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22/10/2009

Trainez vos basques au musée Guggenheim

Si la Fiac  ne vous a pas rassasié d’art moderne, vous pouvez toujours faire un saut au pays basque espagnol pour aller découvrir le musée Guggenheim* à Bilbao. Contrairement à son grand frère new yorkais, pas besoin de passeport et de toutes les tracasseries administratives pour aller découvrir son homologue espagnol. Et en plus on évite le jet lag ! Rien qu’à l’extérieur, le bâtiment construit par l’équipe de l’architecte californien Frank O. Gehry est une merveille. Cet artichaut de titane, cette demi-sirène qui ondule fièrement sur les bords du Nervión (faites autochtone et dites « la ría ») a bénéficié, lors de sa conception, des derniers progrès en matière d’imagerie aéronautique. Pour que le musée se marie avec l’université de Deusto, sur l’autre rive, on a sélectionné un calcaire blond des environs de Grenade tandis que l’on optait pour de fines écailles de titane posées sans fixations sur les flancs du monstre. Extrait aux États-Unis, laminé en France et découpé en Italie en de fines feuilles de 0,38 mm d’épaisseur, ce métal rappelle le passé industriel de la ville.

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A l‘intérieur toutes les salles d’expo sont éclairées par la lumière naturelle grâce à de grandes verrières. La pièce la plus impressionnante est sans aucun doute la longue salle qui s’étend sous le pont Principes de España : 130 m de long et pas un seul pilier ! Pour l’accrochage, on vous l’avoue de go, difficile de décrire un musée aussi évanescent que le Guggenheim, où tout change tout le temps. Sachez quand même que quand on parle de collection permanente, il s’agit d’une partie seulement des oeuvres de toute la collection Guggenheim, et non de la collection du Guggenheim-Bilbao. Les tableaux tournent entre Venise, New York, Berlin et Abu Dhabi ou sont même gardés en réserve !  
Cerise sur le gâteau,  la cafétéria du musée a été confiée à Martín Berasategui, l’un des plus grands chefs du Pays basque. À certaines périodes, il est même recommandé de réserver la veille pour y manger, pire que pour le musée ! Et pour cause, c’est sans doute un des meilleur rapport qualité-prix de Bilbao (menu du jour à 18 €). Voilà de quoi combler tous vos sens !

La Rédaction du routard

*Musée Guhemheim : tel : 944-35-90-90. M. : Moyua. Ouvert mardi -dimanche 10 h-20 h ; entrée 11-13 €, audio guide en français inclus.

Grosse pression sur la commission

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« Bon, les nouveaux, par ici, que je vous explique comment on va procéder. » Un groupe d’une vingtaine de personnes s’agglutine autour d’Olivier Kaeppelin, délégué aux arts plastiques. Après quelques minutes, il se dissout dans les travées de la Fiac… Visiteurs privilégiés, ils passent avec un jour d’avance sur les plus grands collectionneurs du monde. Il faut dire que leur commanditaire n’est pas n’importe qui : l’état français.

Trois fois par an, dont une lors de la Fiac, ce groupe se réunit pour dépenser au mieux une enveloppe dévolue à l’achat d’œuvres d’art contemporain. On l’appelle : la commission d’acquisition. S’ils se baladent plutôt incognito, ses membres sont vite repérés par les galeristes. Certains font un peu de retape : « Là par exemple, on est dans l’objet de vitrine, suffisamment puissant pour être autonome par rapport au contexte. » Mais la plupart joue plutôt la connivence discrète : « Tu as vu la dernière série de Michel ? C’est formidable. Et je ne dis pas ça parce que c’est un de mes artistes, hein. » Dans la commission, on a des directeurs d’institutions en régions, collectionneurs, critiques, artistes… Et tout ce petit monde se connaît bien. Quatorze œuvres sur les vingt acquises cette année proviennent de galeries françaises. Le dirigeant d’une galerie new-yorkaise s’en amuse : « Le monde de l’art français est microscopique. C’est ça qui fait son charme. » Dur.

Pendant ce temps-là, nos acheteurs négocient certains prix avec les galeries. « Être acheté par l’état donne un certain prestige à l’artiste qui consent parfois à baisser ses prix », souffle un membre de la commission, sous couvert d’anonymat, bien sûr. Pour cette Fiac 2009, ils ont 400 000 euros en poche. « C’est à la fois beaucoup et très peu, constate Richard Lagrange, directeur de Centre National des Arts Plastiques. Cela nous impose d’aller chercher de jeunes artistes, des œuvres inattendues. » In fine, c’est le CNAP qui a la charge des œuvres acquises, rassemblées au Fonds National d’Art Contemporain. Certaines sont mises en dépôt, d’autres sont prêtés pour des expositions partout en France, et enfin, une minorité égayera les murs gris des administrations, de l’Elysée au Conseil général de la Vienne.

Benjamin Chapon

Sur la toile, c'est le bazar contemporain

N’est pas François Pinault qui veut. Si, niveau budget, vous êtes plus Fnac que Fiac, misez sur les boutiques en ligne de musée et leurs produits dérivés pour vous inventer une vie de mécène. En la matière, les Français brillent moins par le service que par les produits proposés. Sur le site du centre Pompidou par exemple, on regarde, mais on n’achète pas. Pour vous procurer le papier peint « Augmentation et réduction » de Claude Closky (69,90 €) ou le support de bureau « Petit arrangement avec le désordre ambiant » de Matali Crasset (24,90 €) , il vous faudra vous rendre à Beaubourg. 
Le Palais de Tokyo fait mieux. On peut y faire ses e-emplettes via le site de Blackblock, la boutique abritée par le musée. On y trouve forcément son bonheur, que ce soit avec le vase char d’assaut de Thierry d’Istria (Tank U Vase, 140 €) ou les art toys du graffeur André, taulier du lieu (Bearbrick André 400%, 110 €). Le catalogue est sur le web mais l’achat, lui, se fait par mail. Un poil rétro.
Mais un vrai collectionneur d’art ne fait pas ses courses chez le galériste du quartier. Il parcourt la planète à la recherche des plus belles oeuvres. Allez donc surfer outre-Manche, sur le site de la Tate Modern. Ne vous jetez pas comme le premier touriste venu sur les mugs tête de chenille ou les coussins « je t’aime ». Privilégiez les produits locaux, comme le sac Tracey Emin (32 €) ou le bavoir Julian Opie (9 €). Stars sur les bords de la Tamise, ces deux artistes sont suffisamment méconnus en France pour impressionner votre bambin quand vous lui donnerez son petit pot.
Quand il n’aura plus l’âge de manger liquide, vous pourrez également lui offrir la version Lego de la fondation Guggenheim de New York en vente 27 € sur le site du musée du même nom. L’adresse n’est pas la meilleure du web mais vous y trouverez, quand même, des cuillères à café Jean Nouvel (et pourquoi pas?) à 30 €  et le service en porcelaine Robert Mapplethorpe (47 €) qui les accompagnera avec goût.

Plus du cochon que de l’art
Terminez vos courses en beauté sur le site du MoMA. On y achète tout et n’importe quoi en se disant que c’est un peu de l’art. « Un peu » seulement, quand on craque pour un presse-livre éléphant à 20 € ou un plat « Tête de cochon » à 13 €. Beaucoup plus, quand on s’offre la rape à fromage Presto (3,30 €) ou le sublime jeu d’échec Bauhaus (153 €), répliques exactes de pièces figurant dans les collections du Moma. Et voilà... Il ne vous reste plus qu’à trouver un petit palais à Venise pour exposer vos emplettes. Mais ça, c’est l’enfance de l’art.

Laurent Bainier

Quelques conseils pour épater les galeries

Ce week-end, Paris dégueule littéralement d’art contemporain. La faute à la Fiac. La Foire internationale d’art contemporain attire le gotha des collectionneurs mondiaux alors forcément, toutes les institutions et galeries font portes ouvertes. Et si vous en profitiez pour vous y intéresser? Arrêtez de rechigner, notre ministre de la Culture lui-même l’a admis : «Nous avons tous un véritable défi qui est celui de l’intimidation sociale, que j’ai moi-même éprouvée.» Traduction. Au moment de se frotter à l’art contemporain, le néophyte affiche toujours la même crainte: passer pour un con. Allez, on vous aide.

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Ne dites pas : « Moi, l’art contemporain, j’y comprends rien. »
Ce bel alexandrin (avec rime à la césure, joli…) est la réponse à tout des fainéants. Forcez-vous que diable ! Et questionnez le galeriste, il ne demande que ça. A la Fiac, les gros acheteurs sont déjà passés faire leurs emplettes le mercredi. Du coup, les galeristes ont fait leur beurre et sont détendus.
Dites plutôt : « Cette sculpture est faite dans quel matériau ? » Un truc terre à terre, ça passe tout seul. La conversation s’engage sur des bases claires ; après, parfois, ça décolle dans les concepts et ça secoue. Accrochez-vous.

Ne dites pas : «  C’est pas mal, mais je ne le mettrai pas dans mon salon. »
Mais bougre de corniaud, évidemment que tu ne vas pas la mettre dans ton salon cette installation vidéo. L’art contemporain n’a que rarement une vocation décorative. Donc, les considérations du genre « ça n’ira pas avec ma moquette », on oublie.
Dites plutôt : « Vous n’auriez pas le même en bleu ? » Oui, parce que, bon, en même temps, on a bien le droit de déconner un peu, on n’est pas à l’armée.

Ne dites pas : « Alors ça, ma fille de 2 ans, elle peut le faire » ou « Ah ben à ce compte-là, moi je casse une chaise et je fais caca dessus et je dis que c’est de l’art… »
Ce genre de réplique, en plus d’être stupide, est méchante. L’artiste est un être humain, il mérite un minimum de respect.
Dites plutôt : « C’est quand même plus simple l’art figuratif. » Eh oui, s’enthousiasmer sur une corbeille de poires en déclarant : « Qu’est-ce que c’est ressemblant ! », c’est plus facile. La Fiac dispose d’un grand espace dévolu à l’art moderne. Rien ne vous empêche de vous exercer sur un Picasso ou un Bacon. Interrogez-vous sur les textures, la composition, le sous-texte symbolique… Ensuite, appliquer la méthode aux œuvres non figuratives. C’est pareil sauf que ça ne « représente » rien.

Ne dites pas : « Vous n’êtes pas trop frappé par la crise ? »
ça part d’un bon sentiment mais à force, ça gonfle tout le monde. En plus, globalement, le monde de l’art commence à sortir la tête de l’eau. Surtout à la Fiac, plus préservée que celle de Londres, car moins versée dans la spéculation.
Dites plutôt : « La petite gravure, là, je vous en donne 20 € si vous me l’emballez. » Le galeriste comprendra tout de suite que vous êtes un guignol et n’essaiera pas de vous refourguer sa came. Vous pourrez alors engager une conversation décomplexée sur le prix et la valeur des œuvres. Partez à la découverte du monde mystérieux de « la cote » des artistes. Tout est là.

Ne dites pas : « Mmmm, c’est conceptuel ça, non ? »
Evidemment c’est conceptuel ducon, c’est de l’art ! Oui, bon là, on s’emporte. Pardon. Alors retour sur le b-a-ba : l’art, c’est du concept. Quand c’est juste joli, c’est de l’artisanat. On ne parle pas broderie, là.
Dites plutôt : Rien, taisez-vous et observez.
En conclusion, et pour paraphraser un groupe de drogués des années 1990 et la publicité d’une chaîne de restaurants qui fait grossir : Venez comme vous êtes ! Sans complexe. Et n’oubliez pas : il n’y a pas de questions bêtes, il n’y a que des questions idiotes.

Benjamin Chapon

« Les artistes vous amènent toujours où vous n’aviez pas prévu d’aller… »

 

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Alain Seban - Président du Centre Pompidou

 

Dans le nom Nouveau Festival, quel terme est le plus important ?
L’un ne va pas sans l’autre. La proposition est nouvelle parce que notre volonté est de parler de la création sous toutes ces formes avec de nouveaux moyens. Nous pensons que l’exposition n’est pas le seul langage pour parler de la création.

Est-ce une façon pour le Centre Pompidou de répondre aux accusations de conservatisme ?
Nous renouons avec une des utopies fondatrices du Centre Pompidou : faire bouger les lignes entre les arts, faire se croiser les disciplines et les publics. Nouveau Festival réactive cette vieille utopie parce que les artistes eux-mêmes la réactivent. Pompidou est la maison des artistes, nous voulons qu’ils se sentent ici chez eux.

Même si pour ça ils doivent pousser les murs ?
Les artistes vous amènent toujours où vous n’aviez pas prévu d’aller… Une fois que le principe du festival a été posé, il y a eu un développement viral de la proposition sur différents espaces : la piazza, le hall, le foyer..

Cet événement sera-t-il récurrent ?
C’est une expérience dont nous tirerons des conséquences. À commencer par savoir si nous la rééditerons ou non. J’espère que cet événement nous aidera à introduire de nouvelles manières de travailler, plus souples, plus réactives. Par exemple, jusque-là, les arts vivants ou les performances à la jonction de plusieurs disciplines étaient confinés dans la salle de spectacle. L’objectif du festival est également de séduire de nouveaux publics. Et la force du Centre, c’est de croiser des publics différents.

Mais ne craigniez-vous pas que la création ultra-contemporaine fasse moins recette que les expositions patrimoniales ?
Depuis mon arrivée au Centre Pompidou, j’ai pu constater que le public se laisse amener de bon gré sur des sentiers buissonniers de traverse. C’est très encourageant.

Benjamin Chapon

 

Rideau
L’art contemporain fait son show jusqu’au 22 novembre au Centre Pompidou et à la Conciergerie, à Paris. Ce Nouveau Festival, entièrement gratuit, est un événement hybride qui rassemble toutes les disciplines de l’art contemporain. Le programme, disponible en ligne et dessiné sur le parvis du Centre, donne le vertige. Spectacles, projections, débats, happenings… Il se passe tout le temps quelque chose à un endroit ou à un autre. On flânera tout particulièrement du côté de l’Espace 315, transformé en cabaret « Beaubourg-la-reine » et dans la Galerie Sud qu’Heimo Zoberning a transformé en grande scène modulable. Sans présumer de son succès, le Nouveau Festival permet au Centre Pompidou de saisir une tendance particulièrement dynamique de l’art contemporain et qui échappe habituellement aux institutions : les happenings artistiques. Reste à savoir si, contenus dans un espace-temps prédéterminé, ceux-ci gardent de leur puissance.

Une artiste entre la fontaine à eau et la machine à café

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Un grand hall lumineux au 22ème étage d’une tour de La Défense, des meubles design, des gens sérieux en costards… Et là, paf, des œuvres d’art contemporain spécialement créées pour les employés d’Eurogroup, société de consulting. L’artiste Barbara Noiret a passé six mois parmi eux avant de créer les œuvres de l’exposition Rex (« retour d’expérience » en langage de consultants). « Je me suis comporté comme un caméléon, j’ai assisté aux réunions et briefings avec les clients. » Fascinée par l’hyper-communication à l’œuvre dans ces bureaux, Barbara Noiret arrivait avec des stéréotypes en tête : « J’ai été surprise de rencontrer des gens très tournés sur l’humain. » Ses œuvres, photos et vidéos, savamment disposées dans les salles du siège de la société, exploitent le lyrisme du jargon des consultants et la poésie inattendue de cet univers. Une bande son restitue les phrases d’une réunion, par exemple « L’objectif de la phase c’est optimiser le processus. » Un diaporama met en regard photos de réunions et phrases hors contexte : « On est en train de s’adapter à la dégradation » ou « On travaille sur le vivant, seuls les artistes travaillent sur le vivant. »

Complètement novateur en 2007, quand Eurogroup s’est lancé, le principe de ces résidences d’artistes essaime aujourd’hui dans d’autres entreprises, même s’il échappe à la loi sur le mécénat. « Ce n’est pas fiscalement reconnu par la loi de 2003 parce que nous n’achetons pas les œuvres », explique Julien Eymeri, directeur à l’origine du projet. Ce passionné d’art contemporain a su convaincre son PDG : « Il y a des similitudes entre la démarche artistique et notre travail. Nous aidons des entreprises en difficulté, qui ne voient plus comment débloquer une situation. Nous les amenons à avoir un regard neuf sur les choses. Un artiste fait exactement pareil… »

Benjamin Chapon

Une artiste entre la fontaine à eau et la machine à café

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Un grand hall lumineux au 22ème étage d’une tour de La Défense, des meubles design, des gens sérieux en costards… Et là, paf, des œuvres d’art contemporain spécialement créées pour les employés d’Eurogroup, société de consulting. L’artiste Barbara Noiret a passé six mois parmi eux avant de créer les œuvres de l’exposition Rex (« retour d’expérience » en langage de consultants). « Je me suis comporté comme un caméléon, j’ai assisté aux réunions et briefings avec les clients. » Fascinée par l’hyper-communication à l’œuvre dans ces bureaux, Barbara Noiret arrivait avec des stéréotypes en tête : « J’ai été surprise de rencontrer des gens très tournés sur l’humain. » Ses œuvres, photos et vidéos, savamment disposées dans les salles du siège de la société, exploitent le lyrisme du jargon des consultants et la poésie inattendue de cet univers. Une bande son restitue les phrases d’une réunion, par exemple « L’objectif de la phase c’est optimiser le processus. » Un diaporama met en regard photos de réunions et phrases hors contexte : « On est en train de s’adapter à la dégradation » ou « On travaille sur le vivant, seuls les artistes travaillent sur le vivant. »

Complètement novateur en 2007, quand Eurogroup s’est lancé, le principe de ces résidences d’artistes essaime aujourd’hui dans d’autres entreprises, même s’il échappe à la loi sur le mécénat. « Ce n’est pas fiscalement reconnu par la loi de 2003 parce que nous n’achetons pas les œuvres », explique Julien Eymeri, directeur à l’origine du projet. Ce passionné d’art contemporain a su convaincre son PDG : « Il y a des similitudes entre la démarche artistique et notre travail. Nous aidons des entreprises en difficulté, qui ne voient plus comment débloquer une situation. Nous les amenons à avoir un regard neuf sur les choses. Un artiste fait exactement pareil… »

Benjamin Chapon

 
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