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28/01/2010

Z comme Zanzibar

Elle en fait rêver plus d’un cette petite île de l’océan indien au large des cotes orientales de la Tanzanie.
Des explorateurs européens à la recherche des sources du Nil à Rimbaud, son nom aux sonorités zozotantes est une invitation au voyage.
À votre tour de succomber aux charmes de la mythique île aux épices ; un fond d’Afrique, un peu de Grande-Bretagne, beaucoup d’Arabie, le tout enrobé par les senteurs de l’Inde  et vous voilà dans un autre monde. Concrètement Zanzibar est un long radeau de terre bordé de plages paradisiaques de sable blanc et recouvert d’une végétation luxuriante de plantations d’épices et d’arbres tropicaux.

Port d’entrée de ce petit paradis, Zanzibar Town, dont le centre ancien est classé au Patrimoine de l’Unesco en raison de la beauté de ses maisons anciennes dotées de superbes portes sculptées surmontées de linteaux en pierre de corail. Dans la tradition zanzibarite, la porte est considérée comme l’élément primordial de la maison arabe. Plus on est riche, plus la porte doit être grande et belle. Toujours dans le registre culturel, rendez-vous à la House of Wonders qui retrace l’histoire de Zanzibar à travers différents thèmes.

En complément ne manquez pas de faire un spice tour, une incursion vivante et odorante dans le monde des épices. Ces balades sont organisées en petits groupes par les agences locales dans les fermes de la région avec un guide accompagnateur qui vous apprendra à faire la distinction épices, aromates et piments, à distinguer les différentes odeurs ou bien encore à doser leur utilisation dans les plats. On se croirait dans une classe verte au bout du monde. Au retour, direction le marché Darajani pour tester vos connaissances et faire des emplettes. C’est vos copains qui vont être contents, ils n’auront qu’à s’habituer à la cuisne épicée !

Coté farniente, on conseille Kendwa, certainement la plus belle plage de l’île et pratiquement la seule où l’on puisse se baigner en permanence même à marée basse. C’est là qu’a lieu tous les mois la full moon party. Avis aux amateurs de soirées déjantées !

Les mordus de plongée trouveront  eux leur bonheur du coté de Chumbe Island une petite île inhabitée au sud de Zanzibar Town qui abrite un récif corallien peuplé de près de 350 espèces de poissons. Un véritable aquarium grandeur nature. Avec un peu de chance, on peut même y rencontrer des dauphins ou des tortues géantes. Des instants magiques en perspective.

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Les bonnes adresses du Routard

Beit-Al-Amaan :
En lisière de Stonetown, face aux Victoria Gardens. 6 chambres, dans une discrète maison ancienne joliment meublée au charme simple et authentique. Agréable salon à l’étage. Belles photos un peu partout. Doubles avec sdb et AC 80 $. Victoria St. [POR] 0777-414-364 et 0777-411-362.

The Monsoon : Un des meilleurs restos de cuisine swahilie de Zanzibar. Atmosphère assez cosy. Le soir, belles formules incluant souple, plat et dessert. Les épices parfument délicatement les plats et les légumes  sont cuits avec justesse. Une invitation à de bien belles pérégrinations culinaires. Près des jardins de Forodhani, juste au niveau de la rue qui passe sous le porche, côté mer. [POR] 0777-410-410.

Mercury’s : sur le front de mer, surplombant la plage, en face du centre culturel. Évidemment, beaucoup de photos, en hommage à Freddie Mercury natif de Zanzibar, mais c’est surtout une bonne ambiance métissée. On y sert toutes sortes d’alcools (bières, vins de tous pays, alcools forts...). On peut aussi venir y apprécier les couchers de soleil et y manger. En principe, groupes le samedi soir. Ouv tlj jusqu’à minuit (un peu plus tard le w-e).

Kendwa Rocks Bungalows & Beach Bandas :
sur la superbe plage de Kendwa. Une adresse fréquentée par des routards du monde entier car elle allie le calme et un certain charme, devant une plage superbe. D’adorables bungalows en pierre ou en bois, de ravissants bandas aux murs de palmes, le tout perché sur d’anciens récifs coralliens et blotti au sein d’un jardin verdoyant. Resto-bar au bord de la mer agréable, avec ses vieilles barques transformées en banquette sous des paillotes. Location de matériel pour snorkelling et la pêche. [POR] 0777-415-475 ou 0774-415-475. Bungalows avec sdb et AC à partir de 85 $. CB refusées.

A lire : guide du Routard Kenya, Tanzanie 2010.

Les incontournables :

1 - se perdre dans les ruelles de la vielle ville  Stone Town à la découverte des portes sculptées.
2 - faire du farniente à Kwenda et participer à la full moon party.
3 - devenir un pro des épices après avoir participé à un spice tour dans les fermes.

 

 

La rédaction du Routard

Zoom sur le panda zarbi qui fait du buzz pendant la fashion week

Semaine des défilés oblige, les dance-floors de la capitale se sont transformés en podiums géants. Au menu, stars ricaines, mannequins gaga et champagne à gogo.

Loin devant la pléïade de teufs organisées par les marques, c’est curieusement un panda grincheux qui a conquis le coeur des modasses.

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Lundi soir, le Palais de Tokyo accueillait le vernissage de Hi Panda, le personnage pop-art créé par l’artiste chinois Jiji.
Pour admirer ces peintures et sculptures en avant-première, c’est tout le gratin de la planète people qui s’est donné rendez-vous dans le club privé du musée. Et les photographes de ne plus savoir où donner du flash.

Question cote de popularité, on commence par la battle des rappeurs les plus fashion du moment: Kanye West vs. Pharrell Williams. Plutôt que de causer beatbox, les deux loulous ont préféré s’acoquiner avec Anna Wintour, la big-boss redoutée de Vogue U.S.

Les vedettes françaises n’étaient pas en reste. Catherine Deneuve claque une bise à Fanny Ardant alors que Mélanie Laurent ripaille avec Béatrice Dalle.
Aux platines, la sublime DJ suédoise Linda Romanazzi a distillé une ambiance old-school en égrainement d’étonnantes pépites des années 1930. Toujours au taquet question pop-culture, Jack Lang n’a pas loupé non plus cette exposition qui sera ouverte au public le 23 février prochain.
Pour les amateurs de goodies, ce panda psychotique sera décliné sur une collection de tee-shirts en vente dans la boutique du Palais de Tokyo.

 

 

Cédric Couvez

« Il faut être musicien et businessman »

Sean Carter, jeune enfant élevé seul par sa mère à Brooklyn, est devenu depuis le milieu des années 1990, un des rappeurs les plus en vue de la planète. Sa fortune est estimée par la magazine Forbes à 1,3 milliards de dollars. Rencontre quelques mois après le succès de son dernier disque The Blueprint 3.

Numéro Z oblige, d’où vous vient ce nom de scène Jay-Z ?2901-MAG-JAYZ.jpg

Enfant, je me tenais comme un grand dans la rue. Les gens du quartier disaient : « C’est le petit jazzy », qui voulait dire cool en argot. En grandissant, je m’en suis lassé. C’était trop flamboyant. Alors je l’ai transformé en Jay-Z.

Depuis onze de vos albums ont été numéro un des ventes aux Etats-Unis. Un de plus qu’Elvis Presley…

C’est quelque chose dont je suis très fier. Surtout en faisant du rap où les carrières ne sont pas si longues. Pour nous, une année en vaut sept.

Multimillionnaire, marié à Beyoncé… Quand on a tout réussi, qu’est-ce qui pousse à continuer ?


Je fais de la musique de manière très égoïste. J’ai besoin de me mettre au défi. Quand je compose, j’essaie de faire la meilleure musique possible, en essayant d’être fidèle à ce que je suis.

En 2003, vous aviez pourtant annoncé votre retraite…

J’étais à bout. Je n’en pouvais plus. Je pensais vraiment ne plus faire de disques. Puis deux années plus tard, j’ai senti une douleur en moi. Il fallait que j’y retourne.

Vous aimez collaborer avec des artistes de tout horizon (Rihanna, Linkin Park, Empire of the Sun...). Votre ambition aujourd’hui dépasse largement le rap ?

Le rap n’est qu’une musique parmi les autres, faite de mots, de mélodies. Je ne veux pas me limiter. J’ai grandi en écoutant tout un tas de musiques. Pour moi, ce n’est pas un souci. J’apprécie aussi bien Old Dirty Bastard, que les Kings of Leon.

Mais aujourd’hui, il est plus facile de mélanger les genres ?

Oui, et c’est une bonne chose. J’espère d’ailleurs avoir aidé à ouvrir les esprits.

Vous avez toujours été intéressé par le côté business de la musique. Dès 1996, vous fondiez votre propre label…

Ce n’était pas un coup de génie. Aucun label ne voulait me signer. Aujourd’hui, il faut être à la fois musicien et businessman pour s’en sortir. Très peu touchent de vrais bénéfices avec la crise du disque. Une ou deux erreurs, et ta carrière peut se retrouver à la poubelle. Surtout, pour les jeunes artistes.

Travailler avec de grosses maisons de disque ne doit pas être facile ?

Il faut se créer son espace de liberté. La position idéale, c’est bien sûr de ne pas avoir besoin de l’argent des autres. Placés dans une situation difficile, certains vont abandonner ce en quoi ils croient. Se conformer à certaines formules qui ont du succès en espérant en avoir aussi. L’art finit sacrifié.

Dans vos chansons vous critiquez les morceaux faits pour être des sonneries de mobile, l’auto-tune (logiciel retravaillant la voix)…

C’est un peu compliqué à aborder parce que je vais continuer à en vendre, des sonneries. Mais j’en parle dans mes disques au nom de mon amour pour la musique. Si tout le monde fait la même chose, pourquoi acheter plus d’un album de rap. L’art véritable s’apprécie sur le long terme. Même si tu ne vends pas tout de suite, d’autres vont se nourrir de ce que tu as fait.

Certains affirment aujourd’hui que l’âge d’or du rap est terminé…

Le genre est encore jeune, et c’est vrai qu’il fait face à un mur. Il faut réfléchir à la musique que l’on veut faire. Kanye West, Drake ouvrent déjà de nouvelles pistes. On est arrivé au bout de la formule gangsta. Il faut essayer quelque chose de différent.

 

 

Boris Bastide

22/01/2010

Un livre, des substances à consommer sans attendre

On voyage farfelu avec les savoureuses "Miscellanées hallucinées" de Ingo Niermann et Adriano Sack (Flammarion). Hétéroclite et baroque, ce cabinet de curiosité répertorie, pointe des dates, extirpe des anecdotes sur toutes les formes de drogues : cocaïne, alcool, haschisch et autres substances hallucinogènes. Avec la patience des vrais obsessionnels, les auteurs ont énuméré le nombre de stars mortes de la drogue à 27 ans, parmi lesquelles Joplin et Basquiat, les vingt-quatre chansons écrites sur l’ecstasy, les douze étapes des Alcooliques anonymes, etc. Un livre tripant qui incite… à prendre soin de sa santé.

 

Karine Papillaud

Des musiciens à deux mains sur le manche

Django Reinhardt jouait tellement vite qu’on avait l’impression qu’il y avait un deuxième guitariste derrière lui. On fêtera, après demain, le centenaire de la naissance du plus fabuleux guitariste du siècle. Depuis sa mort, en 1953, l’inventeur du style « guitare manouche » a inspiré plusieurs générations, dans tous les genres. Liste de guitaristes qui pourraient se mettre à deux pour arriver à la cheville du maître.2201-MAG-CUL-JIMI%20HENDRIX.jpg

1. Les classiques : Biréli Lagrène et Stochelo Rosenberg. Ils ont leur petit caractère alors on ne peut pas le dire trop fort, mais franchement, ces deux-là font largement dans la copie, note pour note, du maître. Biréli en plus fou-fou et Stochelo en plus doux.

2. Les variet’ : Thomas Dutronc et Sanseverino. Ils ont fait du son manouche leur fonds de commerce et l’habillage de leurs chansonnettes. Objectivement virtuoses, ils ont su s’entourer de véritables musiciens manouches en tournée. Pour la gipsy credibility, ça aide.

3. Les Jimmys : Jimi Hendrix et Jimmy Page. Le hard rock ou même le psyché rock descendent directement du jazz. Et quand les guitaristes de rock font de la rapidité d’exécution un argument majeur, on pense au jazz manouche. Mais le si bien peigné Django aurait-il goûté que ces deux chevelus se réclament de lui ?

4. Les Reinhardt : Babik et David. A l’instar des profs, des notaires ou des ouvriers, le fils et le petit-fils de Django pouvaient-ils faire autre chose que leur glorieux aîné ? Leur dernier hommage en date, le disque Nuvens de Saudade, est sans doute l’album indispensable de ce centenaire.

 

Benjamin Chapon

La playlist du poker menteur

Le disque est mort, vive le disque.
Demain s’ouvre, à Cannes, le Midem (Marché international du disque et de l’édition). Depuis cinq ans, les chutes vertigineuses des ventes de CD ont fait de ce raout rituel de l’industrie phonographique mondiale une gigantesque soupe à la grimace. Cette année, les maisons de disques vont essayer de nous faire avaler une compil de leurs meilleurs bobards avec quelques gouttes de méthode Coué et une bonne lampée de mauvaise foi.

2201-MAG-CUL-DISQUES.jpg1. Les ventes de disques se stabilisent. En réalité, sur 2009, elles chutent juste légèrement moins vite. Le mois de décembre a été stable par rapport à l’an dernier. C’est la première fois depuis cinq ans qu’un tel phénomène survient, suscitant l’espoir.

2. Il y a un vrai dynamisme artistique. Une industrie qui tient grâce à ses artistes morts est-elle dynamique ? L’équilibre précaire trouvé au deuxième semestre 2009, les majors le doivent essentiellement à des disparus : Michael Jackson et les Beatles, réédités cette année.

3. Les ventes digitales décollent. La progression est réelle, mais encore si loin de compenser la chute des ventes de disques que l’on ne peut pas sérieusement parler de décollage. Tout au plus d’autorisation au décollage.

4. L’adoption de la loi Hadopi a enrayé les téléchargements illégaux « LOL », commentent les téléchargeurs « pirates ». Alors que la loi apparaît de plus en plus inapplicable et inoffensive pour les contrevenants, les méthodes de partage de fichiers musicaux ont muté, rendant Hadopi obsolète.

5. On va inventer de nouveaux business models innovants. On aimerait y croire parce que dans le fond, on aime bien ça, nous, la musique.

 

Benjamin Chapon

 

Army of Two : le 40e jour

 

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La check-list du mercenaire

 

« Army of Two : Le 40e jour » marque le retour des deux soudards Tyson Rios et Elliot Salem, cette fois à Shanghai. Dans ce jeu de tir à la troisième personne, vérifions ce qu’un mercenaire doit emporter dans son sac camouflage.

1. Un buddy. « Avoir un bon copain, voilà c’qui y a d’meilleur au mondeuuuu ». Dans le jeu vidéo, la coopération est à la mode. Et « Army of Two », c’est comme l’amitié ou l’amour, ça s’apprécie mieux à deux. Pour éviter les engueulades, Rios et Salem règlent leurs désaccords au pierre-feuille-ciseaux. Trop chou.

2. De l’agressivité. Sur le champ de bataille, s’imposer est une question de survie. Mais pas n’importe comment. Grâce à la jauge d’agressivité, l’un attire l’attention des ennemis pour que l’autre les prenne par surprise. La preuve que nos mercenaires se baladent toujours avec Sun Tzu et son Art de la guerre, version de poche, et qu’ils savent épeler le mot « taquetique ».

3. Un sens moral (ou pas). Ceux qui leur tirent dessus, ce sont les méchants. Aucun doute là-dessus. Mais des situations plus complexes peuvent se présenter. Ainsi, dans ce zoo, ce tigre sauvage qui vous empêche de progresser ? Serez-vous plus sensible aux espèces en voie d’extinction qu’aux êtres humains ?

4. Un arsenal. On peut customiser ses armes, avec des motifs différents, comme le Las Vegas façon cartes à jouer. Salem et Rios ont beau joliment porter la balafre et le tatouage, ils n’en restent pas moins des hommes de mauvais goût.

 

Liste des scores


2201-MAG-JEU-BABEL.jpgVoilà un moyen de se faire des amis : jeter un œil sur la liste des scores.
Sur iPhone, OpenFeint propose un réseau social où les joueurs peuvent comparer leurs résultats. Ce système est exploité notamment par le jeu « Babel Rising » (0,79 €), publié par les Français de Bulkypix et développé par White Birds. Un mois après sa sortie, il s’était hissé à la première place des applications payantes sur iPhone. Pourquoi ça marche ? « Pendant cinq à quinze minutes, les gens peuvent se prendre pour Dieu », suggère Vincent Dondaine, directeur de Bulkypix. En effet, le but, c’est d’empêcher les humains de construire une tour en déclenchant des cataclysmes au bout de ses petits doigts. Bonne nouvelle : des mises à jour proposeront bientôt de nouveaux fonds et de nouvelles tours.

 

Joël Métreau

 
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