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26.02.2009

Un pavé d'amour

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Beth Ditto, 95 kg, nue comme un ver en une du numéro#1 de Love. C’est le petit dernier des magazines de mode dirigé par Katie Grand, une ancienne collaboratrice de chez Dazed and Confused (le magazine fashion référence en Angleterre).

Au menu : un gros pavé  biannuel de 330 pages mêlant la mode, les célébrités et l’art. Cette parution au contenu éditorial pointu  nous présente un  Hedi Slimane qui avoue en toute impunité être tombé amoureux de Bowie à l’âge de 6 ans. Pas très original, le magazine surfe sur la thématique «  Fashion and Fame ». On y retrouve toutes les icônes branchouilles triées de A à Z qui en écho au nom de la revue répondent à des questions sur l’amour. S’en suivent des mises en scènes-photos de très bonne qualité. Marc Jacobs en clown triste, Agyness en Queen Elizabeth revisitée, John Galliano toujours aussi humble qui explique en page 130 son amour pour les miroirs, bref, tout le gratin a joué le jeux pour le lancement de ce nouveau magazine.
À l’intérieur, l’alphabet des célébrités laisse place à des dossiers sur  Iggy Pop, Kate Moss, Beth Dillo et Lilly Allen. Love se vend au prix de 9€99, donc un peu plus cher que ses confrères le Mixte, ou encore Numéro qui se vendent à 5€, mais, selon les fins calculs du 2.0, cela revient à 5 centimes d’euros par jour, soit 182 jours de mode à prix cassé.

Sophie Colombani

25.02.2009

Il y a que Mills qui m'aille

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Le prêt à porter ne se lasse plus des collaborations avec des artistes pour dynamiser leur image. Ce mois-ci c’est Mike Mills qui est à l’honneur chez Gap. En signant une mini collection de plusieurs tee-shirts graphiques en coton et d’accessoires imprimés, l’artiste aux multiples casquettes excelle une fois de plus en matière de création. Mais qui est Mister Mills?

Mike Mills
À la fois artiste graphiste et cinéaste, on  définit volontiers Mike Mills comme touche à tout et brillant dans ce qu’il entreprend, d’où sonparcours artistique étonnant. D’abord réalisateur de clips vidéo et publicités (Nike et Levis), il réalise aussi les pochettes d’albums de groupes comme Les Beastie Boys, Moby, Air ou encore Sonic youth. À l’écran, il réalise le film « Thumbsucker » en 2005, plusieurs documentaires et courts-métrages, et travaille sur les clips des artistes Moby, Yoko Ono, Jon Spencer Blues Explosion et Cibo Matto. De son premier amour, le ride, naîtra une série de planches pour Supreme, Stereo et Subliminal. Il se lance aussi dans la mode, en déclinant ses idées grunge chez Marc Jacobs et X-girls, puis en créant sa propre ligne de tee-shirts graphiques, Humans.

On le retrouve en ce moment donc chez Gap, avec une collection qui lui colle complètement à la peau, urbaine et colorée.

Ses clips



 


Thumbsucker


Sophie Colombani

Starclash : Les oiseaux Vs Les dents de la mer

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Sur grand écran, les animaux se révèlent parfois être de grands méchants. Pour son « spécial animaux », le 2.0 vous demande de départager Les Oiseaux, le blockbuster de Sir Alfred Hitchcock des Dents de la mer de Steven Spielberg. Lequel de ces deux films vous a fait le plus flipper ? C’est à vous de nous le dire en répondant à notre sondage exclusif et en commentant ce match ci-dessous :

Les Oiseaux

Le pitch :
Une petite bourgade de Californie est attaquée par une nuée d’oiseaux. Prise de bec hitchcockienne en perspective entre des volatiles sanguinaires et des riverains prêts à tout pour ne pas se laisser voler dans les plumes.

Box-Office :

Présenté en ouverture du festival de Cannes -millésime 1963-, Les Oiseaux est sans aucun doute l’opus le plus terrifiant jamais réalisé par le metteur en scène britannique. Un remake américain sera tourné cette année par Martin Campbell. Le premier rôle sera tenu par Naomi Watts.

L’anecdote qui tue :
Malgré l’assiduité d’un dresseur à qui il aura fallu près de trois ans pour tenté d’éduquer des milliers de corbeaux, mouettes et autres piafs, l’ancien mannequin Tippi Hedren a du être hospitalisée pendant cinq jours suite aux blessures qui lui furent infligées lors du tournage d’une scène d’attaque.


Les Dents de la mer

Le pitch :
Terreur dans une petite station balnéaire de Floride : un énorme requin blanc se cure les dents avec des baigneuses. Un flic, un pécheur et un océanologue prennent la mer et leur courage à deux mains pour tenter de mettre fin à la panique.

Box-Office :
Deuxième film réalisé par Steven Spielberg, Les Dents de la mer rafle tout sur son passage à sa sortie en juin 1975. C’est le premier film à avoir dépassé la barre des 100 millions de dollars sur le marché américain. En prenant compte de l’inflation, le blockbuster se hisse à la 7ème place du box-office mondial de l’histoire.

L’anecdote qui tue :
Encore aujourd’hui, Spielberg décrit le tournage de « Jaws » comme le plus rude de sa carrière. Dépassements budgétaires astronomiques, embrouilles avec les syndicats et météo capricieuse, le réalisateur alors âgé de 29 ans a failli à moult reprises être viré du projet par le boss d’Universal. Pour enfoncer le clou, les trois faux requins animatroniques n’ont jamais totalement fonctionné. La guigne !

Cédric Couvez

24.02.2009

Courses de nuit : notre comparatif

Envie de Curly mais plus rien dans le placard ? Il va falloir sortir faire ses courses, mais où ? La mode est aux Mini-market, Convenience-store ou autres dérivés des Konbinis japonais (superettes ouvertes la nuit proposant des services pratiques) Reste à choisir où l’on va et à quel prix.
>>>On a testé pour vous les quatre bouées de sauvetage de vos nuits, les plus et les moins.

Daily’Monop
Très branché, très bio et surtout très cher, le Daily Monop’ petit dernier de Monoprix est ouvert jusqu’à minuit et propose une épicerie de qualité dans une ambiance punchy. Le jeune urbain est chez lui dans cet espace de consommation réputé plus cher que les autres enseignes mais souvent moins que les épiceries. Une ambiance rose et colorée, des produits inédits, et même des coins pique-nique pour consommer directement dans le magasin son sandwich à 6€ et son verre de vin operculé.

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Station-service
Tous les jeunes éloignés des grandes villes vous le diront, la station-service est un endroit capital dans le domaine du dépannage. Rares sont les petites villes possédant un épicier de nuit, et encore plus rare un tabac de nuit. D’où l’engouement des jeunes pour acheter leurs cigarettes dans les stations-service, ouvertes toute la nuit pour certaines, plutôt tard pour d’autres, le côté moins attractif de la chose reste quand même le lieu, on a connu plus beau et plus facile d’accès que la Nationale 20.

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L’épicier du coin
L’épicier de quartier fait office de figure de proue dans nombre de nos quartiers. À la fois commerçant, psy, et ami ce sympathique commerçant est ouvert tard la nuit, il vend toutes sortes de choses et nous fait volontiers crédit sur un steak haché si on le connaît un peu. Le petit bémol de ce commerce reste quand même les prix, 2€30 la bouteille de Coca contre 1€36 chez Daily Monop’.


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Chez Jean                                                                      
Casino et Relay se sont associés pour donner naissance à un nouveau genre de commerce de proximité, Chez Jean. Ouvert de 7h00 à 23h00, ce commerce propose une multitude de produits et  services, restaurant, boulangerie, presse, fleurs, traiteur, borne pour recharger un portable,  accès wi-fi et même un distributeur automatique de billets.
Les prix sont alignés sur ceux des épiceries du coin et les formules adaptées aux citadins pressés, par exemple la formule “Chaud les news“ avec au menu un quotidien et café à volonté pour 2€ .

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Sophie Colombani

19.02.2009

Cahier 2.0 du 20 février 2009: le sommaire

2002-MAG-UNE-Paris-P13.jpgEn une : Berlin sous les bombes

Culture :
Portrait d'Ellen Allien, figure de proue de l'électro berlinoise et teufeuse accomplie
Le Panorama Bar/Berghain, enfer ou paradis artificiel?
Polar blog spécial Berlin

Shopping : Mykita, Redspective, Stockx... sélection de shops 100% berlinois


People :
starclash Diane Kruger vs Claudia Schiffer

Cuisine : la saucisse à toutes les sauces
Des cartes collector pour faire le tour des kebabs de la ville

Week-end : itinéraire le long du mur, les pieds dans la neige

TV-Médias : True Colors

L'ovni médiatique de la semaine

Le troisième âge cathodique

 

>>> Pour retrouver les anciens numéros, cliquez ici.


Berlin est graff sous les bombes

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N’y allons pas par quatre chemins enneigés, architecturalement parlant, Berlin est loin d’être la plus belle capitale d’Europe. Si les gros blocs d’inspiration soviétiques font toujours leur effet, 80 % de la ville ressemble à une ZUP constellée de barres d’immeubles reconstruites après-guerre. Pour égayer leur cité grisâtre, la jeunesse berlinoise s’adonne à une passion : le graffiti. Des tréfonds du métro aux cimes des immeubles, des terrains vagues aux beaux quartiers, la peinture urbaine s’immisce dans chaque recoin. Seules les tours de verres futuristes de Potsdamer Platz échappent encore à ces artistes de rues. « Le graff est avant tout une histoire de nom. Être connu sans être reconnu… », résume Gerhard, jeune peintre de 22 ans. Cagoule sur le nez et échelle sous le bras, notre homme arpente les rues la nuit tombée : « C’est comme un jeu vidéo. Avant de prendre du plaisir en graffant, il faut trouver un lieu et c’est souvent très rock’n’roll. »

On ne peut pas plaire à tout le monde

Car si tous les touristes s’accordent à dire que cette forme de street-art fait partie des attractions locales, certains riverains ne peuvent plus la voir en peinture. Depuis 1994, Karl Hennig a fondé l’association « No Fitti » : « Le but est de nettoyer nos quartiers. Nous avons cinq bénévoles qui repeignent les bancs publics tagués dans les parcs. » Ce quinquagénaire droit dans ses bottes se félicite d’être épaulé par la police. En 2002, le commissaire Marko Moritz a monté une brigade spéciale de 36 personnes. Jumelles infrarouge, hélicoptères, ce commando ne chipote pas pour traquer les vandales et multiplier les interpellations en flag’. Une répression qui pousse les graffeurs à des prouesses techniques : « Le style berlinois est très particulier. Ils font d’énormes lettrages « old-school » comme au début du mouvement new-yorkais mais sont encore plus rapides que les Américains. Ils peuvent repeindre tout un métro en moins de 6 minutes », assure Fat Boris, artiste français qui multiplie les voyages à Berlin depuis quatre ans.

Alors, pour éviter de croupir en prison et payer leurs binouzes, ces accros à la bombe monnaient leurs savoir-faire aux marques. Dernièrement, Nike vient de s’offrir un mur entier dans une rue commerçante. « Certains nous accusent de vendre notre âme au diable mais personnellement, ce qui m’amuse, c’est de vivre ici en bossant deux heures par jour », se défend Eliot. Ce dernier expose en ce moment à la Hip Hop Stutzpunkt. Ce building en briques rouges de trois étages est un projet expérimental fondé par Zebster, une des légendes du graffiti depuis vingt-cinq ans : « Mon idée est de transmettre aux jeunes générations l’essence de notre culture. Dans cet immeuble, il y a une galerie, un studio d’enregistrement pour les rappeurs, nos bureaux, mon appart et bientôt un musée. » Une Factory à la Warhol ? « Pas vraiment, je ne fais pas ça pour que l’on parle de moi mais pour que l’on comprenne notre art. Ce n’est pas un concours de branchitude ici. » Fière de son ambiance « bohème décadente », Berlin est un vivier d’artistes underground qui n’ont que faire du bling-bling. Bien loin des dérives du hip-hop transatlantique, la ville s’impose comme l’épicentre de la résistance. Reste à savoir si l’équipe de choc du commissaire Moritz ne mettra pas fin à cette belle utopie lorsque l’économie locale aura décollé grâce au tourisme… urbain.

Cédric Couvez

Le troisième âge cathodique

L'image a fait le tour du web. Et pas seulement en Allemagne. La semaine dernière sur Pro Sieben, lors du Bundesvision Contest, sorte d'Eurovision à l'échelle fédérale, un animateur, en pleine crise de Delarue-ite, a touché, à pleine main les seins de sa co-présentatrice. Qui a immédiatement répliqué en le giflant. La séquence a créé immédiatement le buzz. Mais sachez, le, sur les écrans allemands, ce n'est pas toujours das Rigolade. La chaîne la plus regardée du pays est ARD 3. Un sigle qui regroupe, en fait, l'ensemble des antennes publiques régionales. "Un peu, explique Bertrand Villegas de l'agence de veille The Wit,  comme si les antennes locales de France 3 diffusaient des programmes toute la journée et supplantaient TF1 en termes d'audience". Du moins sur les plus de cinquante ans. Car, ces chaînes publiques régionales, tout comme les deux chaînes publiques nationales, Das Erste et ZDF "ont un public vraiment âgé" souligne Noële Rigot, responsable de l'Etudes Eurodata TV de Médiamétrie.  Et le troisième âge se délecte, en particulier de documentaires animaliers tournés dans des zoos comme Panda, Gorilla and Co. Autre programmes phares, les cultissimes Krimis (autrement dit les séries policières). Les téléspectateurs français ont, eux mêmes, été remués il y a deux mois, à la mort d'Horst Teppert, alias Derrick. Le fidèle inspecteur de France 3 est battu en longévité par un autre policier, Tatort, diffusé depuis....1971. "Même si les téléspectateurs restent attacher aux vieux Krimis qui cartonnent encore, explique Anne Evene, chargée de programmes chez ZDF, on arrive à innover un peu". Avec par exemple, Berlin Brigade Criminelle, qui sera diffusé en mars sur Arte. Enfin, le samedi soir, c'est  "ambiance émissions folkloriques, note Villegas, alimentées de musique et chopes de bières ". Cela reste néanmoins gentillet. Alors que les chaînes privées, elles, sont trash, ou "disons, ultra réaliste, note Villegas. Avec beaucoup de reportages dans des familles prolétaires, chez les délinquants".  La plus emblématique est diffusée, chaque jour à 14h, sur Pro Sieben. Son nom: So lebt Deutschland. Traduction: ainsi vit l'Allemagne....

Alice Coffin


Le polar blog

2002-MAG-philipkerr.jpgBernie Gunther est un privé comme on ne s’y attend pas. Vétéran de guerre, ancien commissaire de police, il s’est spécialisé dans la recherche de personnes disparues. Jusque-là, rien de neuf. Sauf que Bernie enquête dans le Berlin de 1936, une époque riche en disparitions et en fuites, alors que les nazis s’apprêtent à accueillir les JO et « nettoient » la ville. Publiée au début des années 1990, « La Trilogie berlinoise » du Britannique Philip Kerr – L’Eté de cristal, La Pâle Figure et Un requiem allemand – évoque l’Allemagne du IIIe Reich, de la violence euphorique des années 1930 jusqu’aux décombres de l’après-guerre. La qualité et l’originalité de la trilogie repose sur sa proximité revendiquée avec la tradition américaine du polar hard boiled des années 1920. Bernie Gunther est le double berlinois de Philip Marlowe ou Sam Spade, de Chandler et Hammett. Un enquêteur désabusé et insolent face à la violence du monde. Des prostituées aux banquiers, en passant par les industriels et les puissants du Reich (Himmler, Goering…), Gunther traversera son époque, bouffie de cupidité et percluse de violence. Un homme seul face à un monde décadent dont la chute historique est déjà connue du lecteur. Signalons que « La Trilogie berlinoise » vient de reparaître, retraduite, en un seul volume, et que la suite des enquêtes du privé Bernie est annoncée prochainement.
« La Trilogie berlinoise », Philip Kerr, Ed. du Masque, 836 p., 24 €.

Bastien Bonnefous
Retrouvez l’actu du livre noir sur http://bonnefous.20minutes-blogs.fr

Un itinéraire mûrement réfléchi

Le 9 novembre 1989, Berlin sortait sa pioche et faisait de son deux-pièces mal agencé un loft ultra-moderne. Mais même disparu depuis vingt ans, le « Mur de la Honte » excite toujours le touriste en goguette sur les bords de la Spree. Nous avons remonté pour vous, les pieds dans la neige, cette ligne pointillée

Paroi Heenok

L’envie de faire disparaître cette balafre et la perspective de gagner quelques marks en en revendant des morceaux ont eu raison de la quasi-totalité du mur. Mais sur la Bernauer Strasse, où vous commencerez votre périple, vous trouverez trois cents mètres intacts. Ce tronçon, sauvé par le pasteur qui logeait dans le presbytère atenant, semble flambant neuf. Endommagé en 1989, il a été recouvert d’une couche de béton frais. Pour plus d’authenticité, mieux vaut partir au sud est, sur les bords de la Spree. A quelques mètres de Ostbanhof s’étend 1,3 km de mur peint. Ornée d’une fresque en 1990, cette partie est le royaume des graffeurs à la petite semaine, qui ajoutent leur dédicace aux oeuvres des 118 artistes commissionnés pour peindre le mur. En cherchant un peu, vous trouverez même une citation du Roi Heenok, griffonée au Tipp-Ex. C’est à peu près tout ce que vous pourrez voir du Mur, mais la balade ne s’arrête pas là. Suivez la ligne au sol ou, sous la neige, les panneaux «Berliner mauerweg», jusqu’à Checkpoint Charlie. La promenade est longue et sans intérêt mais elle se concluera par une photo souvenir avec des faux soldats sur ce poste frontière héros des films d’espionnage. Sur place, vous pourrez même faire tamponner votre passeport, histoire de dire que vous avez fait le mur.

Où dormir ?

Ku’damm 101 Hotel
Hôtel au design techno-chic. Chambres très confortables de 20 à 40 m2 aux couleurs choisies selon le goût de Le Corbusier. Déco ultra-soignée, avec des petits Casimir, des amphores lumineuses et des meubles de jeunes designers.
Kurfürstendamm 101, Charlottenburg
kudamm101.com
Doubles à partir de 122 €

Où manger ?

Diener
Rien n’a changé ici depuis que le réalisateur américain Billy Wilder lui décernait la Palme d’or du meilleur restaurant berlinois.
Grolmannstrasse 47
Tous les jours de 18 h à 3 h.

Où boire un verre ?

Absinth Dépôt
On peut y boire une bière mais surtout y acheter l’un des vingt types d’absinthe vendus à la bouteille.
Weinmeister Strasse 4
Du lundi au samedi de 14 h à minuit



A lire Le Guide du Routard
Berlin, 2008.

Le guide du routard et Laurent bainier

Panorama Paranormal

Le dimanche matin, certains Berlinois se réveillent pour aller au culte, d’autres vont au Panorama Bar. Beaucoup plus qu’une boîte techno, le « Pano » est une expérience clubbing extra-sensorielle. Considérée par beaucoup comme le meilleur club du monde, cette ancienne usine électrique plantée au beau milieu d’une zone industrielle bien glauque, héberge chaque week-end la faune la plus hardcore de la ville. Une rave party légale où les appareils photos restent à consignés à l’entrée. Ici, les souvenirs restent gravés dans les quelques neurones qui vous restent en sortant, pas sur une carte mémoire électronique. Si les « débutants » découvrent généralement ce lieu de débauche la nuit, les autochtones préfèrent s’y faire péter le cerveau au petit matin. Plus qu’une simple after trash, le « Pano » est un sas de décompression absolu pour une jeunesse perdue entre les ruines de l’utopie communiste et le réalisme capitaliste moderne. Trip individuel mais collectif, au Panorama Bar, on partage tout. La danse, l'amitié, le sexe, l’alcool et aussi la drogue. Une zone de non droit entre paradis artificiel et enfer chimique. Et à chaque fois que le Dj actionne un malicieux système de volets électriques laissant apparaître les rayons du soleil quelques instants, un goût d’apocalypse s'alie à un sentiment d’intense liberté. Il faut donc avoir goûté le « Pano » pour comprendre pourquoi certains y tombent définitivement dedans. Pour l’anecdote, la majorité des jeunes travailleurs de la ville préfèrent poser leurs RTT le lundi…  CQFD

http://www.myspace.com/berghainpanoramabar

Un marathon clubbing de 72 heures ? C’est la norme à Berlin. Voici quelques clubs qui vous permettront d’élargir votre vision du tourisme : le Week-End, le Watergate, l’Arena et le Bar 25.

 

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