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18/02/2010

Un peu de Barbie dans un monde de barbus

1902-MAG-SHOPPING-barbie2.jpgDrame de la précarité professionnelle : à près de 51 ans, Barbie s’apprête à exercer son 126e métier. L’ex-dentiste, ex-astronaute, ex-michto a passé son dernier congé individuel de formation à s’envoyer des manuels de C++. Résultat  : début 2011, elle deviendra ingénieure informatique. Une reconversion pas forcément glamour, mais qui ne surprend pas les spécialistes du mannequin en plastique. « Le modèle de la femme poupée oisive, qui n’incarne que la beauté, est révolu depuis longtemps, explique Armelle Le Bigot directrice du cabinet d’études marketing ABC+ et experte du monde du jouet. A la différence des garçons, les petites filles se sont progressivement ouvertes aux modèles dits masculins. Et comme Barbie suit l’évolution de la société, elle s’est naturellement mise aux nouvelles technologies et à l’Internet. »

La poupée qui fait Lol


Pour être sûr de coller parfaitement à son temps, c’est justement sur le1902-MAG-SHOPPING-barbie1.jpg Web que Mattel, le fabricant de la poupée culte, est allé chercher l’inspiration. La marque a lancé en début d’année un bilan de compétences en ligne. Exit l’architecte, l’écologiste ou la chirurgienne... Le vote des petites filles s’est porté sur le métier de journaliste TV, qui sera donc la 125e profession de la femme de Ken (sortie fin 2010). Tous âges confondus en revanche, c’est l’informaticienne qui a décroché la palme. Car si Barbie, avec son portable rose et son oreillette bluetooth trop kawaï n’a pas l’air d’une nerd, ses fans, elles, sont en passe de devenir de vraies geekettes.

Malin, Mattel enfonce le coin. « Comme les dernières poupées de la marque, ces deux modèles seront vendus avec un code spécifique qui offre un accès à des jeux en ligne », détaille Nicolas Houssin, directeur marketing de Mattel France. Les petites filles qui se rendront sur le site pourront en profiter pour participer au grand casting organisé à partir de lundi. Plusieurs d’entre elles seront choisies pour rencontrer les huit incarnations des nouvelles Barbie, parmi lesquelles la pilote de chasse Virginie Guyot, la chef Hélène Darroze ou encore la danseuse étoile Isabelle Ciaravola... Une manière de rappeler que les petites filles aspirent à des carrières différentes mais qu’elles jouent toujours à la poupée pour les mêmes raisons. « Ce jouet sert depuis sa création à deux choses, affirme Armelle Le Bigot. D’une part, il s’inscrit dans un modèle inspirationnel. Barbie, c’est le Spiderman ou le Batman des filles. Leur héroïne. D’autre part, elles permet la catharsis. Quand une fille joue avec une poupée maîtresse d’école, elle règle tous les problèmes qu’elle a pu avoir dans la journée avec son institutrice. » On sait maintenant avec quelle poupée les fillettes règleront leur problèmes de Firefox qui plante.

 

Laurent Bainier

Des modèles bien carossées...

Philippe Comar, Professeur de morphologie à l’Ecole des beaux-arts.

1902-MAG-CUL-MODELE NU.jpgY a-t-il des modèles moches, gros, rachitiques ou mal foutus ?

L’école ne choisit pas ses modèles, parce qu’il y a peu d’offre. Le boulot étant assez mal payé, on a surtout des jeunes gens qui ont souvent un métier en relation avec le corps : gymnastes, danseurs… Mais, j’ai aussi une sexagénaire plutôt corpulente.

Comment les élèves apprennent-ils à dessiner la laideur ?

Que le modèle soit beau ou pas, là n’est pas le problème. Nous faisons un cours de dessin. L’important est de savoir faire une lecture morphologique, de connaître les masses musculaires et les points de repère osseux.

Mais, il faut bien s’exercer à dessiner, par exemple, une mauvaise peau ou des difformités ?

Il n’y a pas que les séances de pose avec modèles. Fréquemment, nous faisons nos cours de dessin en dehors de l’école. Par exemple, on va au zoo, parce que c’est difficile de faire venir un hippopotame à l’école… Nous allons aussi au musée dermatologique de l’hôpital Saint-Louis pour étudier des malformations ou des maladies de peau.

Tout ça ne vaut pas un modèle vivant, non ?


Dessiner un corps, c’est ce qu’il y a de plus difficile. Il y a du dur et du mou, c’est déformable et vivant. Et puis, il y a la charge émotionnelle. On ne dessine pas un corps comme on dessine une tasse à café. On est forcément ému quand on dessine un corps.

L’émotion est d’autant plus forte que le modèle est beau…


Pas du tout. Lucian Freud a dit : « Le modèle et moi, nous faisons un tableau, pas l’amour. » S’il y a de l’érotisme, c’est entre vous et votre dessin. Quand vous dessinez un corps nu, vous êtes dans un rapport de vous avec le dessin. D’ailleurs, les modèles sont souvent gênés quand, dans une salle, il y a des élèves qui ne dessinent pas. Parce qu’alors, leur regard est différent.

Dessiner met une distance ?


En quelque sorte. Le spectacle d’un corps humain sur la table de dissection rebute les élèves. Mais quand ils commencent à dessiner, l’insoutenable devient soutenable.

 

Benjamin Chapon

 

 

 

 



Pour présenter leurs nouveaux modèles, les constructeurs automobiles ont délaissé les traditionnels salons pour s’emparer des pistes de danse parisiennes. La semaine dernière, Citroën a lancé en grande pompe la DS3, sa nouvelle citadine pop, en réussissant à privatiser pour la première fois la très chic fondation Cartier. Côté people, Emilie Dequenne et Vincent Perez ont profité du début de soirée pour trinquer gentiment alors qu’une horde de branchés s’est emparée des lieux vers 23 h, pour assister aux concerts de Naïve New Beaters et du Corps Mince de Françoise. La nuit s’est poursuivie au son des sets de Data et The Shoes.

Des galipettes sur la moquette

Mercredi, c’est Peugeot qui s’est illustré en donnant un cocktail à l’ambassade de Grande-Bretagne. Le magazine Intersection s’est chargé d’inviter les hipsters à découvrir trois concept-cars hallucinants trônant dans la cour. Fraîchement revenu du festival de Sundance, le réalisateur Gaspard Noé en profite pour convaincre JoeyStarr d’apparaître dans son prochain film. La séance de « binge-drinking » s’achève à 22 h, mais la nuit est loin d’être finie. On file au Raspoutine, le cabaret russe rococo à deux pas des Champs-Elysées. Special Ed y fête son anniversaire. C’est dans ce club que Gainsbourg avait dragué Jane Birkin. L’époque a changé mais pas le décor, ni l’ambiance. Enjouée par le mix du duo vintage Bart and Baker et la performance du combo décalé La Grande Pompe, la foule s’amuse à se rouler des pelles sous les lustres. En fin de soirée, les plus allumés font même des galipettes sur l’épaisse moquette carmin. Un bon warm up avant d’aller faire dodo… ou pas.

 

Cédric Couvez

Apéro sous le signe de l’eau

Pour rentrer dans un 34 bien serré, un modèle photo n’a pas trente-six solutions question breuvage : elle doit troquer la vodka-Red Bull pour des litrons d’eau à l’heure de l’apéro. Sur le papier, il y a plus glamour, mais, depuis que les petits producteurs éditent des séries limitées aux arguments marketing affûtés, les modasses du monde entier se pressent au Water Bar de Colette. Voici le Top 3 des nouveautés qui restent disponibles sur le site Internet du concept store (www.colette.fr).

Love Limited

Un flacon rose bonbon paré de strass Swarovski, la Love Limited Edition est un peu l’after aquatique de votre Saint-Valentin. Vendue 50 €, la bouteille contient de l’eau de source du mont Wenlock, qui est situé dans l’est de l’ Angleterre.

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Earth Water, la plus équitable

On peut boire de l’eau minérale et aider la planète. Si le litre est commercialisé 6 €, 100 % des bénéfices des ventes sont reversés à l’agence du Haut-Commissariat des Nations unies pour l’aide aux réfugiés. Vous n’aurez donc plus d’excuse pour faire une bonne action.

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Shigeta, la plus florale


Vous kiffez l’eau du robinet mais voulez égayer un peu son goût, tout en requinquant votre santé ? Shigeta est un concentré d’eau florale à diluer provenant des premiers litres d’eau de source ayant servi à la distillation de la plante aromatique. Le flacon est dispo en trois parfums (menthe, camomille et genévrier) pour 28 €.

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Cédric Couvez

T’as d’beaux yeux, tu sais… mon poulet !

1902-MAG-CUI-STYLISME ALIMENTAIRE 1.jpgEn photo, ses plats font saliver. Ils sont pourtant immangeables. Virginie Martin travaille depuis dix ans comme styliste culinaire pour Marie Claire, Elle à Table, Régal et GaultMillau. Un métier méconnu, qui consiste à « mettre en scène la nourriture », explique-t-elle. Avec tout un tas d’artifices : un porte-savon qui devient une coupelle, une planche pour faire une table et une vaisselle qu’elle nettoie sans scrupules au… lave-vitres ! Car, rien de ce qu’elle prépare n’est destiné à être mangé. « Je blinde mes charlottes de purée et mes terrines de gélatine pour qu’elles tiennent, je verse du sucre sur du gras pour faire des boules de glace, je mets du curcuma dans l’eau des pâtes pour les jaunir, je n’assaisonne rien, et tout est froid. »

Pour être encore plus belle, la nourriture doit passer au maquillage. « Un poulet rôti qui sort du four la peau toute fripée, c’est horrible en photo ! On va juste le laisser quelques minutes pour bien tendre sa peau. Et lui donner un aspect grillé avec du jaune d’œuf et du caramel. Ou un coup de vernis. »

La mode évolue. Adieu, les plats présentés brut de décoffrage dans des cadres un peu ringards. Et quand les chefs affectionnent les grandes assiettes, les stylistes en préconisent des petites pour mettre les détails en valeur. Mais, cette vogue des photos en gros plan avec effets de flou tend à laisser place à celle des plats déstructurés avec des vues parfois prises de dessus, comme dans la presse japonaise convivialité avec des tissus cosy et des figurants », nuance Virginie Martin, qui dit être « bien plus vigilante concernant l’aspect que le goût des produits » qu’elle achète. Surtout, l’angle qui va être photographié, « ces dix. « Ou alors à plus de centimètres sur lesquels je vais m’acharner.


La salade de fruits de Virginie, jolie-jolie…

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Si la cuisine de Virginie Martin redevient comestible pour ses amis et pour ses proches, pas question pour cette salade de fruits framboise-mangue-fraise d’apparaître négligée sur la table. Cherchez l’erreur sur nos photos. A gauche, Virginie avait juste coupé ses fruits, mélangés en vrac dans un bol avec de la crème chantilly. A droite, elle y a mis les formes, ce qui lui a pris à peine plus de temps. D’abord, le choix du récipient, un verre pour la transparence. Elle a pris soin de séparer les morceaux de fruits dans des bols pour les disposer ensuite en couches régulières. Et de dégainer l’arme ultime en matière de composition : la petite brochette de fruits entiers pour rappeler ceux qui croupissent dans le verre. Et pour que ce dernier se sente moins seul sur la table.

 

 

Stéphane Leblanc

Modène, le rouge pour modèle

1902-MAG-WEE-MODENA.jpgDes belles bagnoles et de la bonne bouffe, Modène est un des fleurons de l’Italie. Et pour cause, la cité abrite le siège des usines Ferrari, Lamborghini et Maserati. Si vous êtes un fan de la Scuderia, fondée à Modène en 1929 par Enzo Ferrari, direction Maranello à une vingtaine de kilomètres au sud. Les ateliers, qui produisent chaque année 4  000 exemplaires de la célèbre voiture rouge, ne se visitent pas. Il faut savoir entretenir le mythe en préservant le secret. Les plus curieux d’entre vous se rassureront en sachant que l’on peut quand même admirer, dans une grande structure de verre et d’acier, une quarantaine de bolides anciens, dont la 125, la toute première voiture sortie des usines.

Une course avec Alonso et Massa

Non loin de là se trouve le circuit d’expérimentation de Fiorano. Si vous tombez un jour d’essai, vous aurez peut-être la chance d’y croiser Fernando Alonso et Felipe Massa. A défaut de rapporter des autographes des as du volant, vous êtes sûr de ne jamais rester sur votre faim côté gastronomie. Modène est la terre de production du célèbre lambrusco, un vin rouge légèrement pétillant, et du fameux vinaigre balsamique. Mais attention, seul le véritable « vinaigre balsamique traditionnel de Modène », protégé par une DOP, l’équivalent italien de nos AOC, justifie que l’on casse sa tirelire. Et là, pas de secret, il vous en coûtera au minimum 40 € pour un 12 ans d’âge et de 80 à 120 € pour un 25 ans. Le luxe a un prix. Celui-ci est conditionné dans l’unique bouteille reconnue par le consortium qui ne contient que 10 cl du précieux nectar. Sur la centaine de producteurs recensés, soixante sont habilités par le consortium à vendre leur production. Ouvrez donc grands les yeux avant d’ouvrir votre porte-monnaie.



Hôtel San Geminiano Hôtel familial un peu excentré. Chambres agréables, doucement colorées et spacieuses, surtout celles sans sanitaires. Salles de bains communes, belles et impeccables. La maison fait également resto (avec des prix et des plats très corrects) et de très bonnes pizzas à emporter. Doubles à environ 60 €, avec sanitaires privés, environ 80 €. Viale Gaetano Moreali, 41. 059-210-3031.

Ristorante da Enzo Salle à manger à la déco classique, mais cuisine qui fait honneur aux spécialités modénaises. Pâtes parfaites et service à l’unisson. Tous les jours sauf dimanche soir et lundi. Compter 6,50 € pour les antipasti ou les primi et 13 € pour les secondi. Via Coltellini, 17. 059-225-177.

Caffè Concerto Point de ralliement de la jeunesse modénaise, l’ancienne loggia del Mercato est superbement restaurée et habilement relookée moderno-design. Concerts, expos ou lectures, brunch en musique le dimanche. Ouvert de 7 h à 2 h. Le soir, antipasti 9 €, primi environ 10 € et secondi 10-16 € Piazza Grande, 26. 059-222-232.54.

A lire Guide du Routard
Italie du Nord 2010.




Le guide du Routard et Cédric Couvez

15/02/2010

Beauté : Une révolution colorimétrique

On en a marre du rose et du rouge ! On en a vu tout le week-end : les fleurs, les bonbons, les dessous en satin bref on ne peut plus les voir en peinture – même de vernis. Donc aujourd’hui, on durci la note de couleur et on porte du violet, c’est aussi joli et plus original. Et en plus c’est la couleur du 2 point 0 !

 

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1 : Gamme Lisse Absolu Richesse de Dessange. Dompte les crinières sèches et difficiles à lisser. Elle préserve les cheveux de la chaleur infligée par le séchoir et autres plaques lissantes, mais surtout elle protège le lissage de l’humidité ! Disponible le mois prochain 19,76 euros.

2 : Vernis Purple Dance de Peggy Sage. Shiny vernis qui donne du pep’s aux mains frigorifiée. Pensez à le ressortir et l’assortir avec votre paréo cet été. Issu de la gamme Flash Fever qui se décline en blue et rose – si vous y tenez. 6,90 euros.

3 : Bain Dissolvant Sephora. Pas besoin de coton : plongez vos doigts dans le flacon et tournez vos ongles sur la mousse imprégnée de dissolvant. Elimine les vernis les plus tenaces en moins de deux. 7,90 euros

4 : Rouge à lèvre Tulipe Noire de Peggy Sage. Texture agréable, fini mat, ne coule pas, habille un maquillage nude avec class. 7,90 euros.

5 : Ballistic Cosmic Girl de Lush. Cette mini planète effervescente pour le bain est un mélange d’huiles rafraîchissantes de bergamote et de pamplemousse : une association qui vous transporte dans une autre galaxie. 3,75 euros.

6 : Vernis Diamant Prune de Peggy Sage. Vernis satiné, chic à souhait pour une tenue habillée. 6,90 euros.

7 : Série Limité Nina de Nina Ricci. Le parfum phare de la célèbre maison de couture change exceptionnellement de flacon pour un écrin mauve métallisé et orné de cristaux Swarovski. Disponible aux Galeries Lafayette 65,50 euros.

8 : Eau de toilette Alien de Thierry Mugler. La fragrance a été revisitée à partir du sillage originel d’Alien. Le flacon a lui aussi été relooké, il prend maintenant l’apparence d’une pierre précieuse. Ça tombe bien, on adore les cailloux de ce genre. 38 euros.

9 : Vernis Mad As Hatter de O.P.I. Il fera partie de la prochaine collection « Alice in Wonderland » de la marque à l’occasion de la sortie événement du nouveau film de Tim Burton. Glitter et mode à souhait. 13,90 euros.

10 : Ombre à paupière Guimauve Violette de Peggy Sage. Couleur chamallow cette poudre libre s’applique facilement grâce à son pinceau intégré. On en mangerait. 10,60 euros.

 

 

 

Hermine Prunier

« Fêtez la saint-valentin le 13 février »

Avec la Bible, c’est le seul livre que Paris Hilton ait emmené dans sa cellule pour égayer ses trois jours de détention. L’Art de la séduction, le best seller de l’Américain Robert Greene écrit en 2001, a attendu neuf ans avant d’être traduit en français. Ce gros pavé n’est pas forcément le cadeau idéal pour un homme ou une femme mariée qui souhaite le rester, mais c’est une vraie lueur d’espoir pour les recalés de la Saint-Valentin.

lart-de-la-seduction.jpgVous venez des Etats-Unis pour nous apprendre la séduction. Le mois prochain, vous nous expliquez comment faire du pain ?

J’ai longtemps hésité à traduire ce livre. C’est vrai, les Français sont les plus grands séducteurs de l’histoire. Mais on a toujours besoin de conseils.

« Faites l’amour pas la guerre », on oublie. A vous lire, on comprend que c’est la même chose...

C’est évidemment beaucoup moins sérieux que la guerre. La séduction est un jeu, mais un jeu stratégique. Draguer quelqu’un, c’est comme faire le siège d’un château. Il faut établir un plan, démolir une à une les murailles du défenseur, et mener l’assaut final. Ce n’est pas surprenant si autant de stratèges, qu’ils soient guerriers ou politiques, sont de grands séducteurs.

Vous pensez à Nicolas Sarkozy ?

(Rires.) Non, plutôt à Napoléon. Dans votre couple présidentiel, c’est Carla la séductrice et Sarkozy le séduit.

Si l’on veut éviter la guerre de tranchées, quelle est la stratégie idéale?


La clé, c’est de bien choisir sa cible. Il faut identifier une personne qui a un manque et venir le combler. Les gens pleinement heureux sont quasiment impossibles à séduire.

Et trouver quelqu’un à qui l’on plaît physiquement. C’est plus simple non ?

Non ! Nous ne sommes pas des animaux. La différence de base, c’est que nous sommes en rut permanent, toujours disponibles pour faire l’amour, potentiellement avec n’importe qui. Du coup, nos sociétés ont réglementé ce comportement, inventé des tabous, des interdits, codifié les phases de séduction. La drague est devenue psychologique bien plus que physique. Du coup, ça se travaille. Il faut apprendre à en maîtriser les codes si l’on veut trouver chaussure à son pied.

Pourquoi n’enseigne-t-on pas la drague à l’école ?

Parce qu’on ne trouverait pas ça assez romantique. La séduction est très technique, mais elle doit toujours passer pour quelque chose de non calculé.

La Saint-Valentin, ça c’est romantique. C’est LA date pour une offensive?

C’est tous les jours le moment de passer à l’attaque. Tous les jours sauf la Saint-Valentin. C’est trop attendu. Mieux vaut déclarer sa flamme le 13 ou le 15, c’est plus surprenant, donc plus efficace.

 

 

 

recueilli par Laurent Bainier

 
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