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22/01/2009

Barcelone cool le reste de l'Europe

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Mercredi, 13 heures. Le mois de janvier a semé sa grisaille sur toute l'Europe, mais à Barcelone des hordes de modeux se grisent dans les travées du Fira, le centre d'expo géant situé en plein coeur de la ville. Le Bread and Butter (BB), le salon international du streetwear, débute sous un ciel de rêve.  Les nuages ont été refoulés à l'entrée. N'ont été admis que quelques milliers d'acteurs du monde de la mode, hyper sapés et tout sourire. Le secret des radieux ? Ils passent cette journée dans l'une des villes les plus cool du vieux continent. Il y a encore trois ans, le BB se tenait à Berlin. Depuis 2005, il a élu domicile au pays des tapas et beaucoup voient dans ce déménagement une des raisons de sa popularité. "C'est le meilleur endroit pour faire un salon, explique Lindsey Purple, responsable des ventes de la marque anglaise Cyberdog. Il y a du soleil et la ville est super agréable."
Il y a peu Londres, Paris ou Berlin regardaient la capitale catalane comme une  cousine un rien péquenot mais sympa. Les Barcelonais, connus pour leur coupe mulet tectonik, la nuque longue plongeant sur un t-shirt ultra-moulant, n'attiraient alors guère que les fans de foot, de l'art nouveau ou du soleil sur plage bétonnée. La donne a changé au début des années 2000. Le boom immobilier et économique qui a suivi l'obtention des jeux olympiques de 1992 a doté Barcelone d'infrastructures de première catégorie. Les hôtels grand luxe et design ont fleuri maintenant une politique de prix raisonnable et la clientèle d'affaires a accouru. Les nouveaux touristes n'ont pas traîné, eux non plus, drainés par les compagnies low-cost. Et les Barcelonais d'adoption ont dû apprendre à partager leurs places ensoleillées. "C'était plus sympa avant, on était entre nous, assure Tristan, Français exilé dans la ville de Gaudi depuis douze ans. Mais il y a eu l'Auberge espagnol (le film  de Cédric Klapisch qui se déroule à Barcelone) et tous les jeunes se sont dit que c'était un bon coin pour venir passer un an ou deux." "On va à Berlin pour faire la fête, à Londres pour faire du shopping, à Amsterdam pour se défoncer... On va à Barcelone, pour faire tout ça, d'un coup", renchérit Léa, une jeune Belge de passage pour la semaine.
Si les prix pratiqués dans les boutiques de la ville n'ont plus grand'chose à envier à ceux de nos shops, la fiesta barcelonaise, elle, reste une exception culturelle. Des party qui ne décollent vraiment qu' à trois heures, des boîtes où l'on rentre comme dans un moulin de la Mancha et un sens de la fête solidement ancré dans le corps bronzé des autochtones... La décontraction est le seul vrai dress-code à respecter.  "Vous connaissez beaucoup de coins où peut encore fumer dans une boîte", demande Léa, en grillant sa clope sur le dancefloor du Shoko, l'un des clubs à la mode du front de mer. Sur la terrasse, face à la Méditerranée, les moins frileux débattent en t-shirt du départ probable du BB vers d'autres cieux. Mais avec ou sans Bread and Butter, Barcelone a de beaux jours devant elle. Et ici, les beaux jours commencent en janvier.


Laurent Bainier

Commentaires

Super article ! J'ai vécue plusieurs années à Barcelona pour finir mes études et j'ai pu voir la ville changée. Le maire de Paris devrait se renseigner sur Barcelone parce que ici ca bouge vachement plus. Bravo aussi pour les boutiques, je connaissais pas mais ca a lair cool.

Écrit par : sania | 23/01/2009

Fumer en boite, ca c'est gnial. Barcelone, ça me manque trop.

Écrit par : Simpons | 23/01/2009

Fumer en boite, ca c'est gnial. Barcelone, ça me manque trop.

Écrit par : Simpons | 23/01/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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