05.02.2010
Antisocial a le sang chaud

Né sur les cendres du Triptyque, le Social Club a accouché d’une des soirées les plus marrantes de la capitale : l’Antisocial. Rien que le nom de la nouba donne le ton de l’ambiance. Chaque mercredi, dès 23 h, on est là pour se fendre la gueule, prendre des bouches et mettre à l’amende son déodorant sur la piste de danse. Car question électro-pop-rock, Edouard Rostand, l’instigateur d’Antisocial, a une idée bien précise de ce qu’il veut offrir à ses clients : « On programme ce qu’on aime, on invite les gangs créatifs qu’on adore. Depuis un an et demi, Antisocial a trouvé une place particulière dans les nuits moribondes parisiennes. Question clientèle, le grand écart est également permis. « Comme on ne fait pas de marketing, on y croise aussi bien des Suédoises en voyage linguistique à Paris, du kid post-bac qui a décidé de repiquer sa premère année d’école de dessin ou des vieux roublards de maison de disques qui viennent repérer un petit groupe et leurs copains. » Si la foule reste jeune et jolie, les débordements ne manquent pas : « On a connu une véritable émeute lorsque les MGMT ont fait un DJ-set avec leur iPod, une autre avec les Naive New Beaters. Et Edouard Rostand d’ajouter : « Parfois le lieu trinque encore plus que les clubbeurs et le Social Club devient une patinoire ou un sauna. Quand Vitalic ou les 2ManyDJs débarquent, c’est juste un grand n’importe quoi et le plafond suinte. »
Un cocktail détonant que l’équipe du cahier 2.0 a l’immense plaisir de vous faire partager mercredi prochain. Le line-up est aussi pointu que tranchant : Punks Jump Up, les deux British qui montent en tête d’affiche, Digikid84, le prodige de YounGunz, le nouveau label parisien qui buzze et l’équipe du 2.0. Si l’entrée est gratuite, le physio aime faire entrer des « partyanimals » rigolos. Donc lookez vous à gogo, ramenez votre banane et vos plus beaux ami(e)s. On sera là pour les pécho.
Cliquez ICI pour rsvp à l'évènement ! ou là si vous préfèrez !
Cédric Couvez
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« L’électro est anti-sociale et sociale »
DJ’s, remixeurs et producteurs, David et Joe, a.k.a Punks Jump Up, sont les nouvelles idoles de l’électro. Noisy mais toujours dansante, leur musique les rapproche de Tiga ou d’Erol Alkan.
D’où vient votre notre nom ? Punks Jump Up, c’est assez cocasse pour un duo électro...
Lorsque l’on a commencé à mixer à Londres il y a six ans, nous n’avions pas encore trouvé le bon sobriquet. Un soir, on a joué « Punks Jump Up », un vieux titre hip-hop. Comme on mixait un peu de tout à l’époque, on a trouvé que ce titre résumait bien notre état d’esprit.
Y a-t-il pour vous des similitudes entre la musique punk et l’électro ?
Evidemment ! Comme le punk à l’époque, l’électro est facile à produire maintenant grâce aux ordinateurs. Le résultat recherché reste le même : de l’énergie et du bruit, le tout avec la plus grande simplicité, pour garantir l’efficacité.
L’électro est-elle une musique sociale ou anti-sociale ?
Paradoxalement, les deux. Tout comme le punk, l’électro reste une musique alternative faite dans un esprit contestataire. Et s’il vrai que l’on danse généralement seul lors d’un set électro, on assiste très souvent à des stage-diving et à des pogos... Donc, finalement, ça reste aussi social.
L’électro est très touchée par le piratage sur la Toile, est-ce un problème pour vous ?
Le vrai truc, c’est que l’on ne peut plus faire machine arrière maintenant. C’est donc aux artistes de tourner ça à leur avantage en faisant circuler la musique sur les blogs et en gagnant notre pain lors des lives et des DJ-sets.
Les Punks Jump Up seront à l’affiche du Social club,
mercredi 10 février,
à Paris (voir guide page 22).
http://www.myspace.com/punksjumpup
recueilli par Cédric Couvez
15:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cedric couvez
ANTi-asocial
une soirée bargaming, la sortie obligée
Qu’est-ce qui pousse un geek à sortir de chez lui ? La junk-food ? L’achat d’un smartphone ? La recherche d’un partenaire sexuel ? Un peu tout ça, oui, mais pas seulement. Dans le roman Jpod de Douglas Coupland (voir notre édition d’hier) énumère ainsi les qualités des employés d’un studio de création de jeux vidéo, ces « gens légèrement autistes » : « des aptitudes sociales médiocres, capacité d’être obsédé par n’importe quoi de numérique ou de répétitif, tenues bizarres, paranoïa et sentiment d’être sans cesse jugés et évalués. » Pourtant, malgré les apparences, le geek est une espèce très enjouée, qui a besoin de grand air pour s’épanouir et d’interactions IRL (In real life) avec la société humaine.
« Centaine de personnes »
Ainsi, une poignée de gamers, rassemblés autour d’un blog – viedegeek.fr – et d’un homme – Pras –, ont relevé le défi suivant : rassembler, dans des bars, des personnes autour des jeux vidéo en lançant un nouveau concept : le bargaming. Le premier événement du genre est lancé le 20 avril 2009 dans un bar parisien. Ils apportent leur propre matos, leurs consoles et leurs téléviseurs. Sandrine, 28 ans, une des organisatrices se rappelle : « La soirée avait été lancée un peu à l’arrache et plus d’une centaine de personnes ont répondu présent. C’était une très bonne surprise.. » Ce succès s’est confirmé depuis avec la dernière édition, toujours dans la capitale : le 15 décembre, ce sont plus de 250 participants qui s’étaient retrouvés une manette dans une main, un verre dans l’autre.
« Singstar», « Street Fighter »...
« Maintenant, on est une équipe de sept organisateurs et une vingtaine d’animateurs chargés de mettre l’ambiance, raconte Pras, 27 ans. De toute façon, même si personne n’est forcé de jouer, les gens sont obligés de se parler : on organise des concours et une tombola pour faire gagner des goodies. C’est aussi un moyen de rentrer dans nos frais. » Faut bien payer la déco.
Parmi les jeux à dispo : « Street Fighter 4 », « Singstar », « Guitar Hero », « Mario Kart », mais aussi du rétro (Le fameux « GoldenEye » sur la Nintendo 64…)…. et aussi des jeux de plateau : « Puissance 4 » , « Master Mind », « Jungle Speed »…
Si l’entrée du Bargaming est gratuite, il faut néanmoins s’inscrire sur le site Internet de Bargaming pour figurer sur la précieuse guest-list. La cinquième édition aura lieu début avril à Paris dans un lieu date encore indéterminée. Checkez leur Twitter.
Joël Métreau
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Seul ensemble
256 joueurs sur un champ de bataille
Plus on est nombreux, meilleur c’est, nan ? En exclusivité sur la PS3 de Sony, voici un jeu de tir à la première personnes (First Person Shooter) qui gonfle ses muscles. Il peut en effet accueillir – sans latence – jusqu’à 256 joueurs en ligne dans une même partie, sur un même champ de bataille. Et inutile de chercher un mode solo, il n’y en a pas. C’est du multijoueur pur et dur, et rien que ça. Moins spectaculaire qu’un « Modern Warfare » ou nerveux qu’un « Battlefield : Bad Company », « MAG » propose néanmoins où faire fonctionner sa cervelle. Des joueurs émérites sont désignés chefs pour conduire leurs escouades de huit hommes à la victoire. Et plus on colle au train de son chef, plus on gagne des points. Un peu de discipline, gamin !
J. M.
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Partie de chasse
Coopération monstre
Les asocials n’ont plus qu’à se faire violence ou tous petits. Car la coopération, tendance lourde du jeu vidéo, rend indispensable la communication. On ne s’affronte plus, on se cajole, on se rend service. Exemple : « Monster Hunter 3 » qui arrive en France en avril sur Wii, après s’être écoulé à plus d’un million d’exemplaires au Japon. Parmi ses particularités, il permet d’aller à la chasse aux monstres à plusieurs, jusqu’à quatre via Internet. Le jeu sera d’ailleurs compatible avec le micro Wii Speak. De quoi organiser méticuleusement les préparatifs avant de chatouiller des boss très méchants et de s’endormir ensemble et à la belle étoile sur des peaux de bête.
J. M.
05:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : joël métreau












