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17/09/2009

«20 minutes» juré des milthon

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Au premier jour de test, je dois signer un accord de confidentialité. C’est mon acte de naissance comme juré des Milthon, des prix qui récompensent les meilleures « œuvres vidéoludiques » françaises de l’année. Attention, pas des superproductions à s’en décoller la rétine. Ici, on se la joue modeste, mais inventif, les prix permettant à des petits et moyens studios de se faire connaître. Durant l’été, j’avais trépigné en attendant la liste des nominés. Fin août, à sa réception, je songe à me défenestrer. Neuf catégories, vingt jeux, un marathon. Puis les heures de test à l’Association française pour le jeu vidéo.

« ColorZ » sur Wii, jeu de l’année
C’est là que je rencontre mon président, pianotant sur son iPhone, Philippe Ulrich, un créateur de jeux dans les années 1980-1990, dont le parcours sinueux est décrit dans un bon bouquin, La Saga des jeux vidéo. Quelques jours plus tard, neuf jurés dans une pièce en sous-sol. Avant délibération, tour de table. Salutations aux confrères journalistes. On rentre dans le vif du sujet : « Dans sa catégorie, il y a mieux... », « On récompense quoi d’abord, l’originalité ? », « Nan, les graphismes, là, ça va pas... ». « Globulos » remporte le titre de meilleur jeu sur plate-forme mobile (sur DS). Ça fait plaisir. Simple, jouissif en multi. Les débats s’enflamment sur le meilleur scénario, attribué à « Metropolis Crimes », jeu d’enquête sur DS. En revanche, un consensus émerge sur le jeu de l’année : « ColorZ », vendu en ligne via la Wii. Malgré un design pas top, il fait loucher pour la première fois les lobes du cerveau. Une sensation agréablement dérangeante.

Joel Métreau

20:39 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (4)

Cahier 2.0 du 18 septembre 2009 : le sommaire

Cahier 2.0 du 4 septembre 09 : le sommaire

Le 2.0 est en avance sur l'heure et vous parle de tout ce qui ne dure pas. Un bon bain d'éphémère.

market.jpgEn une : ne bloquez pas les pop-up, courez y.

Shopping : Aubade donne une leçon de communication.

Retrospecs met les vieilles lunettes au goût du jour.

Bonnes nouvelles :Sauvez les abeilles, adoptez une ruche.

Adidas glisse des arômes dans ses fringues

Week-end : à Santorin, faites-vous le crépuscule chez les Grecs

People : Starclash d'éphémères, François-Xavier contre John

Jeux vidéo : Le jeu vidéo, un secteur à la fête et qui fait son festival

Notre chroniqueur est enfin reconnu : il siège au jury des Milthon.


Cuisine : et si on se faisait un petit plat givré


Bien-être : vous prendrez bien une coupe pour cette rentrée.


TV Média : la déco de plateau, c'est pas accessoire.

Médias : Les chaînes de télé et les radios en mode prophylaxie

 

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Un festival pour un secteur plutôt à la fête

Ce secteur est loin de connaître un game over. Si l’industrie du jeu vidéo traverse une petite zone de turbulences, la 4e édition du Festival du jeu vidéo qui s’ouvre aujourd’hui à Paris, devrait en tout cas témoigner de l’intérêt des Français pour ce divertissement. « L’année s’annonce comme la meilleure pour l’industrie du jeu après 2009, selon Tristan Bruchet, de l’institut GfK, même si les tendances dans le secteur sont mauvaises depuis janvier. » Sans négliger l’effet crise économique et le cycle de vie des consoles, les acteurs du secteur assènent que les sorties du premier semestre 2008 (« Wii Fit », « GTA IV », « Mario Kart Wii »), avaient été exceptionnelles.

Le plus gros événement en France

Mais « les gros mois arrivent. Au dernier trimestre de l’année, se réalise la moitié des ventes », insiste Jean-Claude Larue, délégué général du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell), partenaire de cette édition du festival. Ces éditeurs se félicitent d’ailleurs des baisses récentes de prix des consoles de Microsoft et Sony et guettent les rumeurs affirmant que Nintendo réagirait bientôt avec la Wii. Pour les festivaliers, ces trois jours offrent donc l’occasion de découvrir le catalogue de nouveautés. Jonathan Dumont, président de l’événement, se veut d’ailleurs confiant. « Si l’on écarte l’E3 aux Etats-Unis, notre Festival du jeu vidéo va se situer troisième en terme de fréquentation derrière le Tokyo Game Show (Japon) et la GamesCom (Allemage). » Ce sont en effet près de 70 000 visiteurs que l’organisateur espère voir parcourir les allées du festival. Parmi eux, on compte déjà Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture, venu rendre une visite hier à la Porte de Versailles, lors de la journée réservée aux pros. « Le jeu vidéo, c’est une industrie mais aussi un art », a-t-il lancé avant de jouer à la guitare Hero.

En chiffres

- 11,8 %
La baisse des ventes de jeux en volume en janvier-août en France, par rapport à la même période en 2008, selon l’institut GfK. Ce chiffre est de - 22 % pour le marché des consoles.

245 000 visiteurs pour le plus grand festival de jeu vidéo en Europe. Il s’agit de la GamesCom, qui s’est déroulée à Cologne (Allemagne), du 19 au 23 août dernier.

160 exposants et environ 400 titres sont présents cette année au Festival du jeu vidéo à Paris.

30 millions d’euros. C’est le budget, marketing compris, d’un blockbuster comme « Assassin’s Creed 2 », édité par Ubisoft.

 

20:28 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : jeux vidéo; métreau

Le marketing éphémère, c'est durable

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« Plus c’est long, moins c’est bon ! » est désormais le nouveau mantra des marques qui cherchent à se faire buzzer. Jusqu’ici, ces multinationales du cool avaient deux options événementielles pour faire parler d’elles chez les branchés : soit organiser une nouba dans une salle des fêtes courue, soit mettre le paquet sur les animations dans leurs boutiques. Depuis le printemps dernier, une troisième voie s’est ouverte : le phénomène des pop-up, ces boutiques, galeries ou clubs éphémères qui pullulent dans les grandes villes. Décryptage d’une tendance qui a tout pour durer.

« Arriver, faire du bruit et dégager »
5 mars 2009, le tout-Paris de la hype joue des coudes pour assister à l’inauguration du Pop Up Bar, un spot secret géré par la bande du Baron. Derrière ce lieu se cache Vitamin Water, une nouvelle boisson énergisante américaine bien décidée à partir à la conquête de l’Hexagone en rinçant les trend-setters. Originalité du concept, ce bar n’a été ouvert que deux mois. Fermeture administrative inopinée ? Non, coup marketing, bien sûr ! « C’est la même idée qu’avait émise Nicolas Hayek dans les années 1970 en lançant Swatch : on arrive, on fait du bruit et on dégage... », analyse Nicolas Guthart, big-boss de Waf Agency. Ce dernier est bien placé pour parler de cette tendance puisqu’il a inauguré il y a quinze jours sa propre pop-up galerie en plein cœur de Paris : l’Imprimerie. « Chaque mois, une marque résidente vient exposer un produit, un concept ou une série limitée dans notre espace de 70 m². On reprend les bases du cirque itinérant en offrant un spectacle aux consommateurs, c’est bien plus qu’une simple boutique éphémère », poursuit l’entrepreneur en sneakers. Le succès frappe déjà à la porte du spot puisque cinq cents branchés se relaient tous les mercredis pour assister aux vernissages de DC Shoes. En octobre, c’est Timberland qui s’installera dans l’ancienne imprimerie qui date de 1896. « Nous sommes entrés dans une période où les clients veulent vivre une expérience ! », affirme Mélanie Franchini, responsable marketing France de la marque. « C’est pour nous une opération de communication qui sert de vitrine à nos chaussures. Moins de produits, mais une mise en scène artistique originale et authentique que nous ne pouvons pas toujours reproduire dans nos boutiques, contraintes commerciales obligent. »

« Clubbing zapping »
Mais combien ça coûte, demanderait Jean-Pierre Pernaut ? « Le ticket d’entrée pour un mois de résidence est à 35 000 €. De nombreuses options peuvent être ajoutées et l’investissement pour une marque en développement reste bien moindre qu’un shop qui s’élève autour des 700 000 € pour ce type de surface à deux pas de Beaubourg », lance Nicolas Guthart. L’événementiel éphémère peut également tirer son épingle du jeu en profitant des périodes creuses : « Russian Standard a eu l’idée de créer un club dans la mezzanine du palais de Tokyo en se greffant à l’expo Man on the Moon car il ne se passe pas grand-chose à Paris pendant l’été », commente Axel Huynh, tête pensante de cette opération. Résultat, cette boîte temporaire nichée dans le musée est devenue l’endroit où il fallait se montrer pendant trois mois. Et la marque de vodka Premium de toucher sa cible en plein foie. « Les prescripteurs de tendances sont tellement blasés et snobs qu’il faut sans cesse renouveler l’offre car c’est toujours le dernier buzz qui prend le pas sur le reste. Nous sommes vraiment entrés dans une culture du « clubbing zapping ». Pour enfoncer le clou, il est reconnu qu’une opération dans un temps limité contribue fortement à multiplier l’impact », conclut Axel.

Cédric Couvez

Filez à santorin avant que le soleil se couche

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Les grands froids arrivent, il est temps de refaire votre réserve de Grèce. Mykonos est blindée, Athènes asphyxiée et la Crète trop belle pour n’y passer qu’un week-end. Nous vous proposons donc Santorin, perle de la Méditerranée. Rien de mieux pour prendre la dimension du site que d’arriver en bateau au petit matin, au pied de la longue falaise de 60 à 120 m de hauteur. Et pas besoin d’être géologue pour apprécier les couches de scories, cendres noires, grises ou roses qui se superposent tel un gigantesque gâteau feuilleté.

L’Atlantide en scooter

Vous êtes en fait devant le résultat d’une des plus violentes éruptions volcaniques des ces dix mille dernières années, d’où la forme de l’île qui évoque une caldeira (cratère). Des falaises, à l’ouest, surplombent la partie remplie d’eau et une pente douce conduit jusqu’au littoral de l’île, à l’est. Cette gigantesque explosion serait à l’origine du mythe de l’Atlantide.
Mais revenons à la réalité. Pour découvrir l’île, le scooter est idéal. Attention, tous les villages ne valent pas le détour. Voici nos préférés. Fira, la capitale de l’île, est une bourgade aux ruelles très pittoresques coupées d’arcades et d’escaliers avec parfois des percées sur la mer. En plus, c’est la seule ville de l’île où l’on peut sortir et éviter de passer sa nuit à mater la télé grecque à l’hôtel.


A 6 km au sud, ne manquez pas Pyrgos, un village perché sur une colline. C’est un repère d’artistes calme et pittoresque. Du Kastro (château), la vue embrasse les trois quarts de l’île. On peut aussi profiter d’un petit musée des icônes et d’un adorable café pour les gorges asséchées par la montée. Ensuite, on vous emmène à Akrotiri. La vue sur la caldeira y est saisissante et c’est assez sympa d’y résider. De plus, dans le coin, il y a de superbes criques pour se baigner. En particulier Red Beach, une plage de sable volcanique noir entourée de falaises rouges.
Mais notre coup de cœur est pour Oia, le plus beau village de l’île. Ses demeures troglodytiques et ses églises aux dômes lumineux font tout le charme de ce village. C’est de Oia que vous aurez le plus beau point de vue sur la baie et son volcan. A admirer surtout le soir, au coucher du soleil. Ne vous attendez pas pour autant à vivre un moment intime. Les amoureux du crépuscule savent que ce couchant est l’un des plus beaux des Cyclades.

 

La rédaction du Routard

 

Les bonnes adresses du routard à Santorin

Gaby Apartments A Firostefani,
un sympathique petit quartier de Fira. Accès facile par la corniche. Chambres tout confort (AC et frigo) et agréables pour deux à quatre, souvent avec petite terrasse et vue imprenable sur le coucher de soleil.
Rens. : 22 86 02 20 57.
75-95 € pour deux dans une chambre avec vue. CB refusées.

The Flame of the Volcano
Nombreuses spécialités grecques, poissons, crustacés et viandes, préparés avec soin. La situation, surplombant la caldeira, est un atout supplémentaire, surtout si l’on obtient une table directement sur la corniche. A Fira, chemin de la corniche, peu après l’arrivée du téléphérique.
Tél. : 22 86 02 52 45. Compter à partir de 25-30 € pour un repas.

Taverne Giorgaros
A environ 3 km du centre d’Akrotiri. Taverne excentrée, avec une superbe vue. Tenue par quatre frères pêcheurs, elle sert des plats traditionnels : poisson, lapin… Copieux et très frais. Une adresse qu’on aime pour sa simplicité et son efficacité. Tél. : 22 86 08 30 35. Ouvert toute l’année. Compter à partir de 10 € pour une petite entrée et un plat.

Taverne Anemomilos
Le meilleur rapport qualité-prix d’Oia. Cuisine familiale et plats régionaux, faits
à partir de produits locaux (légumes du jardin). Grande terrasse agréable. A côté de l’hôtel du même nom. Tél. : 22 86 07 14 10. Entrée environ 4 €, plat principal 9-10 €.

A lire Le Guide du Routard
Iles grecques et Athènes 2009.

20:17 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : week end

Adidas lance une ligne d'aromathérapie

Vous avez beau la humer encore et encore : votre tenue de sport fleure la transpiration. C’est bon signe (elle sentirait le parfum de votre coach, ce serait suspect), mais ce n’est pas le meilleur des relaxants après l’effort. En sortant au début du mois, sa nouvelle collection Adilibria, Adidas a décidé de travailler sur l’odeur de ses fringues. Confectionnés en Skintex, un textile intelligent qui contient des huiles essentielles et des extraits de vitamines E, les débardeurs et tee-shirts de la gamme libèrent pendant l’effort des arômes qui, d’après la plaquette, « stimulent les sens et donnent de l’énergie ». Les pros du marketing appellent ça une « ligne d’aromathérapie ». C’est beau comme une pub pour la litière pour chat, mais ça marche.

 


Ne vous attendez pas à pulvériser le record du tapis de course de votre salle, ce n’est pas une combi de nageur. Mais tendez les narines et détendez-vous. Vendue autour de 40 €, la collection Adilibria est disponible dans l’ensemble des points de vente de la marque. Attention, toutefois la « ligne aromathérapie » ne dispense pas de prendre une douche après l’effort, ni de mettre du déodorant.

Laurent Bainier

Sauvez les abeilles, adoptez une ruche

Il est temps de tourner la page. Les abeilles vous ont pourri quelques barbecues cet été, vous ont piqué votre tranquillité et fait découvrir l’orthographe du mot « antihistaminique ». Mais aujourd’hui, les abeilles ont le bourdon et elles ont besoin de vous. Menacées par les pesticides et la multiplication de ses prédateurs comme le frelon asiatique, elles disparaissent progressivement et inquiètent les spécialistes qui reconnaissent leur rôle primordial dans la fertilisation des végétaux. Alors, n’écoutez que votre bon cœur et sautez sur Internet.

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Depuis une semaine, le site untoitpourlesabeilles.fr propose aux particuliers et aux entreprises d’adopter une ruche. Pour 40 à 50 € par mois, les sociétés sauveront un essaim, récupéré chez un particulier qui voulait le détruire ou obtenu chez un apiculteur, et recevront en échange la récolte de leur ruche. Comptez environ cent pots de miel par an, arborant le logo de votre boîte. Les particuliers peuvent adopter une partie de ces ruches et obtenir leur portion de miel chaque année.


Régis Lippinois, l’un des fondateurs du site, voulait sensibiliser le grand public au sort des abeilles à travers l’opération. Cela marche au-delà de ses espérances. « On a déjà quinze entreprises clientes et une vingtaine d’autres sont prêtes. A terme, nous aimerions installer les ruches autour des entreprises pour produire des miels de terroir. » Les abeilles n’ont pas fini de buzzer.

Laurent Bainier

 
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