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06/05/2009

Bullez un peu dans les Comic Streets de Bruxelles

Alerte aux phylactères, les bulles ont envahi Bruxelles. Impossible d’envisager un week-end là-bas sans qu’un tour operator ne mette la BD au programme. Vous nourrissiez d’autres desseins pour votre voyage. Oubliez tout. La BD reste le meilleur moyen de découvrir la capitale belge.

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Suivez la ligne claire

A l’arrivée du Thalys, c’est Tintin qui se tape l’affiche sur l’un des murs de la gare du Midi. A partir du 2 juin, il aura droit à son musée perso à Louvain-la-Neuve, dans la banlieue de Bruxelles. Mais pour l’instant, il doit partager la vedette avec d’autres héros des planches, plus ou moins connus. Une trentaine de fresques sont venues orner progressivement, depuis 1993, des façades à l’abandon. « La priorité, c’est la cohérence du parcours. Ça permet d’attirer les touristes dans des quartiers moins visités de la ville », explique David Vandegeerde, l’un des créateurs de l’association Art mural, qui peint les fresques géantes. Suivons-les donc. Boulevard Michel-Vaillant, rue Wayne-Shelton… Vegas a son « Strip », Bruxelles ses comic streets.

En cette année 2009, consacrée « année de la bande-dessinée » dans la capitale européenne, les inaugurations de nouveaux murs se succèdent, mais les plus atypiques restent ceux qui ont fleuri dans les Marolles. Près de la place du Jeu-de-balle, où Tintin trouva en son temps la maquette de la Licorne et où les fans chanceux découvrent encore quelques exemplaires rares vendus à même le pavé, se dresse le mur Jijé. Jijé, père spirituel de l’école de Marcinelle, pilier du Journal de Spirou, aussi connu ici que son rival Hergé. « La culture BD est très forte en Belgique. Elle fait partie de notre patrimoine culturel, assure Farid, un habitant de ce quartier en voie de boboïsation. Mais nous imaginer avec un album sous le bras en permanence est aussi stupide que penser que les Français se promènent avec une baguette sous le bras 24 heures sur 24. »

 

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Succès de façade

Un album, peut-être pas. Mais statistiquement, on a plus de chance de croiser à Bruxelles un homme ou une femme avec un carton à dessin sous le coude que dans n’importe quelle autre ville du monde. La capitale compterait un dessinateur pro pour 30 000 habitants. Les bédéistes s’incrustent jusque dans les plus prestigieux établissements de la capitale, comme les musées royaux des Beaux-arts, qui proposent une expo sur l’histoire du genre. Mais le vrai temple du 9e art, c’est le Centre belge de la bande dessinée. Outre ses salles thématiques, il offre aux visiteurs une banque de 70 000 titres en quinze langues, sans doute la plus grande collection de planches (hors magasins de bricolage). Quatre mille d’entre elles sont en accès direct et, pour 50 centimes, vous pourrez vous y plonger toute la journée.

 

 

Avant de partir, jetez un œil au bâtiment. Paumé au fond d’une rue taguée, il est l’un des plus beaux témoignages de l’art de Victor Horta, le Gaudi local. Ce chef-d’œuvre Art nouveau, qui accueillit longtemps un grossiste en textile, a été sauvé in extremis de la destruction. Un classique à Bruxelles, où le saccage des richesses architecturales a longtemps été un sport national. A tel point qu’aujourd’hui, pour évoquer l’urbanisme anarchique, les spécialistes parlent de bruxellisation. « On ne place pas nos fresques BD sur des murs constructibles, ajoute David Vandegeerde. Nous ne voudrions pas que des points noirs architecturaux soient conservés parce que nous avons peint une œuvre sur un des murs. »

Mais les peintures ne sont pas cantonnées aux quartiers déshérités de la ville. En plein centre, à quelques mètres du Manneken Pis, Tintin s’échappe d’un bel immeuble par un escalier de service en trompe-l’œil. S’il fend la foule, il arrivera sans doute sur la Grand Place. Construite sur les cendres du bombardement français de 1695, elle fut élue « plus belle place du monde » par Hugo et « plus riche théâtre » de la planète par Cocteau. Ce week-end, elle deviendra « la plus grande planche de l’univers ». Cinq cents mètres carrés de dessins y seront réalisés, sur un thème encore tenu secret. La foule devrait s’y presser. Finalement, le 9e art, c’est peut-être celui d’attirer les touristes.

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Manneken Pis / Cedric Couvez / 20Minutes

Par Laurent Bainier

Petit Tour des parcs Bruxellois

 

Sur les pelouses de Bruxelles, en ce matin de mai, c’est déjà le lendemain de la veille. Entendez par là qu’on traîne sa gueule de bois sur les pelouses de la ville. Et elles ne manquent pas ! Deuxième capitale la plus verte du continent derrière Vienne, elle offre à chacun de ses habitants 27 m2 de verdure contre 10 m2 pour Londres ou 9 m2 pour les Parisiens. Impossible donc, de visiter tous les parcs en un week-end.

Plan maçon

Commençons par les plus centraux. Le long de la rue royale, devant le Palais-Royal, pousse le parc de Bruxelles. D’avion, on s’aperçoit que ses allées évoquent les signes maçonniques. Si vous avez garé votre jet à l’extérieur de la ville, contentez-vous d’un plan, c’est déjà très parlant. Plus au nord, vous trouverez un autre joyau vert de la cité : le jardin botanique. Bien que saigné par la construction de la route Nord-Midi, il reste superbe, notamment grâce à ses verrières et aux vieux arbres qui peuplent ses allées.

 

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Cedric Couvez / 20 Minutes

Reprenez votre marche vers l’ouest, direction le parc du Cinquantenaire. Nichés près du Parlement européen, ses trente hectares sont le paradis des joggeurs et des bandes de jeunes qui y boivent paisiblement. Si la pluie vous y surprend, réfugiez-vous dans les superbes musées royaux d’Art et d’histoire à quelques pas de là. La structure métallique qui les héberge a été construite pour accueillir les grandes expos de 1888 et 1897 où Bruxelles étalait toute sa puissance. Vous en voulez encore ? Prenez le métro et arrêtez-vous à la station Heysel. Le stade où 40 supporters avaient trouvé la mort a été rénové et rebaptisé stade du Roi-Baudoin, mais ce n’est pas ce que vous êtes venus chercher. A proximité, vous reconnaîtrez l’Atomium, la plus grosse molécule de fer au monde. Et à son pied, vous trouverez le Bruparck et toutes ses attractions, idéal pour une sortie en famille.

Enfin, si vous voulez vous mêler aux Bruxellois(es), rendez-vous à Ixelles, l’une des 19 communes de la région Bruxelles-Capitale. Sur la place Flagey, les étudiants captent les derniers rayons du soleil une pinte à la main. Mais à quelques mètres, ce sont les pêcheurs qui règnent sur les « étangs », deux anciens déversoirs envahis par les goujons. Attention, le soleil se couche et votre train part bientôt. En ce soir de mai, à Bruxelles, c’est malheureusement déjà la veille du lendemain.

Les bonnes adresses du routard

Où manger ?

Les Brassins Dans une rue un peu déserte, parallèle à la chaussée d’Ixelles, une de ces adresses typiquement bruxelloises qui fait à la fois bar à bières et resto.

Rue Keyenveld, 36, 1050. Plat du jour à 7,50 €.

Fin de siècle Cette grande salle à la déco brute, un peu bruyante, recèle une belle verrière Art nouveau. Atmosphère populaire et joyeuse de « stamcafé » (café d’habitué) où la bière se paie toujours à un prix plancher. Cuisine de grand-mère copieuse.

Rue des Chartreux, 9,1000. Plats entre 10 et 13 €.

Le Volle Gas Traduction du nom : plein tube. Banquettes en bois sombre surmontées de miroirs, petites tables en marbre.
Sur la carte, 100 % belge, on trouve du lapin à la kriek ou de la lotte poêlée aux poireaux.

Place Fernand-Cocq, 21, 1050. Plats de 9 à 17,50 €.

Frit Flagey Quelle que soit l’heure, on y fait la queue pour déguster des cornets de frites délicieuses, autour de 2 €.

Place Flagey, près du musée communal d’Ixelles. Ouvert jusqu’à minuit.

Où dormir ?

A la grande cloche Entre la gare du Midi et la Grand-Place, l’hôtel propose des chambres tout confort et équipées d’un mobilier neuf.

C’est juste devant, sur la place, que Verlaine tira sur Rimbaud dans un accès de jalousie.

Place Rouppe, 10, 1000.

Doubles à partir de 67 €

Hôtel Monty Derrière une superbe façade grise à bow-window se cache un hôtel design à taille humaine. Déco ultra-soignée. Le petit déj se prend à table avec les autres convives.

Bd Brand-Whitlock, 101, 1200. Doubles à partir de 89 €.

Hôtel Saint-Michel C’est le seul hôtel situé sur la Grand-Place. Alors si vous y venez, c’est pour avoir une chambre donnant sur celle-ci. Elles sont plus chères mais très prisées. N’hésitez pas à les demander dès votre réservation. Observer le soir les éclairages sur la « plus belle place du monde », dixit Hugo, se mérite.

Grand-Place, 15, 1000. Doubles à partir de 80 €.

 

 

A lire Le Guide du Routard Belgique, 2009.

Par Laurent bainier et l'équipe du Routard

29/04/2009

"Le Bottin Mondain ne devrait pas souffrir de la crise"

Un vrai bourgeois ne sort jamais sans son Bottin Mondain, LE Who's Who de la bonne société française. Nous avons rencontré Blanche de Kersaint, sa directrice.

 

Le bottin mondain (BM) recense depuis 1903 tous les bien-nés. Ca a encore un sens aujourd’hui ?

Apparemment oui. D’ailleurs, nous vendons aujourd’hui plus d’exemplaires qu’il y a vingt ans. Le BM se porte bien et ne devrait pas trop souffrir de la crise.

Comment entre-t-on dans le Bottin?

Si l’on n’a pas de parents proches inscrits au BM, il faut être parrainé par deux membres. Ensuite, on doit acheter au moins un BM [185 €] tous les sept ans.

Les inscriptions se portent bien ?

Nous comptons  44 000 mentions. L’époque où nous n’acceptions pas les divorcés ou les enfants naturels dans nos pages est révolue. Nous nous sommes adaptés à une société en pleine évolution.

309.jpgVous vous êtes même exportés sur le Web?

Depuis 1999, oui. Dès le départ, nous avions envie de laisser la section «savoir-vivre» en accès libre. Nous recevons énormément de questions par mails sur les usages à respecter en société et nous y répondons sur notre site. Nous présentons également l’histoire du Bottin, dont nous sommes très fiers et nous publions des annonces, notamment immobilières.

Vous êtes l’ancêtre de Facebook, finalement...

On peut dire ça. On a peut-être actuellement moins de succès que Facebook et ses millions de membres mais notre succès à nous dure depuis plus de cent ans. Je ne sais pas à quoi ressemblera Facebook dans cent ans.

Recueilli par Laurent Bainier

Les BéCéBranchés passent à table

Ca donne la chair pied de poule. Les BCBG qu’on croise les dimanche à la sortie de la messe avec leur ribambelle de lardons se transforment peu à peu en bécébranchés, qu’on croise le dimanche à la sortie de la messe avec leur ribambelle de lardons. C’est une révolte ? Non, Sire. C’est une révolution, qui pourrait transformer le Bottin Mondain plus sûrement que la grippe porcine ne changera le herdbook.

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Bon chic, bons gènes

Les bécébranchés, c’est la version 2.0 du bécebège façon Le Quesnoy dans la Vie est un long fleuve tranquille. Décomplexés, mieux intégrés à la société qui les entourent, ils surfent aussi bien sur les nouvelles modes que sur le Net, où ils multiplient les groupes Facebook communautaires (« Je suis Versaillais et j’assume », «je suis bécébranché» ou encore «je rêve de vivre dans le monde merveilleux du catalogue Cyrillus»). « Une des clés de ce changement, c’est le fait que les femmes BCBG d’aujourd’hui travaillent, explique Laure de Charette co-auteure du Guide des bécébranchés (lire ci-contre) et journaliste à 20 Minutes. Du coup, elles préfèrent n’avoir que quatre enfants contre sept ou huit pour leurs parents. Et elles adoptent, au contact de leurs collègues, des nouveaux comportements ». Sexe avant le mariage, pilule, string sous le tailleur, mèches folles dans les rallyes ou religion à la carte... Rien ne se perd, mais tout se transforme. Les bécébégé vont jusqu’à quitter leur sacro-saint Paris pour s’installer en banlieue chic, voire... en Province. Le Bottin Mondain, bible du bon genre, ne compte d’ailleurs plus que 31% de Parisiens sur les 44000 ménages qu’il mentionne en 2009. « Le Bottin connaît une vraie ouverture sociale ces dernières années, explique Blanche de Kersaint, directrice de la publication. Le changement s’opère surtout par les mariages, plus mixtes qu’avant. »

Car si les bien-nés s’adaptent au monde qui les entoure, ils exercent toujours une fascination sur le reste de la société et sont courtisés, copiés mais rarement égalés. Le look « minet » qu’ils ont popularisé il y a dix ans est devenu le style «chalala», un hit du Sentier. Mêmes coupes de cheveux, mêmes boucles de ceinture, mêmes polos mais sans ce petit supplément de sang bleu qui transcende l’habit et fait le moine. «A l’école, au travail, en boîte, on se reconnaît de suite, estime Marine, Versaillaise émigrée dans le XVIIe arrondissement. Ce n’est pas tant le nom que les manières, la façon de se tenir et de parler qui nous trahit ! On ne peut pas se tromper. » Les Marie-Charlotte ne sont pas près de devenir des Marie-Madeleine ou des marie-jeanne. Leurs valeurs, comme l’importance accordée à l’éducation et à la famille, le rejet du matérialisme et une hygiène de vie saine, restent profondément ancrées dans cette frange de la société. « Les BCBG ont évolué sans se renier, rappelle Laure de Charette. Ils ne cesseront de le faire. S’ils se fondent un jour dans le reste de la société, c’est que le monde se sera bécébranchisé, pas l’inverse !"

 

3004-MAG-une-livre.jpgDans leur « Guide des Bécébranchés » (édtion de l’Archipel) qui sortira en librairie le 17 mai, Jean-Baptiste Giraud, Laure de Charette (notre bienaimée collègue, journaliste au service France de 20 Minutes), Flore Ozanne et Inès Lacaille observent les nouveaux BCBG avec la passion d’un entomologiste en classe verte. Entre teufs débridées aux JMJ ou à Paray, pauses clopes en plein rallye et déjeuners de famille avec 100 convives, ils ont suivi les bien-nés pour tirer de cette génération un portrait très drôle mais jamais moqueur..

Tour de barge dans les richesses de Bourges

Ça ne s’invente pas. Bourges est dans le Cher. Alors, pour notre numéro spécial « haute société », nous vous emmenons en promenade dans cette jolie ville du Centre. Les rockeurs l’ont quittée depuis une semaine, mais la bonne nouvelle pour les retardataires, c’est qu’après le Printemps de Bourges, c’est le printemps à Bourges.

Pour commencer de façon originale, on vous propose d’aller explorer les marais de Bourges. Déjà, parce qu’on y a une vue surprenante sur la ville et la cathédrale. Ensuite, parce que cette vaste zone (135 ha) irriguée par l’Yèvre fait partie intégrante de l’histoire et de l’identité de la ville. Au Moyen-Age, ses rivières fournissaient poissons, écrevisses et grenouilles, et les terrains étaient propices à la culture du chanvre. Aujourd’hui, les « maretiers » (maraîchers du coin) et les jardiniers y cultivent leurs légumes. Vous y verrez les fameuses « plates », barques à fond plat, et de multiples chemins de terre, comme celui qui part du resto la Courcillière, permettent de découvrir les lieux et d’en apprécier le calme.

 

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Les fils de Bourges

En ville, difficile de faire l’impasse sur la cathédrale. Sans aucun doute l’une des plus belles de France, et la seule du pays à posséder cinq nefs et cinq portails… mais pas de transept. On ne peut pas tout avoir ! Le portail central représente le Jugement dernier. Un véritable péplum, avec des centaines de personnages : hommes nus, saints et anges. Considéré à juste titre comme un chef-d’œuvre, cet ensemble sculpté était particulièrement révolutionnaire pour l’époque (début XVIe siècle).

Côté célébrités, la vedette locale est Jacques Cœur, un enfant du pays devenu le grand argentier de Charles VII. Un genre de grand capitaliste de son temps, qui fut aussi un mécène averti. Son palais est un remarquable exemple de l’architecture gothique civile. Richement décorée, la demeure a manifestement été construite pour symboliser sa réussite financière et sociale. Voilà bien un Berruyer bourgeois !

Enfin, histoire de vous mettre l’eau à la bouche pour le prochain Printemps, rien ne vous empêche d’aller faire un tour place André-Malraux. La Maison des jeunes et de la culture de Bourges, la première du genre, inaugurée par Malraux en 1964, est à l’origine de la création du festival (en 1977), et accueille d’ailleurs toujours les vedettes à l’affiche pour leurs conférences de presse.

 

Le Christina

Proche du palais Jacques-Cœur. On adore cet hôtel : bien situé, au calme, en bordure de la ville historique et à quelques pas des rues piétonnes. Chambres tout confort, à la déco classique, mais soignée. Excellent accueil. Doubles climatisées 45-80 €.

5, rue de la Halle. 02 48 70 56 50.

Chambres d’hôtes

Les Bonnets Rouges

En plein centre historique. Stendhal est venu dans cette maison de charme du XVe siècle. Quatre chambres d’hôtes ravissantes, toutes différentes, empreintes de romantisme et d’élégance. Parfait souci du détail. Doubles 55-75 €

3, rue de la Thaumassière. 02 48 65 79 92.

La Courcillière

Au cœur des « marais potagers », sur les bords de l’Yèvre. Salle avec ses grandes baies vitrées donnant sur les marais ou, aux beaux jours, sous les glycines, au bord de l’eau. Spécialités régionales qui se dégustent au son des grenouilles et des canards. Menus 17 € (sauf w.-e. et jours fériés), 23,50 € et 29 €, et carte.

Rue de Babylone. 02 48 24 41 91.

Au rendez-vous de George Sand

Près du palais Jacques-Cœur. Deux salles minuscules attendent les gourmands.

Formule autour de 11 €.
3, place des Quatre-Piliers. Tél. : 02 48 24 08 43.

A lire Le Guide du Routard Chateaux de la Loire, 2009.

Laurent Bainier et la Rédaction du Routard

23/04/2009

Stockholm, faites le tour des tables

Quel que soit le restaurant où vous déciderez de trôner, il vous faudra débourser pas mal de couronnes. Alors autant se faire plaisir une bonne fois, quitte à finir le séjour chez l’un des nombreux vendeurs de hot-dogs de la ville.

 

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Cedric Couvez / 20 minutes

Le Kåken 1900 Ce ne sont pas uniquement ses plats super fins qui attirent le gratin suédois. L’ambiance club de gentlemen pris d’assaut par les mannequins fait pour beaucoup dans le succès de ce lieu, inauguré vendredi dernier. Réservez, ou vous devrez dîner sur les genoux d’un top-modèle. Ce serait dommage.

Le Lydmar Le resto de cet hôtel grand luxe propose le meilleur de la cuisine suédoise au milieu d’une bibliothèque à l’anglaise. A priori, vous ne dévorerez pas que des livres.

Le Gondolen Une vue à la hauteur de la réputation de ce must de la gastronomie locale, perché à 33 m au-
dessus de l’eau. Pour évaluer la cuisine, désolé, ne comptez pas sur nous. Ses plateaux de fruits de mer n’entraient pas dans notre budget.

Par Laurent Bainier

Chaussez vos Gamla Stan Smith et visitez Stockolhm

 

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Photo: Cédric Couvez / 20 Minutes

 

Que serait Gamla Stan aujourd’hui sans ses dizaines de vendeurs de rennes en peluche ? Sans doute une copie quasi conforme de ce qu’elle a été pendant des siècles : le cœur de Stockholm. Alors craquez rapidement pour un élan géant avec un tee-shirt « Love STHLM », ça sera fait, puis levez le nez au ciel. Ça vaut le coup d’œil.

 

La reine des rennes

La capitale suédoise est née ici, sur ce petit chapelet d’îles très vite reliées par des ponts. En 1252, soucieux de protéger l’intérieur des terres des pillages, Birger Jarl, régent de Suède, créait un fort à Gamla Stan. De cette époque, il ne reste pas grand-chose. Mais le château royal, qui constitue aujourd’hui la principale attraction touristique de la ville, est sorti de terre peu après. Toutefois, les plus vieilles parties de l’édifice ont brûlé au XVIIe siècle et ont été reconstruites dans le style de l’époque. Fuyez ses grandes pièces froides qui ont déjà tué notre Descartes national et préférez la relève de la garde à l’extérieur. C’est un peu comme à Buckingham, mais avec des militaires beaux comme des chanteurs d’Abba.

 

 

A quelques pas de là, vous pourrez admirer la Storkyrkan, la cathédrale, quoi ! L’été, on y donne des concerts gratuits de musique classique. Et à l’occase, on y couronne quelques têtes. S’il pleut ou que vous êtes un ami intime de Le Clézio, vous pouvez faire un tour au musée Nobel, ouvert en 2001 pour les 100 ans du prix. Dans le cas contraire, préférez les promenades dans les rues ombragées et pavées de la ville. Commencez par Vastelanggatan, l’axe principal, où vous trouverez quelques échoppes aux fenêtres très basses, dont les volets se dépliaient pour former de petits comptoirs. La célèbre expression « trier sur le volet » y serait née, tandis que la moins connue « Tu jettes ton argent par les fenêtres en achetant ce casque de Viking ridicule » y prend aujourd’hui tout son sens.

Terminez votre promenade en allant boire un verre dans l’un des bars du quartier. Au XVIIe siècle, on en comptait près de 700, tenus par des veuves de guerre. Les barmaids ont rejoint leurs maris. Mais leurs successeurs accueillent encore quelques poilus avinés et autres victimes de bière.

Laurent bainier
et la rédaction du routard

 

Hotel Rival AB

La déco des chambres s’inspire du cinéma. Toutes sont dotées d’un équipement audiovisuel high-tech. Le complexe de loisirs qui regroupe resto, bar, cinéma, centre de conférences et même une boulangerie appartient entre autres à Benny Anderson, du groupe Abba.

Mariatorget, 3. Double de 150 à 231 € avec petit-déj.

 

STF Vandrarhem Af Chapman & Skeppsholmen

Les chambres et dortoirs de cette auberge de jeunesse sont en partie situées sur un superbe trois-mâts amarré en plein centre-ville. Etablissement très calme et souvent complet.

Flaggmansvägen, 8. Double environ 26 €. Rens. : 463-22-66

 

Sundbergs konditori

Fondée en 1785, elle est la plus vieille pâtisserie de Stockholm encore en activité. On dit que le roi Gustav III aimait y boire son café. La déco s’inspire d’ailleurs fortement du style gustavien.

Västerlanggatan, 83. 10-67-35

 

Café Sten Sture

Si l’envie vous prend de vous envoyer un délicieux chocolat chaud dans un ancien cachot du Moyen-Age, à 5 mètres sous terre, le Sten Sture est l’endroit idéal. Cette prison est restée en service jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Trangsund, 10. 20-06-50

 

A lire Le Guide du Routard Danemark, Suède 2009.

 
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