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05/02/2010

ANTi-asocial

une soirée bargaming, la sortie obligée

0502-MAG-JEU-BAR GAMING fouter vodka et marque.jpg Qu’est-ce qui pousse un geek à sortir de chez lui ? La junk-food ? L’achat d’un smartphone ? La recherche d’un partenaire sexuel ? Un peu tout ça, oui, mais pas seulement. Dans le roman Jpod de Douglas Coupland (voir notre édition d’hier) énumère ainsi les qualités des employés d’un studio de création de jeux vidéo, ces « gens légèrement autistes » : « des aptitudes sociales médiocres, capacité d’être obsédé par n’importe quoi de numérique ou de répétitif, tenues bizarres, paranoïa et sentiment d’être sans cesse jugés et évalués. » Pourtant, malgré les apparences, le geek est une espèce très enjouée, qui a besoin de grand air pour s’épanouir et d’interactions IRL (In real life) avec la société humaine.

« Centaine de personnes »

Ainsi, une poignée de gamers, rassemblés autour d’un blog – viedegeek.fr – et d’un homme – Pras –, ont relevé le défi suivant : rassembler, dans des bars, des personnes autour des jeux vidéo en lançant un nouveau concept : le bargaming. Le premier événement du genre est lancé le 20 avril 2009 dans un bar parisien. Ils apportent leur propre matos, leurs consoles et leurs téléviseurs. Sandrine, 28 ans, une des organisatrices se rappelle : « La soirée avait été lancée un peu à l’arrache et plus d’une centaine de personnes ont répondu présent. C’était une très bonne surprise.. » Ce succès s’est confirmé depuis avec la dernière édition, toujours dans la capitale : le 15 décembre, ce sont plus de 250 participants qui s’étaient retrouvés une manette dans une main, un verre dans l’autre.

« Singstar», « Street Fighter »...

« Maintenant, on est une équipe de sept organisateurs et une vingtaine d’animateurs chargés de mettre l’ambiance, raconte Pras, 27 ans. De toute façon, même si personne n’est forcé de jouer, les gens sont obligés de se parler : on organise des concours et une tombola pour faire gagner des goodies. C’est aussi un moyen de rentrer dans nos frais. » Faut bien payer la déco.

Parmi les jeux à dispo : « Street Fighter 4 », « Singstar », « Guitar Hero », « Mario Kart », mais aussi du rétro (Le fameux « GoldenEye » sur la Nintendo 64…)…. et aussi des jeux de plateau : « Puissance 4 » , « Master Mind », « Jungle Speed »…

Si l’entrée du Bargaming est gratuite, il faut néanmoins s’inscrire sur le site Internet de Bargaming pour figurer sur la précieuse guest-list. La cinquième édition aura lieu début avril à Paris dans un lieu date encore indéterminée. Checkez leur Twitter.

 

Joël Métreau

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Seul ensemble

256 joueurs sur un champ de bataille

0502-MAG-MAG.jpg Plus on est nombreux, meilleur c’est, nan ? En exclusivité sur la PS3 de Sony, voici un jeu de tir à la première personnes (First Person Shooter) qui gonfle ses muscles. Il peut en effet accueillir – sans latence – jusqu’à 256 joueurs en ligne dans une même partie, sur un même champ de bataille. Et inutile de chercher un mode solo, il n’y en a pas. C’est du multijoueur pur et dur, et rien que ça. Moins spectaculaire qu’un « Modern Warfare » ou nerveux qu’un « Battlefield : Bad Company », « MAG » propose néanmoins où faire fonctionner sa cervelle. Des joueurs émérites sont désignés chefs pour conduire leurs escouades de huit hommes à la victoire. Et plus on colle au train de son chef, plus on gagne des points. Un peu de discipline, gamin !

J. M.


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Partie de chasse


Coopération monstre

Les asocials n’ont plus qu’à se faire violence ou tous petits. Car la coopération, tendance lourde du jeu vidéo, rend indispensable la communication. On ne s’affronte plus, on se cajole, on se rend service. Exemple : « Monster Hunter 3 » qui arrive en France en avril sur Wii, après s’être écoulé à plus d’un million d’exemplaires au Japon. Parmi ses particularités, il permet d’aller à la chasse aux monstres à plusieurs, jusqu’à quatre via Internet. Le jeu sera d’ailleurs compatible avec le micro Wii Speak. De quoi organiser méticuleusement les préparatifs avant de chatouiller des boss très méchants et de s’endormir ensemble et à la belle étoile sur des peaux de bête.

J. M.

04/02/2010

Un menu canon pour se faire péter la panse

Quiche auvergnate à la Fourme d’Ambert, confit de canard gratiné et purée d’antan, moelleux coulant au coulis de banane. Voici un « menu canon où l’entrée fait office de mèche, le plat principal de poudre et le dessert, la bourre qui fait bouchon, plaisante Patrice Caumon. L’estomac fera feu, exactement comme dans un moteur à explosion ». L’avantage du chou-fleur, c’est qu’on s’en méfie moins que du chou vert ou des Bruxelles. La purée qui accompagne le confit devra être bien épaisse car « l’homme moderne mastique toutes les nourritures à la même vitesse et de la même façon », analyse encore l’auteur des Plats qui font péter. Quant au chocolat du dessert, il constipe un peu, mais rien n’oblige à en mettre des quantités et la banane contrebalancera l’affaire.

 

 

 

Stéphane Leblanc

Quand les fines gueules puent du bec

Convivial et antisocial, c'est possible. Même en cuisine. L’ouvrage un brin flatulent intitulé Les Plats qui font pêter (éditions de l'Epure) vous aidera à « incommoder vos ennemis » ou à « vous débarrasser des fâcheux ». Car « ici, pas de cassoulets, de haricots péteurs, de montagnes de choux, vous serez disculpé d'avance par le raffinement des plats et la délicatesse de votre cuisine », exulte Patrice Caumon. L’homme a élaboré avec un cuisinier puis testé et approuvé, avec une dietéticienne, les trente-six recettes contenues dans un petit livre rose.

0502-MAG-CUI-PETOMANE.jpg« Tout couper à l’eau »

Une bombe destinée à scotcher le reste du monde sur le trône. « C'est l'élaboration et l'agencement des recettes au sein de menus spéciaux qui dévoilent ou multiplient les propriétés des aliments », explique l'alchimiste. Au petit déjeuner, accumulez jus d'orange, yaourt, pomme et café (surtout avec du lait) et c'est la diarrhée assurée. Le gaspacho ? Il s'avèrera redoutable pour ses tomates (acides), son ail au germe indigeste et ses échalottes… Le comble, c'est le gaspacho aux choux de Bruxelles. « Servi seul en entrée, il produits des pets si odorants que certains les trouvent poétiques. », paroles de pétologue expert. Sympa, il fournit des antidotes avec les recettes. Pour le petit déj, Caumon conseille « de tout couper à l'eau, jus de fruit, lait et café, et surtout manger en premier lieu du pain frais ». Le pain ou les pâtes calmeront les transits en feu. Au contraire des digestifs… qui n'aident en rien la digestion.

 

 

 

Stéphane Leblanc

Pour audi, c'est sting qui tire sur la ficelle

Mardi dernier, les célèbres lettres lumineuses de l’Olympia n’affichaient aucun nom d’artiste mais un très surprenant : « Audi présente la nouvelle A8 ». Non, le musical-hall n’a pas été racheté par un concessionnaire germanique ; c’est juste que la marque bavaroise s’est offert la salle mythique pour lancer en grandes pompes sa berline de luxe.

Le buzz avait commencé la veille ; les organisateurs ont dû envoyer un mail groupé à plusieurs centaines d’invités pour expliquer que face à l’affluence, seuls huit cents privilégiés pourront applaudir Sting, la star britannique bookée à prix d’or pour un concert privé. Dès 21 heures, ça s’agite donc au portillon. Une foule sage de quinquagénaires en costards patiente en rang d’oignons avant d’entrer. Dans les couloirs de l’Olympia : il y a les clients fortunés aux bras de leurs épouses, les journalistes « automobile » de rigueur et les people. Toujours aussi mal rasé, Guillaume Canet fait son entrée avec le frétillant designer français Ora-Ito. A côté, Bixente Lizarazu et Franck Leboeuf parlent ballon rond. Le buffet ? Gargantuesque car pour nourrir finement tout le régiment, il faut : jarret de veau aux champignons, chiffonnade de jambon de parme et carré de lotte aux légumes. Le tout copieusement arrosé de litres de champagne. En gros, la réception bavaroise carbure et met en appétit avant que le modèle bâché au pied de la scène ne dévoile ses atours pomponnés. Pour ce moment symbolique, l’orchestre symphonique du Bauhouse et ses 55 musiciens entonne la bande originale du film culte Requiem for a dream. Visiblement pressé de grimper à l’étage, Michel Denisot manque de rater une marche et donc de nous offrir un roulé-boulé du tonnerre.

0502-MAG-P18-PEO-Sting.jpg

L’Audi rattrapée par Police

C’est à Sting d’entrer en scène. Avec un quintet acoustique, la vedette joue sur du velours. Alternant les sublimes tubes de Police et ses œuvres solos, le blondinet affiche un charisme à toute épreuve, sans bouger d’un iota de sa chaise. Roxane, Every Breath You Take ou la magnifique balade Fragile en feront pleurer certains. Une petite heure de concert, un rappel et puis s’en va. Un moment rare d’émotion pour une soirée promo aussi chic que feutrée, de la finesse à faire fondre les alliages de la berline teutonne.

 

 

 

Cédric Couvez

Les chats sauvages relancent le tweet

Il y a de la chair dans Twitter. On sait depuis longtemps que le site de micro-blogging reste le meilleur moyen pour savoir si Ashton Kutcher a bien digéré ses céréales ou connaître l’avis des nerds sur les slips en coton. Mais on remarque surtout à présent que Twitter est un vrai accélérateur de lien social. Les bêtes de l’autopromo y sont comme un poisson dans l’eau. Les phobiques de la poignée de main « in real life », y voient, eux le moyen de réseauter sans angoisse.

Dans ce flux d’infos et de bavardages auquel chacun peut librement donner voix, pas besoin de faire les présentations avant d’entrer dans la danse : ça papote, ça échange, ça rigole, des affinités se créent. David Abiker (@davidabiker), qui suit l’actualité du Web pour France Info, explique : « Twitter a introduit une nouvelle forme de socialisation, qui n’a pas forcément vocation à se transposer dans la réalité, mais dans laquelle des réseaux virtuels se forment bel et bien. Dans cette grande marmite, chaque utilisateur, diffuseur de messages, devient un média. De fait, il n’y a plus de hiérarchie dans la prise de parole et le dialogue s’ouvre. Les politiques viennent y prendre la température de l’opinion, les journalistes y testent leurs concepts, les célébrités y font leur autopromo. Des plumes émergent. Ce réseau a remis l’aphorisme à la mode. Sacha Guitry y aurait fait un carton ! »

Un site de clan-clan

La perception générale de Twitter a évolué, d’un flux d’infos à sens unique à un nouvel espace de socialisation virtuelle dont le support est l’info, le lien, le LOL. Comme on dit qu’il est toujours l’heure de l’apéro quelque part, il y aura toujours quelqu’un sur Twitter pour rire (ou pas) à vos blagues. « Une version moderne du chapelet grec qu’on égrène à longueur de journée », pour David Abiker. Parfois, le réseau fait aussi office de vecteur de petites annonces ou de marché de l’emploi. Twitter est d’ailleurs devenu le substitut de la machine à café pour des milliers de free-lance, demandeurs d’emploi ou pigistes à qui la vie de bureau manque. La journaliste et blogueuse Capucine Piot (@xoxobcapucine) confirme : « C’est l’open space de la blogosphère ! Même seule chez moi, je passe la journée avec mes copines, mes contacts professionnels... et mes ennemis. »

Sur Twitter, les clans se forment, les élites se reproduisent, la dérision fait rage, et les clashs se font publics. La consultante Florence Desruol (@florencedesruol), l’une des utilisatrices françaises les plus suivies, dénonce un certain effet de meute qui fait parfois ressembler Twitter à une cour d’école : « Twitter est un lien social intelligent, grâce auquel j’ai fait des rencontres formidables, mais je subis régulièrement des attaques d’utilisateurs jaloux, souvent journalistes. Moi, je suis juste sur Twitter pour le plaisir de partager des infos. Je ne raconte pas ma vie, je ne suis pas journaliste et je n’ai rien à vendre. Cela leur suffit pour me considérer illégitime. »

Cent quarante signes encourageants


N’avoir rien à vendre, fait rare dans une sphère Internet qui n’a que le concept de Personal Branding à la bouche. Twitter est un formidable outil de communication personnelle qu’a su exploiter avec succès l’ex-candidat de « Secret Story 3 » Cyril Paglino (@cyrilpaglino). « J’ai participé à une émission où on ne maîtrise rien de son image et où de nombreux sujets sont tabous : la politique, la religion, les marques... Sur Twitter, je montre qui je suis vraiment, cela a donné envie à beaucoup de dépasser leurs a priori pour me connaître. Je dialogue avec tout le monde, cela va de l’écrivain qui me félicite pour mes articles dans Public au blogueur @LE_Monsieur_B avec qui je développe plusieurs projets. » Au moment où vous lisez ces lignes, la communauté Twitter continue, dans un flot ininterrompu, de s’esclaffer, de s’invectiver, de partager des infos, en moins de 140 signes. Vous vous y mettez quand ?

 

 

 

aurore leblanc (@missselector)

Souvent, la roulette frustre

Qu’est-ce qui sépare un masturbateur chinois obèse d’une conteuse polonaise insomniaque ?

Un simple clic sur le bouton « next » de Chat Roulette. Phénomène Internet de ces derniers jours, chatroulette.com est un site de dialogue par webcam où personne ne choisit qui il va voir. Ici, vous ne sélectionnez pas votre interlocuteur sur des critères quasi scientifiques comme le tour de poitrine ou le nombre de kilomètres le séparant de votre conjoint officiel. Non. Vous lancez votre caméra et vous en remettez au hasard. S’il fait mal les choses, vous cliquez sur « next », qui vous permet de faire disparaître la personne qu’on vous propose et de découvrir la suivante. D’étudiants bourrés en nazi beuglant, vous draguez le Net à la recherche d’une pépite comme d’autres écument les chaînes du câble en quête d’une redif de Derrick. Avec une probabilité plus forte, toutefois, de tomber sur XXL que sur Public Sénat.

Déconseillé aux mineurs, ce sport à mateurs est peu recommandé aux gros ego. Se faire congédier sans même avoir eu le temps de dire « hello » peut vexer. Etre zappé par Eve, l’internaute de ses rêves, et tomber sur Kiki, ventriloque masqué débutant, peut frustrer. Pour se désinhiber, la tendance est au Chat Roulette en bande, à cinq ou six potes derrière un seul ordi. A défaut de multiplier les pelles, on peut ainsi mutualiser les râteaux.

 

 

 

Laurent Bainier

Prenez un bon bol d’ermite

Si il y a bien un coin en Grèce où l’on ne se fait pas voir, c’est aux Météores. Cette région de Thessalie abrite l’un des endroit les plus reclus du monde : des monastères anciens dressés au sommet de pitons rocheux. Selon la légende, une main magnanime aurait fait tomber des rochers du ciel pour permettre aux ascètes de prier à l’écart du monde.

 

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Chaussée des moines

Les Météores (meteora qui signifie « suspendu dans le ciel ») commencèrent à être habités au XIe siècle. Les moines y vivaient spartiatement dans des cavernes naturelles. Ce n’est qu’à partir du XIVe siècle qu’ils construisirent les monastères pour échapper aux Turcs et aux Albanais… et se rapprocher de Dieu. Sur les vingt-quatre bâtisses, il n’en reste que six en activité. Mais ils méritent les longues montées et descentes que vous vous infligerez pour les visiter. Attention : tenue correcte de rigueur. Une belle route goudronnée permet d’accéder facilement aux monastères depuis Kalambaka pour visiter les trois plus importants. Le Grand Météore est le plus ancien et le plus intéressant par les richesses qu’il renferme. Fresques remarquables de l’école crétoise du XVIe dans l’église de la Transfiguration et beaux objets religieux (icônes, manuscrits rares…) dans le musée ecclésiastique. Le monastère de Varlamm, juste en face, est moins attrayant, mais sa vue superbe sur la vallée vaut le détour. Quant à celui d’Agios Stephanos, il est habité par des religieuses et dégagerait presque une atmosphère cosy (!), vivante en tout cas. Pour redescendre depuis le monastère du Grand Météore, comptez vingt bonnes minutes de marche jusqu’à la route goudronnée de Kastraki. Ce petit chemin était autrefois le seul moyen d’accès au monastère.



Hôtel Meteora : la sortie de Kalambaka, en direction de Kastraki. Bâtisse récente sur un étage, au calme, proposant des chambres agréables, certaines avec air conditionné. Accueil chaleureux. Possibilité de louer des VTT. Doubles env. 40 €, triple env. 50 €. Internet.
14, odos Ploutarchou. Tél. : 24-32-02-23-67.

Pension Arsénis : A 3,5 km du centre de la ville, sur Eastern St of Meteora. Isolée au milieu des oliviers et des figuiers, maison à la déco rustique qui propose de belles chambres impeccables, avec salle de bains, air conditionné et terrasse. Resto sur place. Doubles env. 40 € ; familiale 55 € ; plus cher pendant les vacances. CB refusées. Tél : 24-32-02-35-00.

Koka Roka : En haut de la ville, au départ du sentier montant vers les Météores. On déjeune de plats classiques, sous une belle tonnelle. Bonne cuisine à prix corrects. Beaucoup de Grecs viennent s’y amuser et taquiner le bouzouki. Compter env. 12-15 € pour un repas. 31, odos Kanari. Tel : 24-32-02-45-54.

A lire Guide du Routard Grèce continentale 2010.

 

 

 

La rédaction du Routard

 
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