05.02.2010
« L’électro est anti-sociale et sociale »
DJ’s, remixeurs et producteurs, David et Joe, a.k.a Punks Jump Up, sont les nouvelles idoles de l’électro. Noisy mais toujours dansante, leur musique les rapproche de Tiga ou d’Erol Alkan.
D’où vient votre notre nom ? Punks Jump Up, c’est assez cocasse pour un duo électro...
Lorsque l’on a commencé à mixer à Londres il y a six ans, nous n’avions pas encore trouvé le bon sobriquet. Un soir, on a joué « Punks Jump Up », un vieux titre hip-hop. Comme on mixait un peu de tout à l’époque, on a trouvé que ce titre résumait bien notre état d’esprit.
Y a-t-il pour vous des similitudes entre la musique punk et l’électro ?
Evidemment ! Comme le punk à l’époque, l’électro est facile à produire maintenant grâce aux ordinateurs. Le résultat recherché reste le même : de l’énergie et du bruit, le tout avec la plus grande simplicité, pour garantir l’efficacité.
L’électro est-elle une musique sociale ou anti-sociale ?
Paradoxalement, les deux. Tout comme le punk, l’électro reste une musique alternative faite dans un esprit contestataire. Et s’il vrai que l’on danse généralement seul lors d’un set électro, on assiste très souvent à des stage-diving et à des pogos... Donc, finalement, ça reste aussi social.
L’électro est très touchée par le piratage sur la Toile, est-ce un problème pour vous ?
Le vrai truc, c’est que l’on ne peut plus faire machine arrière maintenant. C’est donc aux artistes de tourner ça à leur avantage en faisant circuler la musique sur les blogs et en gagnant notre pain lors des lives et des DJ-sets.
Les Punks Jump Up seront à l’affiche du Social club,
mercredi 10 février,
à Paris (voir guide page 22).
http://www.myspace.com/punksjumpup
recueilli par Cédric Couvez
15:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cedric couvez













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