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11/06/2009

A Lisbonne, pas de porto à l’apéro

Au Portugal, « bienvenue » se dit bem-vindo. Mais dans les restos de Lisbonne, bienvenue se dit avec des en-cas. Tartines, olives, fromage et jambon vous accueilleront sur la quasi-totalité des tables de la ville. « La première fois, tout le monde se fait avoir et se gave en pensant que c’est offert, explique Louisa, jeune Parisienne en Erasmus à Lisbonne. Mais tout ce qui est servi est facturé en fin de repas » (autour de 2 € chaque petite assiette). Alors évitez les olives, toujours quelconques, les tartines pain-beurre, sans intérêt, et offrez-vous un vrai apéro portugais.

 

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« Moins lourd » que les tapas

Les Lisboètes sont susceptibles sur le sujet : le petisco, leur mise en bouche locale, n’a rien à voir avec les tapas de leurs voisins espagnols. « C’est beaucoup moins lourd, plus subtil, explique Michel, serveur dans un resto du Bairro Alto. Les Espagnols servent tout sur du pain, ce qui tue les saveurs.» Pourtant, avec ses moules, ses palourdes ou ses salades de morue, le petisco ressemble à ce que les marisquerias barcelonaises, ces bars à tapas dédiés aux produits de la mer, servent de meilleur. Les portions sont souvent très copieuses et il est difficile d’enchaîner avec un repas après s’être farci une tournée de moules.

Dites « fromage »

Pour une mise en bouche light, on évitera également les pâtés de sardines. Mieux vaut en acheter en conserve et les rapporter chez soi. En fait, la crème de l’apéritif portugais, c’est le fromage. Le régional de l’étape, l’azeitão, est produit à une quarantaine de kilomètres de Lisbonne. Fabriqué à base de lait de brebis, il pique un peu en bouche et les moins intrépides lui préféreront le queijo de niza, particulièrement doux. Servi très fait, on le déguste à la petite cuillère plutôt qu’en tartine. Autant être honnête, le pain portugais n’en a très souvent que le nom. Le meilleur compagnon du claquos dans le sud-ouest de l’Europe, c’est le vinho verde. Légèrement pétillant, il se déguste de préférence au printemps. Si vous laissez passer les beaux jours, rabattez-vous sur la ginja, un alcool à base de griottes servi avec une cerise au fond du verre, et c’est là quasiment son seul intérêt.

En revanche, évitez de commander un porto au début du repas. A part siffler la Marseillaise avec une baguette sous le bras, rien de plus criant ne signalera que vous êtes français. Les Portugais, comme à peu près tous les autres habitants de cette planète, le consomment en digestif.

Décors du délice

Un week-end à Lisbonne, c’est avant tout un long repas. Le vendredi soir, allez faire un tour au Kais, un resto des docks installé dans un hangar à trams. On y va plus pour la fontaine géante à l’intérieur que pour sa morue, un peu sèche. Le lendemain, direction le Bairro Alto et le Pap’açorda. Sa spécialité, l’açorda, un mélange de pain dur, d’œuf et de coriandre, ne se rate pas. Et pour un dimanche en douceur, terminez au Chapitô, dans le Graça. Serveuses françaises et vue imprenable. Un must.

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Par Laurent Bainier de bacalhau

Faire la fête au bord du Tage, c’est bon pour les Saints Populaires

On rêvait de citer Pessoa. Finalement, on paraphrasera Clarisse, 23 ans, touriste française de passage à Lisbonne : « Juin, c’est le mois de la fête, dans la capitale de la fête. » C’est moins poétique, mais c’est plus judicieux. Au tournant entre printemps et été, Lisbonne, la turbulente voisine du Tage, se met en effet à pétiller comme du vinho verde. On y chante, on y danse, on y boit... Comme d’hab’ ? Peut-être, mais cette fois l’orgie se fait avec la bénédiction des saints patrons de la ville. Pendant deux grosses semaines, la ville honore ses « Santos populares »

 

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Week-end très saint

Les Festas, ce sont des concerts, des pièces de théâtre, des spectacles en plein air dans toute la ville. Mais ce sont aussi et surtout des défilés à la gloire des canonisés de la région. Si le patron de la capitale est Vincent, le saint des saints pour les Alfacinhas (le surnom des habitants), c’est Antoine de Padoue. D’ailleurs, au pays du fado, on l’appelle Antoine de Lisbonne en hommage à ses origines lisboètes. Ce soir, touristes et autochtones se presseront avenue de la liberté pour admirer un défilé folklorique, qu’on annonce comme chaque année plus beau que le précédent. Et au petit matin, une fois la cohorte de danseurs couchée, l’avenida da liberdade, antre du luxe, ne sera balayée que par le vent du large et par les équipes de nettoyage. Dolce Gabanna, Zegna ou Vuitton garderont leur rideau de fer baissé. « Saint Antoine n’aimerait pas qu’on travaille le 13. C’est le jour de sa fête, assure Antonio Melles, chauffeur de taxi revenu au pays après des années à Paris. Les Lisboètes sont fiers de leur passé. Mais dès que les festas sont terminées, on se remet à rêver du futur », ajoute-t-il, coincé derrière un camion de travaux.

Depuis maintenant près de 15 ans, la ville est en chantier. On commença par préparer l’expo universelle de 1998, puis on se mit à préparer l’avenir. Que ce soit pour réparer la calçada (les trottoirs pavés qui font la réputation de la ville), construire un hôtel grand luxe ou élever un immeuble pour les nombreux nouveaux arrivants, les échafaudages fleurissent dans la ville comme jadis les oeillets

Epouser les traditions

« Avec l’entrée dans l’Europe, notre économie a décollé, commente Joao, au bar du Lux, le club branché de la ville. Demain, d’autres pays avec plus de besoins prendront nos subventions. Alors c’est maintenant qu’il faut faire des efforts. » Au nom de la « politique européenne de cohésion », le Portugal est assuré de recevoir de généreuses aides européennes au moins jusqu’en 2013. L’objectif : faire converger le niveau de vie local avec celui des autres pays européens. Plus d’argent certes, mais pas moins de traditions. Lisbonne n’entend pas perdre ses racines.

Ce n’est pas Joao, qui a choisi le week-end de la Saint Antoine pour se marier cette année, qui nous contredira : « A Lisbonne, c’est LA date pour se marier. Quand j’étais plus jeune, je trouvais que c’était ringard, mais aujourd’hui j’aime bien le symbole. » Sans doute ira-t-il quelques jours plus tard fêter son propre saint, Jean, le 24 juin, dans l’Alfama. C’est l’autre point chaud de ces Festas. « Traditionnellement, c’est à Porto qu’on fait les plus grosses fêtes de la saint-Jean, avoue-t-il. Mais ici, c’est tout le mois de juin qui est consacré aux fêtes patronales, alors ça ne sert à rien d’aller jusqu’à Porto. » Un dicton portugais dit que Porto travaille, Coimbra chante, Braga prie et Lisbonne s’amuse. A vous de voir ce que vous préférez faire ce week-end.


Par Laurent Bainier

 

Dans l'Alfama, c'est la foire à la voleuse

Alfama, al-hamma en arabe, « les sources » en français. C’est dans ce quartier où flotte l’esprit du Lisbonne des origines que Francisca Matteoli a promené son âme de chineuse. L’écrivain-voyageuse chilienne, auteur de Marchés aux puces dans le monde s’est piquée d’amour pour la « Foire à la voleuse », la Feira da ladre. Au Moyen-âge, les receleurs écoulaient quelques produits volés sur les étals de ce marché aux puces.

Les « fourgues » ont passé la main aux marchands patentés, qui chaque mardi et samedi installent leurs stands de bon matin campo Santa Clara. Mais l’esprit frondeur du lieu est resté. « Les marchés aux puces se tiennent souvent dans des quartiers populaires, explique Francisca Matteoli. C’est le cas ici. Avec son linge pendu aux fenêtres et ses façades craquelées, l’Alfama est à l’image de Lisbonne : une ville qui fait la navette entre le passé et le présent, qui oscille entre l’ultra-moderne et le sépia. Pour prendre des photos, c’est l’idéal.»

Francisca ne s’est pas contentée de shooter la Voleuse. Elle en a profité pour ramener quelques azulejos, les faïences bleutées qui font la réputation du Portugal depuis des siècles. Car la Feira est une sorte de concept-store dédié au Lisbonne d’antan. On y trouve les perles de l’artisanat local et quelques objets vintage échappés des années Salazar, le tout sur fond de fado. Dans ce quartier aux portes de Graça, le berceau de ce genre musical, le « blues portugais » résonne à chaque coin de rue. « Il y a une vraie nostalgie dans cette ville, commente l’écrivain. Ça me rappelle l’Amérique du Sud, où j’ai passé une bonne partie de ma vie de voyageuse. »

Nous l'avons rencontrée pour évoquer avec elle ses souvenirs de chineuse à travers son livre Marché aux puces dans le monde...

Propos recueillis par Laurent Bainier

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Pourquoi ce livre sur les marchés aux puces?

J’aime commencer mes voyages par un tour aux puces. C’est un excellent premier contact avec un pays. Je regarde la manière dont les gens dealent, j’observe ce qu’ils vendent. Et j’en profite pour visiter : en principe, les marchés se tiennent dans des lieux historiques. Je voulais raconter tout ça.

Les puces, c’est ringard ?

Leur image vieillote est injuste. On n’y trouve pas que des vieilleries. On peut aussi bien chiner des vieux vêtements que des vynyles rares. Quand les Stones passaient à Genève, ils ne rataient pas le marché, notamment pour acheter des fringues vintage. Les puces, c’est rock !

Et vous, qu’avez vous ramené d’insolite de vos voyages ?

Des cages d’oiseaux en Asie, des azulejos au Portugal, des photos noir et blanc à New York... Beaucoup de choses en fait. Mais la chose la plus folle que j’ai ramenée vient du Brésil. A Rio, j’avais défilé pour le carnaval, déguisée en cactus. Le costume était gigantesque et ne tenait dans aucune valise. Je l’ai glissé dans la soute de l’avion. A Paris, c’était l’hiver. Et quand il est apparu sur le tapis de l’aéroport devant tous les autres passagers, il n’est pas passé inaperçu.

05/06/2009

Collectionneurs collector sur le web

La plus grande collection de collections se trouve sur le Net. Du sac à vomi aux boules à neige en passant par les pancartes « Do not disturb »… Le 2.0 vous emmène cette semaine faire un tour des musées virtuels des vrais pervers du Web…

 

Le plus vrillé

Si tous les trois mois, vous recevez dans votre boîte aux lettres le magazine L’Extracteur, vous êtes sans doute un pokelmophile, un fondu du tire-bouchon. L’éditeur de cette revue, le Club français du tire-bouchon, compte une centaine de membres-collectionneurs, très actifs sur le Net. L’un d’entre eux, l’Espagnol Daniel Boute, a créé un musée en ligne plutôt fourni . Cultelluphiliste repenti (il avait un faible pour les couteaux, quoi), il échangea un jour à un antiquaire 1 200 surins contre 200 extracteurs. Aujourd’hui, il en possède plus de 4 000. C’est ce qu’on appelle partir en vrille.

 

Le plus dérangé

On aurait dû remettre la palme au chanteur Philippe Katerine, qui prétend collectionner ses excréments et assure en avoir 150, soigneusement datés, mais aucune de ses pièces n’étant visibles sur le Net, il perd son titre. Dans la catégorie collec la plus classe, la gerbe du vainqueur revient finalement aux passionnés de sac à vomi notamment à leur chef de file le Néerlandais Niek Vermeulen, qui avec 5 180 pièces différentes a droit à son inscription au Guinness. Certaines compagnies ont compris que l’affaire était dans le sac. Virgin Atlantic a ainsi proposé sur plusieurs de ses vols des poches vomitoires collectors, relookées par des artistes, pour attirer les amateurs.

 

Le moins dérangé

On oublie souvent de les accrocher à la poignée de porte avant d’entreprendre une grasse mat’. Ces collectionneurs en revanche n’oublient jamais de les mettre dans leurs valises en quittant leur chambre d’hôtel. Leur passion ? Les pancartes « Do not disturb ». Le plus accro, un Suisse, en possède près de 8 000. Sur le Net, un Italien expose une partie de ses quelque 5 000 pièces. Il est tombé dans les panneaux il y a quatorze ans, lors d’un voyage en Floride. Mais depuis, il s’est trouvé de nouveaux hobbies : la collecte de cuillères à café offertes par des compagnies aériennes et la chasse aux bandes adhésives posées sur des cuvettes de toilettes pour indiquer qu’elles ont été nettoyées. A découvrir également sur le Web.

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Avec 7000 pingouins en peluche, Birgit berends possède la plus grande collection du genre

 

La plus française

Les Américains ont l’Obamania, les Français ont les boules. Les boules à neige ou boulaneiges pour les amateurs ont été inventées chez nous, à l’occasion de l’Exposition universelle de 1878, à Paris. C’est donc normal que les plus grands collectionneurs soient nos compatriotes. Les neigenboulophilistes ou chionosphéréphiles marient bon goût et autodérision. Sur www.boulaneige.com, on trouve, outre quelques jolis spécimens, des exemples d’objets à collectionner (cuvettes de WC, cochons en cristal ou statuettes en plâtre) plus kitschs que les globes à neige. Il y a toujours plus fondu ailleurs.

 

La plus poétique

Les ultratrifoliophiles sont finalement plus rares que l’objet de leur collection : le trèfle à quatre feuilles. D’aucuns passent une vie à chercher la perle rare dans leur gazon, eux les ramassent par centaines (plus de 110 000 pour le recordman du monde, un Américain) et les glissent entre les pages d’un cahier ou sur le Net. Le très poétique Club des collectionneurs de trèfles à quatre feuilles est une de ces associations d’ultras. Son site met en avant plusieurs spécimens ainsi que des témoignages d’internautes qui ont trouvé la chance dans le pré. Trèfle fort.

Par laurent bainier

Lunettes opaques pour toutes les époques

Vous pensiez toutes les avoir dans votre collection, mais les lunettes de soleil, c’est comme la grippe : chaque année, il en sort de nouvelles versions. Pour éviter les regards de travers cet été, jetez un œil sur notre sélection.

 

Esprit années 1960

lunette1.jpgFils caché de Jacky Kennedy et d’une chaise de Verner Panton, ce modèle aux verres octogonaux sent le patchouli et les sixties. La marque Céline mise cette année sur les angles... et sur les couleurs. Elle complète sa collection avec des versions violettes et bordeaux pour baby dolls funky (189 €).

 

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C’est peut-être parce qu’elles ont été créées par Police, mais quand on voit ces lunettes de soleil (131 €), on pense à « CHiPs » et Ponch. On a envie d’enfourcher sa moto et d’aller taquiner du gangster sur des autoroutes américaines. Si vous vous avez trouvé la paire qu’il vous fallait pour cet été, la marque Police, elle, cherche encore un couple d’égéries pour l’année prochaine. Elle organise depuis le 15 mai et jusqu’au 30 août un casting en ligne ouvert à tous et à toutes. Chaque semaine, les internautes désignent dix lauréats, qui se disputeront la tête d’affiche en septembre prochain.

Années 2000

lunettes 3.jpgEt vlan ! Du bling ! Cette paire de Chopard sertie de 200 cristaux lumineux est destinée à deux catégories bien précises de la population française. 1) Les collectionneuses de lunettes de soleil, prêtes à dépenser 550 € pour garnir leur vitrine. 2) Les rappeuses nostalgiques de l’époque bling-bling et/ou aveugles. Vous nous direz que ça ne représente pas un énorme marché. Et ça tombe bien, parce qu’il n’existe que 999 exemplaires de cette paire collector.

 

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Ce qui est pénible quand on a la tête à l’envers, c’est qu’on perd souvent ses lunettes noires. Les adeptes du cochon pendu en plein soleil peuvent en témoigner. Parasite a pensé à eux, et plus largement à tous les sportifs en dessinant une ligne qui colle au visage en toutes circonstances. Les branches courtes ne sont pas là uniquement pour vous donner l’air vaguement geek. Elles s’agrippent au visage sans provoquer la désagréable sensation d’avoir un masque. Très pratique notamment pour l’escalade, elles coûtent environ 200 €.

par Laurent Bainier

04/06/2009

Star Clash : Zsa Zsa Gabor vs. Pamela Anderson

Elles collectionnent les maris comme d’autres les étiquettes de camembert. Entre la recordwoman Zsa Zsa Gabor et la challengeuse pleine de promesse Pamela Anderson, qui est selon vous le vrai seigneur de l’anneau de mariage ?

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Zsa Zsa Gabor
Connection

La sainte-maris, c’est elle. Zsa Zsa Gabor est née célibataire à Budapest en 1917. Sa maman s’appelait « Jolie » mais la vraie bombe de la famille, c’est elle. Elue Miss Hongrie en 1936, Zsa Zsa perd son titre sur tapis vert, jugée trop jeune, et se rattrape sur les tapis rouges.

Collection
Sa carrière d’actrice décolle assez vite. La Hongroise tournera dans plusieurs dizaines de films (notamment Moulin Rouge de Huston) et de téléfilms. Pourtant ce sont ses neuf mariages qui la rendront célèbre.

Collector
Sa plus belle histoire aurait pu être avec Conrad Hilton, l’arrière-grand-père de Paris, mais cette union, sa deuxième, ne durera que quatre ans. Zsa Zsa devra attendre ses 69 ans pour trouver son prince, Frédéric Prinz von Anhalt, de 38 ans son cadet. Si le marié n’a pas vraiment de sang-bleu (il a été adopté par une princesse à 37 ans contre de l’argent), il a du sang-froid. Leur histoire dure depuis 23 ans,  16 de plus que le précédent record de Zsa Zsa.

Pamela Anderson
Connection

Pamela, c’est plutôt mari, couche-toi là ! Née dans un bled canadien au sein d’une famille vaguement finlandaise, elle rencontre la célébrité au berceau, en devenant le premier bébé du Centenaire canadien (une version en chemises à carreau de notre bicentenaire de la Révolution). Elle perd finalement son titre dans les pages carnet bleu d’un journal régional  qui a trouvé un bébé né encore plus tôt ce jour-là. Mais elle se rattrape vite dans les pages people.

Collection
Ne perdons pas de temps avec la carrière télé de Pamela. Elle est une habituée de nos starclashs. C’est son mariage en 1995 avec Tommy Lee, 96 heures après l’avoir rencontré, qui lui offre le premier élément de sa collec d’alliance.

Collector
La pièce maîtresse de la collection Anderson reste ce mariage avec le hardeux-hardeur, dont la lune de miel tournée à l’arrache (mes frusques) a fait le bonheur du web. Avec le mannequin Marcus Schenkenberg et le chanteur Kid Rock, elle passe et repasse à l’autel sans grand succès. Célibataire depuis 2006, Pamela est un gros cœur à prendre.

 

Laquelle péférez vous? C’est à vous de nous le dire! Vos votes et commentaires seront compilés vendredi dans l’édition papier du cahier 2.0. A vous de les départager ci-dessous et en votant sur 20minutes.fr...

03/06/2009

Invader, son univers artistique

2905-MAG-logo$oune.jpgQui mieux qu'Invader pouvait souffler pour nous la première bougie de notre cahier hebdo? Il vit la nuit, ne s'épanouit que dans un milieu urbain et envahit les rues. pour notre numéro anniversaire, nous lui avons donc ouvert nos pages, qu'il a envahies jusqu'ai dernier recoin.

Rencontre avec l'artiste, qui nous parle de ce qui l'inspire et le nourrit...

 

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Quand tu ne contemples pas l’une de tes œuvres, que regardes-tu ?
Je regarde le reste du monde. Tout t’inspire, en tant qu’artiste. Les grands créateurs sont ceux qui ont su témoigner de leur époque. Prenez Stanley Kubrick, par exemple. Il a marqué les années 1970 avec un film comme Orange mécanique. Ce que j’aime chez lui, c’est qu’il fait à la fois un cinéma profond et qui plaît au grand public. En plus, il a su rester indépendant.

Le cinéma tient une part importante dans ta vie ?
Oui, je mate beaucoup de DVD. Chez mon loueur fétiche, dans le 11e arrondissement (Paris), on croirait entrer chez Tarantino avant son premier succès, quand il bossait encore dans un vidéo-club. Comme beaucoup de monde, je suis aussi tombé accro aux séries. C’est le grand cinéma des années 2000.

Tu télécharges illégalement ?
Oui, plutôt pas mal. Mais ça ne me donne pas mauvaise conscience. Il ne faut pas le voir comme quelque chose de nuisible pour les artistes, mais plutôt pour les majors, qui s’en mettaient plein les poches. C’est une époque un peu dure car c’est l’écroulement d’un système, mais ça va remettre les choses en place.

En modifiant le modèle économique de la création ?
Peut-être. Un artiste pourra proposer son disque en téléchargement direct aux internautes, pour un prix très faible. Tout le monde sera gagnant.

Toi, tu écoutes beaucoup de musique ?
Beaucoup. Et des styles très différents. Je trouve que la musique est très importante dans la vie des gens. Elle est constamment présente. « Top Ten », ma prochaine expo à New York traite d’ailleurs du sujet, puisque je reproduis avec des Rubik’s Cube les grandes pochettes de l’histoire des 33 tours. Ça va des Beatles aux Daft Punk en passant par AC/DC...

Nostalgique ?
L’univers des pochettes de disque a marqué l’inconscient collectif. Elles font partie de l’histoire, au même titre que la musique. Donc, oui, je suis peut-être nostalgique, car avec les MP3, cela n’existe plus.

Et les jeux vidéo avec des Space Invaders, ça n’existe plus non plus ?
C’est dommage. A l’époque, je trouvais les jeux beaucoup plus inventifs, alors qu’aujourd’hui, ils ne font qu’imiter la réalité. On joue au foot, on pilote un avion avec des effets extraordinaires. On dirait que la technologie est devenue si puissante qu’elle a tué l’imagination.

 

Propos recueillis par Laurent Bainier

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Son programme

« Je viens de terminer un film avec Extermitent, un collectif de vidéastes très présents sur le Net. »

« En juillet, j’expose à la galerie Jonathan LeVine à New York,et à la galerie Lazarides à Londres, en septembre. »

« Et dès que j’ai du temps, je lis Particules, journal d’art indépendant et gratuit. »

 

 

 


 

 
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