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05/03/2009

Au ciné, c’est toutou ou rien !

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Nos écrans se transforment progressivement en chenil. Il suffit de crier « va chercher » pour Médor et ses confrères rapportent des poignées de dollars en même temps que le journal et les pantoufles. Il n'y a plus qu’à ramasser. Les clebs au cinéma, ça a marché avant même qu’on puisse les entendre aboyer. Au temps du cinéma muet avec Rover suivi au moment du parlant par des stars canines comme Lassie ou Rintintin qui signait ses contrats avec l’empreinte de sa patte. Les chiens sont tellement populaires sur grand écran qu’il faut maintenant préciser « le compositeur » quand on parle de Beethoven, histoire que vos amis et relations n’imaginent pas que  le saint-bernard, héros d’une série de comédies familiales, a écrit La symphonie pastorale entre deux rasades de son tonneau ! Et que dire de mon pauvre copain Didier qui ne peut prononcer son prénom sans entendre «On ne sent pas le cul » en hommage au labrador d’Alain Chabat ! Alors pourquoi cette passion canine ? Tout simplement parce que les chiens sont plus fédérateurs que, mettons, une tarentule apprivoisée ou un cafard géant. Il est probable que Disney vendrait moins de peluches si Volt était une blatte intrépide ou si les 101 dalmatiens étaient remplacés par autant de pythons. Les chiens, c’est pratique. Ça attendrit autant que les gamins, mais ça présente de sacrés avantages :  on peut les faire bosser autant qu’on veut sans s’attirer les foudres des syndicats et ils ne sombrent pas dans la drogue en devenant ados. On peut même prendre plusieurs toutous pour jouer un seul personnage sans que le public voit la différence. Marley, le chien chéri du couple Jennifer Aniston/Owen Wilson dans Marley et moi (sortie ce mercredi) est joué par dix-huit bestiaux interchangeables selon les fonctions  à accomplir. De quoi faire rêver les réalisateurs qui peinent à obtenir des expressions de vedettes capricieuses et/ou botoxées ! Et c’est encore plus commode quand on peut les retravailler avec des effets spéciaux numériques comme dans Le chihuahua de Berverly Hills (sortie le 25/03) où les cadors miniatures chantent (avec les voix du Jamel Comedy Club en français) et dansent. « Plus  je fréquente les stars, plus j’aime les chiens, » pourrait bien devenir la devise des producteurs. Ouah !


Caroline Vié


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