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18/11/2008

La marche nordique nous fait perdre le nord

Il y a deux semaines, ma réaction face à la marche nordique se limitait à un « Hein ? ». Je croyais qu’on allait m’embarquer dans un Koh Lanta version congélateur. J’étais pourtant obligée de faire acte de bravoure. Je devais escorter Ophélie, internaute castée sur http://www.2point0.fr/, pour une séance d’initiation dans le bois de Vincennes. Impossible de boycotter la journée de remise en forme, allé c’est parti. Nordic sticks en main, baskets attelées, je m’engouffrais dans la forêt. « Les nordic sticks aident à s’élancer vers l’avant et accélèrent l’allure de 2km/h » Donc, je vais perdre deux fois plus de poids en deux fois moins de temps ? « Cette pratique assure surtout une meilleure forme du système cardiovasculaire et sollicite 85% des chaînes musculaires. »  Et voilà, en gros, mon coach athlé santé, entraîneur de la Fédération d’athlétisme formé spécifiquement pour cette pratique, m’explique que je pourrai participer dans 50 ans au concours de super mamie. Ravie, je m’y colle direct. Mais avant de me fouler l’index, on entame l’échauffement. Mauvaise surprise, je commence vraiment à m’encroûter. Voyant que je ne suis pas la seule à crier « aïe », je reprends du poil de la bête. Étirée et consolée de mes bourrelets, je me lance sur la piste. J’enfile les dragonnes, je balance mes sticks noués à mes mains pour chopper le rythme (souvenez vous de votre expérience ski de fond). Jambe droite, bras gauche, jambe gauche, bras droit. Vous suivez ? Je les plante au maximum en arrière pour élever ma poitrine et durcir mon fessier. Et sans rire, la marche nordique, c’est pas une partie de pêche au saumon. Mes muscles se chauffent, mes bras s’effondrent, coach retiens moi ! Digne de ma première expérience à vélo, mon postérieur s’en souvient encore. Alors imaginez l’histoire en petites  foulées et en sauts perchés.

Julie Dubois

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Avis d’Ophélie :

« En participant au test de la marche nordique, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Dés notre arrivée, le coach a été très sympathique et nous a expliqué le principe de ce sport. Durant toute l’après-midi, je n’ai pas eu l’impression de faire de l’exercice car l’effort était progressif. Ce fut le lendemain matin que j’ai compris que tous mes muscles avaient bien travaillé. »

13/11/2008

Cahier 2.0 du 14 novembre 2008: le sommaire du spécial Graff attack

Pour son numéro 19, 2.0 confie son look au pape du custom. Dans quelques mois, il ne nous dira même plus bonjour, aveuglé par les spots de la gloire. En attendant, c’est sous nos néons qu’il s’est mis à la tache. Manuel Angot, graffeur roi du « custom » s’est emparé de notre maquette et l’a détournée.  Un braquage à retrouver de façon récurrente dans le cahier 2.0. Vous connaissez les futures stars du design ou du graff, proposez-les en commentaires de cet article

En "une": Manuel Angot, itinéraire d'un enfant graffé

une2p0.jpgShopping: Décollez grâce à Art Force One

Une niche sous la table de nuit, c'est chic.

Vous avez testé pour nous le fixie

Bien-être: Tirez un trait sur les paupières rayées

Week-end: les bons plans du Routard à Beaune, à faire avant de finir à l'hospice

People: Star Clash entre gosses beaux : DiCaprio vs Mark Wahlberg

Culture: Kids in Glass Houses est le vainqueur de la battle de groupes qui vont chez le même coiffeur. Ils remportent la coupe.

Jeux vidéo: Dead Space, sortie de la semaine.

Internet: La mode est aux facehunters

TV-médias: La libération d'Ingrid Betancourt comme si vous y étiez

L'ovni de la semaine passe à la radio, le truc avec une antenne qu'on pose dans la cuisine.

Il allait dormir chez nous, il va maintenant réveiller le cinéma.

Kids in Glass Houses: "On est devenu un vrai groupe"

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Vous les avez choisis devant Fightstar et Failsafe, nous les avons interviewés! Aled Phillips, chanteur de Kids in Glass Houses, nous parle tournée, design et bières...


Vous avez été élu par nos internautes, heureux?
Je suis assez content d’avoir battu Fightstar et Failsafe!

Depuis votre formation en 2004, vous avez fait du chemin!
Au départ, c’était pour occuper notre temps libre après les cours. On jouait peu et c’était surtout une bonne excuse pour avoir des bières à l’œil ! Et puis c’est devenu plus sérieux en 2006 après la sortie d’un EP. Les Lostprophets, également gallois, nous ont repérés et nous ont demandé de faire leur première partie. Après, tout s’est enchaîné et on est maintenant devenu un vrai groupe.

Un « vrai » groupe?
On n’avait pas le sentiment d’en être un avant ! On avait pas beaucoup de morceaux et on n’avait pas une grosse expérience de la scène. C’était formateur, mais je ne pense pas qu’on était prêts quand on a fait la tournée Lostprophets.

Votre premier album, Smart Casual, sort le 17 novembre. Comment l’avez-vous abordé?
On a passé 2006 à écrire des morceaux. Nos goûts sont très variés et vont de Glassjaw à Police… On a pris notre temps car on n’avait signé avec aucun label et, donc, pas de contrainte de temps. C’était assez relax. On a enregistré en novembre 2007 ensemble dans une pièce, comme pour un live. A la cool.

Sans label et sans finance?
En fait, un ami, le producteur Romesh Dodangoda, nous a permis d’enregistrer dans ses studios à condition qu’on signe sur son label. Sinon, on n’aurait pas pu, faute d’argent !

Vous êtes sur la route non-stop depuis et avez ouvert pour Manic Street Preachers et Goo Goo Dolls entre autres. Ça se passe bien?

Pour les Manic, ça s’est passé le mieux possible… avec leurs fans, qui, de toute évidence, ne nous ont pas à la bonne ! C’est bien quand on arrive à retourner une salle, quand on finit le set et qu’on les a conquis. C’est une sacré expérience !

Vous avez l’air claqué…
On est en tournée européenne depuis quatre semaines. C’est génial, on s’amuse bien. C’est ce que je préfère, être sur scène. Mais il y a les longues heures de bus entre chaque ville… Mais c’est sympa de repartir de zéro, d’aller à la conquête du public, car on n’est pas connus en Europe. J’ai hâte de voir Milan, Barcelone et Paris. Et de goûter la nourriture en Italie et en France ! On arrive à profiter de notre peu de temps libre pour visiter. Certes, on ne peut pas tout visiter en 4 heures…

Sur votre blog, vous craigniez le rhume. Vous l’avez évité?

Non! J’ai été super malade il y a un mois. Mais j’avais prévu. J’avais ma pharmacie! Le blog est un bon moyen de rester en contact avec les fans, de leur donner un petit peu plus. Ils achètent le CD, vont au concert, et c’est sympa de continuer l’interaction. Et puis c’est drôle. Phil (le batteur) fait aussi des photos. Il a longtemps étudié la photographie. Il a acheté un appareil super cher le mois dernier…

Ça rend le groupe plus accessible, aussi…

Oui! Ça donne une idée précise de ce qu’est la vie d’un groupe. Perso, pour mes groupes préférés, j’aime découvrir ces petites choses du quotidien. C’est un autre regard.

Le design de votre merchandising est particulier. C’est voulu?

Je fais tous les graphismes moi-même. C’est important, car, au final, les tee-shirts et autres sacs sont ce que les gens gardent après un concert. J’en suis fier et ça m’amuse beaucoup. J’ai fait des pandas, des animaux… Mais c’est le plus simple qui se vend le plus, celui avec juste le nom du groupe.

La chasse au style est à la mode

Dans la garde-robe Internet des «modeux», longtemps The Sartorialist (the sartorialist.blogspot.com) et Facehunter (facehunter .blogspot.com) ont régné en seuls maîtres du goût. Aujourd’hui pullulent les blogs de « street style », où l’on découvre via des photos d’anonymes prises dans la rue que nos voisins de bus peuvent avoir la classe. Et partout où le look passe, les chasseurs accourent. «A la dernière Fashion Week, j’avais en permanence des concurrents plus ou moins amateurs dans le dos, qui me passaient devant pour prendre les mêmes personnes que moi et essayaient de les poser plus vite sur leur blog», explique Kamel Lahmadi, qui anime depuis plus d’un an Style and the city (www.styleandthecity.com), l’un des plus gros sites français dédiés au «street style». Il faut dire que l’investissement de départ est faible – un appareil photo, un blog et une bonne paire de sneakers pour arpenter les rues – et qu’il a rapporté vraiment gros aux pionniers.

«J’ai commencé à prendre des photos sans projet précis en janvier 2006, commente Yvan Rodic, créateur de Facehunter. Puis Menstyle [site Internet des magazines GQ, men.style.com] m’a commandé un reportage à New York. D’autres publications sont venues. Et aujourd’hui, je consacre tout mon temps à mon site. » Du temps qu’il passe souvent dans des aéroports. Le Facehunter couvre des lancements de boutiques fashion dans le monde entier, donne des conférences à l’université et est courtisé par de nombreuses marques. Mais pour les autres, le chemin vers la professionnalisation est encore long. « Les magazines ont compris l’intérêt du facehunting, assure Kamel Lahmadi, qui a tout plaqué pour son site. Pourtant, ils proposent souvent des sommes dérisoires pour acheter ces photos, arguant du fait que ce sont des clichés amateurs. »

Au mensuel masculin GQ, Jamel Benjemaia, responsable du service photo, achète chaque mois un reportage à Yvan Rodic mais à un tarif comparable à ceux pratiqués par les photographes «classiques». «Son travail est complémentaire du reste de nos pages. C’est du reportage sur la mode. Ces photos montrent aux lecteurs ce que l’on porte dans la rue.» «Cela prouve que les vrais gens sont plus beaux que les mannequins anorexiques des podiums, ajoute Kamel Lahmadi. La vraie vie est plus belle que celle des magazines ». A moins qu’un jour ne sorte un mag papier 100 % street style. « J’ai un projet de ce genre dans les cartons.» La chasse aux investisseurs est lancée.

Laurent Bainier

Les paupières sont relou

La grosse bavure, le trait qui fait tache, la traînée en paquet. Ce n’est pas le titre d’un mauvais film d’horreur mais bien le cauchemar de toutes les femmes: le trait de fard croupissant sur la paupière. Il surgit en fin de journée et rayonne fièrement sur cette peau fragile. Couronné pour sa laideur, récompensé pour son effet tenace, ce trait est clairement un boulet. De la fashionista à la concierge en passant par wonderwoman, cette trace n’épargne personne.

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Alors mettez de côté vos jérémiades rythmées de «pourquoi moi ?», d’après le Docteur Laurence Falque, ophtalmologiste, «ce trait ne dépend pas d’un type de peau particulier, il se produit naturellement en vieillissant, la peau perd de son élasticité et crée un affaissement de la paupière qui amplifie le pli.» Les amatrices du regard plein fard ont deux options, soulagement ou désespoir. Mais l’heure n’étant pas à la mode des imperfections, on vous propose d’éviter le ravalement facial en optant pour des conseils tip top dans la tendance. Avec l’âge, la paupière croule, le fard coule, mais heureusement les maisons de beauté ont cerné le problème. La solution ? Une « base fixante de fard à paupière ». L’application est aussi simple que son nom. On imagine que sa paupière est un coloriage, on trempe son doigt dans le pot, et on étale sans déborder. Touche finale : dérouler le tapis rouge sur la paupière et le tour est joué.

Base paupières fixateur embellisseur - Guerlain 22€60
Texture crème, double effet soin et maquillage

Base pour ombre à paupière - Too faced 16€
Base brillante et opaline composée d’huiles essentielles et vitamines

Base Prep + Prime - M.A.C 15€
Texture crème, plusieurs teintes

Julie Dubois

 

Itinéraire d'un enfant graffé

Les marques se l’arrachent et chacune de ses expos cartonne. À 28 ans, Manuel Angot promène sa bonne humeur dans l’underground parisien depuis une bonne dizaine d’années. C’est d’ailleurs dans le métro que la carrière de ce pionnier français du « custom » a vraiment débuté: « Il y a 6 ans, j’étais dans une session graffiti quand mon marqueur s’est explosé sur ma paire neuve d’Air Force One blanche. J’étais dégoûté à cause des tâches sur le cuir. J’ai donc décidé de pousser le délire en les graffants jusqu’au bout. Une fois le dessin fini, j’ai filé les chaussures à un magasin de street-wear à Châtelet pour qu’ils les mettent en expo. Deux heures plus tard, ils m’ont appelé pour me dire qu’un client venait des les acheter 300 euros. Ils m’en ont commandé 30 paires dans la foulée !»

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Initié au skate, au hip-hop et aux sneakers par ses deux oncles, ce gamin d’Evreux multiplie dès 1988 les allers-retours dans la capitale. Il y découvre une culture en pleine effervescence : le graffiti. Plus occupé à noircir ses feuilles de cours de tags qu’à rendre ses devoirs à l’heure, il abandonne vite ses études pour s’installer à Paris. En roulant avec son BMX dans la rue, il rencontre son futur crew, les « O.M.T ». Ensemble, ils « défoncent les rames de métro » et repeignent les murs grisâtres pendant près de deux ans. Pour payer le loyer de son studio, Manuel enchaîne les petits boulots. Assistant booker dans une agence de mannequin, vigile… L’homme est volontaire mais rêve de faire fructifier son don pour le dessin. Ses créations sur les baskets étonnent et les parutions de la presse spécialisée commencent à tomber. « On m’a longtemps appelé Manu Custom. C’est un pseudo trouvé par Nico, le boss du magazine Shoes-Up, mais j’ai vite détesté ce nom trop segmentant ! »En  2003, tout s’accélère.

Manu crée sa S.A.R.L, son site internet art-force-one.com et découvre New York, son jardin d’Eden. De retour à Paris, le graffeur repousse les limites de la personnalisation. Il fait appel à différentes techniques en déstructurant les chaussures. Nike l’invite à exposer, les autres marques emboîtent le pas illico. Booba et Vincent Cassel lui commande des paires. Le buzz est lancé. Mais Manu voit plus loin : «J’ai commencé à me diversifier et à customiser des consoles de jeux vidéos, des téléphones portables, des vélos…» Été 2007, c’est la consécration. Atmos, une boutique hype d’Harlem lui commande 25 paires pour fêter ses 2 ans. La marchandise à 500 dollars l’unité s’écoule en moins de deux heures. De quoi donner des ailes à ce voyageur-né qui rêve de poursuivre son art de ce côté de l’Atlantique ou en Asie « en créant une marque de textile si possible… » En janvier prochain, Manuel Angot exposera ses œuvre chez Wesc : «Le thème ? c’est Gloire à Satan ! Je ne suis pas gothique mais je kiffe les défis.» Un beau pied de nez pour cet artiste qui avait sonné le retour du fluo bien avant que les kids de la feu Nu-Rave ne s’en emparent

Décollez avec Art force one

Entrer dans la galaxie Art Force One, c’est un peu comme faire un tour de grand huit sous MDMA. Couleurs fluo et camouflages psychédéliques à gogo, Manuel Angot personnalise tout ce qu’il touche. Si l’univers de la sneakers reste son domaine de prédilection, l’artiste balance aussi ses jets de peintures sur des produits Hi-Tech élitistes. Petite revue des dernières productions du chevelu…


Enceintes I-Groove de Klipsch.
Votre I-Pod en a ras le bol de s’asseoir sur une station aussi triste qu’un disque de Vincent Delerm ? Bonne nouvelle, Art Force One a customisé une paire d’enceinte unique au monde qui trônera fièrement au beau milieu de votre salon. L’exclusivité a un prix… 650 euros.

Nike Dunk High pour BKRW
Manu revisite ce modèle légendaire de la marque à la virgule en détournant les couleurs eighties à la Flashdance. Kids ou trentenaires crameront les dancefloors en chaussant cette paire de shoes. Cette série limitée à seulement dix exemplaires est numérotée et vendue samedi 15 novembre au Citadium de Paris.

 

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Nike Dunk « Satan »
Nul besoin d’être fan de Marilyn Manson pour tomber raide de ces sneakers. Première pièce de l’expo Wesc qui se tiendra en janvier, le créateur s’est amusé à truffer ce modèle de détails étonnants. Antéchrist, clous et peinture au latex, il a fallu 5 jours à Manu pour réaliser cet univers… encore plus rapide que dieu !

Van’s Chukka
Créé pour les 35 ans de la célèbre marque de skate-wear, Art Force One nous livre en exclusivité la photo de cette paire customisée qui puise ses influences chez les Moomins, un dessin animé finlandais. On est underground ou on ne l’est pas !  

Ces produits exclusifs (et bien d’autres) sont disponibles au >> 9bis passage Thiéré dans le 11è arrondissement de Paris ou sur le site internet www.art-force-one.com

 
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