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03/09/2009

Le look Blok opère

Oubliez le dernier sac Balenciaga ou la nouvelle collection de talons Louboutin, l’accessoire qui tue (à défaut de vraiment vous sauver), cet automne, sera le masque de protection signé Irina Blok. Bien décidée à faire tousser la morosité ambiante, la designer russe installée depuis dix ans à San Francisco bénéficie d’un bon bouche à oreille outre-Atlantique depuis qu’elle a créé une série de masques de protection ultra-funky : « L’idée m’est venue en regardant les infos, à l’époque où l’on parlait beaucoup de la grippe aviaire. Je me suis demandé comment un designer pouvait essayer de sauver le monde. J’ai décidé de me lancer dans la customisation de masques qui, jusqu’ici, étaient très anxiogènes », lance la créatrice.

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« Une bonne blague »
Après des débuts comme illustratrice graphique chez Yahoo!, puis chez Google, Irina Blok ne s’attendait pas à un tel succès : « Tous les blogs américains et même le Times en ont parlé. Depuis le risque de pandémie de grippe A, mes masques s’arrachent comme des petits pains. Pour l’instant, cela reste une bonne blague, mais il n’y a plus qu’à les rendre stériles pour que l’utile rejoigne le beau. » Car ses créations sont destinées à un usage purement décoratif : « J’étudie le marché pour lancer une collection homologuée. Je travaille à la rendre disponible dans les aéroports, les écoles et les librairies. » Originaux et toujours décalés, les masques d’Irina sont en vente sur son site www.creativeblok.com pour 10 dollars (7 €). A ce prix, c’est plutôt pour votre portefeuille que vous risquez de trembler mais, bonne nouvelle, Irina Blok reverse une partie des bénéfices à des associations qui luttent contre la pandémie.

Cédric Couvez

Infection au Phazon

0409-MAG24-METROID.jpgParmi les virus notoires, dans « GTA IV », le succès « virus Rockstar », qu’on obtient en ôtant la vie d’un joueur l’ayant acquis. Le patient zéro, c’était un développeur des studios Rockstar, la bonne blague. Plus connu, le virus-T permet aux « Resident Evil » de concourir dans la catégorie « survival horror » puisqu’il transforme en zombie. Et puis, gare au Phazon ! Echappez à cette substance radioactivo-biologique dans « Metroid Prime Trilogy », qui sort aujourd’hui sur Wii.

Née en 1986, cette saga de science-fiction a mis en scène une héroïne bien avant Lara Croft : Samus Aran. Dans ce coffret (50 €) sont regroupés les trois épisodes « Prime », dont les deux premiers avaient fait la gloire de la GameCube, l’ancienne console de Nintendo.

Portés sur la Wii, avec pointeur et nunchunk, ils se voient proposer un gameplay tout beau tout neuf.

 

Joël Métreau

Virus informatiques: l'épidémie, un jeu de savants

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Vous avez bien rigolé il y a quelques mois, quand la grippe A s’appelait encore porcine, quand le jeu auquel vous vous adonniez sur le Web permettait d’exorciser votre peur. Swinefighter.com et hop, dézinguage de cochons à la seringue. Du virus, vous vous en étiez lavé les mains ? Maintenant ce sera vingt fois par jour, en pratiquant un « serious game », « The Great Flu » (la grande grippe).

Dans la peau d’un type de l’OMS
Sorti mi-août sur Internet, ce jeu a été conçu par Albert Osterhaus, spécialiste des virus au Centre médical Erasmus de Rotterdam. Une intro à la film-catastrophe, puis les instructions : à chaque virus, sa difficulté. L’interface : stylée, aride, inquiétante. Devant une carte du monde, le joueur doit décider des mesures. Les jours passent, le nombre d’infectés augmente. Faut-il fermer les aéroports, distribuer des masques ? Se prendre pour un type de l’OMS, ça rend parano.
A l’inverse, pour comprendre une épidémie, la science s’est déjà intéressée à un monde virtuel. Celui de « World of Warcraft ». En 2005, un « boss » (monstre) avait été introduit dans le jeu. Il infligeait une maladie qui tuait à petit feu le temps du combat. Alors qu’elle devait être circonscrite au donjon, des joueurs ont réussi à l’emmener jusque dans les capitales. Le fléau a échappé à tout contrôle, jusqu’à celui des développeurs. Pour endiguer l’hécatombe, ils ont mis au point un patch correctif. Deux ans plus tard, des épidémiologistes se sont très sérieusement penchés sur cette histoire. Une chercheuse suggérait même que ce monde virtuel pourrait servir de terrain d’expérimentation pour construire des schémas de comportement face à une pandémie. L’éditeur de « World of Warcraft » n’a pas relevé la proposition. Joueurs oui, cobayes, non.

Joël Métreau

 

 

Des DVD pleins de virus pour vos arrêts maladie

Films de zombies ou scénarios catastrophe réalistes, les virus inspirent les metteurs en scène. Retour sur les toiles les plus marquantes des vingt dernières années.

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Alerte -  (1995)
La population d’une petite bourgade américaine est contaminée par le virus ébola. Pour endiguer l’épidémie, la Maison Blanche décide de raser la ville en lançant une bombe incendiaire. Une solution qui ne plait pas du tout à Dustin Hoffman, le gentil scientifique.

L’armée des 12 singes - (1996)

Dévasté par un virus, la terre est devenue quasiment invivable en 2035.  Cobaye à gros biceps, Bruce Willis est renvoyé par des scientifiques    en 1996 pour retracer l’origine de l’infection. Et le metteur en scène Terry Gilliam d’offrir un des films de science-fiction les plus baroque et barré de la décénnie.

28 jours plus tard - (2003)

Après Trainspotting et avant Slumdog Millionaire, le réalisateur british Danny Boyle plonge dans le film de zombie et rend hommage à George A. Romero. Londres est dévastée par des hordes de fièvreux hémorragiques et c’est un coursier lambda qui doit se coltiner le nettoyage.

Je suis une légende - (2007)
Dernier survivant à hanter les ruines de New York, Will Smith tue le temps en savatant des méchants mutants qu’il nomme affectueusement les «infectés».  Les décors sont tout simplement époustouflant.

Cédric Couvez

Les pros de la culture ne veulent pas céder à la panique

L’épidémie de grippe A pend au nez des professionnels de la culture, avec elle le risque de fermeture des salles de concerts, des musées… Si la majorité des établissements publics relativisent la situation, d’autres font quand-même appel à des assureurs pour parer à la «catastrophe».
L’exposition Tiffany, au Musée du Luxembourg aurait pris ses précautions face à l’épidémie auprès du courtier Hugo Rubini. C’est ce qu’affirme l’assureur, même si les organisateurs de l’évènement n’ont pas souhaité nous le confirmer. La 9e Symphonie de Beethoven, prévue le 26 septembre au Stade de France, en revanche, a bien été annulée. Officiellement en raison d’un «désaccord avec les assureurs» qui réclamaient des sommes astronomiques. Officieusement : les places ne se vendaient pas. «Quand-même, il faut dédramatiser !», s’exclame Jean-Sébastien Nicolet, directeur de la Maroquinerie, à Paris. «En cas de pandémie, on serait en ‘no business’ : pas de cachets pour les artistes et remboursements des places. On en parle, bien sûr, mais on ne va pas s’arrêter de travailler pour autant.» Florence Lemoing collabore à l’exposition «Renoir au XXe siècle», qui débute le 23 septembre au Grand Palais. Pragmatique, elle assure que la fermeture ponctuelle du musée serait «un manque à gagner qui pourra toujours être compensé par des réouvertures nocturnes.» Le surcoût de l’assurance pour une exposition de cette ampleur représenterait plus d’1/7e du budget total.

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La culture n’a pas si mauvaise mine
Autre “non-assuré”, Laurent Bayle, le directeur de la Salle Pleyel, est serein. «Les gens ne vont pas rester chez eux à cause de la grippe A». Même credo pour Laurent Brunner, le directeur de Versailles Spectacles : « Relativisons ! Au Royaume-Unis et en Allemagne, l’épidémie est bien plus inquiétante or, leurs lieux publics sont toujours ouverts !» Au niveau de la fréquentation et de ses réservations, il ne constate «aucune différence» et semble davantage préoccupé par la météo que par la grippe A. Concernant le dispositif sanitaire, il ironise : «Les masques ? On est pas sur Mars non plus ! On verra quand ils seront obligatoires ! » Pour l’assurance, il n’en voit pas l’intérêt. «Si je fais 300 000 euros de recettes dans la journée, ils m’en prennent 100 000, c’est de l’escroquerie!» Responsable de tout cela : le battage médiatique autour de la grippe A, qui exacerberait selon eux la psychose actuelle. Jean-Pierre Jeunet, président du jury au Festival de Deauville, nous a confié craindre que “cette paranoïa se ressente sur la fréquentation des salles. Et Dany Boon, qui remonte sur scène cet automne partage mon inquiétude.»

Clémence Millet

Attrapez la fièvre maya à Palenque

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La grippe n’aura assurément pas que du mauvais. Exemple n° 1 : le Mexique est désert et pas cher. L’occasion pour tous les routards en quête de soleil et de tequila de s’offrir un tour à prix cassé dans le berceau du A(H1N1). Exemple n° 2 : les trips exotiques au milieu de la forêt ne sont pas spécialement plus dangereux que les promenades dans la jungle urbaine infestée de virus. Alors plutôt que de fuir la grippe tout l’automne, partez en pèlerinage à sa source, le Chiapas. Nous vous emmenons à Palenque, l’une des plus grandes cités mayas du Mexique, restée très bien conservée. Il s’agit sans aucun doute de l’un des sites les plus romantiques du pays.

L’Atlantide en pleine forêt
Imaginez un ensemble de temples posés sur de petites collines émergeant le matin des nappes de brumes et de la forêt vierge environnante, d’où s’échappent des bruits mystérieux. Un site absolument magnifique ! Et encore,  vous n’avez devant vous qu’une petite partie de l’ancienne ville construite entre 300 à 600 de notre ère. Le reste est toujours enfoui sous la végétation. Au XIXe siècle, certains explorateurs croyaient même avoir découvert l’Atlantide, d’autres un avatar de la civilisation égyptienne.
Pour avoir une vue d’ensemble, commencez par vous attaquer au temple de la Croix, l’une des plus hautes structures du site. D’en haut, splendide panorama avec la jungle en arrière-plan. N’oubliez pas la photo pour authentifier l’exploit. Maintenant que vous êtes entraînés, vous pouvez partir à l’assaut du palais. Au sommet de cette vaste plate-forme s’élève un ensemble d’édifices, dont quelques patios avec de très belles frises. La tour servait pour l’observation du soleil et des astres. Souvenez-vous que les Mayas étaient de grands astronomes.
Pour finir, à l’entrée du site, un petit musée renferme des antiquités intéressantes découvertes ici même : des bijoux en jade et en obsidienne, de superbes céramiques…Indispensable pour compléter votre exploration. Après toutes ces aventures, les héros sont fatigués. Agua Clara, sur la route de San Cristobal, est un beau site naturel avec des petites plages où l’on peut se baigner tranquillement. L’endroit idéal pour reprendre des forces et se remettre de ses émotions.

 

Les bonnes adresses du Routard

La Aldea
Un endroit fort agréable, en hauteur et en pente, avec une très belle vue. Les bungalows, construits en adobe et toits de palmes joliment arrangés, disposent chacun d’une petite terrasse individuelle et d’un hamac. Tout en haut du jardin se trouvent de très beaux bungalows plus confortables et plus chics. Calme assuré. Au menu, légumes bio du potager. Petite piscine, mais une plus grande en projet. Internet.
A 3 km de Palenque-ville et
4,5 km des ruines. Tél. : 345 16 93.

La Selva
A la sortie de Palenque, le resto gastronomique de la ville. Róbalo al ajo (bar à l’ail), pescado relleno de mariscos (daurade fourrée aux fruits de mer), filete de res jacarandas (bœuf flambé au brandy et Grand-Marnier), langouste, etc. Service
un peu coincé, mais cadre feutré
et agréable : grande cabane tropicale, avec toit de palmes, décorée avec goût. Parfois, orchestre et chanteurs.
Compter env. 13 € pour un repas. Tlj 11 h 30-23 h 30. CB acceptées.
A env. 50 m de la tête maya, en direction des ruines.
Tél. : 345 03 63.

Restaurant Maya
Un classique de la ville depuis 1958, face au zócalo. Large carte où se mélangent les spécialités de viande, poisson et les antojitos mexicanos : quesadillas, tacos, enchiladas (un délice !) et burritos. Service efficace. On peut aussi y prendre le petit déj : plusieurs formules excellentes.
Tous les jours, de 7 h 30 à 23 h.
4 ou 5 menus autour de 50 $ Me (3 €). Angle Hidalgo et zócalo.
Tél. : 345 00 42.

A lire Le Guide du Routard
Mexique 2010.

 

La grippe A est à la mode chez les chanteurs britanniques

Ils ont cru l’avoir mais finalement non, c’était un banal rhume avec nez qui coule et gorge qui gratte. Starclash entre Robbie Williams chanteur pour minettes partiellement repenti et Tom Meighan, chanteur mégalo de Kasabian. Lequel des deux préférez-vous ? C’est à vous de les départager dans les commentaires ci-dessous et en répondant à notre sondage…

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Robbie Williams

Antécédents

Robbie Williams est un hypocondriaque notoire. On ne compte plus les anecdotes sur les petites manies sanitaires du chanteur. Lors du tournage d’un clip avec Nicole Kidman, il lui avait demandé (pour rire ?) si elle s’était bien lavé les dents avant la scène du baiser. Classe.

Symptômes

Au cœur de l’été, le chanteur a annoncé à ses fans, via son blog, qu’il était atteint de symptômes grippaux et qu’il vivait dans l’angoisse irrépressible d’avoir contracté le virus H1N1. Au seuil de la mort, il expliquait se dépêcher d’écrire des chansons…

Effets secondaires

Suspecté de vouloir créer le buzz, Robbie Williams a surtout récolté lazzis et quolibets. Le petit Robbie n’a pas du bien écouté sa maman quand elle lui racontait l’histoire de l’enfant qui criait au loup. Hé ben, il s’est fait bouffer, Rob.

 

Tom Meighan

Antécédents

Tom Meighan nous confiait, il y a quelques mois: «Avoir une vie saine en tournée, c’est impossible. On dort et on mange mal, on vit presque comme des bêtes. Mais je dois avoir un système immunitaire de rhinocéros, je n’ai jamais annulé un concert parce que j’étais malade ou que j’avais perdu ma voix.»

Symptômes

En tournée en Australie, Tom Meighan a refilé son sale rhume, chopé quelques jours plus tôt au Japon, à tous les membres du groupe Kasabian qui ont été maintenus 72 heures en quarantaine dans leur hôtel de luxe. Un ou deux grogs plus tard, la bande rock repartait.

Effets secondaires

D’après le producteur de la tournée en Océanie, l’incident aura coûté un million d’euros à l’assureur à cause des dates annulées. Les concerts suivants ont affiché complets, as usual. L’histoire ne dit pas dans quel état les chambres du groupe ont été libérées.

Benjamin Chapon

 
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