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20/11/2008

Ôde au Grand Journal

N’ayons pas peur des mots mais des idées, le Grand Journal de Canal+ est la meilleure émission diffusée sur les ondes depuis 1937, date de lancement du premier programme télé en « acces prime time ». Pourquoi ? Parce que Denisot, c’est la classe incarnée. Aussi poli qu’un Michel Drucker et aussi branché qu’un Pedro Winter, le chef d’orchestre est là pour mettre en valeur ses invités et non l’inverse. Des convives hétéroclites castés avec le plus grand soin. Sur le même plateau, on peut retrouver Sarkozy, CSS ou Sharon Stone… C’est pas Cauet qui pourrait en dire autant. Et pour cuisiner ce beau petit monde, rien de tel qu’une bande de chroniqueurs aux idées larges : Ariane Massenet est la « Ellen de Generes française », Ali Badou, un futur présentateur de JT, Yann Barthes fait craquer les minettes et… les people, quant à Mouloud Achour, c’est la caution street-culture de poids. Reste à régler le cas des miss météo… mon numéro de portable commence par 06 !

Cédric Couvez

2.0 Art

Il a découpé des animaux en tranches avant de les faire tremper dans du formol, photographié des suicidés, serti de 8 601 diamants une tête de mort… Mais c’est le 15 septembre dernier que Damien Hirst, le « bad boy » britannique de l’art contemporain, déjà auréolé du titre d’artiste le plus riche du monde, a réussi son coup de maître : organiser lui-même la vente chez Sotheby’s à Londres de plus de deux cents de ses œuvres. Bingo ! 139 millions d’euros récoltés, soit un record mondial ! Au grand dam de la plupart des galeristes internationaux, fous de rage d’être ainsi court-circuités. Jamais, selon la prestigieuse maison de ventes aux enchères fondée en 1744, un artiste n’avait ainsi fait un bras d’honneur aux puissants marchands d’art dont les commissions s’élèvent habituellement entre 40% et 50% des recettes. Une insolence et une provocation pourtant coutumières dans la vie de cet artiste de 43 ans qui transforme en or tout ce qu’il touche. Son initiative est pourtant saluée par de jeunes galeristes avant-gardistes, comme Magda Danysz à Paris: «Contrairement à ce que l’on croit, Damien Hirst a permis de réaliser une véritable alliance entre deux marchés, celui des galeries et celui des salles de vente. Le succès n’aurait jamais été au rendez-vous si la cote de l’artiste n’était pas montée grâce au travail réalisé sur le premier marché.» A 34 ans, la représentante du Street Art en France croit toujours en l’avenir de sa profession. «Je reste une dénicheuse de talents», poursuit-elle. D’ailleurs, chez Sotheby’s et ailleurs, aucun artiste ne s’est encore fait connaître pour renouveler l’exploit de Damien Hirst. Mieux ! Le trublion de service a déjà prévu son prochain pied de nez : exposer… chez un galeriste en avril 2010. Et pas n’importe lequel ! Chez le «frenchi » Emmanuel Perrotin, à Paris, petit Poucet dans ce monde de requins.

Alexia Guggemos

>> Retrouvez toute l’actu de l’art et du design sur le blog d'Alexia Guggémos, Delire de l'art

Les marques s'éclatent au buzz-odrome

Depuis la nuit des temps, à la machine à café, dans les soirées trop arrosées ou lors du déjeuner dominical, les hommes et les femmes buzzent ensemble… sans forcément le savoir. Que les associations de défense de la famille se rassurent, on ne vous cause pas d’histoires de fesses dans les lignes qui suivent mais de bouche à oreille viral. Traficotée par les grands manitous du marketing version 2.0, cette pratique ancestrale est devenue en moins de dix piges l’un des objectifs majeurs des marques qui cherchent à toucher différemment leurs consommateurs. « Un bon buzz doit donner envie de le faire partager » assure Mehdi Sol, directeur commercial d’Influence, une agence de conseil en communication. Ce Cyril Lignac du buzz sur le web a besoin de deux ingrédients pour que la sauce prenne: « un bon contenu décalé et de bons relais du message !». Une recette que partage Romain Achard, co-fondateur de l’agence marketing Nouveau Jour. Ce dernier y ajouterait une pincée de chance pour que le plat soit parfaitement réussi: « Parfois, l’alchimie d’une campagne prend et on ne sait pas vraiment pourquoi ! Ça rend le truc très excitant…»

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Pour promouvoir ses concerts privés, Charles Benoit, directeur com’ de NRJ, expérimente tout un tas d’astuces. «On vient d’organiser la pendaison de crémaillère de Pink. Plutôt que d’organiser un showcase classique avec l’artiste et 500 happy fews, on a monté toute une opération avec une phase de teasing où elle disait rechercher un appartement à Paris. Le message a été relayé sur le web puis via des spots tv. On a ensuite loué un vrai loft où elle s’est produite devant seulement 30 fans!» Tous supports confondus et retombée presse incluses, c’est finalement plus de 1,5 millions de personnes qui ont été touchées par le message.
Un concours de créativité qui dope l’appétit des annonceurs même les plus institutionnels. L’an passé, pour redorer le blason du très ghetto Forum des Halles, le promoteur immobilier a fait appel à D-Contract pour organiser une course de kart à pédales dans le parking souterrain de la galerie. «Ils ont voulu touché une nouvelle cible de leaders d’opinions et de branchés. Ils sont à la recherche d’idées originales. Il n’y a pas de limite à l’audace.» lance Rodolphe, co-créateur de la micro agence qui n’était il y a un an encore qu’une petite asso qui organisait des «Party Terrorist » dans le métro.

Mais trop de buzz ne tue-t-il finalement pas le buzz ? « Il y a tellement de campagnes que seules les très bonnes créations sortent du lot. Ça rejoint ainsi le schéma de la pub traditionnelle. » Mehdi Sol le rejoint sur la question : «Les annonceurs vont être de moins en moins dupes car leurs clients ne le sont plus depuis longtemps. Par exemple, les billets sponsorisés sur les blogs sont très décriés. Pour faire parler de soi, il faut que la démarche soit sincère et toujours plus originale.» Bonne nouvelle, on est donc pas prêt de s’arrêter de buzzer les amis !

Cédric Couvez


Chanel en pièce

Le « Mercredi 19 novembre - Frappe inaugurale à 11h30 précises ». En l’honneur du 125e anniversaire de Coco Chanel, Christophe Beaux, président de la Monnaie de Paris reçoit Karl Lagerfeld, designer allemand et Christine Albanel, ministre de la Culture. Ils vont frapper ensemble, non pas Christophe Beaux, mais la pièce de 5 onces d’or dessinée par le styliste pour l’occasion. Une bien jolie mise en scène où le créateur dévoile son travail en lançant « Frapper fort pour que son profil sorte ».

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La série se compose de deux pièces en or, deux en argent et de la première pièce de 5 onces d’or frappée pour l’événement. Que du 100% Chanel sur une seule pièce de 6 centimètres de diamètre et de 155,5 grammes. Du lourd ! Une pièce avec un portrait de la légendaire Gabrielle Chanel, du matelassé, des perles blanches et du numéro 5. Dés le 1er Décembre, vous pourrez jouer à pile ou face avec Karl pour 5900€.

crédit photo: monnaie de Paris, Jean-jacques Castaing

Julie Dubois

La série dont vous êtes le héros

Trouver l'amour, choisir un métier, être trop LOL... qu'est-ce que ça fait d'avoir 20 ans aujourd'hui? Voilà la question à laquelle Arte essaye de répondre en créant le buzz autour d'une série, Twenty show. Conçus pour internet et lancés début octobre sur MySpace, ces «webisodes» seront égrainés jusqu'à la fin de l'année. Le but de tout ça étant de récolter des réactions en images, de les monter avec des extraits de la série et d'en faire un téléfilm qui passera sur la chaîne au printemps. Un téléfilm très «2.0», on s'en doute.

Les petites histoires de Mia, Goldfish, Yasmine et Victor, jeunes personnages filmés par de jeunes réalisateurs, ont été visionnées 200'000 fois et une vingtaine de vidéos «de qualité», bref utilisables pour la télé, ont été envoyées par les internautes selon Joël Ronez, responsable du pôle web d'Arte France.

La récolte des témoignages (qui semblent souvent très scénarisés, il faut le dire) se fait au travers de Myspace, Facebook et d'un blog sur la plateforme de... 20minutes.fr. Là, on retrouve, jours après jours, lesdits «webisodes»: coups de gueule, coups de coeur, humeurs, tout y passe. On se répond, on s'insulte un peu. Et les internautes (de tous âges) sont invités à réagir aux vidéos du «vingtenaire» maison, Cyprien. Ainsi, quelques trentenaires (et plus) racontent leurs vingt ans et d'autres, plus jeunes, racontent leur vie d'aujourd'hui. Lisa réfléchit à une arnaque à l'assurance pour pourvoir s'acheter des fringues, Dzo dit «j'ai vingt ans et dix ans d'expérience», Mattias, un élève en BEP, souffle sa mèche et lance, «l'année prochaine est encore un point d'interrogation».

Racontez vos vingt ans en vidéo au 33320@20minutes.fr et regardez celles de nos «vingtenaires» sur twentyshow.20minutes-blogs.fr

Il répond à celle qui lui répondait:


 

Paul Ackermann, 20minutes.fr

De la balle de sape!

La scène se déroule, sur le coup de midi, dans un immeuble banal d’un quartier classique du nord de Bogota. Dans la bonne humeur, l’élégant Miguel Caballero rabat les stores puis charge son revolver. « Je suis le seul patron qui ait le droit de tirer sur ses employés », s’amuse-t-il. Entre deux calembours, il charge et tire à bout portant sur un jeune cadre de son entreprise éponyme. Ça sent la poudre dans le bureau cosy du type. Tranquillement, il pose son calibre, enfonce sa main dans la veste de son salarié et y retire la balle. Sieur Caballero testait une nouvelle création de sa collection de vêtements blindés : un blouson en cuir raffiné, de surcroît anti-balles. Le genre de blouson que lui a déjà commandé la star hollywoodienne Steven Seagal ou encore la star du hip-hop ricain Puff Daddy. Chaque employé de sa boîte sert au moins une fois de cobaye ; une sorte de baptême qui participe au mythe de la marque.

Les sapes de luxe qui sortent de son atelier ont le petit plus tant apprécié de protéger des tirs de 8 mm jusqu’aux rafales de mini-Uzi. En quinze ans, ce dynamique quadra colombien s’est forgé une réputation mondiale dans l’univers de la sécurité et …de la mode. Il équipe à la fois des unités d’élite de l’armée colombienne que des hommes d’affaires, diplomates ou stars du show-biz. Les présidents colombien et vénézuélien ont tous deux dans leur armoire des chemises de la marque. Plusieurs exemplaires de la célèbre liquette rouge d’Hugo Chavez et de sa déclinaison blanche pour Alvaro Uribe sortent des ateliers de Bogota.

 

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De la gabardine à la veste de costume, en passant par le pull à capuche et le bombers, Miguel Caballero propose une cinquantaine de modèles anti-balles. Discrétion, style et haute sécurité, le tout estampillé du label « made in Colombia », une alchimie qui fait florès. Sur les 25 000 pièces vendues en 2007, 80% part à l’étranger, principalement en Europe et aux Amériques, mais aussi en Afrique et au Moyen-Orient.

En guise de com’, Miguel Caballero propose sur son site Internet quelques témoignages compilés  au sein de son «Club des survivants honoraires». Des militaires et des agents de sécurité colombiens racontent comment ils ont survécu aux balles des Farc et des bandes armées par les narcos grâce à ses gilets pare-balles. L’artiste est en mode business de guerre. Les zones de conflit ou les podiums strass paillettes, deux marchés que Miguel Caballero attaque de front.

Joan Tilouine

18/11/2008

Ceci est un papier toilette

A l’occasion de la journée mondiale des toilettes, mercredi 19 novembre, focus sur l’offre parisienne désastreuse en la matière. Reportage.

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Dans Paris, une envie pressante peut vite se transformer en chasse aux WC. Pas besoin de fusil pour flinguer la pov’ dame-pipi mais des bottes peuvent se révéler utile pour patauger dans le marigot d’urine qui tapisse souvent le sol des wc publiques. Face à la divine cathédrale Notre-Dame, lieu hautement touristique de la capitale, une pancarte indique «toilette publique». Ouf, sauvé ! Il faut emprunter des escaliers dignes d’une maison poulaga puis saluer la souriante dame en charge des lieux avant de s’enfermer -enfin- dans une cabine. La dame-pipi vient de faire le ménage et l’usager peut ainsi profiter d’un espace relativement propre où flotte dans l’air un subtil parfum d’eau de javel, de pshit pshit, avec, des relents sporadiques d’odeurs douteuses. « Les gens sont assez sales en général. Ils s’en fichent de la propreté après leur passage. Alors je nettoie régulièrement. Mais parfois, après le passage de groupes de touristes, j’vous dis pas… », raconte la sémillante dame-pipi. Comme si l’intimité du lieu affranchissait les bigres touristes des règles de bon usage. Même son de cloche dans la cabane WC de la rue du Cloître, derrière la cathédrale.

«l’été, c’est parfois intenable, les gens ne (se,ndlr) respectent pas», fulmine une employée.

Autre décor mais silence aussi religieux que dans la cathédrale : la bibliothèque du centre Georges Pompidou, Beaubourg pour les intimes. Le rendez-vous incontournable des étudiants angoissés par les exams’, des intellos, des SDF, des universitaires, et des dragueurs. Au premier étage de ce haut lieu de savoir : les toilettes. Chaleur tropicale, odeurs infectes, sol collant et traces abjectes sur les cuvettes. L’hygiène est catastrophique.«C’est à chaque fois super désagréable d’aller aux WC ici. Ça fouette grave et tout le temps», lâche Igor, étudiant en philosophie de 23 ans. La cabine pour handicapés est régulièrement squattée par des SDF qui font leur toilette. Il ‘est pas rare de voir des étudiants rentrer dans une cabine et en sortir aussi tôt .

«Le principe même de toilettes publique est glauque au final et connote naturellement une pensée dégueulasse», nous éclaire l’apprenti-penseur.

Mais, le pire est à venir. Gare RER des Halles. Une discrète cabine WC est nichée dans un recoin isolé du hub ferroviaire francilien, près d’une boulangerie. Il faut pointer son ticket pour que la porte s’ouvre. L’occasion de tester votre capacité d’apnée et de découvrir le modèle marron de cuvette de toilette. Impraticable ! Embarquement à bord du premier RER qui file vers la rive gauche. À bord des trains franciliens, la RATP et la SNCF tendent à supprimer les toilettes par mesure de sécurité (lieu isolé donc non contrôlable) mais surtout par aveu d’incapacité de garantir la propreté. «C’est un vrai problème pour nous», admet un porte-parole de la SNCF. «Dans les trains traditionnels, les défections vont sur les voies ferrées. Outre le problème d’hygiène dans la cabine se pose le problème des gens qui l’utilise lorsque le train est à l’arrêt. Du coup, dans certaines gares comme la gare du Nord, les voyageurs à quai respirent les défections».

Retour à Notre dame. Direction la vénérable Sorbonne ; sacro-saint temple universitaire de France. À l’instar des fac’ de la périphérie parisienne, la Sorbonne dispose de toilettes de merde, mal entretenus et peu hygiéniques. Chasse d’eau en panne, aucune aération, pissotière bouchée et pleine d’une eau plus sale que la Seine. Catastrophe pour nos cerveaux sorbonnards!

Pour prendre un bol d’air, cap sur la rue d’Assas. La boutique le «Trône» propose la crème de la crème du WC japonais.

«75% des japonais sont équipés de ce type de toilette hi-tech. Un jet vous nettoie l’anus. Vous réglez la température de l’eau avec une télécommande. Puis un séchoir intégré finit la tâche. Donc pas besoin de PQ», explique Jun Lamarque, gérante du shop. C’est rassurant pour l’avenir du parc de toilettes parisien. Sauf que les prix oscillent entre 700 et 4 000 euros. Pour le moment, seuls les établissements de luxe tels que Le Ritz, le Plaza Athénée et consorts en ont acquis. Dans le futur, les 400 sanitaires automatiques, et souvent infâmes, de JC Decaux proposeront-ils ce système? Cela éviterait à l’auteur de cet article d’écrire des papiers de merde.

Joan Tilouine

>>> Un site loufoque qui permet à chaque internaute de noter les toilettes rencontrés.

http://www.baignade-interdite.com/

>>> Le site de la boutique royale "Le Trône"

http//www.letrone.com

>>>Le site du Royaume concurrent

http://www.pointwc.com/

>>> La vénérable et incontournable World Toilet Organization.

http://www.worldtoilet.org

 

 

 

 

 
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