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05/03/2009

Le bonheur est dans le pré de chez vous

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Ras le bol de votre chien qui pisse sans vergogne sur le tapis du salon, de votre chat qui miaule à tue tête en pleine nuit ou de votre poisson rouge qui ne pipe pas mot ? Passez aux « Anac ». Derrière ce néologisme se cache les Anciens Nouveaux Animaux de Compagnie ! Après avoir domestiqué l’iguane vert, le python royal ou encore le furet qui fouette, le jeune actif urbain a bien l’intention de transformer son trois pièces terrasse ou son petit bout de jardin en véritable ferme. Surfant sur la tendance lourde du retour au terroir, notre zoophile non pratiquant passe ses week-ends dans les champs à la recherche du compagnon qui égayera son quotidien de citadin. « Enfant, j’ai passé toutes mes vacances dans le Gers entouré par les animaux de la ferme voisine. Pour mes 10 ans, ma grand-mère m’a offert deux poussins qu’elle avait achetés au marché… A la rentrée, de retour à Paris, j’ai eu le cœur brisé de les laisser dans le sud. Alors dès que j’ai emménagé dans un petit pavillon à Montreuil, j’ai craqué pour deux poules. En plus d’être un choix assez original, c’est un peu ma madeleine de Proust ! » s’enthousiasme Luc, 34 ans, patron d’une petite agence de street-marketing.

Ca roule ma poule


Mais ces bestioles de la campagne peuvent elles s’épanouir correctement dans un environnement urbain où l’espace y est aussi rare qu’un véto spécialiste des taureaux ? Dominic Hofbauer, représentant de la Protection mondiale des animaux de ferme a sa petite idée: « Prenons le cas des poules : même enfermées dans un appartement, elles seront toujours plus heureuses dans une pièce qu’élevées en batterie. Dans les exploitations industrielles, ces pauvres bêtes s’entassent à 18 dans un seul mètre carré de cage ! » Nous voilà donc rassuré : l’amateur d’ « Anac » n’est pas un vilain tortionnaire. Et bonne nouvelle pour les radins, la volaille ne coûte pas cher en soins vétérinaires : « Le prix d’une poule tourne autour de 80 euros. Si elle tombe malade, il est donc financièrement peu malin de la faire examiner puisque la consultation coûterait plus cher que le remplacement » ajoute, une plume cynique, Jean Claude Périquet, président de la Fédération Française des Volailles qui élève pas moins de 400 spécimen de basse cour chez lui en Seine et Marne.

Small is bio-ti-full

Et si comme George Clooney, vous voulez un cochon comme copain, filez sur www.groingroin.org . Ce site vous permettra d’adopter sans problème votre futur « babe ». Rencontré au Salon de l’agriculture le week-end dernier, Henri Petiot, éleveur d’Anatole, le plus gros porc du monde (qui pointe sur la balance à 603 kilos), recommande le cochon nain : « Il ne mangera que 500 grammes par jour contre 5 kilos pour les gros et son prix d’achat n’est pas inabordable : il faut compter 500 euros pour un beau bébé ! »Pour ceux qui possède un beau carré de pelouse, rien de tel que l’âne. Mais attention, loin d’être débile, cette bête a surtout besoin de compagnie, comme l’explique Christian Julienne, membre de la F.N.A.M, la Fédération Nationale des Anes et du Mulet : « L’âne est un animal sociable. Pour éviter qu’il s’ennuie, mieux vaut toujours en prendre deux ! » La solitude serait donc le seul véritable ennemi de l’« Anac ». Pour ne pas faire d’impaires, achetez les donc pas paires.

Cédric Couvez

Commentaires

Merci pour votre article, je découvre votre blog et je voulais vous féliciter pour votre travail remarquable

Écrit par : Louer mon appartement paris | 06/07/2010

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