La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

18.03.2010

Hot Savoie : Chamonix ne laisse pas de glace

Si Chamonix évoque plus pour vous les gâteaux à l’orange que les pistes enneigées, cet itinéraire est fait pour vous. On ne vous demandera ici ni efforts, ni tenue de dragueur sur télésiège. Commencez par la visite du Musée alpin, installé dans l’ancien Chamonix Palace construit au début du siècle dernier. Pas d’écrans tactiles interactifs, pas de vitrine high-tech, mais de grandes salles un peu solennelles, avec de nombreuses gravures, objets, et souvenirs pour évoquer l’histoire du massif du Mont-Blanc.

1903-MAG-WEE-CHAMONIX.jpg

 

Marcher dans une grotte

Gageons que cela vous aura donné envie de sommets. On vous a trouvé une solution pas trop fatigante avec l’ascension de la mer de Glace, le plus grand glacier français, par le train à crémaillère du Montenvers. A deux pas de la gare d’arrivée, au 1er étage du Grand Hôtel du Montenvers (construit en 1880), un musée évoque le site, la construction du train, et ses visiteurs illustres : Goethe, Byron, Hugo... Juste après, d’anciennes écuries accueillent le musée de la Faune alpine, qui présente de nombreuses espèces d’animaux naturalisés, qu’on observe de part et d’autre de la passerelle.

Après cet intermède intello, on vogue vers la Mer de Glace en télécabine. Un paysage superbe, impressionnant, même si le glacier se rétracte et qu’il y a beaucoup de monde. Le spectacle le plus fascinant se situe de toute façon au cœur de la glace. Chaque année, une grotte est taillée dans le glacier,  un peu plus profondément que la précédente, et il faut désormais 400 marches après la descente du téléphérique pour y accéder. Juste assez éprouvant pour s’enfiler une bonne raclette sans trop de remords.


Bonnes adresses


Hôtel des Crêtes blanches Etablissement à l’architecture typique du début du XXe siècle avec jolie terrasse et véranda à l’ancienne dans la courette. Déco différente dans les chambres, qui ont toutes vue sur le Mont-Blanc.
Doubles 58-120 € selon confort et saison. Wi-fi. 16, impasse du Génépy.
Tél. : 04 50 53 05 62.

Le Bistrot des Sports Une adresse indissociable de l’histoire de Chamonix. Un bistrot à l’ancienne bien vivant, du p’tit noir le matin au comptoir en bois, en passant par les soirées-concerts. On y mange simple, mais bon. Wi-fi. Menus à 13,50 € (le midi en sem.), puis 18-22 €.
182, rue Joseph-Vallot.
Tél. : 04 50 53 00 46.

Pour boire un verre, on vous conseille la Microbrasserie de Chamonix, à deux pas de la gare, au 365, route du Bouchet. Déco de bric et de broc, ambiance débridée et bonne bière brassée sur place. Egalement en plein centre, une institution locale, façon pub, le Choucas (208, rue du Docteur-Paccard).


A lire Le Guide du Routard Alpes 2010.

 


La rédaction du Routard

« pour La bière chaude, à chacun sa recette »

Hervé Marziou, Biérologue du groupe Heineken, il a transformé nos chopes en pintes d’épices

1903-MAG-P17-cuisineFischer.JPGFélicitations ! Vous êtes le papa de la bière chaude, le carton de cet hiver. Comment s’est passée la naissance ?

En fait, je n’ai pas inventé la bière chaude. En Alsace, par exemple, on connaît les bières qu’on tempère. On disposait sur un poêle un plateau avec des verres d’eau, dans lesquels on réchauffait sa bière au bain-marie. On trouve aussi des instruments hermétiques qui contenaient de l’eau chaude et qu’on plongeait dans sa pinte.

C’est donc en Alsace que vous avez trouvé l’inspiration ?

Plutôt en Angleterre, où la tradition veut que les bières soient servies à température de cave, c’est-à-dire tiède. Là-bas, on boit en hiver une version chaude avec des épices. C’est un peu l’alternative au vin chaud que nous connaissons en France.

Ne me dites pas que vous avez volé la recette aux Anglais...

Non, car eux font bouillir la bière, ce qui l’altère. Nous, nous avons travaillé avec des barmen pour maintenir les propriétés de la boisson tout en la chauffant.

Quel est le secret ?

On fait d’abord un sirop de sucre, en faisant bouillir de l’eau, du sucre et toutes les épices de Noël. Puis on ajoute cette mixture à la bière, ce qui la réchauffe. Et ça change tout. C’est assez plaisant de se dire qu’on peut encore inventer des choses autour de la bière au XXIe siècle

On l’achète où, ce sirop ?

Nulle part. Chacun peut le faire, en glissant ses propres épices, des écorces d’orange, de la cannelle, pourquoi pas de l’anis vert… Comme pour le vin chaud, tout le monde a sa recette, qu’il trouve meilleure que celle des autres. Mon souhait, c’est que les barmen s’approprient la bière chaude et vendent la leur. Mais l’amateur peut également le faire très facilement depuis chez lui.

Et la bière, on la choisit de quel type ?

L’idéal, c’est l’ale anglaise [des bières de fermentation haute] et surtout toutes les ambrées. Pour les épices, vous pouvez choisir toutes celles qui servent aux pâtisseries de Noël.

Et pour la température ?

Je n’ai jamais sorti le thermomètre, mais promis, je le ferai ce soir. Le compromis parfait, c’est d’avoir une bière qui dégage de la fumée, pour créer son petit effet, et une boisson qui ne brûle pas pour que cela reste agréable. J’imagine que la température idéale doit se situer entre 35 et 40 °C.



Essence unique1903-MAG-P17-CUISINE-frelon.JPG

Pour récupérer dard dard

Non, ce n’est pas le tire-fesses qui faiblit, c’est bien vous qui prenez du poids. Et comme un jour il faudra que vous la posiez, votre combinaison cache bourrelets, autant chercher dès maintenant un moyen d’éliminer les raclettes de l’hiver.

L’essence de frelon ne vous promet pas une taille de guêpe, mais elle ambitionne de purifier votre corps. Vendue en canette ultra-design (2,50 € l’unité), cette boisson est enrichie en secret de frelon. Et c’est quoi, le secret du frelon ? Le même que celui du teufeur : les acides. Ceux de la bestiole sont aminés, et de nombreux chercheurs ont collaboré pour les recréer et en faire une mixture énergisante et détoxifiante. A la différence du « Taureau Rouge », qui se marie de préférence à la vodka et aux discussions brouillonnes sur la piste de danse, l’Essence de Frelon, elle, se consomme entre deux siestes. C’est sain, ça vient de l’essaim ! 



C’est pas du flan


On se lève tous pour voter


La France n’aura peut-être pas la crème des footeux, cet été au Mondial en Afrique du Sud. Mais elle aura de la crème dessert. Danette, partenaire de l’équipe de France de pousse-baballe, organise jusqu’au 30 avril un scrutin en ligne (www.danette.fr). Objectif : élire la saveur de LA Danette des Bleus. On élimine tout de suite le parfum de la défaite. Nous avons donc droit à une triangulaire : reste en lice le lait (notre préféré, si jamais ça intéresse quelqu’un), chocolat-menthe et chocolat-coco. Le goût vainqueur sera communiqué le 2 mai et aura droit de siéger dans les linéaires de supermarchés. Les crèmes perdantes seront, elles, fouettées en place publique. Avis aux Bleus.

 


Laurent Bainier

Sonate pour violon dite de "La chute du flocon sur couche de neige poudreuse"

1903-MAG-CUL-NEIGE.jpg

 

 

Les edelweiss fanent déjà, les pistes blanches se brunissent d’un marron terreux, les vacanciers laissent des emballages de barres énergétiques derrière eux. Les stations de ski ferment. A Annecy pourtant, un évènement culturel atypique vient de lancer sa nouvelle édition, Le Bruit de la Neige. « Ce nom résume notre philosophie, explique Philippe Blanchard, compositeur et directeur du festival. Le silence, ça n’existe pas. Il y a toujours quelque chose à écouter même quand on pense qu’il n’y a rien à écouter. » Le festival met en avant les créations de musique contemporaine dite concrète, c’est-à-dire créer avec des bruits de notre environnement. « On a un peu du mal à avoir du public, concède Philippe Blanchard. Pourtant quand on fait des ateliers pédagogiques, les gens apprécient l’expérience. On les invite à faire de la musique avec de la neige, de la glace frottée, pilée ou découpée. » Le grand Debussy lui-même n’a-t-il pas composé une pièce intitulée Des pas sur la neige ? « C’est différent, note Cyril Béros, directeur de l’action culturelle à l’Ircam (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique). L’enjeu pour Debussy n’est pas d’imiter la nature. » Petit rappel historique : « Il y a eu, dans la musique contemporaine, deux grandes écoles. L’une utilise des sons de l’environnement, c’est l’école concrète. Une autre use de la synthèse sonore, des sons créés ex nihilo. Aujourd’hui, ces deux écoles convergent. » Mmmh, rien ne vaut un exemple. « Une prise de son a été réalisée dans le silence d’un paysage enneigé. Ces sons de pas dans la neige, de craquements de la glace qui fond et plusieurs petits bruits infinitésimaux ont été mis dans un ordinateur. Un logiciel, développé par l’Ircam, propose alors une orchestration avec instruments traditionnels qui s’approche de ce son cible. » Malin, le logiciel ose les pratiques instrumentales incongrues, comme mettre du coton sur les cordes du violon. « Le logiciel invente des partitions qu’un compositeur n’aurait pas pu imaginer. », s’enthousiasme Cyril Béros. Philippe Blanchard cite Edgar Varèse en conclusion : « On est musicien quand on est capable d’entendre la nature qui nous entoure. Il faut écouter la neige tomber. »

 

 

Benjamin Chapon

 

La playlist enneigée

 

1. Fleet Foxes : White Winter Hymnal

2.Beach House : Norway

3. The Horrors : New Ice Age

4. Roots Manuva : Too Cold (demo version)

5. Para One : Ski Lesson Blues

6. Database : A french winter

7. Armand Van Halden : Ski Hard

8. 50 Cent : Ski Mask Way

9. John Frusciante : This Cold

10. Belle and Sebastian : The Fox in the snow


 

Boris Bastide

Les caméras assurent le show sur la snow

Entre 3 et 4,3 millions de spectateurs ont frissonné devant les JO de Vancouver chaque soir sur France 2 et France 3, entre le 12 et le 28 février. Une petite partie d’entre eux jouera les prolongations devant les Jeux paralympiques* et les dernières compétitions de sports d’hiver. Mais pour retenir le téléspectateur devant un écran floconneux, il faut offrir plus qu’une simple retransmission de descente alpine ou de sauts. Faire ressentir un déhanché dans un virage ou le crissement sur la neige. Quand les champions (bronzés ou pas) font du ski, les réalisateurs ont intérêt à s’échauffer.

Un matériel allumé jour et nuit pour éviter les chocs thermiques

« Le placement des caméras est primordial, assure Stéphane Bouclier, réalisateur régulier pour Eurosport. Il faut imaginer par où va passer le skieur, là où il est susceptible de se casser la gueule. Moi, je ne prends pas de risque. Je me fais conseiller par des entraîneurs, des directeurs de course… » Une quinzaine de caméras Betacam sont nécessaires pour jalonner les parcours des compétitions, l’équivalent logistique d’une bonne affiche de match de football de Ligue 1.

Les caméras aussi ont droit à un entraînement particulier : il s’agit souvent des mêmes que pour les reportages du JT. La différence  : les équipes les laissent allumées en continu, même de nuit, afin d’éviter les chocs thermiques.

Pour le show, il faut ensuite jouer d’astuces. «  Dans une pente, explique Christophe Dechalat, cadreur qui a couvert les championnats du monde de ski de Val-d’Isère en 2009 pour France Télé, nous penchons un peu plus la caméra pour accentuer la vitesse du skieur, la sensation de danger. » Placées aux spots stratégiques – bosse, virage serré… – les caméras Loupe et les nouvelles Super Loupe permettent de réaliser les fameux ralentis, avec de 75 à 500 images par seconde.

Seuls les caprices de la météo peuvent gâcher le spectacle. Les nuages et les flocons empêchant de bien distinguer le relief. Et là, rien à faire, selon Stéphane Bouclier. A part compter sur les ingénieurs vision du car régie pour accentuer un peu plus les contrastes. Flocons tombés, vue brouillée !

*Jeux paralympiques, tous les jours à 13 h sur France 4, 20 h 05 et 22 h 35 sur France 3. Lundi à 4 h 30, cérémonie de clôture sur France 3.



Images en stock

Que fait la télé quand la neige tombe trop dru ? « Nous stockons tous les jours des images pour faire face aux coups durs, explique Daniel Bilalian, patron des sports de France Télé. Il faut aussi faire un peu de teasing pour empêcher les spectateurs de zapper. »


Florence Le Méhauté

Toutes les notes

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu