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04/12/2008

Un massage pour ceux qui ne sont pas dans leur assiette

Un café, l’addition et un massage amma assis. Depuis quelques années Sur un arbre perché, un restaurant parisien, propose de coupler son repas à une séance de massage. A la différence des restos qui proposent des animations ponctuellement, l’établissement dispose d’une salle et d’une carte dédiées. «Au début, on se demandait si les gens étaient vraiment demandeurs, se souvient Denis Mai, le créateur de l’endroit. Et puis un jour, aucune masseuse n’a pu venir et on a eu une dizaine d’annulations.»
Les clients n’avaient pas digéré le faux bond.

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Dans ce resto tout petit où l’on mange dans des cabanes ou sur des chaises suspendues au plafond, on vient en masse pour les nems de homard ou le filet de veau, mais surtout pour la spécialité de la maison, le amma assis. Art traditionnel d’«acu-pression», cette méthode de massage est apparue au Japon il y a 1 300 ans. Et ce n’est pas un hasard si elle ressurgit dans un restaurant français aujourd’hui. «Le dîner est un moment de détente spécial chez nous. Nous, nous proposons de prolonger cet instant de bien-être, en dénouant les tensions et en faisant circuler l’énergie», assure Nancy Brisson, masseuse depuis trois ans dans l’établissement.
A la différence de certains massages incompatibles avec la digestion, la technique employée permet d’accompagner une fin de repas . « On travaille sur la nuque, la tête, les épaules, les bras et les mains, continue Nancy en joignant le geste à la parole . Le client reste habillé. En un quart d’heure (facturé 17 €), il est détendu.» La porte de l’arrière-salle aménagée en cabinet de relaxation se referme. Une nouvelle cliente vient se délasser pendant que son homme paie la note. Ça se masse comme ça, ici.

Laurent Bainier

>> 2 rue du 4 Septembre, Paris 2e

vous avez testé
« Le quart d’heure de massage passe super vite, explique Alexandra, 26 ans, sélectionnée sur 2point0.fr pour tester l’endroit. On s’imagine ailleurs, mais pas dans un resto ».

01/12/2008

Envie de tester le massage au restaurant?

Appel aux masses... Le 2.0 vous fait du bien chaque vendredi, mais cette semaine il vous offre un rab de détente. Plus besoin de manger des coquillettes pendant deux mois pour vous payer un massage... Nous offrons au plus inventif des commentateurs de cet article un massage chaise d'un quart d'heure. Mieux, nous vous payons le repas dans un resto semi-gastronomique (pas d'étoile mais sympa quand même, quoi) qui va avec.

Le principe est simple : l'un de nos rédacteurs (moi en l'occurence) va tester un restaurant concept du quartier Opéra (à Paris) qui propose un massage en cours de repas. Son avis ne vous intéresse pas ? Faites-vous vous même votre opinion en l'accompagnant mercredi soir.

Laurent Bainier

>>> Postez votre candidature en commentaires, la plus originale vous sera retenue.

27/11/2008

Le paradis de la brosse à Dam

A la sortie du Thalys, si vous devez montrer dents blanches, c’est L’adresse à connaître. De Witte Tandenwinkel, le paradis de la brosse, est à Dam. Dans une boutique grande comme la studette de la petite souris, des centaines de modèles attendent vos chicots agressés par les harengs et les hot-dogs de la place Dam toute proche. «On est dans tous les guides, alors les touristes affluent, explique Brigitte, la vendeuse. Mais les dentistes d’Amsterdam nous envoient aussi leur clientèle. Ils pensent qu’on a toujours tout en stock.» Résultat, la boutique ne désemplit pas et les derniers modèles comme le peigne à quenottes qui joue du Black Eyed Peas ou la brosse à dent de lait Ben10 s’arrachent en quelques jours.

 

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Les Pays-Bas comptent déjà deux boutiques de ce type (l’autre est à Rotterdam) et la France pourrait bientôt leur emboîter le pas. Car le marché de l’hygiène dentaire est en pleine expansion. Les Français qui consomment à peine plus de deux brosses par an sont en retard sur les Japonais, qui s’en enfournent cinq différentes chaque année. Les rois de la fraise assurent qu’il faut en changer tous les trois mois. Et les fabricants ont compris qu’en misant sur l’originalité, ils boosteraient leurs ventes.

 

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Sur une étagère du De Witte trône la brosse Fluocaril designée par Philippe Stack. «Le modèle a été lancé en 1990, commente Brigitte. C’était l’une des premières fois qu’une approche design était tentée dans le domaine.»Les esthètes ont mordu. Les autres ont grincé des dents. Pour Bernard, touriste français de passage dans la boutique qui a toujours ses dents de sagesse, «une brosse, ça sert à brosser. Point barre. Un modèle à 30 euros ne vous empêchera pas d’avoir des caries si vous ne vous en servez qu’une fois par jour.» Il nous enlève les maux de la bouche.

Laurent Bainier

>>> Le commentaire le plus original gagnera une brosse à dents collector. Pas le moment d'avoir sa langue dans sa poche...

Une capitale à musées amusants

Amsterdam est une ville-musées. Pas de celles qui classent la moindre façade pour être sûres que rien ne change. Non, une ville qui sait que le parapluie est livré avec le touriste à la gare centrale et qu’une fois la pause folklorique au coffee-shop achevée, le visiteur n’aura qu’une envie: s’abriter. En dehors des monumentaux Rijksmuseum et Van Gogh Museum, une flopée de musées improbables ont poussé comme des tulipes au pied d’une meule de gouda.
Comme chaque capitale qui respecte son quinqua en manque d’amour, Amsterdam a un musée érotique, deux même. Le Temple de Vénus (3 €, Damrak, 18), autoproclamé plus vieux du genre, se penche sur le sexe dans l’art tandis que l’Erotic Museum  (5 €, Oudezidjs Achterburgwal, 54) explore l’histoire du Red Light District et des pratiques sexuelles qui y eurent cours.
A quelques pas de là, une autre spécialité artisanale locale a droit à son antre: le cannabis. Le musée du hachisch, de la marijuana et du chanvre (5,70 €, Oudezijds Achterburgwal, 148) retrace huit mille ans d’usage de l’herbe-que-n’aime-pas-les-douaniers. Si en cherchant l’un de ces trois lieux, vous êtes entrés au musée de la péniche (3.25 €, Prinsengracht, 248), c’est que vous avez besoin de lunettes. Un tour au National Brilmuseum (4,50 €, Gasthuismolensteeg, 7), le Louvre des binoclards, s’impose.

 

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L'Heineken Experience


Descendez ensuite le long de l’Amstel et découvrez l’Heineken Experience (10 €, Stadhouderskade, 78) entièrement dédié à la «bière qui fait aimer la bière» ou retournez dans le centre visiter le musée de la Vodka (7.50 €, Damrak, 33), plus intéressant. Dans les deux cas la visite se termine généralement au bar. C’est toujours plus sympa que le musée de la Torture (5 €, Singel, 449).

Laurent Bainier

De l’art chez les cochons

Impossible pour un homme d’avouer qu’il part en week-end à Amsterdam sans qu’un collègue égrillard ou un pote frustré lui lance, d’un air entendu: «tu vas faire du lèche-vitrine dans le Quartier Rouge ?» Le quartier rouge, De Wallen pour les autochtones, Red Light District pour les anglophones, excite depuis des lustres les touristes attirés par les néons rouges et par les «dames de Dam» qu’ils éclairent.
Mais depuis le début de l’année, ces prostituées ont de nouveaux voisins: une grosse quinzaine de jeunes stylistes. Choisis pour leur potentiel artistique, ils bénéficient pendant un an d’un logement et d’un lieu d’exposition en plein cœur du quartier. Soucieuse de gommer son image sulfureuse, la municipalité a déboursé 15 millions d’euros pour racheter au magnat néerlandais du sexe Charles Geert 51 vitrines. Et en transformer une bonne partie en résidence d’artistes. Ainsi est né le Redlight Fashion. Entre les chambres en carton pâte dans lesquelles les travailleuses du sexe attendent le chaland en tapotant sur la vitre, on se rince désormais l’œil sur les vaches en peluche du Studio Bas Kosters ou les escarpins sur croc de boucher de Roswitha van Rijn.

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Fin septembre, sept joailliers ont rejoint les couturiers, faisant de ce quartier situé à 50 mètres de la gare le haut-lieu de l’avant-garde amstellodamoise. «Au début, ça me glaçait de venir faire des repérages ici, dans un coin où je n’allais jamais, explique Nadia, jeune mannequin hyper stylée. Je me demandais qui était réellement la prostituée, les filles en vitrine ou moi, qui dépense des fortunes pour mettre mon corps en avant. Et puis, ça m’est passé. Maintenant, je n’y fais plus gaffe.» Les prostituées non plus. Elles ont pour elle la force du nombre, car si certaines rues, notamment autour de l’ancienne église, sont envahies par les galeries, la majorité du «district» reste dédiée au sexe. De quartier louche, De Wallen est simplement devenu un quartier où l’on louche : un œil sur une création d’Ignoor, les futurs papes du sac en peau de vache, un autre sur Ingmar, créature en cuir… Niveau tarif, pas de doute, Ingmar a plus d’une longueur d’avance.

Laurent Bainier

La Hollande, pays bas-débit

Le Web néerlandais est un milieu hostile pour le surfeur francophone. Dommage, car si le pays n’est pas le plus en pointe de l’Internet créatif, il a offert à la toile quelques jolies perles.

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Henri Willig
www.henriwillig.com
Edam, doudidou Dam… La Hollande est le pays du fromage qui pulse. Avec leurs coques rouge ou orange fluo, les frometons les plus pop de l’histoire ont conquis la planète. Mais les hommes et les femmes qui aiment l’Edam savent qu’il est souvent bien compliqué de trouver des produits néerlandais de qualité en dehors des Pays-Bas. Heureusement, il y a Henri. Henri Willig, l’empereur de l’import-export fromager, le seigneur du gouda en VPC. Sur son site, vous pourrez commander produits laitiers, couteau avec manche en porcelaine et coffret-cadeau plein de lait coagulé. Tout ce calcium, c’est bon pour relancer la croissance.

 

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BWired
www.bwired.nl
On a trouvé le plus branché des Néerlandais. Bwired, c’est son pseudo, a relié la moindre prise de sa maison à l’Internet. Et depuis 2005, il nous tient en haleine avec les détails passionnants de sa vie quotidienne : consommation de son frigo, photo de son facteur, relevé horaire de l’ouverture de la porte de son bureau… Tout est à suivre en temps réel sur son site au look de tableau de bord pour trader. Attention, avec l’arrivée des grands froids, des rebondissements fracassants sont à attendre. Combien consommera le chauffage du salon, qui a appelé Bwired hier à 19h45,  pourquoi fin octobre la chasse d’eau a tant fonctionné ? C’est quand même plus passionnant qu’un hamster, dame !

 

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Dutchtub
www.dutchtub.com
On ne va pas vous le cacher, on vous sert du réchauffé. Dutchtub, le jacuzzi portable au feu de bois, est sorti d’une usine néerlandaise il y a déjà deux ans. Mais depuis, on n’a pas trouvé mieux pour tourner un clip de west coast hip hop dans le bois de Meudon. Baignoire mobile entièrement écolo, le dutchtub est aussi simple d’utilisation que pratique. Trouver 800 litres d’eau, quelques bonnes bûches, charger le tout dans la bête, attendez que ça chauffe un peu. Et hop ! Plongez dans votre four à bain. Comptez 4500 euros pour la version standard, et quelques centaines d’euros de plus pour la version nomade avec boule de caravane.

 

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Discodave
www.discodave.fr.st
Pour les Français, la star de la musique néerlandaise, c’est lui. Dave. Attention, pas Dave Holland, le jazzman,  mais Dave de Hollande. Au pays des moulins, il est moins connu que Patrick Fiori. Pas étonnant, donc, que le meilleur site consacré au blondinet soit en français. Mis à jour pour la dernière fois en juillet 2007, peu après la sortie de son dernier album «Tout le plaisir a été pour moi» (c’est sympa de le reconnaître), le site compte moins de 30 000 visites. Il est donc grand temps de faire un tour du côté de chez Dave. Car «Vanina, si tu l’oublies, il sera pour la vie, seul au monde… Au mon… Mon… Monde…»

Laurent Bainier

20/11/2008

La course en escarpins, c’est le pied

Vous les avez peut-être vues s’entraîner au bord d’une départementale, avalant le bitume en stiletto et jogging. Ce soir, une petite centaine de femmes vont s’affronter, en escarpins, dans une salle parisienne près de Bastille (11e). L’objectif : arriver la première d’une course en relais de 3 x 60 m, perchée sur des talons d’au moins 8 cm. Ce type de compétition avait déjà été organisé dans d’autres capitales européennes ou en Australie, mais jamais dans l’Hexagone. Et les Françaises ont répondu en masse à l’appel de sarenza.com, le site de vente en ligne de chaussures qui a mis sur pied l’événement.

 

Une centaine d’équipes se sont inscrites, des milliers de vote ont été enregistrés pour élire les 32 trios finalement sélectionnés. « On a eu plus de soixante-dix posts dans les blogs. Et mis à part un ou deux qui nous reprochaient de réduire la femme à une écervelée qui court pour gagner des chaussures [3 000 € de cadeaux seront offerts aux gagnantes], tous étaient enthousiastes, explique Cédric Gorras, de Blogbang, la régie publicitaire online de Publicis, qui s’occupe de médiatiser la course en talons. C’est un événement parfait pour le buzz, avec une bonne dose d’humour et d’autodérision. »

Avec cette opération, Sarenza, petite entreprise créée en 2005, a trouvé chaussure à son pied. « Nous voulions avant tout faire plaisir à nos clientes en leur proposant de jouer avec nous, commente Charlotte Dereux, directrice marketing du chausseur en ligne. Mais le fait qu’on parle autant de nous à travers cette course est une aubaine. »

La marque ne s’est pas plantée. D’autant que les concurrentes, elles, devraient multiplier les gadins. Et la chute en vidéo, sur le Net, c’est le buzz assuré. « On proposera aux blogueurs influents de diffuser les vidéos de la course sur leur site », ajoute Cédric Gorras.

Les blogs, un maillon essentiel pour monter un coup médiatique aujourd’hui. Sarenza s’est offert pour marraines d’honneur de la compétition trois blogueuses réputées. « C’est bien mieux pour nous qu’un people. Elles ressemblent à nos clientes, n’appartiennent pas au star-system et, en même temps, elles ont énormément d’influence », résume Charlotte Dereux. Ces pointures sont moins gourmandes aussi ? « Nous ne les avons pas payées pour qu’elles parrainent l’événement. Ce sont des amies. Elles ont embarqué avec nous parce que le jeu les intéressait. » Le talon ne paie pas toujours.

Laurent Bainier

 

 
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