12.02.2009
Le sexe des anges
Zel est tueur à gages. Son employeur se prénomme Gabriel, et c’est un ange. Le contrat est relativement clair : Zel doit buter le Diable, en goguettes à New York. Sauf que dans un dancing marseillais, entre deux cocktails « marie-salope » - des bloody mary – Zel tombe sur Nombril, bombe sexuelle rousse affublée du plus beau nombril sur le caillou terrestre, qui « boit des vers » de Maïakovski comme d’autres descendent les demis de Kronenbourg. Cerise sur le gâteux, la boîte phocéenne est aux mains d’un gros, gros méchant pas du tout commode surnommé « La Trique ». Forcément, tout va vite partir en sucette et Zel se retrouver au centre d’un sacré paquet d’emmerdes.
Il semble clair qu’Un ange sans elle, de Serguei Dounovetz, est un roman totalement allumé, délire mystico-tarantinonesque boosté aux hormones. Frankestein littéraire mixant polar, conte gothique et western urbain, c’est avant tout un roman d’amour absolu qui parle de sièges en cuir rouge, de taureaux, des chiens-loups Landru et Petiot, de David Goodis, d’Alfa Romeo et de Smith&Wesson, et de la mafia russe de Little Odessa. Dounovetz, auteur exalté réfugié dans les Pyrénées-Orientales, est un habitué du mélange des genres, le tout tenu dans un appareil poétique tous azimuts.
Un ange sans elle, Serguei Dounovetz, Moisson rouge, 243 p., 15€.
Bastien Bonnefous
17:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : polar blog, bonnefous













Commentaires
Merci pour la qualit
Ecrit par : canard sexy | 05.11.2009
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