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29/04/2009

Les BéCéBranchés passent à table

Ca donne la chair pied de poule. Les BCBG qu’on croise les dimanche à la sortie de la messe avec leur ribambelle de lardons se transforment peu à peu en bécébranchés, qu’on croise le dimanche à la sortie de la messe avec leur ribambelle de lardons. C’est une révolte ? Non, Sire. C’est une révolution, qui pourrait transformer le Bottin Mondain plus sûrement que la grippe porcine ne changera le herdbook.

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Bon chic, bons gènes

Les bécébranchés, c’est la version 2.0 du bécebège façon Le Quesnoy dans la Vie est un long fleuve tranquille. Décomplexés, mieux intégrés à la société qui les entourent, ils surfent aussi bien sur les nouvelles modes que sur le Net, où ils multiplient les groupes Facebook communautaires (« Je suis Versaillais et j’assume », «je suis bécébranché» ou encore «je rêve de vivre dans le monde merveilleux du catalogue Cyrillus»). « Une des clés de ce changement, c’est le fait que les femmes BCBG d’aujourd’hui travaillent, explique Laure de Charette co-auteure du Guide des bécébranchés (lire ci-contre) et journaliste à 20 Minutes. Du coup, elles préfèrent n’avoir que quatre enfants contre sept ou huit pour leurs parents. Et elles adoptent, au contact de leurs collègues, des nouveaux comportements ». Sexe avant le mariage, pilule, string sous le tailleur, mèches folles dans les rallyes ou religion à la carte... Rien ne se perd, mais tout se transforme. Les bécébégé vont jusqu’à quitter leur sacro-saint Paris pour s’installer en banlieue chic, voire... en Province. Le Bottin Mondain, bible du bon genre, ne compte d’ailleurs plus que 31% de Parisiens sur les 44000 ménages qu’il mentionne en 2009. « Le Bottin connaît une vraie ouverture sociale ces dernières années, explique Blanche de Kersaint, directrice de la publication. Le changement s’opère surtout par les mariages, plus mixtes qu’avant. »

Car si les bien-nés s’adaptent au monde qui les entoure, ils exercent toujours une fascination sur le reste de la société et sont courtisés, copiés mais rarement égalés. Le look « minet » qu’ils ont popularisé il y a dix ans est devenu le style «chalala», un hit du Sentier. Mêmes coupes de cheveux, mêmes boucles de ceinture, mêmes polos mais sans ce petit supplément de sang bleu qui transcende l’habit et fait le moine. «A l’école, au travail, en boîte, on se reconnaît de suite, estime Marine, Versaillaise émigrée dans le XVIIe arrondissement. Ce n’est pas tant le nom que les manières, la façon de se tenir et de parler qui nous trahit ! On ne peut pas se tromper. » Les Marie-Charlotte ne sont pas près de devenir des Marie-Madeleine ou des marie-jeanne. Leurs valeurs, comme l’importance accordée à l’éducation et à la famille, le rejet du matérialisme et une hygiène de vie saine, restent profondément ancrées dans cette frange de la société. « Les BCBG ont évolué sans se renier, rappelle Laure de Charette. Ils ne cesseront de le faire. S’ils se fondent un jour dans le reste de la société, c’est que le monde se sera bécébranchisé, pas l’inverse !"

 

3004-MAG-une-livre.jpgDans leur « Guide des Bécébranchés » (édtion de l’Archipel) qui sortira en librairie le 17 mai, Jean-Baptiste Giraud, Laure de Charette (notre bienaimée collègue, journaliste au service France de 20 Minutes), Flore Ozanne et Inès Lacaille observent les nouveaux BCBG avec la passion d’un entomologiste en classe verte. Entre teufs débridées aux JMJ ou à Paray, pauses clopes en plein rallye et déjeuners de famille avec 100 convives, ils ont suivi les bien-nés pour tirer de cette génération un portrait très drôle mais jamais moqueur..

Commentaires

Contre toute attente, un livre décevant, prévisible, fade. Le plus dommage est d'apprendre que les personnages décrits ne sont pas réels, mais imaginaires, inventés par les auteurs qui n'avaient visiblement pas de matière.
...Encore un bel exemple de la commercialisation du vide, du creux, de l'inintéressant qu'on peut parfois trouver dans les librairies -- avec pour seul but d'essayer d'endormir les gens! trop facile.

Écrit par : Emilie A | 04/11/2009

En effet, un livre vraiment décevant, qui met un certain nombre de valeurs à la poubelle.
Il crée des personnages mi-BCBG et mi-nouveaux riches, sans identité ni convictions (que du paraitre, aucun fond).
Les auteurs essayent de toucher à la fois les "Tradits", les "Bourgeois", les "Nouveaux riches"...
Je ne me reconnais vraiment pas du-tout dans ce bouquin, pourtant, j'ai un nom, une chevalière, un père officier, pas mal de frères et sœurs, un profil Facebook, une mention dans le Bottin, j'habite dans le 78, et j'en passe...
Les temps changent...

Écrit par : Hubert GdeS | 26/02/2010

Faux, les personnages ne sont pas tous fictifs. Ma mère a été interwiewé, et mentionnée, en l'occurrence.
Hubert, les valeurs ? Quelles valeurs ? Ne soyons pas hypocrites, tout a toujours été lié au paraître.
Les connasses du dimanche matin qui, aussitôt sorties de la bâtisse sacrée, s'empressent d'aller déblatérer sur les voisins, en sont le parfait exemple.

Écrit par : C | 04/11/2010

Article très intéressant et instructif. Merci.

Écrit par : rio orange | 23/06/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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