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19/03/2009

Starclash : Olivier Besancenot vs Arlette Laguiller

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La France est dans la rue et les leaders d'extrême gauche dans la rubrique people. Starclash exclusif entre Olivier Besancenot et Arlette Laguiller, a vous de départager les deux politiques en répondant à notre sondage et en commentant le post ci-dessous…

 

Olivier Besancenot

Première rébellion :
Adolescent, Olivier Besancenot trouve que le monde est vraiment trop injuste. Il rejoint donc  SOS Racisme et entre aux Jeunesses Communistes Révolutionnaires. « L’internationale » devient sa chanson préférée.

Première manif :
En 1990, Olivier Besancenot trouve que la guerre c’est mal. Il participe donc aux manifestations lycéennes contre la guerre du golfe. République-Nation devient sa promenade préférée.

Première présidentielle :

En 2002, Olivier Besancenot trouve que le capitalisme c’est nul. Il prend donc le relais d’Alain Krivine à la tête de la LCR pour l’élection suprême. A 27 ans, il récolte 4.25% des suffrages. Les Guignols deviennent son émission préférée.

Prochain combat :
En 2009, Olivier Besancenot trouve que la LCR c’est du passé. Il fonde donc le Nouveau Parti Anticapitaliste. 9 000 adhérents répondent présents au congrès fondateur, soit trois fois plus que la LCR. La multiplication devient son opération préférée. 



Arlette Yvonne Laguiller

Première rébellion :
Née sous les bombes en 1940, Arlette manifeste dès son plus jeune âge un sens certain de la contestation. Enfant, elle feint l’angine chronique pour traînasser sur son pieu en s’enfilant la quasi-totalité de sa bibliothèque de quartier.

Première manif :
Si la jeune Laguiller s’est fait les dents dès 1960 dans les manifs contre la guerre en Algérie, c’est en 1974 qu’elle réussit son premier coup d’éclat, en fédérant avec succès les grévistes du Crédit Lyonnais où elle travaille depuis ses 16 ans.

Première présidentielle :

En 1974, elle devient la première femme candidate à la présidentielle et récolte 2,33 % des suffrages. Pas top top, mais mieux qu’en 2007 où elle bloque à 1,33%.

Prochain combat :
Six présidentielles, ça suffit. Après la victoire de Sarko, elle passe le flambeau et la tête de Lutte ouvrière à Nathalie Arthaud, une jeune agrégée d’éco. Mais Arlette n’est pas morte. Entre deux passages télé, elle brûle encore ses Mephisto sur l’asphalte parisien pour des manifs de gala.

Laurent Bainier et Cédric Couvez

 

12/03/2009

Cette année, les branchés repassent à la caisse

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Vous le criez à chaque feu rouge : la voiture, ça pue, ça pollue, ça coûte une fortune... Bref, c’est ringard. Le ringard, c’est vous. La voiture est de nouveau branchée. Pour s’en convaincre, il suffisait de se rendre il y a quelques jours à l’inauguration de l’Ecurie, dans le quartier Stalingrad à Paris. L’intelligentsia de la capitale s’était donné rendez-vous dans ce garage fifties reconverti en galerie d’art dédiée à la voiture. Pour la première expo, les créateurs du lieu, l’équipe du magazine « du style en mouvement » Intersection, avaient placé un Nissan Cube au centre de la pièce, façon installation d’art contemporain. « La vraie force de cette voiture, c’est son intérieur, pas son moteur. C’est emblématique du changement qui s’opère dans le monde auto, explique Micah Trajan, directeur de la pub d’Intersection. Le confort, le plaisir de conduire ont pris le pas sur la vitesse. On est dans l’ère du slow. »

Icônes de circulation
Intersection, trimestriel tiré à 60 000 ex­emplaires, est devenu le chef de file de ce mouvement. Plus Vogue qu’Auto Plus, il présente les plus beaux modèles comme d’autres les mannequins, à grand renfort de shooting haut de gamme. Dernier coup en date, une séance photo avec Lulu Gainsbourg, fils de l’homme à la tête de chou, autour de la Fiat 500 créée par le constructeur italien et la marque de prêt-à-porter Diesel. « Lulu est discret, branché et hors du temps. Et il n’avait jamais fait ce genre d’opération, assure Laurent Aliphat, responsable marketing et communication de Fiat. Il correspond à notre envie de proposer des  modèles inédits et exclusifs, tout en les destinant à une très grande audience. » Le modèle à suivre, c’est Apple et son iPod. La méthode : s’adresser aux leaders d’opinion en leur proposant des icônes qui leur parlent et compter sur le buzz pour toucher le plus grand nombre.


Relais routiers
Mais l’autoroute, en matière de bouche à oreille, est très empruntée : c’est Internet. Pour attraper les branchés, une seule solution, être hyper-connecté. Annonceurs majeurs des médias traditionnels, notamment de la télé, les constructeurs ont déboulé sur le Web à grande vitesse. Certaines marques comme Infiniti, le haut de gamme de Nissan, ont tout misé sur le numérique pour se faire connaître. « Si nous voulons être rentables, nous n’avons pas les moyens de faire de la pub, mais ça ne nous empêche pas d’avoir d’excellents résultats. 95 % de nos clients arrivent chez nous par Internet, détaille Claude Hugot », directeur de la communication de la marque. « Le Net, c’est la clé, renchérit Micah Trajan. Quand on organise un événement, on s’adresse en priorité aux blogueurs. Avec trente-cinq parutions Web pour le Nissan Cube, on estime qu’on a pu toucher 400 000 à 500 000 personnes. »
Du coup, même les mastodontes du secteur s’y mettent. Pour sa très sélect Laguna Coupé, Renault s’est associé à Microsoft et a lancé l’année dernière un micro-site spécial geek chic. « Le Web est un levier important dans notre stratégie de communication, explique Raphaëlle Gomez, du service presse de Renault. La crise actuelle nous oblige à nous adapter, à maximiser l’impact de nos campagnes et surtout à être plus inventif. » Le pire danger qui guette aujourd’hui les constructeurs, c’est bien la panne d’inspiration.

Laurent Bainier


Miss Anti-Radar part en croisade

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Un point de permis s’éteint, une vocation s’éveille. Miss Anti-Radar en avait marre de se faire flasher (par inattention plus que par excès de vitesse, précise-t-elle), alors elle est partie en guerre contre les petites boîtes qui fleurissent le long de nos routes. Depuis son blog, elle a lancé la croisade – une « gentille croisade », ajoute-t-elle – des mal en point.


Entre deux présentations de gadgets légaux destinés à vous faire passer entre les mailles du filet policier, elle livre une tonne de conseils utiles pour contester ses amendes. Le ton est léger, les articles très bien documentés et l’ensemble est plutôt bon esprit, loin du manuel pour parfait Madoff du volant qu’on peut trouver sur tous les forums spécialisés.

La toile française s'éprend du rail

Un peu de temps à passer sur la toile. Prenez le train grâce à notre sélection

Le coin du ferrovipathe

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Le ferrovipathe aime les trains comme le féru de pâtes les macaronis au jambon. Sur ce site ultra-complet au design de Micheline, vous trouverez une exceptionnelle collection de sifflets de train français, en streaming et avec une description précise des conditions d’enregistement. TGV, Corail, autorail, en ligne droite ou à la sortie d’un tunnel, tout y est. Notre préférence va à la Bourreuse Framafer, à la qualité sonore inégalable. C’est le meilleur concert des Klaxons, et c’est en exclusivité sur le Web.

 

Passion photos

1303-MAG-internetpassion.jpgPour accompagner votre set de sifflets de train, pourquoi pas un diaporama de rames en action? Ce site conçu par un photographe amateur talentueux regroupe une galerie de clichés sur les transports en commun pour faire du trainspotting sans risquer le coup de froid ou l’overdose. En plus des locos, ce blog propose quelques photos volées, façon safari, de bus de la RATP dans leur milieu naturel. Si vous avez déjà passé de longues minutes à attendre le vôtre sur un trottoir, vous apprécierez la performance à sa juste valeur.

 

Mes trajets de Rer

1303-MAG-internettrajets.jpgDans le RER, pour passer le temps, on peut écouter le son nasillard qui déborde du casque de son voisin en regardant le sol pour ne froisser personne. Ou lire. Et comme 20 Minutes ce n’est parfois pas assez, on se met à ce truc plein de lettres qu’est un livre. Sur ce blog, on trouvera les critiques de tous les ouvrages qu’un usager du RER A aux goûts sûrs et éclectiques a dévoré depuis mai 2006. Sa dernière note date de janvier 2009 et les paris sont ouverts. S’est-il lancé dans l’Intégrale Proust,  le RER A va-t-il plus vite ? A suivre...

 

Histoire du ticket de métro

1303-MAG-internettticket.jpgLe pass Navigo aura sans doute la peau du ticket de métro, mais son souvenir hantera encore longtemps le Web grâce à Grégoire Thonnat et à son blog très documenté sur ce petit bout de papier ou carton. On y découvre notamment des billets de retard, datant des années 1950, à remettre à son employeur en guise d’excuse de la compagnie de métro. La photo est de qualité et peut-être photoshopée à votre convenance. Très pratique, si vous êtes à la bourre d’environ 50 ans  à votre rencard et que vous voulez mettre ça sur le dos de la RATP. WL. B.

Super Climber, une voiture à plafond la caisse

 

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Les mini-hélicoptères avaient révolutionné la vie de bureau en ouvrant au collègue déconneur tout un horizon de possibilités. La Super Climber, une petite voiture radiocommandée qui grimpe au mur grâce à l’effet d’aspiration, pousse le concept encore plus loin. A vous les longues chevauchées sur le plafond de votre open space, le tout dans un bruit démoniaque.

La nôtre a fini tragiquement à la poubelle après quinze minutes de test, la faute à une grave erreur de pilotage. Mais de l’avis de nos collègues, son pouvoir de nuisance, notamment sonore, était maximal. Le tout pour un coût modeste (30 € sur allodigital.com). A essayer avant que la crise ne vous mette au chômage.

 

Laurent Bainier

19/02/2009

Des kebabs à la carte

A New-York, on collectionne les cartes NBA, à Paris les cartes de visite et à Berlin, les cartes de Kebab. Le Berliner Dönerbuden Quartet (10 €) présente, sous la forme de cartes à jouer, les 32 restos turcs les plus réputés de la ville. Nombre de couverts, prix de la pita, date de création et même distance depuis le centre d’Istanbul... vous ne choisirez plus votre usine à cholesterol par hasard. Si l’on en croit les créateurs du jeu, le plus chic des kébabs berlinois est le Kardesler Grill (110, Postdamer Strass), considéré comme le Versailles du salade-tomate-ognions. Miam.

Laurent Bainier

La saucisse à toutes les sauces

2002-MAG-P19-cuisine.jpgBockwurst, bratswurst, knackwurst, et bien sûr currywurst... Pour découvrir ce qui donne la frite aux Berlinois(es), rien ne vaut un chapelet de saucisse. A chaque coin de rue, on trouve des enseignes « currywurst » sous lesquelles des cuistots plutôt souriants font cuire des kilos de saucisses au curry dans un tourbillon de fumée. Servies sur une petite assiette en carton, noyées dans le ketchup et la mayo elles rivalisent avec les kébabs pour le titre de boucheuses d’artères numéro un en Allemagne. L’adresse historique pour s’envoyer une bonne saucisse reste le Konnopke’s imbiss (Romain-Rolland-Straße, 16) qui distille ses odeurs de gras sans discontinuer depuis 1930.

Mais il y a plus roots encore que ces petites échoppes de quartier. Sur AlexanderPlatz, à la sortie du métro, vous trouverez de vrais hommes sandwichs. Dans leur barda de 24 kilos, harnachés dans le dos et sur le ventre façon Rémi Bricka de la knackie, ils ont tout le nécessaire pour vous servir en pleine rue, des saucisses bien chaudes avec un petit morceau de pain. A 1,20 €, le simili-hot dog, c’est difficile de trouver un meilleur ratio calorie/prix.

Plus chers, mais aussi bien meilleurs, sont les saucisses des auberges de la ville. Celles de Nikolaiviertel sont à l’image de ce faux quartier historique entièrement reconstruit après la guerre : un peu trop touristiques. Mais on apprécie quand même le Zur Rippe (17, Poststrasse) pour déguster la saucisse avec une choucroute légèrement sucrée et un verre de vin de pays (comptez 20 € tout compris). On lui préférera quand même le Brahaus Lemke en face du Château de Charlottenburg (Luisenplatz, 1). Avec son immense comptoir et ses grandes tablées, on s’imagine déjà tanguer, les coudes entrelacés à ceux de ses voisins, en braillant «prosit, prosit...». Mais attention, si l’ambiance fait très Fête de la bière, sur la carte, c’est plutôt la fête à la saucisse. Six variétés sont proposées spontanément (de 5 à 11 €) et avec quelques sourires, le chef vous proposera sans doute sa recette secrète. Plongée assurée dans les boyaux de Berlin !

Laurent Bainier

 
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