11.03.2010
SOIF DE POUVOIR
Une petite envie d’annexer le reste de l’Europe ? « Napoleon : Total War » (env. 40 € sur PC), jeu de stratégie qui propose de refaire les campagnes militaires du général, dont la bataille immortalisée par Abba. Historien et fan de la série chez Sega, Dimitri Casali* raconte pourquoi il apporte sa caution au jeu.
Napoléon était très envieux ?
Dimitri Casali : Il avait tellement confiance en lui qu’il n’était pas envieux de ses contemporains. Mais c’est le personnage le plus ambitieux de l’histoire de l’humanité. C’est d’ailleurs ce qui fascine aujourd’hui. Il est même plus populaire à l’étranger qu’en France, où il y a un malaise par rapport à lui. Les Anglo-Saxons le voient comme un self-made-man. Et en Europe de l’Est, c’est quand même amusant d’entendre les footballeurs polonais chanter à la gloire de Napoléon, dans leur hymne, La mazurka de Dabrowski.
Quelqu’un de très ambitieux, donc.
Oui, depuis sa petite enfance. Ce qui épate le monde entier, c’est l’ascension formidable d’un petit nobliau corse d’origine immigrée. A 10 ans et demi, il arrive en France et il ne parle pas un mot de la langue, mais et s’exprime en corse et en italien. On peut dire qu’il incarne aussi la diversité et le métissage français.
Mais c’est aussi un grand stratège…
Oui, Napoléon a connu plus de victoires que César, Alexandre et Hannibal réunis, dont il voulait égaler la gloire, voire la dépasser. A 27 ans, il comptait déjà douze victoires pour douze batailles. A 40 ans, il est maître de l’Europe. Mais cette soif de pouvoir démesurée et insatiable a tourné à la mégalomanie. Elle l’a amené à commettre des erreurs, comme la conquête de la Russie, un empire immense. D’ailleurs, une fois devant Moscou en flammes, il a eu cette phrase: « Et si on allait en Inde ? »
Que pensez-vous du jeu ?
C’est formidable, car il arrive à un moment où certaines grandes figures historiques sont écartés des programmes et que les jeunes Français sont fâchés avec l’histoire. Ce type de jeu peut les réconcilier avec cette discipline. Grâce au tableau blanc interactif, on peut même imaginer inclure ses cinématiques du jeu dans le cours.
Ce qui vous plaît le plus ?
Des petits paramètres, comme celui de « l’usure des armées » : quand l’armée entre dans le désert, des soldats désertent ou tombent malades. Ou le souci d’exactitude dans le jeu, comme le minutage de 55 secondes pour recharger le fusil dit « de 1777 » ou la portée de canon de 750 m pour l’artillerie Gribeauval.
Si Napoléon avait possédé ce jeu…
Il aurait été fou de ce jeu de stratégie. Déjà, c’était un adepte du jeu d’échecs.
* Auteur du Larousse de Napoléon
(éditions Larousse).
Recueilli par Joël Métreau
23:49 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : joel metreau, joel, metreau
Marée haute pour les grands pécheurs
Ils sont riches, beaux, connus et pourtant… Loin d’être sages comme les images soigneusement sculptées par leurs agents, les stars américaines sont souvent prises dans les filets de saint Thomas d’Aquin, le religieux qui théorisa les sept péchés capitaux au XIIIe siècle. Alors qui est le glouton du moment, la radine de service ou la langue de pute incorrigible ? Sept péchés, sept people…
Luxure : Tiger Woods
Les sportifs sont des coureurs et pas seulement les cyclistes. Après David Beckham et avant John Terry, c’est Tiger Woods qui a défrayé la chronique en avouant ses infidélités. Un grand déballage plus tard, pas moins de quatorze maîtresses sont sorties du chapeau. Lynché par les médias et lâché par sa femme, le golfeur tente à présent de reconquérir le cœur de sa dulcinée après avoir suivi une thérapie pour se désintoxiquer du sexe.

Colère : Naomi Campbell
La panthère des podiums a un caractère bien trempé. Preuve en est, le top a été désigné « star la plus colérique du Royaume-Uni » par un sondage. La réputation de Naomi Campbell n’est plus à faire. Après avoir martyrisé toutes ses assistantes, la beauté s’est illustrée la semaine dernière en frappant son chauffeur à New York. Si dans un premier temps l’employé a porté plainte contre sa patronne, il vient de se rétracter. Ca fouette le coup de pression…

Orgueil : Kanye West
Dans la série « C’est moi le meilleur ! », Kanye West rafle la mise haut la main. Si le rappeur a beau avoir tout pour être serein, il ne peut s’empêcher de se la raconter à longueur d’interviews. Mauvais perdant et vantard à souhait, l’artiste a été élu « Vilain de l’année » lors des NME Awards 2010, à la fin février dernier. Pas certain cette fois-ci que la fashion victim se répande trop sur cette nouvelle distinction, quoique.

Gourmandise : Kevin Federline
En voilà un qui n’a vraiment pas digéré sa rupture avec Britney Spears. Depuis leur séparation en 2007, le danseur a pris 25 kilos de gras. Son régime est aussi simple que déséquilibré : hamburgers et glace à gogo. Si le bad boy a beau crier sur tous les toits qu’il grossit car il est heureux, sa nouvelle petite amie semble moyennement convaincue. Pour sauver la mise, Kev s’est inscrit à Celebrity Fit Club, une TV réalité de coaching alimentaire.

Envie : Perez Hilton
Il a fait son buzz et son beurre en balançant sur les stars. Acteur raté, Mario Armando Lavandeira a réussi à conquérir la planète people en crachant dessus sur son blog. Envieux comme pas deux, Perez s’est déjà pris la tête avec Fergie, Colin Farrell ou encore Lily Allen. Mais depuis que le wanabe est devenu quelqu’un, sa plume s’est adoucie et son fiel transformé parfois en miel.

Avarice : Rihanna
Lorsqu’elle ne fait pas la tourner des échoppes de l’avenue Montaigne pour se faire habiller à l’œil, la chanteuse prend soin de son corps. Manque de bol pour ses coachs sportifs, Rihanna est un peu radine. Preuve en est, Cindy Percival, qui s’est occupé d’elle l’automne dernier, n’a toujours par perçu ses 20 000 € d’honoraires. Cette dernière ne s’est pas dégonflée et vient d’intenter une action en justice pour récupérer son dû.

Paresse : Katie Holmes
Révélée par son rôle dans la série à succès « Dawson », l’actrice a mis sa carrière entre parenthèses depuis qu’elle a cédé aux avances de Tom Cruise, son scientologue de mari. Mais depuis que la starlette est devenue maman de la petite Suri, elle glande sévère. Cloîtrée chez elle, l’américaine passe ses journées à pouponner et faire flamber la carte bancaire de son époux. Bref, pas un projet à l’horizon pour Katie Holmes qui aime visiblement se la couler douce.

Cédric Couvez
22:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cédric couvez, cedric, couvez
En corse, avec un doigt de nonchalance

Tel un index pointé vers le nord, le doigt du cap Corse vous montre la direction de la mer. Alors, pour des vacances cool, on vous propose de partir à la découverte de l’un des plus beaux morceaux de l’île de Beauté. Une chaîne de montagnes couvertes de maquis, une échine rocheuse de 40 km de long et large de 12 à 15 km. Les sommets culminent entre 1 000 et 1 324 m, puis les versants dévalent dans la grande bleue.
Criques chics
Mais pas d’affolement pour les paresseux qui préfèrent expérimenter les bienfaits de la sieste, la côte alterne des plages de galets (et de sable dans l’extrême pointe du cap) et des criques secrètes. De Bastia à Saint-Florent, une route en fait le tour ponctuée par une ribambelle de ports de poche, qu’on appelle ici les marines. Bâties les pieds dans l’eau, groupant quelques vieilles maisons aux murs de schiste, celles-ci sont un peu les annexes maritimes d’une kyrielle de villages cachés dans la montagne. Un monde riche en histoire, comme en témoigne le nombre
impressionnant d’églises abondamment décorées, de chapelles, de couvents, de tombeaux familiaux perdus dans la nature, de vestiges de moulins, et, enfin, ces 32 tours de guet dites « génoises ». Parmi nos préférées, Erbalunga avec ses quelques maisons blotties sur une petite avancée rocheuse couronnée par les vestiges d’une tour génoise.
Plus loin, Sisco dont le bourg San-Martino est à 9 km de la côte. Ne vous privez pas du détour car depuis la place de l’église, on a une superbe vue. Non loin, sur la route de Barrigioni, on peut admirer l’une des fameuses « maisons d’Américains », la villa Saint-Pierre. Une grande demeure à colonnades cachée derrière ses grilles et enfouie dans la verdure, construite par un Corse enrichi en Amérique. Un vrai petit château mêlant les styles toscan et latino-américain. Continuez ensuite jusqu’ à Macinaggio, l’un des ports de plaisance les plus courus du cap Corse.
Mais on vous a surtout entraîné là pour le sentier des douaniers qui suit le littoral jusqu’à Centuri. Bien balisé et accessible à tous, huit heures de marche de falaises en maquis en passant par les dunes, c’est bon pour la santé. Et pour vous récompenser, n’oubliez pas que le cap Corse, c’est aussi un pays de vignerons. Le vignoble produit des vins très divers, des blancs surtout, et également un muscat qui serait à l’origine d’un dicton toscan : « Un verre de vin corse et j’escalade le Stromboli ! ». Mais on ne vous en demande pas tant !
Hôtel Demeure Castel Brando
Un véritable hôtel de charme et de caractère, dans un authentique palazzu du XIXe siècle, entièrement restauré et décoré avec des meubles anciens dans un style latino-américain.
Piscine chauffée, avec jacuzzi et petit spa avec hammam. Chambres climatisées, avec douche ou bains (téléphone direct et TV satellite). Accueil excellent. Dans le village d’Erbalunga. Doubles 105-210 € selon saison et standing.
Tél. : 04 95 30 10 30.
Osteria A Stalla Sischese
Un établissement récent, aux chambres dotées de tout le confort moderne. Piscine agréable et ensemble au calme. Le resto (juste en face), est une des valeurs sûres du cap. Authentique cuisine corse avec tarte aux herbes, beignets de fromage ou raviolis, agneau ou cabri. Terrasse agréable.
A 300 m du littoral, à gauche au bord de la route qui monte à Sisco village.
Chambres 71-120 € selon saison. Possibilité de demi-pension.
Menus 16,50-30 €.
Tél. : 04 95 35 26 34.
Restaurant La Vela d’Oro
Tenu depuis plusieurs générations par la même famille, c’est un des piliers de la restauration du village. Ici, ce sont surtout les beaux poissons tout frais qui sont à l’honneur, préparés au four et servis avec le sourire dans une salle aux belles et anciennes cartes marines. A Centuri, dans une minuscule ruelle piétonne, parallèle à la route qui longe le port. Emprunter le passage qui s’ouvre au niveau de la petite place devant le
port. Ensuite, c’est fléché.
Tous les jours midi et soir, sauf mercredi en basse saison.
Menus 16 et 18 €.
Tél. : 04 95 35 42 46.
A lire : Le « guide du Routard » Corse 2010.
La Rédaction du Routard
20:37 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la rédaction du routard












