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02/04/2009

Les femmes sortent en tête de la crise de rire

Et la tendresse ? Bordel. Grandes oubliées de l’humour, les dames font désormais la nique aux hommes. Du 4 au 11 avril, le festival Juste pour rire de Nantes se fait l’écho de jeunes talents qui osent. Parmi elles : Elisabeth Buffet. La révélation du gala de Florence Foresti l’an dernier campe une quadra célibataire au langage cru. Ses thèmes ? « Le cul », lâche-t-elle sans détour. « Au départ, on pouvait penser qu’elle représentait le Bigard féminin, se rappelle Michel Miletti, directeur du théâtre de Dix-Heures à Paris. Mais elle parvient à être rentre dedans avec finesse et élégance. »

 

Vulgaire hier, ce discours décomplexé est aujourd’hui apprécié du public. Autour de têtes d’affiche comme Florence Foresti, le théâtre de Dix-Heures dit avoir accueilli « presque que des femmes depuis deux ans ». Une des raisons de leur succès : « Elles ne sont pas engluées par le phénomène stand-up, avec des séquences courtes, estime Gérard Sibelle, programmateur du festival. Elles savent ce qu’est une histoire comique, avec un début, un développement, une chute. »

Cette année, Juste pour rire a créé les EtonNantes, un tremplin dans l’ère du temps. Juste pour elles. « On va les voir émerger dans les années à venir », promet Gérard Sibelle. Loin des stéréotypes, ces jeunes talents soignent le look, considérant qu’on peut être drôle et jolie. "Il y a une volonté aujourd’hui d’assumer sa féminité tout en s’autorisant un langage réservé autrefois aux hommes », précise Béatrice Facquer, une ex-journaliste à France 2, dotée d’une plume décalée.

 


L'empiaffée
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Plus fines les filles ? Peut être. Lorsque Nora, du haut de ses 25 ans, aborde la sexualité, c’est pour mieux dénoncer les travers de la condition féminine. « Si elles pouvaient se gratter les couilles, beaucoup de nanas le feraient. On peut aller loin sans tabou. Mais on n’est pas obligé d’emprunter les codes des mecs. » L’humour au féminin, c’est aussi une palette de genres très différents. A Nantes, on croisera Anaïs Petit, 24 ans, imitatrice de Jane Birkin, Rachida Dati ou Florence Foresty. « Elle a la grandeur d’un Thierry Le Luron », flatte Gérard Sibelle. Plus confirmée, Christelle Chollet en duo avec un pianiste revisitera Piaf. Du blues au rap.

David Prochasson

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