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05.03.2010

En politique, il y en a pour tous les goodies

C’est aussi la Fashion Week dans les partis politiques ! En attendant les élections, petite sélection des produits dérivés ou « goodies » inattendus pour faire avec humour la promo du parti que vous soutenez.

UMP - Le parti de Xavier Bertrand propose un large choix de produits promotionnels originaux : bouteilles d’eau, tongs ou encore freesbee. En plein tournoi des 6 Nations, préférez le polo de rugby UMP, du même rouge qu’un verre de vin. 22€ (www.lemouvementpopulaire.fr)


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PS - Les socialistes ajoutent une touche d’humour aux gilets jaunes obligatoires depuis deux ans, en imprimant la phrase « Je roule à droite par convention, je vote à gauche par conviction » sur le dos. 7 € (www.laboutiquedups.com). Mais ce n’est pas parce que le slogan est drôle et que Lagerfeld en a fait la promo que c’est chic de le porter par-dessus son smoking.

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MoDem - Le camp centriste ne fait pas de goodies. En revanche il a mis en place sur son site le jeu « Pimp my candidate ». Le principe est le même que dans la célèbre émission sur MTV, mais ici on relooke l’affiche de campagne des candidats du parti orange. Avis aux aspirants publicitaires. (http://regionsdemocrates.fr)

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FN - Jean-Marie Le Pen voit les choses en grands en proposant le plus gros produit dérivé tout partis confondus : la tente front national aux couleurs de la France et décorée de la fameuse flamme FN. « Dimensionnée pour 4 personnes, idéale pour 3, royale pour 2 ! » Pas certain pour autant que vous ferez fureur au camping. 50,90 € (http://www.boutique-fn.net).

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PCF - Les communistes ont laissé parler leur imagination en créant un passe Navi-Go factice pour faire la promo d’une unique zone de transport en île-de-France, en imitant des timbres contre la privatisation de la Poste, et des faux jeux à gratter de la « française des gueux ». Tous ces produits sont gratuits et disponibles au Secteur Communication, 2, place du Colonel Fabien 75019 Paris.

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DLR - Nicolas Dupont-Aignan dirigeant du parti républicain prend soin des citoyens en les mettant à l’abri des intempéries : écharpes et parapluies estampillés Debout la République sont disponibles sur leur site (www.debout-la-republique.fr). Le kit parfait pour ne pas prendre l’eau dans les urnes ?

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Les Verts, le NPA, France en Action et Lutte Ouvrière ne proposent aucun goodies et ça c’est bad.

 

 

Hermine Prunier

 

 

 

0503-MAG-SHO-BONGRAND.jpgMichel Bongrand, Pape du marketing politique

Quand est né le marketing politique de goodies en France ?

En 1958, je conseillais le Général De Gaulle lorsque l’on a commencé à vendre des affiches, des portes-clés avec la croix de Lorraine et des badges. C’était un peu pour faire comme les américains même si De Gaulle n’aimait pas trop ça. A l’époque, ça nous servait un peu pour récolter des fonds.

Les produits dérivés peuvent-ils influencer un scrutin ?

Pas du tout ! Cela reste de l’ordre du gadget. D’ailleurs, ces babioles ne sont des outils que pour motiver et fidéliser les militants. Les électeurs ne sont pas la cible. C’est juste du carburant mobiliser les réseaux et leur donner un maximum de confiance pour répandre leur bonne parole.

La politique est donc un marché comme les autres ?

Effectivement, les produits dérivés doivent rapporter plus qu’ils ne coûtent voilà pourquoi ils sont pour la plupart vendus et non donnés. Mais tout ça reste de l’ordre de l’anecdotique question finance des partis.



Cédric Couvez

04.03.2010

Interview Jean-Marc Albert

Jean-Marc Albert historien, il décrypte les relations entre la table et les hommes de pouvoir

0503-MAG-CUI-CHIRAC.jpgQuel est le rapport entre les hommes politiques et l’art de la table ?

Depuis la nuit des temps, les hommes d’Etat ont utilisé la nourriture comme un outil politique. Il s’agit d’un rapport de domination, de démonstration, de cohésion et de hiérarchisation pour la puissance invitante. La quantité, la qualité et le placement à table sont des vecteurs de messages très importants.

La nourriture peut également être une arme pour véhiculer un message négatif ?

Effectivement. Dans le passé, les actes d’empoisonnement avaient lieu à table... De nos jours, ces pratiques n’existent quasiment plus, mais le boycott alimentaire est très souvent utilisé lorsque l’on s’en prend à la France. Quand, ils sont fâchés contre nous, les Etats-Unis boycottent le roquefort, le foie gras ou encore même le nom des frites, les fameuses « french fries » renommées « freedom fries » pendant la guerre en Irak.

Quels sont les plats préférés des différents présidents de la Ve République ?

La mise en scène de l’alimentation des hommes politiques est très importante et toujours corrélée à l’image qu’ils veulent donner. Charles de Gaulle affirmait sa rigueur militaire en mangeant beaucoup de soupe. Pompidou la jouait modeste également en déclarant adorer les choux farcis. Pour sa part, Valérie Giscard d’Estaing avait fait une faute politique en encensant les œufs brouillés à la truffe de Bocuse, un plat de toute évidence très snob. En fin gourmet, Mitterrand adorait les ortolans... Chirac, lui, a toujours eu l’image d’un bon vivant avec les plats en sauce et sa passion pour la tête de veau. Quant à Sarkozy, il n’aime pas passer du temps à table. Il faut que ça aille vite, il est pressé. Avant, il mangeait beaucoup de pizzas et d’hamburgers mais depuis sa rencontre avec Carla, il s’est mis à manger bio...

Est-il enviseable de voir Nicolas Sarkozy manger un kebab ?

C’est peut-être un peu trop connoté pour lui, mais mieux vaut qu’il s’affiche en train d’engloutir un kebab plutôt qu’un McDo. Les fast-foods américains représentent le capitalisme américain triomphant.

La mise en scène de la nourriture est elle une réalité pendant les campagnes électorales ?

Tout à fait ! Lors de la dernière campagne présidentielle, Ségolène Royal avait refusé de se faire photographier en train de manger. Si, esthétiquement, elle avait raison, politiquement, elle avait tort. La nouveauté, lors de cette campagne

pour les régionales, c’est la dénonciation des frais de bouche des équipes sortantes. Certains concurrents en font même un axe de combat essentiel.

Jean-Marc Albert est l’auteur de Aux tables du pouvoir aux éditions Armand Colin, 22 €.

 

 

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« Il faut avoir l’estomac bien accroché lorsque l’on se rend au Salon de l’agriculture. Hier, j’ai enchaîné des mélanges improbables comme les rillettes de lapin et de la liqueur d’abricot ! », nous déclarait Jean-Paul Huchon, tête de liste socialiste en Ile-de-France après sa première visite, dimanche dernier. Mais tous les candidats se ruent-ils sur ces stands pantagruéliques où les petits producteurs tentent d’écouler leurs marchandises : « Que nenni, les hommes politiques de dimension nationale s’en foutent de nous. Ils préfèrent aller prendre des photos avec des vaches », balance un vieux de la vieille qui expose sur le stand de la région Centre. Même son de cloche à quelques encablures chez Gérard, qui vend le meilleur pain d’épices du salon : « Au mieux, on a notre président de région qui passe serrer la louche, mais ça fait bien longtemps que les agriculteurs ne font plus du tout confiance aux hommes politiques. C’est certainement pour cela qu’ils ne tentent pas de venir se faire rincer aux frais de la princesse sur nos étalages. » Bon appétit, chers candidats.

recueilli par Cédric Couvez

Le soir venu, on vote pour la diversité

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La nuit parisienne, c’est un peu comme les partis qui présentent des listes aux élections régionales : il y en a pour tous les goûts. On commence le marathon nocturne par « La Party », l’immanquable after officielle des César joyeusement arrosée par Chivas. Minuit sonne et on danse déjà le madison au Mimi Pinson. Le dancing pour personnes du troisième âge est transformé en boîte branchée. Première vedette arrivée, Patrick Bouchitey erre seul dans les carrés VIP à la recherche d’un rôle alors que la belle Emma De Caunes passe les galettes derrière les platines enchaînant un bon Snoop Dogg avec un vieux Grace Jones.

Vedettes, strip-teaseuses et fashion


L’heure tourne et les stars débarquent. Sourire en coin, Edouard Baer boycotte le photo-call alors que Marion Cotillard joue le jeu à fond. Entre deux coups de flash, Mélanie Laurent commente le poids de son trophée : « Qu’est-ce que c’est lourd ce truc ». Pendant ce temps-là, les jeunes acteurs des Beaux gosses nagent dans leurs costumes. Grand gagnant de la cérémonie, Tahar Rahim parade sobrement avec sa moustache et ses deux récompenses.

Mardi, on change radicalement d’ambiance. Direction le Secret Square, l’ancien Stringfellows, avenue des Ternes dans le 17e arrondissement, relifté depuis peu. Le club de strip-tease chic a incontestablement gagné en qualité de service. Au menu : service voiturier, délicieuse carte aphrodisiaque épicée et beautés fatales en petite tenue. Gaelle Levy, la RP du lieu a le sourire : « C’est un lieu classe ici. On vend du rêve et du fantasme car autant vous prévenir, ce n’est pas au Secret Square que l’on peut rencontrer la femme de sa vie. Depuis la création du club, il n’y a eu que trois mariages et un bébé entre danseuses et clients .» Un lapdance plus tard, on garde des forces pour le début de la fashion-week.

Pendant une semaine, mannequins et stylistes vont picoler du champagne frais entre deux défilés. Pour se chauffer, on file mercredi au Tigre, l’ancienne boîte à partouze reconvertie en petit club rock. Impasse de la Défense, la marque créée par Karim Bonet, reçoit. L’open bar est pris d’assaut par une horde de branchés visiblement assoiffés. Devant les platines, deux mannequins se tortillent lascivement au rythme d’Animal, le single le plus mode de la saison signé par le Suédois Miike Snow. A deux heures du matin, les fashionistas plient bagage : « Il faut en garder sous la pédale, la semaine de la mode n’est pas un sprint mais une course de fond », ironise une belle attachée de presse.

 

Cédric Couvez

 

Strasbourg, entre petite France et grande d’Europe

0503-MAG-WEE-ROUTARD.jpgStrasbourg, élue curiosité touristique de ces régionales. La ville alsacienne est en effet la capitale de la seule région de l’Hexagone (hors Corse) à ne pas avoir été emportée par la vague rose de 2004. Normal, parce que Strasbourg, ce n’est pas la France : c’est l’Europe. Siège du Conseil de l’Europe, elle abrite également le Parlement européen. Côté politique, la belle alsacienne est donc au top. Rassurez-vous côté touristique aussi, ça va pas mal non plus.

La cathédrale pour l’ascension


Difficile de faire l’impasse sur la cathédrale et sa fameuse horloge astronomique, chef-d’œuvre de la Renaissance, due à des horlogers suisses, cela va de soi. Rendez-vous à 12 h 30 précises pour le défilé des apôtres et des âges de la vie. A propos de temps, prenez le vôtre pour admirer les vitraux, le plus riche ensemble monumental après celui de Chartres. Et si vous n’avez pas le vertige, on vous encourage à faire l’ascension de la tour sud. A l’arrivée des 322 marches, vue extra sur la ligne bleue des Vosges, la Forêt-Noire, et bien sûr Strasbourg à vos pieds. Ensuite, pour prendre l’air, nous vous convions à une petite balade romantique dans l’île, classée au Patrimoine historique de l’Unesco et plus particulièrement dans la Petite France. Un ancien quartier de tanneurs, pêcheurs et meuniers qui a échappé aux tourmentes de l’histoire. Une vraie petite Venise de l’est avec ses vieilles demeures de charme se mirant dans les Eaux, ses écluses, ses saules pleureurs. Incontournable, la rue du Bain-aux-Plantes, bordée de maisons à colombages et encorbellements, et les ponts couverts avec leurs tours vestiges des anciennes fortifications. A faire de préférence aux petites heures du jour ou dans la soirée pour éviter la foule.

Et Strasbourg, c’est aussi un peu la capitale de l’illustration, grâce au génial Tomi Ungerer, auteur d’une œuvre prolifique et originale. La ville vient de lui consacrer un musée de son vivant, Villa Greiner dans le quartier impérial. A chaque étage, on découvre une facette de sa création artistique. Le rez-de-chaussée présente l’aspect le plus populaire de son talent : les illustrations de livres pour enfants, à travers des dessins originaux donnés par l’artiste, et une projection de dessins animés tirés de ses livres.




Hôtel le Kléber Le bon rapport qualité-prix-charme-modernité de la ville. A chaque étage, une tendance différente : au troisième étage, « idées sucrées » avec des couleurs associées ; au quatrième, honneur aux « fruits du verger »…. Et au dernier, place aux « épices et saveurs ». Colorées, agencées avec goût et pleines de détails malins, les chambres respirent le charme et tout cela à prix accessibles.
Doubles 67-94 €. Wi-fi. 29, place Kléber. Tél. : 03 88 32 09 53.

Hôtel Suisse A deux pas de la cathédrale, un hôtel qui a une âme. Discret, sympathique et vraiment charmant, avec des chambres douillettes, dont certaines avec vue sur la cathédrale. D’autres plus petites, mais toutes impeccables et fraîchement rénovées. Petit déj-buffet, servi dans une jolie salle à l’ancienne.
Doubles 78-109 € selon saison, vue et taille. 2-4, rue de la Râpe. Tél. : 03 88 35 22 11.

L’Ami Schutz Situation privilégiée au cœur de la Petite France dans une grande maison, au cadre chaleureux. Banquettes confortables pour une bonne cuisine alsacienne traditionnelle. Aux beaux jours, entre deux bras de l’Ill, une des terrasses les plus romantiques qui soient, au bord de l’eau et délicieusement arborée. Ouv. tlj midi et soir jusqu’à 22 h 30. Menu Bierstub 34,65 €. 1, Ponts-Couverts. Tél. : 03 88 32 76 98.

Au Coin des Pucelles Bonne petite adresse pour déguster, sous le doux sourire de la patronne et dans un cadre boisé, une cuisine de winstub (bar à vin alsacien) franche et hyper-copieuse, où le cochon est à l’honneur. La « choucroute du coin » ne souffre aucun reproche, quant au jarret de porc, il est au top. Du mardi au samedi 18 h 30-1 h. Carte 25 €. 12, rue des Pucelles. Tél. : 03 88 35 35 14.

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A lire : Le Guide du Routard « Strasbourg 2010 ».

 

 


La rédaction du Routard

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