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23/04/2009

En Suède, tout est beau, tout est bio

Vous rêviez de köttbullar, ces boulettes de viande en sauce, arrosées de Ramlösa, l’eau pétillante suédoise ? Il fallait aller chez Ikea. La tendance du moment dans les assiettes de Stockholm, c’est le légume. Cuits vapeur et quasi systématiquement étiquetés bios dans les restos typiques du centre, ethniques et noyés dans le curry sur les terrasses de Sodermalm ou servis parcimonieusement et sculptés dans les établissements chics, ils sont partout.

Le super-héros de la Suède verte, c’est la pomme de terre. Ça ne date pas d’hier, puisqu’au XVIIIe déjà, on se fendait la patate au pays du renne. Dans son costume en alu, la bakpotatis, pomme de terre fourrée, vous calera pour pas un rond. Et en gratin, avec son pote l’anchois, (on surnomme le couple « la tentation de Jansson »), elle ravira votre palais tout en tenant bien éloignées d’éventuelles tentatrices blondes. Enfin, si elle arrive nue dans votre assiette, offrez-lui un nappage de confiture de baies, c’est au moins aussi typique que bon. Les amateurs de sucré-salé tenteront même la Senap, qui a la couleur de la moutarde, le conditionnement de la moutarde… Mais qui n’en est pas. On vous le garantit.

Par Laurent Bainier

Les Suédois étaient des vikings, ils sont des pirates

pirate_bay_logo.jpgSamedi 18 avril, l’ambiance n’était pas à la fête, pourtant tous avaient mis leurs plus beaux habits. Les hackers de Stockholm étaient de sortie pour manifester leur soutien aux quatre leaders de Pirate Bay. Ce site basé en Suède permet l’échange de fichiers Torrent, donc le téléchargement illégal de films ou de musique. Vendredi dernier, ses fondateurs, trois geeks et un financier à cravate, héritier du groupe Wasa, ont été condamnés à un an de prison et 2,7 millions d'euros d’amende pour aide à la violation de droits d’auteur. Au grand dam de milliers de leurs compatriotes qui ont décidé de contre-attaquer.

 

Les hackers contre-attaquent

Au milieu de la marée de trench-coats en cuir et d’ados aux cheveux fluos, Erik brandit une tête de mort. «Dès que nous avons appris la nouvelle via Twitter, hier, nous avons planifié ce rassemblement, explique cet étudiant de 24 ans. Les majors n’arriveront pas à nous faire taire. » Et si samedi, ils n’étaient guère que cinq cents (mille selon les organisateurs) dans la rue, ils sont bien plus nombreux dans tout le pays à s’indigner de la peine de prison infligée aux créateurs de Pirate Bay. Les hackers, d’abord, qui ont lancé leur contre-attaque. Plusieurs centaines d’entre eux se seraient réunis pour attaquer des sites liés à l’industrie musicale, tandis que d’autres vidaient les cartouches d’encre de l’avocate des majors en lui envoyant des fax noirs.

Mais les « hacktivistes » ne sont pas seuls. Dans les heures qui ont suivi le jugement, trois mille Suédois se sont inscrits au Piratpartiet. Le « parti des pirates », qui compte désormais 18 000 membres, est devenu la cinquième formation politique du pays. Il espère rallier 100 000 votes aux prochaines européennes et ainsi décrocher un poste au parlement.

« La menace, c’est le capitalisme »

« Je serais née plus tôt, je serais militante écolo, assure Anna, une jeune manifestante qui promet de voter « pirate » en juin prochain. Aujourd’hui, la plus grande menace, c’est le capitalisme. Si l’on gagne sur ce point, on pourra montrer au monde entier que les grandes entreprises ne font pas la loi. »

Pays pionnier des nouvelles technologies, la Suède est aujourd’hui en pointe dans la lutte contre la « marchandisation de l’Internet ». « Nous sommes un pays de Vikings. La liberté fait partie de notre patrimoine national », clame Anna, dans un grand sourire. Bien que le piratage suédois ne soit pas encore classé par l’Unesco, il fait déjà son entrée au musée. Le Tekniskaa Museet de Stockholm (musée des Sciences et des Technologies) a acquis l’un des serveurs de Pirate Bay saisi par la justice.

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Cedric Couvez / 20 minutes

Par Laurent Bainier

02/04/2009

Quelques blagues et la toile se gondole

Parce qu'il n'y a rien de mieux à faire sur Internet que d'en rire, petite sélection ultra-subjective de sites à visée humoristique

 

Blagues Carambar, le site non officiel

Les seules blagues qui collent aux dents sont presque toutes là. Bien sûr, ce n’est que le site « non officiel », mais ce qui est officiel, c’est que sur l’échelle ouverte de l’humour francophone, les histoires Carambar frôlent le 9, à quelques dixièmes des Ta mère (excellente version anglophone sur www.humorsphere.com) et juste devant les Toto (la série du genre est sur vivre-au-quotidien.com). On perd le plaisir du papier déchiré collé sur le caramel, mais on y gagne beaucoup en hygiène dentaire.

 

M. et Mme ont...

L’ami du petit des Gesnais est le fils de Monsieur et Madame Oré. Il s’appelle Rick et il a droit à deux lignes sur le site des M. et Mme. Une sorte d’ode au calembour de deuxième division qui ne pouvait laisser indifférente l’équipe du 2.0. Les nostalgiques de l’almanach Vermot y trouveront leur bonheur.  La nombreuse famille Amar (Ella, Pâcome, Ancel, Hélène, Nadège) y côtoie  le Basque Ulrich Ideki-Lahula, le restaurateur allemand Kurt Paille  ou la jolie  Jeanne Hultou (si tu reviens...). Ida Tinpeu ? Quentin Amar-Takaldir...

 

Blague info

Blague info est à la déconne ce que le Dr Quesada, du Creusot, est à la médecine : un généraliste. Des lots de blondes, un linéaire de Toto bien agencé, des vannes sur les banquiers en tête de gondole et, derrière le rideau rouge, de la grivoise, de la cochonne et du Melon et Melèche hors d’âge. On peut même dénicher des contrepèteries. Prenez le temps de fouiller, vous ferez des affaires. Comme cette blague gratuite : comment différencier un écureuil d’une fourchette ? En les mettant au pied d’un arbre. Celui qui grimpe, c’est l’écureuil.

 

La Môme Néant

Certes, on ne fera sans doute jamais mieux sur le Web en matière d’humour que les LOLcat, ces photos de chat accompagnées d’une légende en « anglais Raffarin ». Mais si vous vous sentez top LOL et prêt à rire de tout, aventurez-vous sur La Môme Néant, l’antre de l’absurde et du cynisme. Le site n’est plus mis à jour depuis des années, mais Desproges, Kafka ou Allais, dont la Môme répertorie les textes les plus noirs, n’ont rien produit non plus depuis un certain temps. Quelques pages HTLM pour rire de sa belle mort.

Laurent Bainier

26/03/2009

La nouvelle capitale de l’art nouveau


2703-MAG-ART NOUVEAU.jpgC’est à Riga qu’on trouve les plus belles pièces d’Eisenstein. Pas celles de Sergueï, le réalisateur du Cuirassé Potemkine. Mais celles de son père, Mikhaïl, architecte salarié par la ville au début du XXe siècle et auteur de quelques-uns des plus beaux immeubles de la ville. Le Riganais a profité, avec d’autres talentueux archi lettons, du boom de la pierre dans la capitale à la fin du XIXe siècle  pour imposer Riga comme l’une des places majeurs de l’art nouveau. A l’époque, toute l’Europe lettrée s’extasiait devant les façades qui poussaient à la place de l’ancien rempart de la ville. Puis le rideau de fer tomba sur la  « petite merveille balte » et les historiens de l’art l’oublièrent. Ce n’est qu’en 1997 avec l’inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco qu’on la redécouvrit.
Aujourd’hui, l’Art nouveau est le principal atout touristique de la ville. Rue Alberta, tout près du centre, on croise de nombreux groupes d’étrangers, le nez en l’air à la recherche des petits détails de façade qui font de l’école lettone l’une des plus inventives de l’époque. « C’est une Barcelone balte, s’extasie Anna, à la boutique Art Nouveau (9 rue Strelnieku). Si les gens viennent pour nos immeubles plutôt que pour nos clubs de strip-tease ou nos bars, nous aurons tout gagné. »

Laurent Bainier


Ces trois tables-là, c’est de la balte

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Bien manger à Riga pour pas trop cher, c’est possible… c’est même très facile ! Pile poil dans la tendance world food, la capitale lettone cuisine ses convives aux petits oignons en mixant tradition culinaire et ouverture vers l’Ouest. Petite sélection des restaurants cool de la ville.

Vincents
Envie d’un dîner d’exception à prix malin ? Ce lieu croquignolet est fait pour vous. Mieux vaut être prévenu, vous ne serez pas le premier à défricher le Vincents. Auparavant, Elton John, George W. Bush ou encore Pierre Richard ont goûté à cette cuisine soigneusement élaborée par le chef britanno-letton Martins Ritins. Romantique à souhait, c’est le spot idéal pour une dînette en amoureux. Au menu : belles entrées parsemées de grains de caviar, entremets mettant à l’honneur la cuisson à l’azote et pièces de bœuf présentées à même votre table, ce restaurant réussi à séduire en étonnant. Un must pour 40 € par tête de pipe!

Divine

Attenant au Reval Hotel Latvija, ce restaurant brille en premier lieu par sa déco design et son jeu de lumières flashy. Inspiré d’une coque de bateau transparente qui offre une vue à 180° sur un angle de rue très fréquenté du centre-ville, le Divine surprend par sa carte 100 % ibérique. Ici, on dévore des tonnes de tapas préparées sous vos yeux, à la minute. Et pour moins de 7 €, offrez vous en prime une belle assiette de paella. Seul bémol, ce lieu peut parfois être un poil bruyant, lorsqu’une bande de Britanniques avinés vient y fêter un enterrement de vie de garçon…

Hospitalis

C’est incontestablement le restaurant le plus barré de Riga. Fruit d’un bon pétage de plombs et d’une direction artistique sous acide, l’Hospitalis s’amuse à recréer scrupuleusement l’ambiance d’un hôpital soviétique. Mais bonne nouvelle, la nourriture proposée n’a rien à voir avec les plateaux-repas dégueu… Tout droit sorties de la Playboy Mansion, les serveuses peroxydées se déguisent en infirmières fantasmagoriques et proposent à qui veut d’enfiler une camisole de force et d’utiliser des bistouris en guise de couteaux. Pour poursuivre le délire, les barmans se la jouent chirurgiens en blouse verte jouant du shaker pour préparer des cocktails sanglants. A Riga, on redécouvre le bloody mary…

Savez-vous manger du chou ?

A Riga pas plus qu’au Creusot, les bébés ne naissent dans les choux. Mais à Riga, plus vite qu’ailleurs, ils en mangent. Cultivée depuis le XIe siècle en Lettonie, cette crucifère s’impose très vite dans les assiettes locales. Dans sa déclinaison la plus fréquente, vous la trouverez en soupe. Là-bas, ça n’évoque ni costume jaune en vinyle, ni pétomanie interstellaire, juste un plat chaud vendu moins d’un lats. Tout aussi familière pour le touriste français, la choucroute accompagne bon nombre de côtes de bœuf dans les restos de la ville. En espagnol, d’ailleurs, la côte de bœuf se dit chuleton, mais tout le monde s’accorde à dire que ça n’a rien à voir. Pas grave, c’est chou. Le chouchou des Lettons, c’est le gâteau de chou. Attention, cette galette très nourrissante peut nuire sérieusement à votre haleine. Un seul remède, le cachou. Bref, dans la capitale balte, vous trouverez du chou à tout bout de champ. Alors si vous n’arrivez pas à décrypter la carte du restaurant où vous avez posé votre petit derrière fatigué, ne vous prenez pas le chou. C’en est.

Laurent Bainier

Tallinn va vous é(s)tonner

Riga vous gave ? Vilnius ne vous tente pas plus qu’une prison lituanienne ? Filez à Tallinn ! La plus méconnue des triplées baltes a beau être située tout au nord de l’Europe, elle tient plus d’Ibiza et de Carcassonne que de Mourmansk. Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, la capitale estonienne est surtout connue pour sa vieille ville, entourée d’un mur médiéval parfaitement préservé. Les toitures de tuile rouge et les clochers effilés du centre historique, à deux heures de ferry d’Helsinki, attirent chaque week-end des hordes de Scandinaves. Les Français, eux, s’y font rares. Ils ne savent pas ce qu’ils perdent.

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Superbe centre médiéval
Pour avoir un aperçu de la ville, mieux vaut commencer son tour par Toompea, la ville haute. Depuis les terrasses panoramiques aménagées dans le quartier, vous embrasserez toute l’histoire de Tallinn : d’un côté, le superbe centre médiéval, tout près du port, toujours hyperactif ; de l’autre, la partie soviétique, un peu grise et les nouveaux quartiers d’affaires qui poussent comme des champignons dans ce pays en plein boom.

Après avoir admiré la cathédrale orthodoxe Alexandre-Nevski, descendez dans la ville basse à la découverte de son joyau, l’ancienne mairie, construite au début du XVe siècle. Tout autour, les vieilles demeures abritent des restos et des cafés très chic. Remontez ensuite la rue Pikk ou rue Longue, sans doute la plus jolie de la ville. Au n° 17, admirez la magnifique Grande guilde, qui abrite le musée d’Histoire de l’Estonie. Et s’il vous reste un peu de temps, allez faire un tour au musée d’art Kumu, un beau condensé de l’art estonien, dans un écrin dessiné par un Finlandais. Tout un symbole.

les bonnes adresses du routard

Où dormir ?
Unique Stay Hotel
A 10 minutes à pied du centre, un hôtel design aux couleurs flashy et au mobilier soigné.
120 € la chambre double,
Toompuiseste, 23.
www.uniquestay.com.

Où manger ?

Kudse Notsu Korts
Toutes celles et ceux qui aiment les porcs s’y donnent rendez-vous. Avec ses petits cochons roses en terrasse, vous ne pouvez pas le rater. Carte variée, ambiance décontractée.

Plats à partir de 10 €.
Dunkri, 8. Tél. : 658-65-67.

Où boire ?
Bar Dornse
Petit rendez-vous des artistes, des comédiens et des amateurs de théâtre. Bien pour boire un verre en passant et admirer cette demeure si peu conforme à l’idée d’un théâtre. Lai, 23.

Pegasus
Bar à cocktail à l’architecture intérieure d’avant-garde. Un des rendez-vous de la jeunesse dans
le vent pour entamer la nuit. Harju,1.

A lire Le Guide du Routard Pologne et capitales baltes 2009.

Laurent Bainier et le Guide du Routard

23/03/2009

2.0, Space invaded

Le premier anniversaire du 2.0, c'est pour début juin mais on ouvre déjà nos cadeaux. En fin de semaine dernière, Space Invader, le maniaque masqué du pixel sauvage, nous a offert sa 799e pièce parisienne, en la collant juste au-dessus de notre porte d'entrée. Un chouette présent, et un futur qui s'annonce plein de surprises.

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L'initiatrice de la rencontre, Alexia Guggémos, notre spécialiste art et design, a immortalisé le moment. La vidéo et plein d'infos sur deliredelart.com.

 
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