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02/04/2009

Nantes, capitale du rire

La valeur n'attend pas le nombre des années. En trois ans, Juste pour rire, qui se déroule du 4 au 11 avril à Nantes, s'est imposé comme le rendez-vous incontournable de l'humour en France. Importé de Montréal, le festival, qui a accueilli 60000 spectateurs l'an dernier, marche sur les traces de son aîné créé en 1983.

Après Florence Foresti, Franck Dubosc endosse le rôle du parrain de cette quatrième édition. Il animera le gala de création -repris au Zénith de Paris à la rentrée- avec Stéphane Rousseau. « On sera des maîtres de cérémonie au service d’invités comme Patrick Timsit ou Elie Semoun », prévient Franck Dubosc. Au programme: danse, sketches et chansons. Autre avant-première: le gala de création du festival montréalais réunira les meilleurs artistes québécois autour de Grégory Charles.

 

Mais Juste pour rire, c'est aussi une alchimie entre têtes d'affiche et jeunes talents. Aux côtés de Valérie Lemercier, Michel Boujenah ou Patrick Timsit, Juste pour rire accueille Cédric Chapuis, un comédien en duo avec sa batterie: « C'est une des perles de la programmation, considère Gilles Petit, directeur. Clou du spectacle: le cabaret burlesque de La Clique. Après avoir fait fureur aux quatre coins du monde, la troupe australienne donne une trentaine de représentations avant de jouer à Paris en septembre.


David Prochasson

Les femmes sortent en tête de la crise de rire

Et la tendresse ? Bordel. Grandes oubliées de l’humour, les dames font désormais la nique aux hommes. Du 4 au 11 avril, le festival Juste pour rire de Nantes se fait l’écho de jeunes talents qui osent. Parmi elles : Elisabeth Buffet. La révélation du gala de Florence Foresti l’an dernier campe une quadra célibataire au langage cru. Ses thèmes ? « Le cul », lâche-t-elle sans détour. « Au départ, on pouvait penser qu’elle représentait le Bigard féminin, se rappelle Michel Miletti, directeur du théâtre de Dix-Heures à Paris. Mais elle parvient à être rentre dedans avec finesse et élégance. »

 

Vulgaire hier, ce discours décomplexé est aujourd’hui apprécié du public. Autour de têtes d’affiche comme Florence Foresti, le théâtre de Dix-Heures dit avoir accueilli « presque que des femmes depuis deux ans ». Une des raisons de leur succès : « Elles ne sont pas engluées par le phénomène stand-up, avec des séquences courtes, estime Gérard Sibelle, programmateur du festival. Elles savent ce qu’est une histoire comique, avec un début, un développement, une chute. »

Cette année, Juste pour rire a créé les EtonNantes, un tremplin dans l’ère du temps. Juste pour elles. « On va les voir émerger dans les années à venir », promet Gérard Sibelle. Loin des stéréotypes, ces jeunes talents soignent le look, considérant qu’on peut être drôle et jolie. "Il y a une volonté aujourd’hui d’assumer sa féminité tout en s’autorisant un langage réservé autrefois aux hommes », précise Béatrice Facquer, une ex-journaliste à France 2, dotée d’une plume décalée.

 


L'empiaffée
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Plus fines les filles ? Peut être. Lorsque Nora, du haut de ses 25 ans, aborde la sexualité, c’est pour mieux dénoncer les travers de la condition féminine. « Si elles pouvaient se gratter les couilles, beaucoup de nanas le feraient. On peut aller loin sans tabou. Mais on n’est pas obligé d’emprunter les codes des mecs. » L’humour au féminin, c’est aussi une palette de genres très différents. A Nantes, on croisera Anaïs Petit, 24 ans, imitatrice de Jane Birkin, Rachida Dati ou Florence Foresty. « Elle a la grandeur d’un Thierry Le Luron », flatte Gérard Sibelle. Plus confirmée, Christelle Chollet en duo avec un pianiste revisitera Piaf. Du blues au rap.

David Prochasson

26/03/2009

La nouvelle capitale de l’art nouveau


2703-MAG-ART NOUVEAU.jpgC’est à Riga qu’on trouve les plus belles pièces d’Eisenstein. Pas celles de Sergueï, le réalisateur du Cuirassé Potemkine. Mais celles de son père, Mikhaïl, architecte salarié par la ville au début du XXe siècle et auteur de quelques-uns des plus beaux immeubles de la ville. Le Riganais a profité, avec d’autres talentueux archi lettons, du boom de la pierre dans la capitale à la fin du XIXe siècle  pour imposer Riga comme l’une des places majeurs de l’art nouveau. A l’époque, toute l’Europe lettrée s’extasiait devant les façades qui poussaient à la place de l’ancien rempart de la ville. Puis le rideau de fer tomba sur la  « petite merveille balte » et les historiens de l’art l’oublièrent. Ce n’est qu’en 1997 avec l’inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco qu’on la redécouvrit.
Aujourd’hui, l’Art nouveau est le principal atout touristique de la ville. Rue Alberta, tout près du centre, on croise de nombreux groupes d’étrangers, le nez en l’air à la recherche des petits détails de façade qui font de l’école lettone l’une des plus inventives de l’époque. « C’est une Barcelone balte, s’extasie Anna, à la boutique Art Nouveau (9 rue Strelnieku). Si les gens viennent pour nos immeubles plutôt que pour nos clubs de strip-tease ou nos bars, nous aurons tout gagné. »

Laurent Bainier


23/03/2009

2.0, Space invaded

Le premier anniversaire du 2.0, c'est pour début juin mais on ouvre déjà nos cadeaux. En fin de semaine dernière, Space Invader, le maniaque masqué du pixel sauvage, nous a offert sa 799e pièce parisienne, en la collant juste au-dessus de notre porte d'entrée. Un chouette présent, et un futur qui s'annonce plein de surprises.

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L'initiatrice de la rencontre, Alexia Guggémos, notre spécialiste art et design, a immortalisé le moment. La vidéo et plein d'infos sur deliredelart.com.

12/03/2009

Super-groupes: le rockeur du XXIème sera mobile ou ne sera pas.

 

 

1303-MAG-WHITE.jpg

Le super-groupe n’est pas forcément un groupe super ni un groupe avec le mot « super » dedans. Par exemple, Supertramp n’est pas du tout un super-groupe. Mongrel si, à tous les sens du terme. Jugez plutôt : Jon McClure (leader de Reverend and the Makers) à la baguette épaulé par la section originelle des Artic Monkeys. En prime, un cortège de rappeuses farouches et de rappeurs inspirés dont l’excellent Lowkey, d’origine irakienne. Pour son premier album, Better Than Heavy, la belle équipée musarde du rock au hip hop, empruntant les passerelles électro, pop ou même dancehall, sur des titres engagés et enragés, furieusement dansants. Super-groupe de l’année, Mongrel (« bâtard » en français) synthétise le meilleur de chacun de ses groupes.

 

Super pouvoirs et super vilains

Effet de la crise ou pas, le groupe de rock à l’ancienne (du genre : la bande de potes du lycée soudés à la vie à la mort) semble avoir vécu. Alors bien sûr, le concept de super-groupe ne date pas d’hier, mais depuis l’avènement du Gorillaz de Damon Albarn (voir ci-dessous), il a sérieusement été remis au goût du jour. On doit par exemple à The Last Shadow Puppets l’un des meilleurs albums de l’année dernière. Or, les membres du duo, Alex Turner et Miles Kane, étaient en réalité en cavale de leurs groupes respectifs, Artic Monkeys et The Rascals. Revenus dans leurs pénates, ils y ont livré des prestations décevantes. De fait, la naissance des super-groupes obéit souvent à l’envi pour un leader mégalo ou un side-man ombrageux d’aller voir ailleurs si le son n’est pas un peu plus rock. Sans jamais vraiment splitter, The Strokes a vu chacun de ses membres s’échapper de la maison-mère pour des projets parallèles. Même ostracisme passager pour deux membres de Franz Ferdinand. Pour expliquer son infidélité, le guitariste, Nick McCarthy explique : « Le son d’un groupe résulte de l’alchimie de ses composants. Si tu changes un élément, tout change et c’est passionnant d’expérimenter d’autres mélanges, ailleurs. »

 

Y a pas que le rock bordel

Les jazzmen ont coutume de jouer les uns avec les autres. Normal, la notion même de groupe de jazz n’existe pas vraiment et la hiérarchie entre le leader qui choisit ses sidemen est souvent très forte. Même chose en électro ou les DJ star s’entoure de chanteurs ou musiciens en fonction de leurs envies. Sous ses apparences de sport d’équipe, le rap cultive le featuring one-shot plutôt que les vrais super-groupes réunissant plusieurs stars du flow.

 

Benjamin Chapon

 

18:33 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : culture, chapon

05/03/2009

Ni un requin, ni une crevette

 

La Fouine sort un nouvel album, Mes Repères. Sa griffe : un mélange de textes sauvages sur du rap, de la chanson et de la soul. Portrait chinois du rappeur de Trappes.

Pourquoi La Fouine ?
C’est un surnom que m’ont donné les grands de mon quartier parce que je traînais toujours avec eux. Je fouinais mon nez partout.

Si tu étais un animal domestique, tu serais…
Ça commence mal ! Je suis un sauvage.

Un animal sauvage alors ?

Un lion, avec son troupeau de lionnes. Ça, c’est pour l’ego-trip. Mais dans le fond, je suis doux. Chez moi, tout vient du cœur, je suis un kiffeur sensible. Le rap conscient c’est un truc d’intello donneur de leçons. Tout le contraire de moi. Je suis nul en orthographe et en grammaire, et il y a plein de gens comme moi. Mais aujourd’hui, je suis fier quand je prends le micro.

Un animal aquatique.

Ni un requin, ni une crevette.

Un oiseau.

Pas un perroquet en tous cas. Je ressemble un peu à une autruche, pour la taille. Mais je ne sais pas si c’est vraiment un oiseau. Comme je suis un rappeur qui chante, je serai peut-être un rossignol. Le rap, c’est de la chanson française. Mes modèles, c’est Brel, Bergé, Goldman… En tournée, on se faisait des délires guitare/voix à la Joe Dassin. Comme les gens autour de moi étaient grave sensible à ça, je suis allé au bout.

Un rongeur.
Tu veux dire un animal de terrier ? Moi, je suis très attaché à mon quartier de Trappes. Je chante encore pour cette cité, même si ma vie m’a amené ailleurs. Quand je me retrouve sur une plage à Miami, je suis toujours un peu triste et nostalgique de mon enfance là-bas.

Si tu étais un animal en voie de disparition.
Un gorille, qui défend sa tribu.

Un animal migrateur.
Une cigogne. Parce que j’ai vu dans un documentaire qu’elles faisaient des milliers de kilomètres avec de la bouffe dans leurs becs pour nourrir leurs enfants. J’adorerai faire partie des Enfoirés parce que moi, gamin, j’ai souvent bouffé aux Restos du cœur. Quand j’arrivais chez moi et que ma mère sortait encore de la Vache qui rit, j’avais la haine. Mais bon, c’était mieux qu’un avis d’expulsion.

Un animal imaginaire.
Je sais plus, là, j’ai plus d’idée. Mes rêves, je les réalise. L’Olympia, c’était un rêve de gosse. Je suis trop fier, je l’ai attendu ce moment… Quand j’avais dix ans, je me passais en boucle une cassette du concert d’adieu de Brel à l’Olympia. Je ne savais même pas ce que c’était, l’Olympia, parce que j’allais jamais à Paris. Ça va être terrible !

* La Fouine sera en concert à l’Olympia à Paris, le 20 Mai.

Benjamin Chapon

19/02/2009

Panorama Paranormal

Le dimanche matin, certains Berlinois se réveillent pour aller au culte, d’autres vont au Panorama Bar. Beaucoup plus qu’une boîte techno, le « Pano » est une expérience clubbing extra-sensorielle. Considérée par beaucoup comme le meilleur club du monde, cette ancienne usine électrique plantée au beau milieu d’une zone industrielle bien glauque, héberge chaque week-end la faune la plus hardcore de la ville. Une rave party légale où les appareils photos restent à consignés à l’entrée. Ici, les souvenirs restent gravés dans les quelques neurones qui vous restent en sortant, pas sur une carte mémoire électronique. Si les « débutants » découvrent généralement ce lieu de débauche la nuit, les autochtones préfèrent s’y faire péter le cerveau au petit matin. Plus qu’une simple after trash, le « Pano » est un sas de décompression absolu pour une jeunesse perdue entre les ruines de l’utopie communiste et le réalisme capitaliste moderne. Trip individuel mais collectif, au Panorama Bar, on partage tout. La danse, l'amitié, le sexe, l’alcool et aussi la drogue. Une zone de non droit entre paradis artificiel et enfer chimique. Et à chaque fois que le Dj actionne un malicieux système de volets électriques laissant apparaître les rayons du soleil quelques instants, un goût d’apocalypse s'alie à un sentiment d’intense liberté. Il faut donc avoir goûté le « Pano » pour comprendre pourquoi certains y tombent définitivement dedans. Pour l’anecdote, la majorité des jeunes travailleurs de la ville préfèrent poser leurs RTT le lundi…  CQFD

http://www.myspace.com/berghainpanoramabar

Un marathon clubbing de 72 heures ? C’est la norme à Berlin. Voici quelques clubs qui vous permettront d’élargir votre vision du tourisme : le Week-End, le Watergate, l’Arena et le Bar 25.

 

 
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