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02/04/2010

SALIMA ABDEL WAHAD CREE LA MODE QU’ON MODELE

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Elle est allemande, espagnole, marocaine et vous accueille en français.

Les voyageurs l'auraient parié: Salima Abdel Wahad est née à Tanger, le port cosmopolite du Maroc. Mais c'est dans une zone industrielle de Marrakech qu'elle a décidé de suspendre ses cintres. A 36 ans, cette diplômée de la Haute Ecole de mode et de dessin de Malaga est l'une des créatrices les plus en vue de la ville rouge. Ses vêtements*, généralement unisexes, sont plus mode que modulables. Un cache-cœur qui devient sarouel, un châle transformable en brassière, un pantalon avec sac de voyage intégré... «Mes clients me demandent parfois de leur donner un mode d'emploi avec les vêtements qu'ils achètent, sourit la sculpturale styliste. A défaut, je forme les vendeurs pour qu'ils puissent présenter toutes les manières de porter mes pièces.»

New York au pied de l'Atlas

C'est sans doute parce que ces pièces sont si difficiles à comprendre que Salima la Tangéroise a posé ses lourdes valises à Marrakech. « Les Marocains trouvent parfois mes collections un peu trop avant-gardistes. Ici, je touche une clientèle occidentale, plus ouverte sur la mode. » A Sidi Ghanem, la zone industrielle où elle s'est installée, Salima côtoie artistes et créateurs. «J'aimerais créer un esprit new-yorkais ici. Avant, pourquoi pas, de m'installer là-bas.» En attendant la Grosse Pomme, c'est la vieille Europe que la styliste parcourt. Allemagne, France, Espagne... Les pays défilent sous les talons de ses mannequins. «Je gère moi-même les présentations. Je ne veux pas de robot sur le podium. Mes défilés sont des spectacles où mes vêtements s'expriment, explique celle qui a gardé de son passé de danseuse un port de tête royal. A chaque fois, sa collection haute couture (vendue de 80 à 1 200 € pièce) interpelle. «Ce qui touche, c'est son côté travel chic. Grâce à mes vêtements, on ne prend que deux ou trois pièces dans sa valise, qu'on portera de multiples manières pour alterner les plaisirs.» Avec des bagages aussi légers, Salima peut poursuivre son voyage. Elle s'arrêtera bientôt en France pour un défilé et une vente privée. Mais quand? Rien n'est sûr. Pour elle, les calendriers sont comme les châles: modulables.

 

zone industrielle

Sidi Ghanem, ce n'est pas le souk. Bien sûr, on vend de tout dans cette zone industrielle un poil bordélique et posée sur la route de Safi à Marrakech. Mais à la différence de l'ultra touristique médina, ici, on ne trouve pas de pittoresque en toc. Cet espace bourré de showrooms, comme celui de Salima ou encore l'atelier de céramique Akkal,  se rêve en Meatpacking new-yorkais. Les créateurs locaux en ont fait leur nouveau repaire, tandis que les bus de touristes ne s'y aventurent que rarement. Deux bonnes raisons d'y traîner ses babouches.

Faites un tour à la "maison blanche"

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Marre de la ville rouge ? Allez vous ressourcer à la Casa Blanca, la « Maison Blanche » en espagnol. La grande sœur brillante et laborieuse de Marrakech est l'endroit idéal pour rencontrer le Maroc d'aujourd'hui. Une grande ville qui ne vit pas seulement du tourisme, mais qui est devenue la capitale économique du Maroc... et des économies. Pour le touriste, Casa est en effet l'une des destinations urbaines bon marché du Maroc.

Perle de l'Art déco

En arrivant, vous n'échapperez pas à la visite de la mosquée Hassan II. C'est la plus grande du Maghreb et la troisième du monde après celle de La Mecque et de Médine. Un petit bijou d'architecture islamique, à la fois lieu de prière et de fierté nationale. Et pour cause, sa construction a réussi à associer les techniques les plus modernes et l'artisanat traditionnel marocain. On ne vous en dit pas plus, la visite obligatoirement guidée vous apprendra tout le reste.

Ensuite pour un petit coup de nostalgie, direction le centre historique de Casa. Ici les immeubles Art déco qui firent la renommée de la ville se dégradent lentement par manque d'entretien. Quel dommage ! Alors pour vous remonter le moral, on vous emmène déjeuner au marché central. Fruits, épices, viandes mais surtout crustacés et poissons vont vous mettre en appétit. Et puis, quel plaisir de flâner dans ce marché en partie couvert, à l'abri du bruit de la circulation automobile.

Mais pas de visite d'une ville marocaine sans un tour dans la médina. L'ancienne médina de Casa avec son enchevêtrement de ruelles ressemble à ses sœurs du royaume, on y trouve de tout d'ici et d'ailleurs. On aime bien aussi la nouvelle médina au sud de la ville. Prenez un taxi pour y aller. Très jolie avec ses murs chaulés, ses toiles de tuiles vernissées. Autour de la place Moulay Youssef, plantée de ficus géants, les arcades débordent d'objets d'artisanat. Vous devriez y trouver votre bonheur.

La parité dans les lieux branchés

Pour finir la journée, empruntez la corniche, histoire de respirer le grand air en prenant l'apéro sur une des nombreuses terrasses en front de mer. Idéal pour reprendre des forces avant de rocker la casbah. Casa regorge de bonnes adresses pour boire un verre en écoutant de la musique ou pour danser. Dernier petit conseil pour les noctambules, les choses vont vite ici et on reconnaît les lieux branchés fréquentables à la parité entre filles et garçons. Ayez l'œil !

Les bonnes adresses du routard :

Hôtel Maamoura

Un hôtel rénové de belle facture à deux pas du marché central. Elégant hall d'accueil, façon palais, avec mosaïques, plafonds de cèdre en nid d'abeilles. Belles chambres impeccables, aux tons neutres et meublées dans un style vaguement anglais. Double 51,80 € ; petit déj compris. 59, rue Ibn-Batouta. 05 22 45 29 67 ou 68.

La Sqala

Dans les murs de l'ancienne forteresse. Au milieu des plantes exotiques, dans un patio séduisant, une adresse extra, où déguster de très bonnes recettes ancestrales et rurales, typiquement marocaines. Pour les petites bourses, superbe tajine de légumes ou délicieux kemia sqala (ensemble d'entrées marocaines). Bd des Almohades. 05 22 26 09 60.

Pâtisserie Bennis

La plus célèbre pâtisserie de Casablanca.
Ses spécialités sont réputées dans tout le pays (cornes de gazelle, doigts au sésame, akda aux amandes...). 2, rue Fkih el Gabbas.

Le Trica

Bar-lounge un rien décalé, c'est l'endroit où il faut se rendre pour prendre le pouls du nouveau Maroc. On y mange des pâtes italiennes arrosées de mojitos. Le soir, les ventilateurs brassent de la techno. De midi à 1 h du mat'. Carte 5,40-9,10 €. 5, rue Al Moutanabi, quartier Gauthier. 05 22 22 07 06.

A lire : Guide du Routard, Maroc 2010.

LA REDACTION DU ROUTARD

01/04/2010

Starclash : Gad Elmaleh vs. Jamel Debbouze

 

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Les deux comédiens d’origine marocaine s’affrontent dans un Starclash qui fleure bon le soleil et la douceur de vivre… Lequel préférez-vous ? C’est à vous de nous le dire dans les commentaires !

 

 

Gad Elmaleh

 

Racines

Né le 19 avril 1971 à Casablanca, Gad Elmaleh passe son enfance au Maroc. Le futur comédien passe son adolescence à faire des blagues sur les bancs du lycée et apprend beaucoup de son papa qui pratique l’art du mime en amateur. A 17 ans, Gad s’envole pour le Québec où il suit des études de Sciences Politiques à Montréal. En 1992, il pose ses valises à Paris pour suivre l’enseignement des prestigieux Cours Florent. Après avoir débuté comme assistant du comique Elie Kakou, le grand brun aux yeux azur intègre l’équipe de d’Arthur pour la case matinale d’Europe 2. En 1997, il présente son premier one-man show mis en scène par Isabelle Nanty.

 

Récoltes

Le septième art accueille à bras ouverts un Gad Elmaleh bien décidé à devenir une star. En 2000, il joue dans la Vérité si je mens 2 mais c’est Chouchou qui le fera pénétrer dans la caste des acteurs bankable. N’oubliant jamais ses racines, le comédien est parrain en 2004 d’Agir Réagir, un CD en faveur des sinistrés du tremblement de terre qui a touché la région d’Al-Hoceima, au Maroc le 24 février de cette année-là.

 

Jamel Debbouze

 

Racines

Jamel Debbouze voit le jour en 1975 à Paris. Ses parents sont originaires de Taza, une ville située au nord-est du Maroc entre le  Rif et le Moyen Atlas. Entre 1976 et 1979, la famille Debbouze se réinstalle au bled avant de s’installer définitivement à Trappes dans les Yvelines en 1983. Bourré de talent, Jamel est repéré par Radio Nova puis Canal+. Très vite, le comique devient l’idole des jeunes grâce à son débit mitraillette et ses vannes ciselées. En 1999, il s’illustre dans la comédie Le Ciel, les oiseaux et ta mère avant de confirmer ses talents d’acteur dans Le Fabuleux destin Amélie Poulain de Jean Pierre Jeunet.

 

Récoltes

Très attaché à ses origines marocaines, Jamel Debbouze est devenu un proche du roi Mohamed VI. Soutenu par Luc Besson, l’acteur ambitionne de créer une structure de studio au Maroc qu’il définit comme un « Hollywood dans le désert ». Ce projet ambitieux est toujours en cours de développement. En 2008, le comédien a également célébré son union avec Mélissa Theuriau à Marrakech. Entouré de 150 proches, les jeunes mariés ont festoyé pendant 72 heures dans le riad de Jamel situé dans le quartier résidentiel cossu de Targa.

Cédric Couvez

Lequel préférez-vous ? C’est à vous de nous le dire dans les commentaires !

 

 

 
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