19.03.2010
A Chamonix, les branchés font du ski
Au pied du Mont-Blanc, près de deux mille teufeurs enchaînent pistes noires et nuits blanches. Tout commence par la compétition interstation, le « Boss des bosses ». Au programme, des fous furieux venus des quatre coins du globe pour se cramer les genoux et se détruire le foie. Cette course est l’occasion de lancer sportivement le Blackweekend. Dès le début d’après midi, des hordes de Britanniques, d’Allemands et de Savoyards complètement bourrés dévalent les pentes à toute vitesse en se déguisant n’importe comment. On y voit des filles aux seins nus, des mecs qui skient dans un total look panda, des saltos arrière, des chutes spectaculaires, le tout rythmé au son d’un DJ anglais qui balance sa sauce techno minimale.
Bonne descente
La nuit tombée, c’est dans le centre-ville de Chamonix que ça s’agite. Et le teufeur de découvrir que les après-ski ne sont pas que des chaussures, pendant le Blackweekend, c’est surtout des apéros à rallonge où les litrons de bières coulent à flots, les enceintes crachent du son dehors et où l’on éponge le tout avec une grosse raclette. « Le Blackweekend est un festival très ouvert d’esprit. On y rencontre autant des ski bums, ces malades de la glisse qui parcourent la montagne en caravane à la recherche de la meilleure neige, des Suédoises en mal d’amour ou des clubbeurs parisiens venus se prendre un coup de soleil et se mettre une taule sur le dancefloor », ironise Bertrand Brême.
Car côté programmation musicale, le festival tape haut et fort : Pedro Winter, Naughty J, Addictive TV, Greg Boust, Peter Pan, Sasha Funke, Etienne Jaumet, Clara Moto, Mimi Xu ou encore Cécile Togni sont là pour farter les platines et activer les remontées mécaniques du pogo. Pour coller à la cible branchée présente pendant quatre jours, les marques n’hésitent pas non plus à sortir le carnet de chèques et offrir à leurs services : « Orangina Schweppes, Nissan Cube, Singha Beer, Absolut ou encore Feiyue sont des partenaires qui nous permettent de produire cette manifestation », assure l’organisateur.
Pas des vacances
Et les établissements locaux d’avoir eux aussi une sacrée banane: « C’est top pour nous, car ça crée un pic d’activité et rameute encore plus de monde. L’avantage de cette station, c’est que même hors des périodes de vacances scolaires, les choses bougent ! », lâche le serveur de la Cantina, le bar qui accueille la fête d’ouverture. « L’administration de la ville nous facilite aussi la tâche car elle s’est rendu compte que le Blackweekend est parfaitement cohérent avec son image. C’est un événement bon enfant. Preuve en est, la préfecture nous a accordé une dérogation pour fermer exceptionnellement à 4 h du matin quand il y a des soirées », conclut-il.
Mais comme dit si bien la campagne de prévention : « Boire ou conduire, il faut choisir ». « Il y a énormément de contrôles d’alcoolémie à la sortie des fêtes et ce n’est pas rare de faire l’after au poste », confie un habitué. « Et il n’y a pas à tortiller, c’est quand même moins cool qu’un bon jacuzzi en bonne compagnie dans le chalet... »
à Chamonix, Cédric Couvez
01:15 Lien permanent | Commentaires (66) | Envoyer cette note | Tags : cedric couvez, cedric, couvez
Offrez-vous une montagne d’accessoires
A Chamonix ou dans le Jura, le style « Jean-Claude Dusse » est dépassé. Tour d’horizon des must-have pour être looké sur piste et hors-piste.
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Terrex Pro - Pour éviter tout risque d’ophtalmie en s'exposant au soleil montagnard, Adidas a conçu en partenariat avec des alpinistes professionnels des lunettes qui protègent à 100 % des UV et adaptés aux sports extrêmes. Les verres sont incassables afin de prévenir toute déconvenue à 1 000 mètres d’altitude et les filtres protègent de l’humidité, du vent gelé ainsi que du brouillard. De quoi en prendre plein les mirettes.
249 €, www.adidas.com
Racer Epsilon - Ces gants sont dotés de la technologie Gore 2 en 1. Explications : chaque gant est compartimenté en deux « sous-gants » dans lesquels on peut glisser ses mimines. Donc, selon les conditions climatiques et le sport pratiqué, ils proposent soit d’isoler complètement les paluches soit de favoriser la dextérité en n’isolant que le dos de la main.
99 €, www.gore-tex.fr
Snow Pants - Pull-in donne depuis longtemps dans le boxer. A présent, ils se mettent aux skieurs, en leur proposant des dessous qui tiennent bien chaud et qui feront fureur dans les soirées déguisées.
49 €, www.pull-in.com
Moon Boot - C’était la honte dans les années 1990, aujourd’hui elles reviennt en force et détrônent les incontournables Ugg sur le bitume. Disponible dans toutes les couleurs, en vernis, à pois, à pompons et on en passe, elle a même inspiré les grandes maisons de couture comme Dior ou Emilio Pucci.
Environ 80 €, www.moonboot.it.
Navis - Les snowboards et autres patinettes ont failli ringardiser les skis. Heureusement, Black Crows est là. Accessoires de branchés exigeants, les Navis 186 de Black Crows conviennent à tous les types de ski. Classe et performant... Ski dit mieux ?
589 € www.blackcrows-skis.com.
Hermine Prunier


Mon dada? Les doudounes
Mais qu’est-ce qu’on voit comme doudounes, doudou, dis donc... Puisque la tendance 2010 est à la tenue d’Inuit, autant choisir l’inouï. De la très sportive à la version haute couture pour basses températures, on ne trouve pas que la Moncler, le hit de l’année, au rayon Bibendum. Avec sa Okemo à 160 €, O’Neill joue le bicolore élégant. Ambiance vert de vin chaud et marron au feu de bois.
La marque branchée Parajumpers adopte elle le look Kenny de Southpark avec sa Gobi à 573 € (en vente en magasin spécialisé). Les Italiens sont allés puiser l’inspiration là où d’autres vont chercher du pétrole, à Anchorage, en adaptant aux rigueurs de la jungle urbaine les tenues des secouristes d’Alaska.
Si vous préférez le dancefloor au hors-piste, vous pouvez flâner du côté de Pyrenex. Alexis Mabille, le couturier d’Impasse 13, leur a concocté vingt doudounes d’exception. Notre préférée, la Bad Jacket Gold est à 900 €. Un joli matelassé de billets...
Hermine Prunier et Laurent Bainier
00:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : hermine prunier












