La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

16.04.2010

Rencontre avec Mademoiselle Soleil

 

1604-MAG-UNE-MELANIE.jpg

Le 21 avril, nous entrerons dans l'ère des Taureaux. Une fois n'est pas coutume, le cahier 2.0 se lance dans l'astrologie et dissèque ce signe en compagnie de Mélanie Dagréo, présentatrice du «Journal du hard» de Canal+ et auteur de L'Horoscope des amoureuses, son premier ouvrage chez First Editions.

 

Comment est née l'idée de ce livre?

J'ai toujours voulu travailler avec mon père, Didier Colin, qui est une référence depuis plus de trente ans dans le milieu de l'astrologie. Il a déjà édité 45 livres et nous avons souhaité faire un bouquin plus jeune et plus girly, d'où le titre.

Quelles sont vos prédictions pour les filles Taureau cet été?

Elles sont généralement gourmandes et amoureuses. Les beaux jours arrivant, elles vont tout faire pour s'évader de leur quotidien. Je vois pour elles de grands voyages, en solo ou avec leur chéri. Une chose est certaine, elles ne rentreront pas seules de leurs périples.

Et pour les garçons, quels sont les bons tuyaux pour séduire une femme Taureau?

La femme Taureau est fonceuse et sait ce qu'elle veut. Les garçons doivent donc déployer des stratagèmes malins pour la conquérir. Mes trois conseils sont : être subtil, patient et déterminé.

Vous êtes un peu la nouvelle Elisabeth Teissier?

Ah, ça non ! Moi je suis jeune... Et elle massacre l'astrologie depuis trop longtemps. De mon côté, je ne veux annoncer aux lecteurs de mon livre uniquement du positif.

 1604-MAG-HOROSCOPE AMOUR.jpg

 

ITINERAIRE D'UNE ENFANT DE LA TELE ELEVEE SANS

   A force d'analyser les étoiles, Mélanie Dagréo a trouvé la sienne, de bonne étoile. Née il y a vingt-trois ans en région parisienne, la blondinette use ses fonds de culotte dans l'Eure. Vilain petit canard d'une famille de quatre filles, élevées sans la télé, Mélanie claque la porte du collège en 3e et part à la conquête de la capitale pour être chanteuse.
« Mes parents m'ont laissée partir tout en précisant qu'ils ne m'aideraient pas financièrement. Résultat des courses, je passais mon temps à essayer de survivre grâce à des petits boulots et je n'avais pas d'argent pour mes payer des cours de chant. » Timide et solitaire, Mélanie prend son courage à deux mains et part à la chasse au casting. Entre photographes vicelards et propositions indécentes, la wannabe starlette essuie les plâtres avant d'être élue dauphine de Miss FHM 2006.

 «Défoncez-moi le standard ce soir»

    Une exposition sexy qui alerte les producteurs d'AB Productions à la recherche de nymphettes pour leurs émissions de call TV. Jugée «trop petite fille» dans un premier temps, Mélanie décroche sa chance sur les antennes de NT1 et RTL9 et fait péter l'Audimat chaque soir grâce à sa phrase culte : «Défoncez-moi le standard ce soir !», jeu de jambes à la Sharon Stone dans Basic Instinct en sus. Après 150 heures de direct en seulement deux mois, douche froide pour la belle. Mélanie refuse de se dévêtir face caméra et retourne à ses activités de vendeuse jusqu'à ce que Canal+ la contacte pour prendre la relève de Clara Morgane au «Journal du hard». Deux jours avant la conférence de presse de la chaîne cryptée en septembre 2008, Mélanie est officielement engagée. «J'ai eu du mal au début, j'étais mauvaise et je rougissais. Maintenant, tout va bien. Peut-être parce que je n'ai aucun jugement moral vis-à- vis du milieu du porno.»

Mélanie Dagréo

 

Cédric Couvez

C'est vous le boucher et ça va barder sec !

Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un bon boucher de quartier. Pas de panique, nous sommes allés demander à Claude Anthierens, meilleur ouvrier de France, quelques conseils pour préparer soi-même une côte de bœuf. L'opération commence avec l'éplucheur dont la lame est longue et souple. Il faut retirer tout le gras qui entoure la côte puis, à l'aide du couteau à désosser, court et rigide, dénerver la viande. «L'astuce pour pas se couper un pouce, c'est de tenir la viande au-dessus de la zone travaillée et donner les coups de couteau vers l'extérieur», explique Claude Anthierens.

Evitez les oreilles de lapin

A ce stade de la préparation, il s'agit de la rendre belle, en découvrant l'os et bardant la côte, c'est-à-dire ajouter une fine lamelle de gras de bœuf pour la rendre plus goûteuse. Elle doit être déposée en croissant de lune autour de la côte, les deux extrémités s'arrêtant au niveau de l'os. Pour finir, ligotez la viande en maintenant un bout de fil dans la main gauche, enrouler deux fois la viande de la main droite en prenant soin de croiser le fil. Reproduire trois fois l'opération dans la largeur de la pièce. Veiller à ce que les nœuds soient bien serrés et coupés courts pour éviter les «oreilles de lapin».

La côte est maintenant prête à passer au four. «Préchauffez le four 20 minutes à 240 °C, puis laissez cuire 25 minutes. Libre à vous d'aromatiser avec de fines herbes ou de frotter un peu d'ail sur la viande», recommande le boucher. En revanche, il ne faut pas saler la viande en début de cuisson, ni la piquer pour faire rentrer la chaleur: «la viande n'est de toute façon pas lisse car elle est déjà trouée lors de la préparation», ajoute Claude Anthierens. Se débarrasser de ces mauvaises habitudes permettra de mieux conserver le jus de la côte. Ajouter peu de matières grasses pour accompagner la viande la gardera moelleuse et savoureuse. Reste à s'aiguiser les crocs pour faire le plein de protéines!

 

1604-MAG-LOUCHEBEM.jpg

Notre chroniqueuse s'est essayée à la préparation de la côte de bœuf. Une boucherie ! 

 

Un peu de tenue

«Boucher bien habillé, viande bien travaillée.» Pour débusquer le bon artisan, jetez un œil à sa tenue.  Constitué de trois pièces de torchons, le tablier se fixe par des nœuds plus complexes que ceux des lacets. Pour Roger Yvon, boucher à Paris, c'est plus qu'un accessoire. «A mes débuts, il y avait une épreuve pour le recrutement : trois gars étaient mis derrière le billot pendant une journée et celui qui le soir avait le tablier le plus propre était embauché. Parce que lorsqu'on travaille proprement, c'est que la technique est bonne.»

 

Hermine Prunier

 

VISITEZ CONDOM PENDANT LES JOURS FERIA

1604-MAG-WEE-CONDOM.jpg

Condom a un nom de préservatif, mais c'est surtout l'armagnac qui intéresse la ville.

Pour attirer le touriste, Condom profite de son nom et de son patrimoine médiéval : l'office de tourisme loge dans une belle demeure du Moyen Age, la mairie dans le cloître de style gothique flamboyant, la sous-préfecture dans l'ancien palais des Evêques, l'école laïque dans un superbe hôtel particulier du XVIIIe et le musée de l'Armagnac dans les écuries de l'évêché. Deux salles y abritent une exposition, renouvelée tous les ans, sur le caoutchouteux objet du désir. L'été dernier, on y apprenait doctement l'histoire du préservatif. L'édition de cette année promet d'être plus ludique et poétique, avec un titre romantique : « Bulles d'amour »... Mais on y voit aussi, outre une vidéo expliquant le processus de fabrication de l'armagnac, des outils qui sentent bon la vieille France et le terroir, une collection d'alambics et de vieilles bouteilles . Le plus impressionnant reste cet immense pressoir en bois de 18 tonnes, fierté de la ville.

Plan Baïse

Il vous suffira ensuite de faire quelques pas dans la lumière du Sud-Ouest pour admirer la magnifique cathédrale Saint-Pierre, exemple typique de l'architecture gothique finissante où apparaît le style Renaissance.

Et une fois votre devoir culturel accompli, lancez-vous dans une croisière (option gastronomique possible) sur la Baïse. Vous pouvez aussi louer des bateaux à moteur sans permis, voire des bateaux habitables. Et si vous êtes dans la région le second week-end de mai,  préparez vos atours - béret ou bandana rouge, maillot de rugby ou salopette blanche - car c'est l'époque du Festival européen de Bandas y Peñas :  les rues appartiennent à la foule, aux bodegas et aux bandas. Une heureuse folie!

 

 

Les 1604-MAG-WEE-OIE.jpgbonnes adresses du routard :

Sur les quais, face à la Baïse.
Cet hôtel construit au XIXe siècle, entièrement rénové et parfaitement entretenu, allie charme et confort. Beaucoup de goût et de chaleur dans la déco, toute de bois clair et de tissus madras.

Doubles 43-68 €.

Menus 12,50 € et 21-33 €.

20, rue du Maréchal-Foch. Rens. : 05 62 68 37 00.

Chambres d'hôtes le Hour

Dans une ancienne ferme au cœur d'un cadre enchanteur et paisible, de superbes chambres débordantes de créativité : déco ravissante à base d'objets de récup déj', de vieux outils détournés, etc. En été, petit déj dans le jardin ombragé. Piscine à l'écart, ping-pong, boulodrome. Excellent accueil. Doubles 55 €. Chez Florence et David Bonneville, à Béraut. Rens. : 05 62 68 48 33.

Le Moulin du Petit Gascon

Aux beaux jours, les tables sont installées face à l'écluse, quasiment pieds dans l'eau, dans un cadre champêtre des plus agréables. Carte courte de spécialités purement régionales, excellents produits
et charmant accueil. Pour finir,
le chemin de halage se prête bien
à la balade digestive. Route d'Eauze.

Menus 20-35 €.

Rens. : 05 62 28 28 42.

La Table des Cordeliers

Eric Sampietro, ce Gascon
à l'allure romantique, a littéralement ressuscité cette adresse mythique. L'intérieur a été relooké, le cloître
et la chapelle du XIIIe siècle
métamorphosés. Pas toujours
académique, le chef exacerbe
les produits de saison avant
de nous plonger dans l'univers coloré et acidulé des desserts.
Le premier menu du soir est d'un rapport qualité-prix épatant !

Menus à partir de 25 €;
carte 70 €.
1, rue des Cordeliers.

Rens. : 05 62 68 43 82.

A lire : Guide du Routard Pyrénées, Gascogne et Pays toulousain 2010.

 

A deux doigts de la célébrité avec Benicio

 

 

1604-MAG-PEO-DEL TORO & CC .jpg

Tout commence il y a un mois et demi par un coup de téléphone énigmatique de Frédéric Henry, l’un des RP influents de la capitale: «Salut Cédric, tu veux tourner une fausse scène de publicité pour le lancement de la nouvelle glace Magnum Gold avec Benicio Del Toro à Barcelone le 8 avril ?» Ni une ni deux, j’accepte, balance à fond «Je m’voyais déjà» d’Aznavour dans mon baladeur et poste un statut Facebook aguicheur. on appâte la midinette fan du Brad Pitt porto-ricain comme on peut ces temps-ci. Le buzz monte, la pression aussi. Enfin, doucement, faut pas pousser non plus... Tout celà reste juste une très belle opération de communication.

 

1604-MAG-RIV-DEL TORO A DETOURER.jpg

«Je suis ici pour travailler, pas rire»

Le jour J à Barcelone, branle-bas de combat à l’hôtel W. Le nouveau palace design perdu dans les docks accueille une vingtaine de délégations de journalistes européens prêt à croquer leur quart d’heure Warholien avec Benicio. Composée d’une demie-douzaine de médias, l’équipe française potasse sérieusement le script comique qui relate en une minute l’histoire d’un braquage de banque qui foire. «Rassurez-vous, vous n’avez qu’une réplique chacun à dire, c’est pas la mer à boire» s’amuse l’attaché de presse. Le moral gonflé à bloc, direction un lieu secret niché en plein milieu de la ville. Après avoir montrer patte blanche aux vigiles, nous sommes escortés au pas de course vers une ultime séance de répétition. Pendant ce temps, les autres groupes enchaînent la même scène avec la star de cinéma. La parc d’attraction Del Toro tourne à plein régime. Pressé par le temps, la production fait l’impasse sur notre séance de maquillage. Ca va dégouliner bébé ! On file au sous-sol où Benicio s’endort sur une chaise avant de nous saluer rapidos. Dernière instruction du réalisateur, clap, c’est parti. Christophe Beaugrand, chroniqueur de 50 min Inside se chope un fou-rire. Mi-figue, mi raisin, Benicio bougone : «Hey, je suis ici pour travailler, pas pour rigoler!» Stupeur dans l’équipe. Impressionnés par le charisme de la vedette (celui de Benicio pas de Christophe), on frémit. Que nenni, le comédien vient de partir en impro, jouant son personnage de bandit à fond, mais laissant tout le monde sur le bord de la route. Trente secondes plus tard, fin de la scène. Personne n’a dit sa réplique, ni compris l’action mais tout le monde tente d’arracher sa photo avec le beau brun. Ca sera toujours mieux que la vidéo pour faire baver ses amis de Facebook. Fail comme disent les geeks!

Cédric Couvez

Les hommes, nouveaux cheveux de bataille

1604-MAG-BIE-MASSAGE CUIR CHEVELU.jpg

L'avenir de l'homme n'est pas la femme. C'est la calvitie. Les déjà chauves sourient sans doute. Mais les autres se font des cheveux blancs. Beaucoup de cheveux blancs. La chute est selon toutes les études la préoccupation principale des mâles en matière de beauté. Et que fait le chevelu pour oublier son triste avenir? Il se shampouine. L'Oréal l'a bien compris. Lancée en grande pompe le 15 mars dernier (avec des vitrines vivantes dans le salon Alexandre Zouari à Paris), sa nouvelle marque Kérastase Homme est e la première exclusivement destinée à l'homme. Et elle s'est positionnée d'emblée sur le front, de moins en moins dégarni, de la lutte pour la préservation de nos crinières. A grand renfort de taurine et autres principes actifs, ses shampoings et soins promettent tonus et longévité à nos tignasses.

Shampoing à la ligne

Mais nuance, ici on ne parle pas de combat contre la calvitie, plutôt de renforcement du capital cheveu. Comme pour rappeler que le meilleur moment pour kiffer ses tifs, c'est lorsqu'on en a encore. «Notre gamme s'adresse à tous les hommes sans exception, confirme  Ségolène de Noray, directrice marketing France de Kérastase. Package, texture, parfum... Elle a été pensée pour qu'ils l'utilisent quotidiennement et prennent du plaisir à le faire.»

Le combat semble bien engagé. Le budget shampoing des hommes explose. Les salons de coiffure masculins se transforment peu à peu en centre de beauté. Les massages de tête seront  d'ailleurs l'un des cadeaux phares de la

prochaine Fête des pères. Au très chic salon parisien Magn'hom*, on dispense ainsi pour 20 à 50 € des «rituels» de soin à partir des produits Kérastase. Entre deux frictions tonifiantes, Eve est l'une des témoins de cette mutation : «Les soins pour hommes marchent très bien. Ils viennent entre deux rendez-vous se faire masser dix minutes ou une demi-heure. ça les détend.» Les yeux fermés, ils rêvent sans doute à un  autre monde. Un monde où jamais leurs cheveux ne les laisseront tomber.

* 5, rue Rouget-de-Lisle, 75001 Paris.

 Laurent Bainier

 

La gamme

Vendue en salon de coiffure, la gamme Capital Force de Kérastase Homme se compose de duos shampoing (15,50€)-soin activateur (21€) conçus pour préserver votre capital capillaire et traiter un problème annexe: cheveux gras, pellicules ou manque de densité.

 

09.04.2010

Martizik

 

0904-MAG-UNEPOLA-PARADIS.jpg

 

À la Martinique, il y a le rhum vieux, le zouk et depuis le week-end dernier la musique électronique. Bien décidée à faire bouger « l’île aux fleurs » sur des rythmes technoïdes, l’équipe des Plages Electroniques de Cannes s’est retroussée les manches et a ressorti les tongs pour organiser Martizik, le premier festival électro aux Antilles. Une aventure palpitante et éprouvante pour cette association de passionnés de culture underground: « Rien que le concept du festival est totalement novateur ici ! Alors, c’est un vrai challenge pour nous de réussir ce pari en faisant mixer des Dj’s électro venus de la métropole tout en les mélangeant avec les artistes locaux… » résumait au début du week-end, David Bartoli, le chef d’orchestre de l’événement. Récit de trois jours et nuits de teufs, sous les cocotiers, aussi riches en BPM qu’en imprévus.

 

Samedi


0904-MAG-UNEPOLA-PLAGE.jpgMidi sonne et le sound-system résonne au Club Med des Boucaniers situé à Pointe Marin dans le sud de l’île. Considéré comme l’un des plus beaux spots du coin, la plage du restaurant de l’O a des faux-airs de Nikki Beach. Drapage blanc surplombant d’immenses lits lounge plantés dans le sable fin et eaux turquoises, un décor de carte postale propice aux coups de soleil et aux magnums de rosés vendus seulement 40 euros. Le mythique Dj londonien Norman Jay, tête d’affiche de la soirée, bulle dans le carré vip alors que le staff court dans tous les sens : « C’est toujours la course lors de la première édition d’un festival. On doit gérer en temps réel une multitude de petits problèmes. C’est loin d’être des vacances !» s’amuse Gaby de Villoutreys, la programmatrice musicale. Leurs efforts sont récompensés quand au couché du soleil, le dance-floor est plein à craquer. A minuit, retour prudent à l’hôtel sur les routes sinueuses et hypnotiques, entre deux queues de poissons de bolides qui tournent à la nitro.

 

Dimanche


0904-MAG-UNEPOLA-DJ.jpgMême rouge écarlate, le festivalier martiniquais s’éclate. Plus prudent que la veille, il sort la crème solaire indice 70 et évite de se défourailler aux planteurs dès le début de l’après-midi. Pas de quoi gâcher la fiesta, bien au contraire. Le buzz a pris et à la veille du lundi de Pâques, les locaux prennent d’assaut la plage privée du Club Med. Musicalement, les plateaux s’enchaînent toutes les deux heures. On passe du ragga tropical à de la hard-tech bien sentie en moins de deux. Au soleil couchant et en plein décalage horaire, Djedjotronic débarque sur le site au bras de sa belle. Signé sur le label de Boyz Noise et playlisté par Busy P, le Dj français est venu mixer et se la couler douce : « C’est un super plan ce festival pour les artistes. Tu mixes sur une plage de rêve pendant deux heures et on te file une semaine de vacances tout frais payés ! » s’enthousiasme le beau brun. Et notre homme de ne pas ménager son effort avec un set techno à l’efficacité redoutable.

 

 

Lundi


0904-MAG-UNEPOLA-NUIT.jpgUn festival sans galère, ce n’est pas un festival. Mais pour le dernier round festif, l’administration locale a fait très fort. Alors que les techniciens installent la sono à l’hôtel de la Batelière depuis le petit matin, une lettre de la mairie tombe à midi : « Pour des raisons de sécurité, la manifestation ne peut pas se tenir sur ce site ». Un coup de tonnerre pour les organisateurs qui avaient pourtant pris soin de tout baliser en amont : « On a fait toutes les démarches, on a les accusés de réception de la Poste en février, mais ici, c’est un peu « Je ne sais pas Island » » peste-t-on dans les rangs. Mais à la Martinique, le mauvais temps fait souvent place au soleil. L’équipe se rabat au pied le levé sur le Maximus, une des boîtes branchées qui trône sur la route de l’aéroport. Et la fête de reprendre de plus belle jusqu’au petit matin. « Pani problem » comme on dit là-bas.

 

 

Cédric Couvez

Une vague de nouveauté au rayon soleil

Vous connaissez la méthode Coué de soleil ?

C’est celle qui consiste à tourner très vite les pages d’un catalogue de voyages « printemps-été » en étant convaincu que cela chasse les nuages. Si vous avez lu ces quelques lignes, vous êtes sans doute atteint. Alors en attendant que vous ayez des congés payés et/ou de l’argent pour quitter la grisaille, nous vous avons concocté un sac de plage bien rempli.

0904-MAG-SHOPPINGbundchen.jpg
Les tongs

Le retour de la sandale en plastique rose anti-oursin était une bonne blague. Mais cette année, on arrête de rire et on rechausse les strings de pied. La classique Havaianas se cramponne à la tête de gondole avec ses douze versions. Mondial de foot pour supporter décontracté. Les phobiques du ballon prendront eux leur pied avec Gisele Budchen et ses sandales Ipanema (195 €).

 


0904-MAG-SHOPPINGoneil.jpgLe maillot

Ces derniers temps, la pudeur s’érodait aussi vite que les falaises crayeuses. Il semble que cette année les créateurs aient retrouvé leur machine à coudre. Selon que l’on soit doté ou non d’un chromosome Y, on optera pour un boardshort qui couvre la cuisse, comme les modèles pyjamas chics de Sundek (108 €), ou pour un mini-short à porter sur le bikini. Gotcha le propose en version à poche flashy (Calas 34,95 €) ou blanc, à porter dépareiller avec un deux-pièces O’Neil (Trestles, 60 €) par exemple.

 

La serviette

0904-MAG-SHOPPINGRg.jpgLes panneaux recouverts de logo publicitaires qu’on glisse derrière votre tête, c’est bon pour les interviews de footeux après-match. Alors même si vous comptez battre le record de la traversée plage-bouée en crawl raté tête hors de l’eau, optez pour la discrétion. Le drap de plage se fait doux, pratique et chic cet été notamment grâce à la collection Roland Garros et ses serviettes à sangle (23 €).


0904-MAG-SHOPPINGsac.jpgLe sac

On peut brûler des hectolitres de kérosène pour aller chercher le teint que n’importe quel Point Soleil vous aurait vendu au coin de la rue et se sentir l’âme d’un écolo. Dans ce cas, on sera ravi car la tendance 2010 est au cabas en coton bio, idéal pour ranger sa bonne conscience. Si l’on plane loin de tout ça, on achètera un Flight Bag (59 €), le sac de cabine aux couleurs des compagnies les plus folkloriques de l’histoire de l’aviation. A laisser traîner sur la plage sans surveillance si l’on rêve d’un vol direct.


0904-MAG-SHOPPINGmixa.jpgLes rafraichissements

Sur la plage, le pack de six s’arbore en version abdominale uniquement. Pour vous désaltérer, préférez les boissons chics et branchées comme le Pom Wonderful (2,29 € les 235 ml). Un breuvage 100 % jus de grenade qu’on peut boire à satiété sans craindre de prendre une mine. A combiner avec une brume d’eau apaisante Mixa Expert pour un tannage de glace (2,99 € les 150 ml). Voilà votre sac est prêt. Ne reste plus qu’à trouver une plage de temps libre pour s’enfuir au soleil.


T’as le look (noix de) coco

0904-MAG-SHOPPINGlunettes.jpgAu soleil, quitte à avoir la marque, autant qu’elle soit de marque. Depuis 2007, le label hypeLunettes France propose en quantité limitée un stock de lunettes vintage neuves chinées aux quatre coins du globe. Cet été, le boss Rémi Ferrante a fait très fort avec la collection Supernatural, des paires en plastic mou incassable aux couleurs flashy à prix cool (de 30 à 50€). La chanteuse Uffie en est fan. Disponible sur le site www.lunettesfrance.com.

Prenez votre pied en Bagua

0904-MAG-SHOPPINGbagua.jpgPour vos chouchouter vos peutons cet été, le chausson de kung-fu Bagua sera le must-have de la saison estivale. Véritable tout-terrain, ces paires se portent aussi bien sur les plages de sables fins que sur les dance-floor une fois la nuit tombée. Elégantes et pratiques, les Bagua intègre un système anti-transpirant à toute épreuve. En vente 55€ sur le site de la marque française : www.baguashoes.com

 


Cédric Couvez, Laurent Bainier.

une visite du nord pelée

 

0904-MAG-ROUTARD2-PLAGE.jpgS’aventurer au nord de la Martinique, c’est pénétrer un royaume aux côtes déchirées, aux îlets déserts, aux falaises rocailleuses plongeant dans des eaux limpides, tout cela  dans la végétation tropicale luxuriante et mystérieuse. Partez de Sainte-Marie, sur la côte est : c’est l’occasion de s’approvisionner dans l’une des plus fameuses rhumeries de l’île (la rhumerie Saint-James), de découvrir des objets muséographiques inattendus -le musée de la Banane existe, nous l’avons visité-, de plonger dans l’océan à partir de plages de sable noir. A Basse-Pointe, paradoxalement presqu’à l’extrémité boréale de l’île, on peut se promener dans des buggys ouverts à tous vents à travers les plantations de palmiers et de cannes à sucre, ou pour les plus sportifs faire du canyoning. Emotions garanties!

La route qui mène à Grand-Rivière se fraie un chemin au milieu d’une forêt profonde composée d’arbres gigantesques et de fantastiques bouquets de bambous, plonge dans les ravines puis remonte, abrupte, pour offrir quelques vues magnifiques sur la mer étincelante...  Mais à Grand-Rivière, elle s’arrête. Pour rejoindre le village le plus proche, sur la côte nord-caraïbe, il va falloir enfiler vos chaussures de marche pour parcourir un des plus beaux sentiers de randonnée de l’île. On peut aussi monter dans les yoles multicolores des pêcheurs: la côte vue de la mer est absolument magnifique, et vous vous offrez une heure de sensation forte! Et tant qu’à faire, allez observer les dauphins à partir du Prêcheur…

0904-MAG-ROUTARD-NORDMARTINIQUE.jpgEn redescendant vers la Montagne Pelée,  on pénètre au cœur de l’île, dans un autre monde. La route bordée de bambous, de fougères arborescentes, d’arbres chargés de broméliacées et d’orchidées conduit jusqu’au Morne-Rouge, point de départ vers le volcan -si dénudé sur certains flancs qu’on s’imaginerait transporté en Auvergne. Il sait pourtant se faire craindre de la population: l’éruption de 1902 a laissé de terribles souvenirs dans la mémoire collective. Il a même donné son nom à un type d’éruption volcanique -dit péléenne– imprévisible et dévastatrice! À Saint-Pierre, le musée vulcanologique Franck Perret expose des vestiges saisissants de la catastrophe.  Mieux encore, le beau Centre de découverte des sciences de la terre, logé dans un bâtiment parasismique aux allures futuristes et intrigantes, propose des expositions scientifiques sur les colères de Dame Nature.

Fatigués de si austères beautés ? Jetez-vous à l’eau pour un petit coup de snorkling voire de plongée sous-marine –les épaves sont légion dans la baie de Saint-Pierre. Car la Martinique recèle un autre univers à explorer: celui de ses royaumes océaniques…

 

Les bonnes adresses du Routard

Gîte du Hameau du Morne des Cadets, Chez Léon Tisgra : Perché à flanc de colline, ce gîte avec vue sur la montagne Pelée ne manque ni d’air ni de perspective. Bungalows en bois de style créole très agréables, grande terrasse commune pour les repas. Les bons produits de Tonton Léon, qui possède une exploitation maraîchère biologique, se retrouvent sur la table d’hôtes... Une très belle adresse à l’écart des sentiers battus. 280-350 €/sem pour 2-3 pers. A Morne-des-Cadets. 05-96-55-83-30.

Les Maisonnettes du Volcan : Des maisonnettes traditionnelles en bois au milieu d’un superbe parc plein de manguiers, de canneliers... Calme garanti et vue panoramique époustouflante sur la montagne Pelée et la plaine de la distillerie Depaz… Idéal à l’heure du ti-punch ! Bungalows de charme 535-650 €/sem pour 4-5 pers. A Saint-Pierre, quartier Saint-James. 05-96-78-21-66.

Le Colibri Parfumé : maison réputée pour sa savoureuse cuisine couleur locale, comme le pigeon farci au nid ou le blaff d’oursins. Terrasse avec une belle vue sur l’océan. Plats 10-23 €. Au Morne-des-Esses. 05-96-69-91-95.

Le Guérin : Toutes les ressources de ce bout d’île sont utilisées ici, à commencer par les fruits du marché, les légumes superbes qui accompagnent des plats un peu oubliés, comme le ragoût de cochon au rhum vieux et au thym… Menu du marché 15 €. A Saint-Pierre, dans le marché. 05-96-78-17-22.

Le 1643 : Un endroit cosy à l’entrée d’un des plus beaux jardins de Martinique, à l’ombre de magnifiques tamariniers et manguiers. Spécialités françaises et plats typiques de la côte caraïbe. Carte 25-30 €. Anse Latouche, à la sortie de Saint-Pierre. 05-96-78-17-81.

A lire: Guide du routard Martinique 2010

 

 

Le guide du routard

Les anti-UV la jouent ultra-variés

Enfin du nouveau au soleil. Pour éviter les rougeurs de l’été, l’indice de protection est le seul indicateur valable. Pourtant, chaque été on compte sur les plages plus de coups de soleil que de coups de foudre. Afin de convaincre les têtes brûlées de se mettre à l’anti-UV, les marques rivalisent de créativité. Alors, ne soyez pas le pigeon du badigeon: suivez nos conseils.

 

L’innovant

0904-MAG-BIENETRE-loreal.jpgN’importe quelle sardine vous le dira, l’huile c’est bien plus agréable que la crème. Jusqu’ici pourtant, seuls les suicidaires osaient se promener au soleil oints comme une olive grecque. L’Oréal bouscule cette année nos habitudes en développant une gamme d’huile haute protection allant jusqu’à l’indice 30 (11,90 €). Parfait pour se faire dorer la frite.

 

 

Le tricheur

0904-MAG-BIENETREaustralian.jpgQuand on a la peau toute blanche sur une plage bondée, on s’expose certes aux méchants UV mais aussi aux quolibets. Les Australiens, qui en connaissent un rayon question soleil, ont la solution. Le gel en spray Australian Gold (20,90 €) combine protection (indice 30) et autobronzant. De quoi hâler en paix.

 

 

L’écolo

0904-MAG-BIENETREangevine.jpgMieux vaut prévenir qu’acheter de la Biafine. Avec son fluide précurseur (26,50 €), Douces Angevines prépare la peau aux morsures estivales en l’hydratant en profondeur. On l’utilise à l’ombre (il ne protège pas des UV) mais sans se cacher parce qu’il est bio. Et ça c’est beau.

 

 

Le doux

0904-MAG-BIENETREsephora.jpgMaudite soit la nature qui a doté votre compagnon de serviette de deux rapes à gruyère à la place des mimines. A chaque fois qu’il vous enduit le dos, il vous offre le gommage. Pour lui, il n’existe qu’une solution: le pinceau solaire haute protection indice 50 (15 €) de Sephora. Avec ça, vous n’aurez plus aucune raison pour ne pas l’épousseter.

 

 

Le coquet

0904-MAG-BIENETREgloss.jpgEt la bouche dans tout ça ? La question ne vous brûle peut-être pas les lèvres mais le soleil, si. EyesLips Face à la protection adaptée à votre sourire de braise. Son gloss super brillant indice 15 est sucré et délicat. A 1 € le tube, ça ne vaut pas le coup de flamber.

 

 

Chercher l’indice

A chaque peau sa protection. Mais pour éviter les brûlures, mieux vaut privilégier les indices élevés. «Commencez par un indice 50 pour les peaux très claires à claires, explique Marie–Hélène Gaudinat, directrice de la communication scientifique internationale L’Oréal Paris. Après une semaine, en fonction du hale et de la sensibilité de la peau vis à vis du soleil mais aussi des conditions climatiques, un indice un peu plus bas (pas au dessous de 30) pourra être envisageable.»

La cuisine créole met du soleil dans l'assiette

0904-MAG21-CUISINE-POULET.jpg

 

Les bananes, litchis, mangues ou kiwis, on peut s’en débrouiller. Mais les kakis, caramboles, mangoustans, pitayas et autres ramboutans qu’on trouve désormais dans les rayons exotiques des hypermarchés, tous ces fruits et légumes magnifiques « j’en fais quoi ? ». Cette question figure en sous-titre du Babette Book (Albin Michel), le dernier livre de Babette de Rozières, chef guadeloupéenne qui officie sur France 5 en attendant d’ouvrir, très bientôt, une table d’hôte dans les Yvelines.

Un féroce sur lit de concombre

Dans son livre, Babette est intarissable sur les bienfaits de la figue, « fruit des sportifs et des randonneurs », les vertus cosmétiques de la citronnelle « qui atténue la cellulite », ou l’efficacité aphrodisiaques du bois bandé ou du simple noyau d’avocat « qui augmente la libido du mari, hé oui ! ». Sa cuisine est traditionnelle. Mais revisitée. Ainsi, Babette sert sur un lit de concombre le féroce d’avocat, plat de morue séchée, de farine de manioc et d’avocat qu’on donne aux pêcheurs avant leur sortie en mer. Et le poulet boucané, ce plat simple et convivial, où la volaille est non pas grillée au barbecue comme chez nous, mais fumée à couvert, Babette le laisse mariner deux jours dans un mélange d’épices avant de le cuire sur une pierre réfractaire (dans un four à pizza). Plus pratique que dans un bidon sur la plage, comme c’est l’usage an Guadeloupe ou en Martinique. Au fait, Babette, y a-t-il une différence entre les cuisines des deux îles ? « Aucune ! s’exclame-t-elle. C’est juste une question d’intitulé. Ainsi ce délicieux risotto de crabe, bien relevé, qu’on appelle « matete de crabe » en Guadeloupe prend le doux nom de « matoutou de crabe » en Martinique.

 

Un nectar de passion pour aciduler le poulet

Plus simple qu’un poulet boucané, Babette propose un poulet au nectar de fruit de la passion. Pour obtenir 50 cl de ce breuvage, il faut mixer 800 g de pulpe pour 20 cl d’eau. Puis passer le tout au tamis pour se débarrasser des graines. La veille, faites mariner quatre cuisses de poulet dans le jus d’un citron vert et une gousse d’ail hachée. Le lendemain, hachez deux échalotes, une gousse d’ail, 8 brins de ciboulette et un brin de persil, ajoutez une brindille de thym et deux feuilles de laurier. Dans une cocotte, faites chauffer 3 cuillères à soupe d’huile d’arachide et une de sucre, caramélisez, plongez les cuisses et leur marinade, faites dorer, ajoutez les herbes hachées, arrosez d’eau. Dix minutes plus tard, ajoutez le nectar de fruit de la passion et laissez compoter 15 minutes à feu doux. Servez et… régalé zot’ ! S.L.

 

Le rhum vieux, c’est goûteux, le rhum blanc c’est excellent !

Blanc ou ambré, le rhum ? Le choix est une question d’usage. Pour Babette de Rozières, le rhum blanc ou « agricole » sert surtout aux cocktails, comme le ti’ punch ou le punch passion : 40 cl de nectar de fruit de la passion (recette ci-dessus) auquel on ajoute 20 cl de rhum, 4 cuillères à soupe de sirop de sucre de canne et quelques glaçons. Pour les pâtisseries, on utilise plutôt du rhum ambré, ou mieux, du rhum vieux, « autrement plus goûteux ».

Mandarine et citron vert

Il imbibera parfaitement un baba au rhum, même si cette spécialité n’a rien d’antillais : le « baba », qui signifie « vieille femme » en polonais, a été introduit auprès de Louis XV par le pâtissier de son beau-père, le roi Stanislas, qui l’arrosait d’eau de fleur d’oranger. Le rhum n’est arrivé que plus tard, des Antilles où la banane flambait depuis des lustres. Babette apporte à cette banane traditionnelle une touche acidulée fort bienvenue, en versant dans la poêle un jus de mandarines et un zeste de citron vert. À feu moyen, elle fait fondre 20 g de beurre avec 80 g de sucre en poudre pour obtenir un caramel léger. Elle ajoute quatre bananes bien mûres, un bâton de cannelle, un zeste de citron vert. Elle laisse caraméliser quelques minutes, mouille avec le jus de quatre mandarines et laisse cuire dix minutes à feu doux. Elle incorpore alors le rhum vieux hors du feu, flambe le tout dans la poêle et sert immédiatement avec le jus.

 

 

S.L.

Toutes les notes

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu