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03/06/2009

Gaymers à l'action

Rockstar n’a pas fini de créer la surprise. Dans son deuxième contenu additionnel pour « Grand Theft Auto IV », le développeur a annoncé jeudi qu’il s’agirait d’incarner Luis Lopez, l’assistant et homme de main de Tony Prince, patron de boîte de nuit. L’épisode s’appelle « The Ballad of Gay Tony »... Ce ne sera pas le premier dans le jeu vidéo. Loin de là... Déjà dans « GTA IV », Niko Bellic cassait de l’homophobe pour aider un Bernie Crane plus folle que nature. Et les crypto-gays, qu’on ne compte plus, se défendent très bien par eux-mêmes : des métrosexuels flamboyants Dante et Nero dans les « Devil May Cry » au Voldo harnaché tendance SM dans les « SoulCalibur » en passant par l’homme-fée Tingle des « Zelda ».
Fondation de familles homoparentales dans les « Sims » ou unions de même sexe dans « Fable 2 », le jeu gay-friendly s’est également fait sa place. De quoi réjouir la communauté des gaymers (contraction de gay et de gamers), qui s’est créé aux Etats-Unis,  notamment sous l’impulsion du site Gaygamer.

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La bogossitude des icônes
Sur le même modèle, un portail communautaire francophone, Nextgaymer (« NG » pour les intimes) a été lancé par un couple de garçons d’une vingtaine d’années. « Sur Internet, nous sommes tombés sur beaucoup de gays qui cherchaient des amis pour jouer à “Counter Strike” et “World of Warcraft”, explique Gilhad, l’un des fondateurs. Et même si l’industrie du jeu vidéo tend à devenir une grande industrie de loisirs, comme le cinéma, l’univers gamer reste quand même très macho malheureusement. »
Chris Redfield (« Resident Evil 5 »), Altaïr (« Assassin’s Creed ») ou Kilik (« Soulcalibur »)... Leurs icônes sont la bogossitude assurée et musclée. « Je joue à tous les jeux qu’ils soient bourrin, sanglant, de voitures...», raconte Vink, 20 ans, membre du site.  « On joue sur des jeux bourrés de testostérone mais on n’a pas honte non plus d’aimer des petits jeux plus dirigés vers la clientèle féminine. C’est sans doute encore une fois la fameuse dualité des gays », témoigne Fenril, 31 ans, de l’équipe de Nextgaymer. Il poursuit : « Face aux “Putain le petit pédé qui m’a buté ! ”, il y a des parties en ligne qui me frustraient beaucoup. Avec les gaymers, je suis moi-même et mon plaisir de jeu est décuplé. Voilà tout. »

Par Joël Métreau

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