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26.02.2010

Deviendrez-vous le king du jerking ?

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Jean slim fluo, rap minimaliste chargé en basses et mouvements de jambes frénétiques, le Jerking est la nouvelle mode qui cartonne à Los Angeles. Apparu fin 2008 dans les ghettos de la côté ouest, le mouvement est devenu un phénomène de société outre-atlantique grâce au tube des New Boyz You’re a Jerk. Postée sur YouTube début juin dernier, le clip officiel a été visionné près de 30 millions de fois, engrengeant 70 000 commentaires. De quoi alerter les têtes chercheuses de maison de disques qui n’ont pas tardé à signer le duo âgé à l’époque de 17 ans. Dans le commerce, le hit cartonne : 750 000 singles vendus sur le iTunes Store, 400 000 sonneries de téléphone portable écoulées et tout une gamme de produits dérivés passant du tee-shirt flashy à l’application iPhone pour apprendre les pas de danse.

« Pour aller danser le jerk »


2602-MAG-UNE-JERKING 2.jpg Car au délà d’un simple tube, les New Boyz et leurs rivaux (The Ranger$, Pink Dollaz, The Bangz ou encore Jerk King$) ont inventé la danse de l’année: « C’est moins moche que la Tecktonik et on travaille surtout les jambes. En gros, c’est une sorte de Moonwalk pour handicapés léger. Un jerk renversé qui se pratique dans les clubs après avoir pris des drogues de synthèse très à la mode aux States à base de codéïne », ironise Olivier Cachin, journaliste et pionnier de la culture hip-hop en France. Un avis que partage Mouloud Achour, le chroniqueur tendances du « Grand journal » de Canal+ : « Effectivement, c’est comme la TCK sans la beaufitude et le tunning. Le son2602-MAG-UNE-JERKING 3.jpg est écoutable, ce n’est pas de la techno belge dégueu...» Si question zik, le Jerking n’est pas une révolution, il s’impose comme le reflet d’une génération qui mélange tous les styles pour se créer sa propre identité : « Ces gamins sont les petits frères d’Outkast, ils ont lâchés les baggy pour s’habiller comme des skateurs et font partis de la mouvance des rappeurs fashionistas », souligne Mouloud. Reste à savoir si le phénomène prendra dans l’Hexagone : « Aux Etats-Unis, la mode change vite, trop vite... Ce n’est donc peut-être pas assez suffisant pour que cela gagne la capitale », analyse Olivier Cachin. Reste à savoir si les DJ français enflammeront les dancefloors grace à ces tubes lents. « L’avenir de la musique passe par le club m’avait confié Will.I.Am », conclut Mouloud. Voilà donc la clé du succès du Jerking chez nous... ou pas.

 

 


Cédric Couvez

Décrypter l’opéra, ce n’est pas du gâteau

Avec 700 000 parts vendues dans le monde l’année dernière, l’opéra est l’un des plus gros succès de la pâtisserie moderne. Ce classique des classiques fêtera ses 55 ans en 2010 et la maison que l’on considère comme son créateur, Dalloyau, sortira pour l’occasion une version avec un glaçage blanc. Une révolution pour ce dessert tout noir, au passé plein de zones d’ombre.

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« Trop en avance sur son temps »

Victime de son succès, l’opéra a en effet souvent été copié, et Dalloyau a bien failli en perdre la paternité. L’histoire commence en 1955. Cyriaque Gavillon, pâtissier de Dalloyau, conçoit un entremets avant-gardiste. « L’opéra était tellement singulier dans sa forme que le succès n’est pas venu tout de suite, trop en avance sur son temps sans doute », analyse au dernier Salon du chocolat, en octobre dernier, Christelle Bernardé, la petite fille de Gavillon. Ce qui fera la différence, c’est l’alliance subtile de café et de chocolat. « Jusqu’alors les pâtisseries étaient conservées avec une quantité importante de sucre et d’alcool, ajoute Christelle Bernardé, aujourd’hui directrice de la marque. Avec l’arrivée de la réfrigération, il a pu concevoir cette recette sans alcool tout en réduisant les quantités de sucre ». Permettant du coup le subtil alliage de saveurs. La création sera baptisée opéra en hommage à la scène du palais Garnier, aussi plate et brillante que le dessert éponyme. Mais cinq ans plus tard, Gaston Lenôtre sort son propre opéra et en revendique la paternité. Les spécialistes estiment que la bataille ne s’achèvera qu’en 1988, lorsqu’un article du Monde rend à Dalloyau son bébé sucré. Aujourd’hui Lenôtre ne se bat plus pour l’opéra, dont il livre toujours une délicieuse version. La prestigieuse maison a imaginé en 1991 pour les 200 ans de la mort de Mozart un autre dessert au chocolat. Intitulé Concerto, il est l’un de ses plus gros succès. Et pas le moins calorique.

Recette

Le biscuit. Montez 125 g d’amandes, 125 g de sucre et 4 œufs. Ajoutez 25 g de beurre fondu, 4 blancs en neige et 20 g de sucre. Cuire 10 minutes au four (t° 9).
L’imbibage café. Faites un sirop avec 100 g de sucre et 40 cl d’eau, diluez 10 g de café soluble dans 70 cl d’eau et portez à ébullition. Mélanger les deux et laissez refroidir.
La crème au beurre. Chauffez à feu doux 90 g de sucre et 25 cl d’eau. Battez 2 œufs, versez le sirop et faites refroidir. Ajoutez 170 g de beurre en pommade, et 10 cl de café soluble dilué.
La ganache. Faites bouillir 40 cl de lait entier et 10 cl de crème liquide, puis versez 80 g de chocolat noir 70 %, et ajoutez 20 g de beurre.
Le glaçage. Mélangez 100 g de chocolat et 50 g de beurre de cacao.
Le montage. Déposez une couche de biscuit et imbiber avec un pinceau, recouvrir de crème au beurre, puis d’un biscuit imbibé. Etalez la ganache puis une 3e couche de biscuit. Terminez avec une couche de crème au beurre et finissez par le glaçage.


Hermine Prunier

Les nouveaux chocolats n’ont pas fini de vous surprendre

Du chocolat. Une surprise. Rien de bien œuf sous le soleil ? Faux. Car depuis quelques semaines, Kinder n’est plus le seul à vous offrir un petit cadeau pour vous récompenser d’avoir cédé à vos bas instincts gourmands. Rouge papille, par exemple, s’emploie à cultiver vos bourrelets. Le confiseur a inventé les « gourmandises à lire et à croquer ». Soit un morceau de chocolat de Tanzanie et une pochette surprise renfermant une grande feuille pliée en huit sur laquelle on peut lire des scènes de théâtre, des poèmes ou des devinettes . Au 2.0, on a un faible pour la collection « Voyage et chocolat » (6,80 € le coffret de 8) qui vous fait découvrir les plus grandes teufs de la planète. Croquez… dansez. Vous venez de pénétrer dans le carré VIP de la boîte de chocolats.

Si vous êtes plutôt pole dance, vous pouvez vous rabattre sur les barres de Sophie M. vendus (6,50 €) par paquet de sept grands chocolats, dont trois au lait, ces confiseries remettent au goût du jour le principe des bons points. Les enfants sages collectionneront les images, les autres soigneront leur embonpoint. Sophie M., toujours elle, réinvente aussi les crackers (15 € les 5), ces douceurs avec lesquels les
Anglais se font exploser le ventre. Une fois brisé le sachet dévoile des mini-suprises, petits messages ou oursons en guimauve. Craquant.

 

Laurent Bainier

Rêves et paillettes plein les yeux

Marion Cotillard est énervante : belle comme une camionnette, rayonnante comme un halogène, elle ne donne même pas prise à une agressivité rassurante pour les personnes ordinaires, celles qui ne connaîtront le tapis rouge qu’en allant faire du shopping chez Saint-Maclou. « J’ai gardé intactes mes capacités d’émerveillement », dit-elle avec un sourire désarmant, alors qu’elle vient présenter Nine, comédie musicale de Rob Marshall où elle vole la vedette à Nicole Kidman et Penélope Cruz.

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« Hurlement de joie »

« Quand j’ai appris que j’étais choisie, j’ai poussé un hurlement de joie : l’audition avait été douloureuse. J’ai cru que je n’arriverais pas à sortir la chanson qu’on me demandait d’interpréter. Le miracle s’est produit à la dernière seconde ». Magie de longue durée car Marion brille de tous feux en danses et en chansons. Lauréate de toutes les récompenses imaginables pour sa composition dans La Môme d’Olivier Dahan, la belle brune est restée humble. Elle ne cache pas son admiration éperdue pour Daniel Day-Lewis, le héros de Nine. « Il est venu me soutenir pour une scène difficile alors qu’il n’était même pas à l’écran », raconte-t-elle. Elle a aussi copiné avec Penélope Cruz, mais elles n’ont pas comparé leurs oscars respectifs. « On aurait eu l’air un peu bête non ? On a préféré parler boulot et famille ». Demain, Marion présidera la 35ème cérémonie des Césars. « Je ne cherche pas à m’expliquer pourquoi on a fait appel à moi, je me contente d’en profiter même si j’ai le trac », avoue-t-elle avec un sourire qui donne envie de lui claquer la bise. Enervante, on vous dit.



La Farandole des favoris


Les chouchous des César sont des récidivistes engagés. Valérie Lemercier et Gad Elmaleh, maîtres de cérémonie, verront sans doute monter sur scène Isabelle Adjani, égérie féministe de La journée de la jupe de Jean Paul Lilienfield. Elle ajouterait un cinquième trophée à sa collec et pourrait, comme aux Globes de cristal, prendre position contre le voile intégral. François Cluzet double ses chances en étant cité deux fois : pour Un dernier pour la route de Philippe Godeau et A l’origine de Xavier Giannoli. Tahar Rahim alias Un prophète a toutes les chances de l’emporter pour son rôle de petit délinquant qui s’épanouit en prison. Son réalisateur, Jacques Audiard, a un vide à combler avant les Oscars où Le ruban blanc de Michael Haneke, favori pour le césar du film étranger, risque encore de le devancer. Quant aux frustrés qui n’ont pas eu le droit de voter pour leur favori, ils peuvent défendre une noble cause en signant la pétition pour soit vite créé un césar de l’animation (http://www.cesar-animation.com/)

25.02.2010

« Heavy Rain », le slow thriller

Prétentieux pour les uns, révolutionnaire pour les autres, « Heavy Rain » divise depuis sa sortie. Est-ce un jeu vidéo, un livre animé dont vous êtes le héros ou un film interactif ? Ce qui est certain, c’est que ce titre sorti sur la PS3, un thriller. Avec les figures obligées du genre : la journaliste (ambitieuse et sexy), le détective (privé), le profiler (toxicomane), et un père (divorcé et perdition). C’est autour de ce dernier, Ethan Mars, que va s’articuler l’histoire. Au début, le bobo à qui tout sourit dans sa maison Ikéa-Habitat, catégorie CSP++. Un de ses deux fils meurt, son épouse le quitte, il habite une banlieue. L’aventure ne prend vraiment son envol qu’avec la disparation de second fils. Petit problème : un serial killer, le « tueur à l’origami», rôde dans cette ville du Nord-Est des Etats-Unis. Sa cible préféré ? de jeunes gamins. Un peu de pluie, ça n’a jamais tué personne ? Pas vraiment...

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Suivant un découpage en chapitres, on dirige tour à tour un des personnages sur la piste de l’assassin, dans une ambiance à la «Seven» (trombes d’eau, éclairages sombres, décors suburbains...).

 

Dans une mise en scène identique au cinéma, on accompagne les personnages presque photoréalistes, en temps réel. Parfois trop réel : aller aux chiottes ou se faire cuire des œufs brouillés, ce n’est déjà pas passionnant dans la « vraie » vie. Le gamer hardcore peut parfois s’ennuyer un peu dans ce film participatif plus qu’œuvre vidéoludique, car pas généreux en termes de jouabilité. A la manière d’un «Point and click», le joueur est invité à interagir avec des personnages et des éléments du décor et les phases d’« action » consistent uniquement en des QTE (Quick Time Events), où il s’agit simplement d’appuyer au bon moment sur les boutons. Mais c’est ce qui permet aussi à «Heavy Rain» de s’adresser à un public engourdi de la manette.

Aussi, malgré le déroulement plutôt lent de l’histoire, il faut rester attentif aux propositions affichées à l’écran. Les décisions que vous prendrez, même dérisoires, ont une incidence déterminante sur les relations entre les personnages et le dénouement de l’histoire.

Loin d’êtreun chef d’œuvre, le jeu comporte plusieurs défauts (musique intrusive, déplacements un peu rigides ou parfois un peu patauds), mais ce «Heavy Rain» se déguste comme un bon polar de série.

 

Joël Métreau




Bloch va se lancer dans le streetwear de pointe

Un petit coup de ballet dans l’univers de la chaussure. On connaissait Repetto et ses ballerines so chic sorties des étroites coulisses de l’opéra Garnier pour offrir une pointe de nostalgie à toutes les trentenaires bécebèges. Il faudra désormais composer avec Bloch. L’australien, leader mondial de l’équipement de danse, lancera en juillet une collection « fashion » qui buzze déjà. On y retrouve quelques vêtements inspirés de l’univers du talon-pointe mais surtout des chaussures, mariage quasi-indescriptible entre des ballerines et des tennis, que la marque classe sobrement dans la grande famille des « sneakers ». Vendues entre 80 et 130 €, elles seront dotées de semelles amovibles qui permettront de transformer ces chaussures de ville en véritables chaussons de danse. Idéales pour les entrechats errants.

 

Laurent Bainier

 

 

Lebowski Show

Vendredi dernier, les pistes de danses parisiennes ont été désertées au profit des pistes du Bowling Foch. Planté au pied de l’Arc de Triomphe, le complexe a été pris d’assaut par une horde de branchés prête à en découdre à coups de strikes et remporter la deuxième édition du « Lebowski Show », jolie référence à la comédie culte des frères Coen. Un long métrage où Jeff Bridges, « The Dude », campe un personnage je-m’en-foutiste et qui hante les bowlings de la West Coast.

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Retour à Paris. Le concept de la soirée est aussi simple qu’efficace : une quinzaine de bandes de la mode comme celles de Karl Lagerfeld, Pierre Hardy ou encore Colette tentent de ravir le titre au Klay, le club de sport ultrachic, vainqueur du premier opus. 22 heures, ça se bouscule au portillon du bowling. Une fois n’est pas coutume, il faut montrer patte blanche à une physio. A l’intérieur, l’ambiance est déjà très chaude. Rythmées au son des Dj’s de Tête d’Affiche, le collectif de sélectors du Baron, les parties s’enchaînent dans un raffut du tonnerre. « Il faut aller soutenir l’équipe de Moët & Chandon, ils ne sont pas super-bons mais font péter les magnums de champagne ! », s’enthousiasme frénétiquement un fêtard de toute évidence plus passionné par les bulles que par les boules. Et pour cause, entre deux spares, ça picole sec : « On ne voit pas cela tous les jours, généralement, on sert plutôt des bières et des cocas light… Ce soir, on se croirait en pleine fashion week », lâche un serveur à la limite du surmenage. Pour preuve, une des machines à carte bancaire rend l’âme, visiblement dépassée par les événements. A quelques encablures, pull marin sur le dos et lunettes de soleil fumées sur le nez, Joey Starr l’a joue discret. Minuit sonne et l’équipe de Blitz claironne. Menée par le nouveau roi de la nuit, Rasmus Michau, le team de la tequilla bio vient de l’emporter d’un point devant le Klay. Sur la piste, on s’envoie des shots pour fêter la victoire. Martelé par des stilettos, le parquet prend cher, les foies aussi.

Joey Starr fout son « bordeeeeeel! »

La compétition finie : le bowling se vide à vitesse grand V. On emprunte le couloir souterrain qui traverse l’avenue Foch pour l’after-party au Duplex. La boîte ringarde se transforme en congrès de la hype sous le regard ahuri des habitués en chemise blanche, chaîne en or qui brille et cheveux gominés. Le dance-floor s’enflamme lorsque Joey Starr s’empare du micro pour s’improviser maître de cérémonie : « Y a du monde ou quoi ? On fout le bordeeeeeel ! », hurle avec sa voix rauque le pape du rap français. Car cette nuit là, « The Dude », c’était lui, le seul !

 

 

Cédric Couvez

19.02.2010

Les mannequins ont la vente en poupe

1902-MAG-UNE-SHOWROOM 1.jpgA la Plaine-Saint-Denis, les studios on connaît. Il y a vingt ans, c’étaient Les Musclés, Hélène, les garçons et les filles d’à côté qui venaient tourner à la chaîne des épisodes pour AB Production. Aujourd’hui, Cécilia, jeune mannequin, a pris la relève. Comme des centaines d’autres jeunes femmes et jeunes hommes, elle vient régulièrement à La Plaine poser dans les locaux de showroomprivé.com, le deuxième plus gros site français de ventes privées en ligne. Ce secteur en plein boom, malgré et sans doute grâce à la crise, est devenu en quelques années le plus gros employeur de mannequins en France. « Je travaille aussi pour des catalogues, des magazines mais les ventes privées en ligne, c’est une source de revenus régulier. ça représente environ un quart de ce que je gagne », confirme Cécilia Contart.

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Crépitement de ventes flash


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1902-MAG-UNE-SHOWROOM 4.jpg A quelques mètres d’elle, un grand brun en costume trois pièces enchaîne les poses sous un déferlement d’éclairs. Les clichés serviront à une bande-annonce présentant l’une des prochaines ventes flash du site. Dans le fond de ce studio sombre où s’affairent photographe, chef de produit et maquilleuse, on découvre un pot d’échappement, un ballon de basket et des cartons pleins d’accessoires. Tout le nécessaire pour créer des décors en quelques minutes et préparer le shooting suivant. Car ici ce ne sont pas les top-modèles mais les produits qui défilent. « Chez nous, un mannequin "corps", dont le boulot est de présenter le vêtement ou l’accessoire le mieux possible pour que l’internaute puisse faire son choix, peut enchaîner une centaine de photos dans la journée, explique Thierry Petit, directeur général de showroomprivé.com. Notre souci principal, c’est de ne pas donner l’impression d’être dans une braderie. Il faut présenter le produit dans un univers qui lui correspond et le met en valeur. Et du coup, photographier beaucoup de mannequins différents. On ne peut pas se permettre de faire porter tous les produits par la même personne. »

Pourtant, au lancement du site en octobre 2006, Thierry Petit a dû faire avec les moyens du bord, demandant à ses amis de se prêter aux séances photo. « Ensuite, on castait nous-mêmes des modèles indépendants, se rappelle-t-il. Les agences de mannequins étaient trop chères pour nous, et beaucoup ne semblaient pas intéressées par la vente en ligne. »

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Hauts talons, petits tarifs


Les temps ont bien changé. Quatre ans plus tard, quelques grosses agences regardent encore le secteur de haut, mais elles font figure

d’exception. Les autres voient dans cet ogre insatiable un nouveau marché providentiel. « C’est vrai que les tarifs pratiqués sont plus bas que pour les catalogues de vente par correspondance, explique Rodrigue Becu, de l’agence WM. Mais la demande est forte, et pour les mannequins l’exposition est plus éphémère. Leurs photos ne restent pas longtemps en ligne. Du coup, elles peuvent enchaîner les shootings sans donner l’impression qu’on voit leur tête partout. » « En plus, les conditions de travail sont excellentes, ajoute Cécilia. On travaille en musique. L’équipe est jeune, belle, souriante. » Une entreprise top-modèle, en somme.

 

 

Cédric Couvez et Laurent Bainier

On veut le même maquillage que Beyoncé dans le clip « Video Phone » !

Alors qu’elles sont en tournage du très attendu « Telephone », « Video Phone » le premier clip de Beyoncé en duo avec Lady Gaga tourne en boucle sur les chaînes musicales. Vous n’avez pas échappé au matraquage maintenant vous voulez le maquillage. Heureusement, c’est plus simple à copier que son fessier.

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Héloïse mise en beauté par Claire Floriani, photo Jérôme Pissot


Claire Floriani
, maquilleuse, nous dévoile ses secrets reproduire le maquillage du célèbre modèle.
On commence par le teint. Si vous n’avez pas la même peau dorée que Beyoncé, il vous faut choisir un fond de teint liquide deux teintes au dessus de celle de votre carnation, puis poudrez avec une poudre légèrement pailletée.
Ensuite, les yeux. Comme vous allez par la suite utiliser du noir, appliquez une base de la même teinte que le fond de teint sur les paupières pour éviter d’avoir le teint gris. Vous pouvez alors déposer au pinceau le gris de la palette 3 couleurs smocky de Peggy Sage 12,60 euros sur la paupière. N’oubliez pas le coin de l’œil, touche de lumière indispensable à tout maquillage qui se respecte. Conseil de la maquilleuse : pour une couleur plus profonde vaporisez du brumisateur sur votre fard sec. Etirez au pinceau une goutte de Blue Lock Down par Too Faced 17,50 euros en partant du coin de l’œil jusqu’au centre de la paupière. Attaquez alors, d’une main assurée le khôl. Préférez le khôl oriental Peggy Sage 5,70 euros plus facile à travailler. Terminez par du mascara effet faux cils sur les cils supérieurs et inférieurs.
Pour finir, la bouche pulpeuse de Beyoncé s’obtient avec un tracé au crayon contour de lèvres et un rouge à lèvres brun un brun irisé.
Vous avez jusqu’en juin 2010, pour travailler le coup de main et faire de la concurrence à la chanteuse lors de la prochaine visite de Jaz-Z à Paris.


 

Hermine Prunier

18.02.2010

Un peu de Barbie dans un monde de barbus

1902-MAG-SHOPPING-barbie2.jpgDrame de la précarité professionnelle : à près de 51 ans, Barbie s’apprête à exercer son 126e métier. L’ex-dentiste, ex-astronaute, ex-michto a passé son dernier congé individuel de formation à s’envoyer des manuels de C++. Résultat  : début 2011, elle deviendra ingénieure informatique. Une reconversion pas forcément glamour, mais qui ne surprend pas les spécialistes du mannequin en plastique. « Le modèle de la femme poupée oisive, qui n’incarne que la beauté, est révolu depuis longtemps, explique Armelle Le Bigot directrice du cabinet d’études marketing ABC+ et experte du monde du jouet. A la différence des garçons, les petites filles se sont progressivement ouvertes aux modèles dits masculins. Et comme Barbie suit l’évolution de la société, elle s’est naturellement mise aux nouvelles technologies et à l’Internet. »

La poupée qui fait Lol


Pour être sûr de coller parfaitement à son temps, c’est justement sur le1902-MAG-SHOPPING-barbie1.jpg Web que Mattel, le fabricant de la poupée culte, est allé chercher l’inspiration. La marque a lancé en début d’année un bilan de compétences en ligne. Exit l’architecte, l’écologiste ou la chirurgienne... Le vote des petites filles s’est porté sur le métier de journaliste TV, qui sera donc la 125e profession de la femme de Ken (sortie fin 2010). Tous âges confondus en revanche, c’est l’informaticienne qui a décroché la palme. Car si Barbie, avec son portable rose et son oreillette bluetooth trop kawaï n’a pas l’air d’une nerd, ses fans, elles, sont en passe de devenir de vraies geekettes.

Malin, Mattel enfonce le coin. « Comme les dernières poupées de la marque, ces deux modèles seront vendus avec un code spécifique qui offre un accès à des jeux en ligne », détaille Nicolas Houssin, directeur marketing de Mattel France. Les petites filles qui se rendront sur le site pourront en profiter pour participer au grand casting organisé à partir de lundi. Plusieurs d’entre elles seront choisies pour rencontrer les huit incarnations des nouvelles Barbie, parmi lesquelles la pilote de chasse Virginie Guyot, la chef Hélène Darroze ou encore la danseuse étoile Isabelle Ciaravola... Une manière de rappeler que les petites filles aspirent à des carrières différentes mais qu’elles jouent toujours à la poupée pour les mêmes raisons. « Ce jouet sert depuis sa création à deux choses, affirme Armelle Le Bigot. D’une part, il s’inscrit dans un modèle inspirationnel. Barbie, c’est le Spiderman ou le Batman des filles. Leur héroïne. D’autre part, elles permet la catharsis. Quand une fille joue avec une poupée maîtresse d’école, elle règle tous les problèmes qu’elle a pu avoir dans la journée avec son institutrice. » On sait maintenant avec quelle poupée les fillettes règleront leur problèmes de Firefox qui plante.

 

Laurent Bainier

Des modèles bien carossées...

Philippe Comar, Professeur de morphologie à l’Ecole des beaux-arts.

1902-MAG-CUL-MODELE NU.jpgY a-t-il des modèles moches, gros, rachitiques ou mal foutus ?

L’école ne choisit pas ses modèles, parce qu’il y a peu d’offre. Le boulot étant assez mal payé, on a surtout des jeunes gens qui ont souvent un métier en relation avec le corps : gymnastes, danseurs… Mais, j’ai aussi une sexagénaire plutôt corpulente.

Comment les élèves apprennent-ils à dessiner la laideur ?

Que le modèle soit beau ou pas, là n’est pas le problème. Nous faisons un cours de dessin. L’important est de savoir faire une lecture morphologique, de connaître les masses musculaires et les points de repère osseux.

Mais, il faut bien s’exercer à dessiner, par exemple, une mauvaise peau ou des difformités ?

Il n’y a pas que les séances de pose avec modèles. Fréquemment, nous faisons nos cours de dessin en dehors de l’école. Par exemple, on va au zoo, parce que c’est difficile de faire venir un hippopotame à l’école… Nous allons aussi au musée dermatologique de l’hôpital Saint-Louis pour étudier des malformations ou des maladies de peau.

Tout ça ne vaut pas un modèle vivant, non ?


Dessiner un corps, c’est ce qu’il y a de plus difficile. Il y a du dur et du mou, c’est déformable et vivant. Et puis, il y a la charge émotionnelle. On ne dessine pas un corps comme on dessine une tasse à café. On est forcément ému quand on dessine un corps.

L’émotion est d’autant plus forte que le modèle est beau…


Pas du tout. Lucian Freud a dit : « Le modèle et moi, nous faisons un tableau, pas l’amour. » S’il y a de l’érotisme, c’est entre vous et votre dessin. Quand vous dessinez un corps nu, vous êtes dans un rapport de vous avec le dessin. D’ailleurs, les modèles sont souvent gênés quand, dans une salle, il y a des élèves qui ne dessinent pas. Parce qu’alors, leur regard est différent.

Dessiner met une distance ?


En quelque sorte. Le spectacle d’un corps humain sur la table de dissection rebute les élèves. Mais quand ils commencent à dessiner, l’insoutenable devient soutenable.

 

Benjamin Chapon

 

 

 

 



Pour présenter leurs nouveaux modèles, les constructeurs automobiles ont délaissé les traditionnels salons pour s’emparer des pistes de danse parisiennes. La semaine dernière, Citroën a lancé en grande pompe la DS3, sa nouvelle citadine pop, en réussissant à privatiser pour la première fois la très chic fondation Cartier. Côté people, Emilie Dequenne et Vincent Perez ont profité du début de soirée pour trinquer gentiment alors qu’une horde de branchés s’est emparée des lieux vers 23 h, pour assister aux concerts de Naïve New Beaters et du Corps Mince de Françoise. La nuit s’est poursuivie au son des sets de Data et The Shoes.

Des galipettes sur la moquette

Mercredi, c’est Peugeot qui s’est illustré en donnant un cocktail à l’ambassade de Grande-Bretagne. Le magazine Intersection s’est chargé d’inviter les hipsters à découvrir trois concept-cars hallucinants trônant dans la cour. Fraîchement revenu du festival de Sundance, le réalisateur Gaspard Noé en profite pour convaincre JoeyStarr d’apparaître dans son prochain film. La séance de « binge-drinking » s’achève à 22 h, mais la nuit est loin d’être finie. On file au Raspoutine, le cabaret russe rococo à deux pas des Champs-Elysées. Special Ed y fête son anniversaire. C’est dans ce club que Gainsbourg avait dragué Jane Birkin. L’époque a changé mais pas le décor, ni l’ambiance. Enjouée par le mix du duo vintage Bart and Baker et la performance du combo décalé La Grande Pompe, la foule s’amuse à se rouler des pelles sous les lustres. En fin de soirée, les plus allumés font même des galipettes sur l’épaisse moquette carmin. Un bon warm up avant d’aller faire dodo… ou pas.

 

Cédric Couvez

Apéro sous le signe de l’eau

Pour rentrer dans un 34 bien serré, un modèle photo n’a pas trente-six solutions question breuvage : elle doit troquer la vodka-Red Bull pour des litrons d’eau à l’heure de l’apéro. Sur le papier, il y a plus glamour, mais, depuis que les petits producteurs éditent des séries limitées aux arguments marketing affûtés, les modasses du monde entier se pressent au Water Bar de Colette. Voici le Top 3 des nouveautés qui restent disponibles sur le site Internet du concept store (www.colette.fr).

Love Limited

Un flacon rose bonbon paré de strass Swarovski, la Love Limited Edition est un peu l’after aquatique de votre Saint-Valentin. Vendue 50 €, la bouteille contient de l’eau de source du mont Wenlock, qui est situé dans l’est de l’ Angleterre.

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Earth Water, la plus équitable

On peut boire de l’eau minérale et aider la planète. Si le litre est commercialisé 6 €, 100 % des bénéfices des ventes sont reversés à l’agence du Haut-Commissariat des Nations unies pour l’aide aux réfugiés. Vous n’aurez donc plus d’excuse pour faire une bonne action.

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Shigeta, la plus florale


Vous kiffez l’eau du robinet mais voulez égayer un peu son goût, tout en requinquant votre santé ? Shigeta est un concentré d’eau florale à diluer provenant des premiers litres d’eau de source ayant servi à la distillation de la plante aromatique. Le flacon est dispo en trois parfums (menthe, camomille et genévrier) pour 28 €.

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Cédric Couvez

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