîne publique NED 3 se propose de "retracer l'ensemble du circuit effectué par un aliment avant d'arriver dans votre assiette". Ça, ça veut dire, par exemple, attraper un mouton dans un champ, l'emmener à l'abattoir, l'électrocuter, le dépecer, le cuisiner et ...le manger. Le tout sous l'oeil des caméras.

>>> Pour les extraits vidéo d'Eet Smakelijk, cliquer ici

"C'est un magazine, ce qui montre que les programmes hollandais sont provoc' et subversifs même au delà de la télé-réalité", souligne Amandine Cassi, Directrice d'études Eurodata TV Worldwide. Avec toujours l'argument d'avoir un objectif pédagogique. Là, il s'agit de responsabiliser le téléspectateur". Pas super réussi. "Avec une sauce de salicornes, c'est délicieux," commente une des stars invitées par l'émission, pourtant pas au mieux quelques heures plus tôt face à la bête gigotant à terre après un coup de pistolet électrique.

A.C.

La télé-réalité néerlandaise toujours au top

Pas question de perdre leur couronne. Endemol oblige, la télé réalité est née en Hollande avec "Big Brother" en 1999. Depuis, les Bataves font tout pour rester au top. Oui, tout. "En gros, deux fois par an, on a le droit à des émissions très, très trash qui font scandale", note Sheily Lemon, consultante pour NOTA chez IMCA. On se souvient de "Spuiten & Slikken" ("Injecte et Avale"). Au programme sexe, drogue and, surtout, groot schandaal! Idem pour les orgies du jacuzzi de "De Gouden Kooi" ("La Cage dorée") l'an dernier.

 

Et le cru 2008 est à la hauteur. Dans "Bébés à louer", on confie des enfants en bas âge à des couples inexpérimentés. "40 jours sans sexe", fait, lui, rejouer à sept ados, en pleine puberté, la traversée du désert. L'émission est diffusée...par une chaîne catholique. Autre perle actuellement à l'antenne: "Expedition Unlimited". Le concept fait voyager cinq mannequins et cinq personnes lourdement handicapées, "avec un bras ou une jambe en moins" précise le pitch. "C'est typique des programmes hollandais, note Bertrand Villegas de The Wit. A la fois, on exploite les candidats mais cela permet aussi l'intégration de toutes les minorités de la société".

 

 

Et on redonne même du travail aux demandeurs d'emploi. "Bloot, Zweet en Banen" ("A poil, en sueur, et au boulot") s'inspire du Full Monty. Six chômeurs, coachés par des pros, tentent de perdre leurs kilos, muscler leurs biscottos et devenir de parfaits strip-teaseurs. Pour plus de romantisme, optez pour Prisoner of love. Des jeunes femmes rencontrent d'anciens taulards sans connaître l'objet de leur passage en prison. Pas de violeurs, ni d'assassins souligne néanmoins la prod'. Bref, au pays de Spinoza, la télé-réalité ne déçoit pas.

Alice Coffin

Bedo, manger, dodo

In-con-tour-nable ! Le Supper Club est le resto le plus psychédélique de la ville. Mais avant de gober une ribambelle de plats « fusion food » vautré dans les lits king-size, mieux vaut bien étudier le mode d’emploi de ce loft art déco pour ne pas être le dindon de la farce. Premier conseil, lors de la réservation téléphonique, demandez à être «lay-down» (couché pour les anglophobes).

Et pour cause, tout le concept du Supper Club est de manger couché. Deuxième tip : arrivez tôt ! L’admission se fait de façon groupée entre 19h30 et 20 heures. Un peu de retard et vous n’aurez le droit qu’à une pauvre table et deux chaises. Pas glop ! Clients ponctuels, il ne vous reste plus qu’à suivre les instructions du maître d’hôtel. Car toute la force du Supper Club est de scénariser l’ensemble de la dînette.

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L’accueil se déroule au bar du sous-sol. Un bel espace sombre où les murs sont matelassés de cuir et les canapés parsemés d’objets sado-maso. Après l’apéro, direction l’énorme espace avec mezzanine où un Dj fait chauffer la techno minimale. Un feu de cheminée géant est projeté sur la cuisine ouverte. L’équipe de serveurs over-lookés assure le spectacle. Bienvenue dans le Disneyland de la branchitude batave ! Menu unique pour tout le monde. De toute évidence, on y vient plus pour vivre une expérience que se remplir la panse. Seul bémol, l’adition est un poil salée: 70 euros par personne, boissons non comprises. Et à 2 heures du mat’, il faut évacuer les lieux malgré les lits: «Réveillez-vous, c’est un restaurant ici monsieur pas un hôtel!» Entends-on en fin de soirée…

Cédric Couvez

Le paradis de la brosse à Dam

A la sortie du Thalys, si vous devez montrer dents blanches, c’est L’adresse à connaître. De Witte Tandenwinkel, le paradis de la brosse, est à Dam. Dans une boutique grande comme la studette de la petite souris, des centaines de modèles attendent vos chicots agressés par les harengs et les hot-dogs de la place Dam toute proche. «On est dans tous les guides, alors les touristes affluent, explique Brigitte, la vendeuse. Mais les dentistes d’Amsterdam nous envoient aussi leur clientèle. Ils pensent qu’on a toujours tout en stock.» Résultat, la boutique ne désemplit pas et les derniers modèles comme le peigne à quenottes qui joue du Black Eyed Peas ou la brosse à dent de lait Ben10 s’arrachent en quelques jours.

 

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Les Pays-Bas comptent déjà deux boutiques de ce type (l’autre est à Rotterdam) et la France pourrait bientôt leur emboîter le pas. Car le marché de l’hygiène dentaire est en pleine expansion. Les Français qui consomment à peine plus de deux brosses par an sont en retard sur les Japonais, qui s’en enfournent cinq différentes chaque année. Les rois de la fraise assurent qu’il faut en changer tous les trois mois. Et les fabricants ont compris qu’en misant sur l’originalité, ils boosteraient leurs ventes.

 

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Sur une étagère du De Witte trône la brosse Fluocaril designée par Philippe Stack. «Le modèle a été lancé en 1990, commente Brigitte. C’était l’une des premières fois qu’une approche design était tentée dans le domaine.»Les esthètes ont mordu. Les autres ont grincé des dents. Pour Bernard, touriste français de passage dans la boutique qui a toujours ses dents de sagesse, «une brosse, ça sert à brosser. Point barre. Un modèle à 30 euros ne vous empêchera pas d’avoir des caries si vous ne vous en servez qu’une fois par jour.» Il nous enlève les maux de la bouche.

Laurent Bainier

>>> Le commentaire le plus original gagnera une brosse à dents collector. Pas le moment d'avoir sa langue dans sa poche...

Une capitale à musées amusants

Amsterdam est une ville-musées. Pas de celles qui classent la moindre façade pour être sûres que rien ne change. Non, une ville qui sait que le parapluie est livré avec le touriste à la gare centrale et qu’une fois la pause folklorique au coffee-shop achevée, le visiteur n’aura qu’une envie: s’abriter. En dehors des monumentaux Rijksmuseum et Van Gogh Museum, une flopée de musées improbables ont poussé comme des tulipes au pied d’une meule de gouda.
Comme chaque capitale qui respecte son quinqua en manque d’amour, Amsterdam a un musée érotique, deux même. Le Temple de Vénus (3 €, Damrak, 18), autoproclamé plus vieux du genre, se penche sur le sexe dans l’art tandis que l’Erotic Museum  (5 €, Oudezidjs Achterburgwal, 54) explore l’histoire du Red Light District et des pratiques sexuelles qui y eurent cours.
A quelques pas de là, une autre spécialité artisanale locale a droit à son antre: le cannabis. Le musée du hachisch, de la marijuana et du chanvre (5,70 €, Oudezijds Achterburgwal, 148) retrace huit mille ans d’usage de l’herbe-que-n’aime-pas-les-douaniers. Si en cherchant l’un de ces trois lieux, vous êtes entrés au musée de la péniche (3.25 €, Prinsengracht, 248), c’est que vous avez besoin de lunettes. Un tour au National Brilmuseum (4,50 €, Gasthuismolensteeg, 7), le Louvre des binoclards, s’impose.

 

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L'Heineken Experience


Descendez ensuite le long de l’Amstel et découvrez l’Heineken Experience (10 €, Stadhouderskade, 78) entièrement dédié à la «bière qui fait aimer la bière» ou retournez dans le centre visiter le musée de la Vodka (7.50 €, Damrak, 33), plus intéressant. Dans les deux cas la visite se termine généralement au bar. C’est toujours plus sympa que le musée de la Torture (5 €, Singel, 449).

Laurent Bainier

«Chanvre 1408»

Question pour un champion! Quels sont les deux automatismes que l’on a en découvrant une chambre d’hôtel à l’étranger? Premier réflexe, mater la taille de la salle de bains. Mais comme cette chronique porte sur les médias et non les sanitaires, on passe illico au deuxième: allumer la télé. Après un bref zapping du PAH (Paysage Audiovisuel Hollandais), on tombe sur des pépites. Sur le canal 18, TV5 diffuse « Ripostes », l’émission de Serge Moati, en plein débat sur la crise du PS.

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Surprise, le talk est sous-titré en batave. Un moment de détente au poil pour redescendre d’une virée au coffee. Trois chaînes plus loin, on scotche sur un jeu local : la course de vélo d’appartement. Les paysages sont moins variés que ceux du Tour de France mais la barre de shit, pardon, de rire, est assurée. Et avant un bon dodo, rien de tel qu’un petit tour des chaînes publiques. Après minuit, les spots publicitaires vraiment chauds pour les numéros surtaxés s’enchaînent. C’est la femme de chambre qui appréciera en changeant les draps.

Cédric Couvez

 
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