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22/01/2009

On nous a pris pour des jambons. Les tapas ne sont pas interdits.

Des décennies qu'on nous certfie que manger debout est le meilleur moyen pour asseoir son surpoids. Et voilà qu'au détour d'un voyage à Barcelone, on perd la foi sur les lois de l'estomac.  " Ce n'est pas le fait de manger debout qui est mauvais, c'est de manger sur le pouce, explique Angélique Houlbert, diététicienne experte en micronutrition et auteur de "La meilleure façon de manger" aux éditions Thierry Souccar. Si l'on prend son temps pour manger, alors, qu'on soit debout ou assis, il n'y a pas de problème." Bonne nouvelle parce que ce soir en Catalogne, on va "tapear", s'envoyer une volée de microrations de fromages, charcuterie, fruits de mer ou patates frites arrosées de cerveza. Mollo quand même sur l'alcool. C'est vrai, le touriste de passage ne prend pas le volant le soir, mais dès la première gorgée de bière, il prend des calories. Boire ou maigrir, il faut choisir.2301-MAG-P17-Bienetre-lead.JPG

A l'eau et à l'huile

Pour les tapas, aussi, tout est question de choix. "Le pan tomaca (du pain grillé avec des tomates) et le jambon ibérique ne sont pas spécialement caloriques dans les bons bars à tapas, explique David, Espagnol de 28 ans, auteur de l'excellent site 100 Tapas (www.100tapas.com). Les dés de melon ou les piments farcis aux crevettes et au cabillaud sont d'autres recettes peu grasses, à condition qu'elles soient bien préparées et égouttées avant d'être servies".
Car l'environnement naturel de la tapa, c'est l'huile. "Il faut choisir de la première pression à froid", assure Helena, amatrice barcelonaise de tapas aussi mince que la tranche de serrano qu'elle déguste sur le bord du comptoir. On ne demande qu'à la croire mais à la pintxeria, cet établissement d'origine basque où l'on paie ses tapas au pincho, le cure-dent qui orne chaque ration, difficile de trier la bouchée anti-bourrelet de la bombe calorique à fragment de graillon. "Pour reconnaître le bon bar à tapas, ne vous fiez pas aux noyaux qui traînent par-terre. Ca avait peut-être un sens il y a longtemps, avant qu'on n'invente le balais. Fiez-vous à la foule !" Les bonnes adresses ne restent jamais secrètes en Espagne et un rade bondé est souvent le meilleur gage de qualité.

Coquillage et culs tassés
Si vous arrivez en pleine saison, quand le moindre bouge de là-bas ressemble au Metropolis un samedi soir, il vous faudra changer de tactique. Et miser sur la valeur sûre, les fruits de mer. Pas d'inquiétude, on ne va quand même pas vous faire manger des fruits. Non, les fruits de mer sont des créatures étranges qui vivent dans la mer et qui, en Espagne, finissent leur carrière pré-ingestion dans l'huile d'olive ou le plat à paella. "Goûtez les moules farcies aux deux poivrons, les brochettes de crevettes ou les brochettes de calamar à l'encre, vous ne serez pas déçus", assure David. En cas d'abus, Barcelone offre aussi quelques parcs et une jolie montée vers Montjuic. Avec tous nos conseils, ça devrait marcher.


Laurent Bainier

A barcelone, il y a une archi après gaudi

2301-MAG-P27-WE-Lead.JPGGaudi est mort. On sait, c’est pas sympa de vous annoncer ça de but en blanc, mais la bonne nouvelle c’est que Barcelone lui a survécu. L’architecte catalan, décédé en 1926, reste le plus grand argument touristique de la ville. Le parc Güell, les casa Mila et Batlló sont autant de points de passage inévitables pour celui qui découvre Barcelone et veut comprendre ce qui figure sur les cartes postales envoyées à sa mère.
Mais la croissance folle de ces dernières années a permis à quelques projets architecturaux déjantés de pousser au pays des Tapas. Rangez vos espadrilles, on part pour une longue promenade.

Sup’eau
On commence par le marché Santa Caterina, situé dans le quartier de La Ribera. Rénové en 2005 par Enric Miralles (mort pendant le projet) et sa femme Benedetta Tagliabue, il étale son toit de vagues colorées au-dessus d’une soixantaine de  stands de produits frais. Vous aurez besoin de force pour la journée, alors plutôt que d’avaler un sandwich, on vous conseille de prendre un bon déjeuner au Cuines, un délicieux restaurant herbergé sous les arches.
Cap au nord ! Vous la verrez de loin, la Torre Agbar vous attend. Cette immense tour phallique est l’œuvre du lauréat français du prestigieux prix Pritzker, Jean Nouvel. Siège d’une compagnie de distribution d’eau, elle est surnommée le « supo » par les Barcelonais. Vous étiez bien dans le quartier ? Ne prenez pas racine, on traverse la ciudad direction Montjuïc.

Futurisme psyché
L’ancienne « montagne des juifs » est aujourd’hui surtout connue pour avoir accueilli l’Olympiade de 1992. Outre la fondation Miró, à découvrir au printemps quand la lumière transforme son jardin de sculpture en kaleïdoscope psyché, vous trouverez la tour de Santiago Calatrava. L’archi-primé Catalan faisait là ses premières armes, dessinant une tour de télécommunication aux allures de pélerin en prière. L’édifice, ultra-futuriste, s’intègre parfaitement dans un complexe olympique très moderne. De là, admirez la vue sur Barcelone. Au loin, vous voyez quelques grues qui s’élancent. C’est le chantier de la Sagrada « work in progress » Familia, qui devrait aboutir dans cinquante ans. Son architecte pourrait marquer les esprits. Il s’appelle Antoni Gaudi. W

Les bonnes adresses
Hôtel Espana Un magnifique établissement de l’époque moderniste chère à Gaudi,
mais décoré par l’autre grand Catalan de l’époque : Domenech.
A l’intérieur, déco art nouveau
et grandes chambres à l’ancienne.
Sant-Pau, 9-11
Chambre double à partir
de 115 €, petit-déj. inclus.
Rens. : 93-318-17-58 

Hostal Palacios Du wifi

et des meubles anciens.
Cet hôtel a le charme du vieux
et les avantages de la modernité. Ses chambres évoquent
celles d’un vieux palais vénitien.
La rambla de Catalunya, 27
Chambre double de 90 €
à 120 € sans petit-déj.
Rens. : 93-301-30-79

El Japones Un resto design qui a valu un prix à sa décoratrice, Isabel Lopez. Mur en plaquettes d’ardoise et cotte de mailles légère comme une tempura. La cuisine, elle, n’est pas très copieuse.
Passatge de la concepcio, 2
Repas à 20-30 €
Rens. : 93-487-25-92

Semproniana Une grande salle qui fait penser à un atelier aménagé en resto design. Cuisine méditerranéenne élaborée et délicieuse.
Rossello, 148
Repas à env. 40 €
Rens. : 93-453-18-20

A lire Le Guide du Routard Barcelone 2008.

Les immanquables : On peut visiter autre chose à Barcelone que des œuvres de Gaudi. Notre sélection...

1. Le MNAC, un musée qui couvre mille ans d’art en Catalogne. Le plus beau musée d’art roman au monde.
2. Le Palau de la Musica.Ca ressemble à du Gaudi, mais c’est de Domenech i Montaner. Donc ça ne compte pas.
3. Las Ramblas. Sans Gaudi, on s’ennuie. Alors on marche.

Le Guide du Routard et laurent Bainier

15/01/2009

Cet hiver, fabriquez vos bijoux en "toque"

1601-MAG-Cuisine1.jpgUn collier bonbon, c’est beau, c’est bon et ce n’est pas que pour les bobos. Accessoire clé du look « Carie Brad–shaw », le bijou sucré est la dernière mode culinaire. Vous avez le coup de patte ? Vous avez du sucre ? Vous pouvez faire mieux, avec une ficelle et des bonbecs, qu’un string à croquer. En cas d’urgence, vous en trouverez, de toute façon, pour 20 € dans le sex-shop de garde. Le « t-collier » du moment coûte vingt fois moins cher.

Papillotes en sautoir
Vous percez délicatement une Tagada, vous y glissez un fil (évitez le fil dentaire, vous en aurez très vite besoin), et passez votre fraise autour du cou. Faites quand même gaffe si vous croisez Ravaillac. S’il vous reste quelques papillotes, vous pouvez aussi les lier les unes aux autres et les porter en sautoir façon Père Noël bling-bling. Mais après les fêtes, le look « Santa Gold » sent le sapin.

Vaguement plus compliqué, les créoles au rouleau de réglisse naissent de l’accouplement d’une paire de crochets d’oreilles avec des bonbons noirs. Vous trouverez les supports en droguerie, les rouleaux de réglisse, dans la poche de votre neveu. Avec des attaches classiques de boucles d’oreilles, on peut imaginer toutes les déclinaisons possibles. Cette fois, c’est le bouillant Mike Tyson que les mordus devront évités de côtoyer.

Bijoux gonflés
Mais le vrai sucre ne va pas à tout le monde. Pour les diabétiques, il reste le toc. Plusieurs créateurs, toqués de cette nouvelle vague, proposent des collections de bonbons à arborer. A peine plus chers qu’un paquet de marshmallows, les bijoux gourmands de la marque Pink Rabbit (http://pinkrabbit.canalblog.com) sont parmi les plus originaux, comme le pendentif macaron (8 €) qui permettra à ceux qui n’ont toujours pas eu leur rosette de se rattraper sur le dessert. La bague cookie (Dingler) sera du meilleur effet sur une femme libérée, tandis que les boucles d’oreilles Donuts (5,50 €) se portent avec un tee-shirt NYPD ou une canette de Duff à la main.
Le beignet ricain a également inspiré la marque parisienne Calourette et sa créatrice Marianne Rautureau. Son collier « American Donuts » (60 €) fera de vous une bombe calorique. Enfin, plus chic, et donc un peu plus cher (comptez 150 € pour un collier en argent), Romino Luma a décliné tous ses bijoux en or et argent véritable sur ce thème. Bracelets bubble-gum ou guimauve, colliers chocolat ou caramel, boutons de manchette nougat… Une manière de « renouer le lien avec notre propre enfance », expliquent les deux mamans suisses à l’origine de la marque.

Laurent Bainier

18/12/2008

A copenhague, tout le monde est love du vélo

Au Danemark, la petite reine fait de l’ombre à la grande, marguerite II. Copenhague compte une seule tête couronnée mais plus d’un million de deux-roues pour à peine plus d’habitants. «Ici, un tiers des banlieusards viennent travailler en vélo», explique Mary, franco-danoise qui travaille au «secrétariat du vélo» de la ville. Ca ne pollue pas, et ça maintient en forme. Car même si la ville ne présente pas la moindre côte, les longues séances de pédalage par grand-froid demandent une grosse débauche d’énergie. Et pour éviter les coups de pompe, la ville organise des manifestations festives comme le Pimp & Pump, une séance de regonflage de roues collective, qui se tenait dimanche dernier près du centre.

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Danemark de vélos

«Pour nous, le vélo est un art de vivre. On cultive cette tradition de génération en génération» , rappelle Claes, vendeur poivre et selle de Cykelmageren, le MoMA de la bicyclette. Ici, Paul Smith chine ses montures dans un décor de galerie d’art. On n’y propose pas de vélo à la chaîne mais du sur-mesure et surtout, du beau. «Un sapin de Noël est souvent plus joli sans guirlande ni boule, estime Isabelle, la gérante du magasin. C’est la même chose pour nos vélos. Ils sont épurés, sans fioriture. C’est une approche très danoise.»

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Petite reine mère

Et sur de beaux vélos que met-on? De superbes cyclistes. Sur les inombrables pistes cyclables de la ville, on croise plus de robes Woodwood que de maillots Festina. Copenhagen Cycle Chic, un blog tenu par un fashion addict local, recense les Danois à vélo les plus stylés de la capitale, une sorte de Sartorialist du deux roues. A vous de jouer maintenant. Pour muscler son coeur et ses guiboles, la ville offre même le must des montures, le Christiania bike. Ce vélo est pourvu d’une petite cabine devant le guidon, où se lovera votre amoureux. Une sorte de synthèse du Tour et de la caravane.

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Laurent Bainier

Mad de Je m'appelle Mads

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Ne vous fiez pas à leur blaze qui sent le camembert. Je m'appelle Mads est un groupe danois. Il suffit de mater le joli drapeau rouge et blanc que les deux raggamuffin se fichent entre les miches à chaque concert pour s’en convaincre. Le combo animait la semaine dernière l’arbre de Noël du Global, la scène underground de Copenhague. Pas de sapin, mais des jolis costumes de Santa Claus et une apparition en string doré. Ceux qui n’ont pu se libérer avaient les boules.

Depuis qu’ils ont été révélés au Sonar de Barcelone, en 2004, on avait perdu de vue ce Marcel et son orchestre danois. Ils n’ont pourtant pas raccroché leur fausse barbe. Deux albums, des apparitions dans des festivals et à la télé et une hype toujours au top dans la ville de la Petite sirène. Mais c’est surtout sur le Net qu’ils se sont épanouis. Les Français qui lisent Kierkegaard dans le texte y retrouveront leurs paroles subversives. Les autres découvriront leur univers aussi barré qu’un «Ø». Bananes flash qui explosent, clip tout rose et parodies TV leur parleront plus que le titre de leur plus gros hit « Hyldest til Danmark », une « ôde au Danemark » sur clavier Bontempi.

Leur myspace: http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.view...

Laurent Bainier

Un petit tour hippie s’en va

On disait le commerce de hash à l’air libre définitivement rayé du quartier mais la première image que l’on a de Christiania en ce dimanche de décembre est celle d’une table couverte d’échantillons de beuh. Dans la rue centrale de la communauté libre fondée en plein coeur de Copenhague il y a 37 ans, les familles jettent un oeil amusé au vendeur. Ici, la norme, c’est l’étrange. Pour quelque temps encore, du moins. En février, les tribunaux se pencheront sur un recours des Christianites. Les habitants du quartier reprochent à l’Etat danois de les chasser peu à peu de leurs 32 hectares de terres, occupés sans droit de propriété depuis 1971. Ce n’est pas le premier combat mené par la communauté de hippies et nombreux sont les habitants qui veulent croire que la justice, cette fois encore, leur donnera raison. Mais l’ancienne base militaire, qu’on quitte en passant sous un panneau « Bienvenue en UE », a déjà perdu bien plus.

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Un quartier policé

«Le vieux Christiania est mort. Aujourd’hui, ce n’est plus qu’un zoo, où les familles viennent voir des babs en liberté», analyse Jon, un quinqua barbu qui fume son joint au bord de l’eau. D’apparence, rien n’a changé dans cet amas de ferrailles taguées et de déchets recyclés. Mais en pénétrant dans la halle couverte où se tient le marché de Noël, on comprend que l’esprit libertaire des débuts est déjà loin. «C’est un chouette coin pour ramener des petits cadeaux de Noël, assure Julia sans lâcher du regard sa petite fille. On trouve pas mal de petits bijoux ou de sapes marrantes.» Des poupées russes Ben Laden pour l’anti-conformisme, quelques bangs pour le folklore et pas mal de bibelots sans originalité pour remplir les caisses.

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Sur les mille habitants que compte officiellement la ville, on trouve beaucoup d’artistes. Quelques galeries ont fleuri dans les entrepôts délabrés. Mais le vrai foisonnement artistique de la ville n’est plus là. «Les fous aussi vieillissent, commente Jon. Certains s’embourgeoisent, d’autres ne supportent pas de voir leurs anciens copains de galère renier leurs idéaux. Il reste de belles choses ici, mais ce n’est plus la cité exemplaire des débuts.»

Cette année encore, un million de touristes auront déambulé entre les panneaux «interdit de photographier» du quartier. Chaque jour, à 15 h, une visite guidée de Christiania est organisée à leur intention. Ils ne sont pas les seuls à venir faire un petit tour chez les hippies. Le Manefiskeren, l’un des gros bars du quartier, annonce fièrement sur un panneau qu’il est le café le plus sûr du monde: il aurait subi plus de 6 000 inspections de policiers armés en quatre ans. Christiania ne fait peut-être plus rêver les babas, mais il fait encore fantasmer les forces de l’ordre.

Laurent Bainier

11/12/2008

Se modeler un corps parfait avec le plus simple appareil

La  Wii Fit a trouvé son haltère ego dans votre placard. Une superbe boîte en plastique toute poussiéreuse: un Minitel. Dans les années 1990, en version rose, il avait musclé quelques poignets. Aujourd’hui, il  vous fera perdre vos poignées d’amour. Ses 3,8 kg (modèle Minitel 2) et son ergonomie toute soviétique se prêtent parfaitement aux exercices de renforcement musculaire. On commence par l’échauffement. Enfilez votre survêt et courez à l’agence France Télécom la plus proche leur demander un deuxième Minitel. «Rupture de stock?» Courez à la suivante. Vous finirez en sueur avant d’en avoir trouvé un.

 

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A présent, posez-le au sol, joignez vos deux chevilles et entamez une série de sauts par-dessus l’engin. En moins de temps qu’il ne lui en fallait pour afficher une page, il vous regalbera le cuissot.
Internet, c’est pour les ados. Pour les abdos,  optez pour le Minitel. On appelle ça le « low-tech crunch ». Plaquez-le contre votre torse en position allongée, les jambes pliées, talons au sol, et relevez le buste en contrôlant le mouvement. Vous ne sentez rien ? Patientez, ça charge ! Cette variante vous évitera de tirer sur votre nuque pendant l’exercice et ajoutera un peu de difficulté.
Malgré le froid vous avez flashé sur un débardeur. Votre machine vous épaulera. Corps droit, saisissez la bête et levez-la, bras tendus comme lorsque vous imitiez l’albatros en déclamant du Baudelaire à la kermesse de votre école.  Allongez-vous sur un banc et empoignez l’appareil, bras tendus derrière votre tête. Lentement, ramenez-le au dessus de vous. Ça chauffe, hein ? Ah, ce n’est pas votre Freebox qui vous ferait cet effet. Jusqu’en mars, date de la suppression du service de renseignements le 3611, il peut même vous servir à trouver un vrai club de sport. Minitel, maxi-pote !

Laurent Bainier

 
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