Avertir le modérateur

25/03/2010

"Sur le tournage, j'en ai chié ma race"

Découvert sur petit écran grâce à MTV, révélé sur le grand par Cyprien, Mouloud Achour, le chroniqueur du « Grand journal » a délaissé l’an dernier le plateau de Canal+ pour rejoindre celui du Choc des titans, une superproduction américaine autour du mythe de Persée. Récit d’une aventure aussi onirique qu’éprouvante...

2603-MAG-UNE-PXX.jpg

Mouloud, comment t’es-tu retrouver à tourner pendant trois mois dans un blockbuster ?

J’ai rencontré Louis Leterrier, le réalisateur français du film, dans une soirée à New York. Il m’avait vu dans des rôles de figuration avec Kourtrajmé. Il m’a proposé une scène lorsqu’il tournait le deuxième épisode de Hulk. Manque de bol, je m’étais endormi au moment de tourner. Lorsqu’il était en train de préparer le remake du Choc des titans, Louis m’a proposé des essais par téléphone et webcam. J’ai bondi sur l’opportunité car c’était un film culte de mon enfance avec Star Wars et Les Goonies. Dix jours plus tard, il m’a envoyé un texto et m’a confirmé que la Warner était partante.

La préparation au tournage a-t-elle été difficile ?


C’est un film avec beaucoup d’action, il fallait donc être au top de sa condition physique pour pouvoir le faire. Comme j’avais un gros surpoids, les assurances ont exigé du studio qu’il me fasse subir des tests physiques. C’est passé de justesse... et je me suis mis à l’entraînement à Londres avec l’aide d’un coach sportif. J’ai perdu 20 kilos en un mois et demi.

Finalement, alors que beaucoup s’y perdent, pour toi Hollywood, ça a été comme une rehab...

Exactement ! Moi qui n’avais jamais fait de sport de ma vie, je me suis retrouvé a adorer ça. J’ai également suivi un régime alimentaire très strict qui m’a permis de tenir le choc lors du tournage.

Et cet entraînement a-t-il porté ses fruits ?


Carrément, mais j’en ai quand même chié ma race sur le tournage. Au mois de mai, je me suis retrouvé à faire des cascades à 4 000 m d’altitude à Ténérife. C’était très dur, je n’arrivais quasiment pas à respirer. Le mois d’après, on est parti au pays de Galles, là c’était une autre histoire. Il n’arrêtait pas de pleuvoir et faisait super froid. La fin du tournage s’est déroulée à Londres, dans les studios mythiques de Pinewood, où se tournent les James Bond. A la fin, j’avais encore perdu 20 kilos de plus.

Lors des cascades, tu n’as jamais flippé ?

Si, une fois. Ils m’ont attaché un harnais au niveau des parties intimes. J’ai cru que je n’allais plus jamais pouvoir avoir d’enfants...

Tu étais le débutant de la bande, comment l’équipe t’a-t-elle accueilli ?

Hyper bien, c’était un rêve de gosse pour tout le monde de tourner ce remake. Il régnait vraiment une ambiance bon enfant.

Pour la promo du film, tu as reçu des consignes ?


Non ! Sérieusement, on me laisse surper libre de dire ce que je veux. Je n’ai pas la pression.

Et la suite de ta carrière, tu l’envisages à Hollywood ?

Si des trucs tombent par la suite, c’est cool. Et j’adorerais tourner une suite au Choc des titans. Sinon, je pense avoir plus à apporter au « Grand journal » qu’à Hollywood.

 

 

 

Recueilli par Cédric Couvez

Premiers pas pour ne pas tomber à côté

 

A seulement 1 h 22 en Thalys de Paris, Bruxelles est un mix parfait entre tradition et modernité. La capitale belge offre le parfait compromis entre balades à la cool et noubas endiablées. Petit tour d’horizon des incontournables de la ville...

2603-MAG-WEE-MANNEKENPIS.jpg Le Pentagone


Non, non et non, le Pentagone n’est pas que le bâtiment qui abrite le quartier général du Département de la défense des Etats-Unis. A Bruxelles, c’est le centre historique où trône la fameuse Grand-Place. Décrite comme « la plus belle place du monde » par Victor Hugo, l’édifice gothique tardif accueille des hordes de Japonais mitraillant les façades de l’hôtel de ville. Parmi les attractions du quartier, le fameux Manneken-Pis. Du haut de ses 55 cm, ce petit bonhomme de bronze à la vessie débordante datant du XVIIe siècle symbolise l’irrevérence belge. Et cette fontaine de devenir la carte postale la plus vendue du pays.

La commune d’Ixelles

Flagey est le quartier branché de la ville. Situé à une demi-heure de marche du centre, cette place bordant un lac paisible est l’épicentre des bobos qui viennent prendre l’apéro ou cuver le « lendemain de la veille », c’est-à-dire le dimanche après une soirée bien arrosée.

Côté bar, zappez le Belga, grosse machine commerciale et préférez le Bar du Marché, à quelques encablures. L’ambiance conviviale est propice aux rencontres improbables et la terrasse bien plus intimiste. Et pour plâtrer les litrons de bière, rien ne vaut la friterie du coin qui accumule souvent près d’un quart d’heure de file d’attente.

La nuit tombée


« Bruxelles, c’est un petit Berlin » vous assureront tous les jeunes clubbers de la ville. Bercée à la minimale, le circuit nocturne est principalement trusté par trois établissements. Le Fuse est la boîte techno référence de la ville. Les plus grands DJ internationaux y jouent tous les week-ends et les puristes ne manquent pas une soirée. Un poil plus soft, le Mirano est l’alternative glamour au Fuse. L’électro y est plus douce et l’ambiance plus sage. Reste à explorer les entrailles du Café Bota qui se transforme au soleil couchant en salle de spectacle hallucinogène.

 

 

 

Hôtel Monty Derrière une façade grise à bow-window, un concept innovant en Belgique : celui de l’hôtel design à taille humaine et à la décoration épurée composée de meubles et d’objets étonnants. La séduction s’opère dès la reception, au milieu des trois pièces en enfilade modernisées par un joli contraste de couleurs corail-gris perle et rouge qu’on retrouve à tous les étages. Excellente literie. Certains objets ont été dessinées par Philippe Stark et d’autres participent d’un humour que complète avec bonheur un réel sens de l’accueil. La vaste table centrale permet de prendre en commun un petit déjeuner à la belge. Croissants, confitures, fromages, sirop de Liège, charcuteries, jus d’orange, fruits et pot de café fumant illustrent idéalement la convivialité à la bruxelloise. Doubles 99-149 €. Wi-fi. 101, boulevard Brand-Whitlock.
Info : monty-hotel.be

La Grande Porte Plutôt un restaurant de fin de semaine. Estaminet, « resto rétro » comme indiqué sur leur carte de visite, chaleureux et accueillant. En bordure des Marolles, un grand classique bruxellois. Murs de photos, d’affiches et de gravures, chapelet de lampions et piano mécanique au fond donnent le ton de cet établissement à l’image de sa cuisine, simple et copieuse. Trio vedette de la carte : les ballekes à la marollienne, les chicons au gratin et le stoemp du jour. Bonne ambiance, surtout le soir. Rue Notre-Seigneur 9, 1 000. Carte 32 €.
Tél. : 02-512-89-98.

Delirium Café Pas loin de la Grand-Place, un bar qui devrait entrer dans le Livre Guiness des Records pour le nombre de bières qu’il propos : au moins 2 004 mais souvent 2 500 ! C’est bien simple, ils ont presque toutes les bières belges et des bières de 80 autres pays. Toujours beaucoup de monde évidemment et en particulier le week-end. Tous les jours de 10 h à 4 h. Impasse de la Fidélité, 4, 1 000.
Tél. : 02-514-44-34

2603-MAg-WEE-BRUXELLES.jpg


A lire : Le Guide du Routard « Bruxelles 2010 ».

 

Cédric Couvez

Primeurs : Carla Ferrari, jeune toque en ligne de mire

Elle a tout d’une grande. Face à la caméra. Et derrière les fourneaux. Carla Ferrari, 13 ans, étincelle d’aisance et de simplicité à l’écran pour expliquer aux enfants comment faire leurs premières armes en cuisine. Depuis le 10 mars, ce sont ses premiers pas télévisuels qu’on suit dans «  Tfou de cuisine  », la nouvelle émission jeunesse de TF1.
Carla se souvient être «  tombée toute petite  » dans la marmite des bons petits plats. Avec l’école puis chez elle, où elle est d’abord devenue experte «  en biscuits secs, cookies et autres gâteaux au yaourt  ». «  À la maison, personne n’aimait trop cuisiner. Du coup, je m’y suis collé.  » Et elle y a pris goût.

2603-MAG-CUI-TFOU DE CUISINE.jpg

 

Repérée sur internet
L’an dernier, elle a participé à la Cuisine Cup, un concours amateur, réservé aux adultes, après s’être inscrite en cachette de ses parents. Elle n’a été battue qu’en demi-finale. C’est un sujet vidéo diffusé sur Internet qui a mis la production de l’émission sur sa piste. «  Trop souvent, les enfants servent de faire valoir aux adultes dans les émissions de cuisine pour la jeunesse, raconte Jean de Vivie, de la société Image In, son producteur. Là, on tenait la perle rare  ». Une ado «  avec la tête bien accrochée sur les épaules  » et qui s’est révélée «  aussi douée que bien des chefs adultes lors des essais face à la caméra  ». Idéal pour s’adresser directement aux enfants.
«  C’était quand même intimidant au début  », reconnaît l’adolescente qui avait bien fait «  un peu de théâtre, mais rien de concret  » jusqu’alors. En même temps, les dialogues n’étaient pas écrits à l’avance et elle pouvait improviser sur des recettes «  qu’elle maîtrise parfaitement. Son niveau est bien au dessus », confirme Jean de Vivie. Mais si Carla est «  très douée en cuisine, ses rêves professionnels sont ailleurs. Celle que ses amies considèrent comme «  élégante et branchée  » se verrait plutôt «  journaliste de mode  ». Ou, parce qu’elle ne manque aucune course, «  travailler au management d’une écurie de Formule 1  ». Carla Ferrari à la tête de la Scuderia ? Après tout pourquoi pas ?


Folle de cuisine

«  fou de cuisine  » propose aux enfants des recettes toutes simples aux noms accrocheurs  : «  hérissons d’artichauts qui piquent  », «  velouté de sorcière  », «  milk-shake des Martiens  », etc.
«  Ce n’est pas ce que je fais d’habitude  », prévient celle qui aime «  inventer en cuisine  ». Comme ces saints Jacques en coque de macaron, sauce au pesto rouge et risotto aux amandes croquantes qui l’ont révélée lors du concours. En vraie pro, Carla «  teste toujours ses plats avant de les faire goûter à d’autres  ».

 


Stéphane Leblanc

Play School, voici venu le temps de la récréation

Allez ! On révise ses classiques. Le mouton fait… bêêê !!!! Le chat fait… miaou !!!! Grâce à «  Mon premier jeu  », une nouvelle application disponible parmi la quarantaine du rayon «  enfants  » de l’App Store, les gamins de 3 à 6 ans peuvent jouer à une douzaine d’activités  : reconstituer des puzzles, rechercher des paires… Il faut juste que papa ou maman accepte de courir le risque de voir barbouiller de confiture ou de Nutella (au choix) l’écran de leur iPhone.

2603-MAG-JEU-AVATAR 1.jpg2603-MAG-JEU-AVATAR 2.jpg2603-MAG-JEU-AVATAR 3.jpg
2603-MAG-JEU-MON PREMIER.jpg



Lire, écrire, compter…

Mais 3,99 €, ça fait cher pour une application, non ? Vincent Dondaine, l’éditeur de Bulkypix, s’en explique : «  Le jeu possède la même profondeur qu’un titre sur DS [qui coûte de 30 à 40 €]. Les enfants vont apprendre à lire, écrire, compter. Par ailleurs, dans les jeux pour enfants, les textes sont souvent juste écrits. Du coup, ceux qui ne savent pas lire ne peuvent pas y jouer tout seul. Les développeurs d’Otaboo ont fait le choix d’avoir à la fois de l’écrit et de l’oral. » Evidemment, pas de «  GAME OVER  », ni de «  VOUS ETES MORT !  », mais ce système old school pour gagner des images en guise de récompense. Faire apprendre tout en ne donnant pas l’impression d’être encore à l’école, c’est donc là l’astuce.

Cécile Dard, responsable éditoriale du site Numerikids.com, consacré aux loisirs numériques, ajoute : «  Un bon jeu permet à l’enfant de s’amuser, surtout pas de s’énerver. Il doit apporter du vocabulaire, développer la concentration et la capacité à percevoir plusieurs choses en même temps, donc à synthétiser les informations.  » Pour les plus jeunes, elle recommande ainsi les produits de chez Vtech ou Leapfrog, comme la console Leapster, avec écran tactile et stylo, destinée aux 4-8 ans. Et sur Internet, le site gratuit jedessine.com, avec notamment la possibilité d’imprimer des coloriages. Il faudra toutefois accepter un peu de publicité.



Multijoueur et en ligne

Chez Nooja.com, c’est zéro pub, pour «  éviter d’attirer l’enfant ailleurs sur le Web et préserver la poésie du jeu  », explique Olivier Pinard, de Kazago, éditeur de ce nouveau jeu multijoueurs en ligne qui s’adresse aux 7-14 ans. Aux antipodes du fracas de l’heroic fantasy, Nooja.com se veut un univers virtuel «  pop et solaire  », avec mini-jeux, quêtes courtes, territoires à explorer et avatars qui se regroupent en tribus musicales. Et pas de «  course à la puissance  » pour éviter de faire des gamins des no-life précoces. Question sécurité, le monde est sécurisé par l’usage de filtres et la présence de modérateurs. Néanmoins, Cécile Dard rappelle ces règles d’or  : «  La pratique des jeux vidéo chez les enfants doit être utilisée avec intelligence. Et les parents doivent toujours s’impliquer dans les jeux, les essayer au moins une dizaine de minutes.  »


2603-MAG-RED STEEL 2.jpg


Le premier Cow-Boy Ninja

« Red steel 2  », mariage du gun et du katana


R.I.P. Les personnages du premier opus n’ont pas survécu à l’accueil mou de «  Red Steel  ». « Red Steel 2  » (sur Wii) les enterre donc profondément en sortant de son chapeau un héros mi-ninja, mi-cow-boy. On y incarne un membre du clan Kusagari, qui retourne dans Caldera, une ville du Nevada dont il a été banni. Mais ses proches ont disparu et le comité d’accueil a les traits d’un gang de criminels, appelé les Chacaux, pardon les Chacals. A partir de ce pitch entre série Z et western spaghetti, en avant pour la baston.


La technique de l’ours ou de l’aigle

Le principe du gameplay  : on se sert de la Wiimote, comme d’une épée, pour donner différents coups  : attaques horizontales et verticales, coup d’estoc, plus ou moins puissantes en fonction de l’ampleur du geste qu’effectue le joueur. Et comme notre héros est ambidextre, – il tient un flingue dans l’autre main –, pointer la télécommande vers l’écran fait apparaître une cible.

Le nunchunk, lui, sert à se déplacer. Pratique pour prendre un adversaire de revers ou se dégager de la meure. Pour ajouter au fun, le ninja au possède aussi des techniques spéciales  : «  l’aigle  » pour lancer son ennemi dans les airs, «  l’ours  » pour créer un séisme… Au final, sans être une tuerie, «  Red Steel 2  » s’avère agréable à parcourir et tient graphiquement la route. Proposant juste un mode solo, il est parfois imprécis dans le rendu des gestes. Mais ces défauts sont compensés par son parti-pris d’action décomplexée.

Wii motion plus

Pour jouer à « Red Steel 2 », il faut posséder la Wii Motion Plus, qui améliore la précision de mouvement. Le capteur est vendu seul (environ 20 €) ou sinon avec le jeu, dans un pack, pour un prix d’environ 50 €.

Console

La prochaine DS de Nintendo va accueillir la 3D. La DS de Nintendo n’en finit plus d’évoluer. Nintendo a annoncé cette semaine nouvelle version de sa console, appelée «  3DS  ». Comme son nom de code l’indique, la machine devrait inclure des jeux en relief, sans qu’on ait besoin de porter des lunettes. De plus, elle sera rétrocompatible avec les titres actuels. Le fabricant japonais en révélera davantage le 15  juin au salon de l’E3, à Los Angeles.


E-Sport

Pour la Coupe de France, un podium à 14 400 €.
14 400 €, c’est la somme que se partageront les vainqueurs de la finale de l’ESWC France, la Coupe de France des jeux vidéo, qui aura lieu les 22 et 23  mai au Saturn de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Les adversaires s’affronteront sur «  Fifa 2010  », «  Street Fighter 4  » et " Guitar Hero V ».

 

 

Joël Métreau

Starclash : Tahar Rahim Vs. Mélanie Thierry

starclash.jpg

 

Césarisés en qualité de meilleur espoir du cinéma français lors de la dernière cérémonie, Tahar Rahim et Mélanie Thierry s’affrontent dans un Starclash qui fleure bon le warm-up cannois…


Tahar Rahim

Premiers pas vers les toiles
en 1981 à Belfort dans une famille modeste, Tahar Rahim passe sa jeunesse dans les salles obscures. Après avoir décroché son bac et passé quelques années à la fac, il s’inscrit en en cinéma à l’université de Montpellier. Bien décidé à devenir comédien, il poursuit sa formation au Laboratoire de l’acteur, une école dirigée par Hélène Zidi-Chéruy, la fille de Claude Zidi.

Premiers pas vers les étoiles
Repéré dans « La Commune », la série événement de Canal+, Tahar Rahim explose à l’écran grâce à Jacques Audiard, qui lui confie le premier rôle de son Un prophète. Le film cartonne lors du dernier festival de Cannes et l’acteur devient une star montante du septième art. Le 27 février dernier, le comédien réalise un coup double en grattant le César du meilleur acteur et du meilleur espoir masculin.


Mélanie Thierry

Premiers pas vers les toiles
La jolie Mélanie a vu le jour en 1981 à Saint Germain en Laye. Dès l’âge de 13 ans, la petite blondinette aux yeux azur enchaîne les apparitions dans des publicités et des téléfilms. Après une brève carrière dans le mannequinat où elle pose pour Vogue Italie, Elle U.S.A ou encore The Face, elle suit des cours de théâtre et impose sa bouille d’ange sur grand écran dans Quasimodo del Paris de Patrick Timsit en 1999.

Premiers pas vers les étoiles

En 2006, la belle passe une deuxième vitesse en se révélant sur les planches dans « Le Vieux juif blonde » d’Amanda Sthers. Deux ans plus tard, elle se frotte aux blockbusters un peu foireux dans Babylon A.D et Largo Winch. C’est son rôle dans « Le dernier pour la route » de Godeau qui lui vaudra finalement le César du meilleur espoir féminin cette année.

 

 

 

Cédric Couvez

 

A vous de dire dans les commentaires lequel des deux sera bankable en premier.

19/03/2010

A Chamonix, les branchés font du ski

1903-MAG-P13-une-ski.JPG


Depuis mercredi et jusqu’à dimanche, à Chamonix, l’ambiance est aussi chaude sur les pistes enneigées que sur les pistes de danse. La faute à Bertrand Brême, Camille Jaccoux et Edouard Rostand qui pour la troisième année consécutive organisent le Blackweekend, un festival électro enrichi en tartiflette, dans la mythique station de haute montagne qui compte le plus grand domaine skiable hors-piste de l’Hexagone.

Au pied du Mont-Blanc, près de deux mille teufeurs enchaînent pistes noires et nuits blanches. Tout commence par la compétition interstation, le « Boss des bosses ». Au programme, des fous furieux venus des quatre coins du globe pour se cramer les genoux et se détruire le foie. Cette course est l’occasion de lancer sportivement le Blackweekend. Dès le début d’après midi, des hordes de Britanniques, d’Allemands et de Savoyards complètement bourrés dévalent les pentes à toute vitesse en se déguisant n’importe comment. On y voit des filles aux seins nus, des mecs qui skient dans un total look panda, des saltos arrière, des chutes spectaculaires, le tout rythmé au son d’un DJ anglais qui balance sa sauce techno minimale.

Bonne descente

La nuit tombée, c’est dans le centre-ville de Chamonix que ça s’agite. Et le teufeur de découvrir que les après-ski ne sont pas que des chaussures, pendant le Blackweekend, c’est surtout des apéros à rallonge où les litrons de bières coulent à flots, les enceintes crachent du son dehors et où l’on éponge le tout avec une grosse raclette. « Le Blackweekend est un festival très ouvert d’esprit. On y rencontre autant des ski bums, ces malades de la glisse qui parcourent la montagne en caravane à la recherche de la meilleure neige, des Suédoises en mal d’amour ou des clubbeurs parisiens venus se prendre un coup de soleil et se mettre une taule sur le dancefloor », ironise Bertrand Brême.

Car côté programmation musicale, le festival tape haut et fort : Pedro Winter, Naughty J, Addictive TV, Greg Boust, Peter Pan, Sasha Funke, Etienne Jaumet, Clara Moto, Mimi Xu ou encore Cécile Togni sont là pour farter les platines et activer les remontées mécaniques du pogo. Pour coller à la cible branchée présente pendant quatre jours, les marques n’hésitent pas non plus à sortir le carnet de chèques et offrir à leurs services : « Orangina Schweppes, Nissan Cube, Singha Beer, Absolut ou encore Feiyue sont des partenaires qui nous permettent de produire cette manifestation », assure l’organisateur.

Pas des vacances

Et les établissements locaux d’avoir eux aussi une sacrée banane: « C’est top pour nous, car ça crée un pic d’activité et rameute encore plus de monde. L’avantage de cette station, c’est que même hors des périodes de vacances scolaires, les choses bougent ! », lâche le serveur de la Cantina, le bar qui accueille la fête d’ouverture. « L’administration de la ville nous facilite aussi la tâche car elle s’est rendu compte que le Blackweekend est parfaitement cohérent avec son image. C’est un événement bon enfant. Preuve en est, la préfecture nous a accordé une dérogation pour fermer exceptionnellement à 4 h du matin quand il y a des soirées », conclut-il.

Mais comme dit si bien la campagne de prévention : « Boire ou conduire, il faut choisir ». « Il y a énormément de contrôles d’alcoolémie à la sortie des fêtes et ce n’est pas rare de faire l’after au poste », confie un habitué. « Et il n’y a pas à tortiller, c’est quand même moins cool qu’un bon jacuzzi en bonne compagnie dans le chalet... »

 

à Chamonix, Cédric Couvez

Offrez-vous une montagne d’accessoires

A Chamonix ou dans le Jura, le style « Jean-Claude Dusse » est dépassé. Tour d’horizon des must-have pour être looké sur piste et hors-piste.

1903-MAG-P16-shopping-boot.JPG1903-MAG-P16-shopping-pants.JPG1903-MAG-P16-shopping-ski.JPG

Dojo - Issu d’un partenariat entre Skullcandy, marque suédoise de casques audio et Von Zipper spécialiste de masques pour les pistes enneigées, Dojo est un masque de ski sur lequel peuvent s’accrocher des écouteurs pour glisser en musique. L’inconvénient c’est qu’il est impossible d’entendre le skieur débutant hurler « je ne sais pas freiner ».
132€, www.avenuedelaglisse.com.

Terrex Pro - Pour éviter tout risque d’ophtalmie en s'exposant au soleil montagnard, Adidas a conçu en partenariat avec des alpinistes professionnels des lunettes qui protègent à 100 % des UV et adaptés aux sports extrêmes. Les verres sont incassables afin de prévenir toute déconvenue à 1 000 mètres d’altitude et les filtres protègent de l’humidité, du vent gelé ainsi que du brouillard. De quoi en prendre plein les mirettes.
249 €, www.adidas.com

Racer Epsilon - Ces gants sont dotés de la technologie Gore 2 en 1. Explications : chaque gant est compartimenté en deux « sous-gants » dans lesquels on peut glisser ses mimines. Donc, selon les conditions climatiques et le sport pratiqué, ils proposent soit d’isoler complètement les paluches soit de favoriser la dextérité en n’isolant que le dos de la main.
99 €, www.gore-tex.fr

Snow Pants - Pull-in donne depuis longtemps dans le boxer. A présent, ils se mettent aux skieurs, en leur proposant des dessous qui tiennent bien chaud et qui feront fureur dans les soirées déguisées.
49 €, www.pull-in.com

Moon Boot - C’était la honte dans les années 1990, aujourd’hui elles reviennt en force et détrônent les incontournables Ugg sur le bitume. Disponible dans toutes les couleurs, en vernis, à pois, à pompons et on en passe, elle a même inspiré les grandes maisons de couture comme Dior ou Emilio Pucci.
Environ 80 €, www.moonboot.it.

Navis - Les snowboards et autres patinettes ont failli ringardiser les skis. Heureusement, Black Crows est là. Accessoires de branchés exigeants, les Navis 186 de Black Crows conviennent à tous les types de ski. Classe et performant... Ski dit mieux ?
589 € www.blackcrows-skis.com.

 

Hermine Prunier

 

1903-MAG-P16-SHOP-Oneill.jpg1903-MAG-P16-SHOP-parajumpers.jpg
1903-MAG-P16-SHOP-pyrenex.jpg

Mon dada? Les doudounes

Mais qu’est-ce qu’on voit comme doudounes, doudou, dis donc... Puisque la tendance 2010 est à la tenue d’Inuit, autant choisir l’inouï. De la très sportive à la version haute couture pour basses températures, on ne trouve pas que la Moncler, le hit de l’année, au rayon Bibendum. Avec sa Okemo à 160 €, O’Neill joue le bicolore élégant. Ambiance vert de vin chaud et marron au feu de bois.

La marque branchée Parajumpers adopte elle le look Kenny de Southpark avec sa Gobi à 573 € (en vente en magasin spécialisé). Les Italiens sont allés puiser l’inspiration là où d’autres vont chercher du pétrole, à Anchorage, en adaptant aux rigueurs de la jungle urbaine les tenues des secouristes d’Alaska.

Si vous préférez le dancefloor au hors-piste, vous pouvez flâner du côté de Pyrenex. Alexis Mabille, le couturier d’Impasse 13, leur a concocté vingt doudounes d’exception. Notre préférée, la Bad Jacket Gold est à 900 €. Un joli matelassé de billets...

 


Hermine Prunier et Laurent Bainier

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu