18.06.2009
Quand la pellicule prend le temps de se déployer à l’écran
Comédie : Playtime, de Jacques Tati (1967). Bien plus qu’une satire de la société de consommation et des loisirs de l’époque : un chef d’œuvre du burlesque, déroutant mais excitant, avec ses tours en verre et ses longs plans fixes qui accueillent une multitude de gags dans le même cadre
Science fiction : 2001, l’Odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick (1968). Voyage initiatique, fable philosophique, drame spatio-temporel ? Le cinéaste britannique prétend juste avoir « essayé de créer une expérience visuelle qui contourne l'entendement pour pénétrer l'inconscient. »
Western : Il était une fois dans l’Ouest, de Sergio Leone (1968). Un hommage au western qui se transforme en chef d’œuvre du genre, en imposant la lenteur comme un élément de tragédie : les personnages prennent leur temps car ils savent qu’ils mourront tous avant la fin.
Guerre : Apocalypse now, de Francis Ford Coppola (1977). Le plus halluciné des films de guerre. Le plus hallucinant aussi. La version longue remontée en 2001, dite Redux, renforce la cohérence d’un film qui oscille en permanence entre crise mystique et crise de nerfs.
Animation : Mon Voisin Totoro, d’Hayao Miyazaki (1988). Le film culte de l’animation japonaise contribue à développer l’imagination des enfants : les Totoro du film n’apparaissent qu’à deux reprises, et plutôt brièvement, après s’être longtemps fait attendre.
Par Stéphane Leblanc
17:09 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, cinéma, leblanc













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