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06/11/2008

La musicbox dans l'art du buzz

N’ayez pas l’air truffe lundi matin au boulot et renseignez-vous sur ze buzz du moment : musicbox. Une série qui sera diffusée sur internet avant un éventuel passage télé. Si quelques infos sont à glaner ici ou là pour les as de google, le magazine Volume dévoile en exclu quelques images de l’épisode-pilote. On y voit une bande de loosers en sous-pulls chamarrés. Selon la rumeur, il s’agirait d’apprentis stars qui développent leur misérable réseau social via MySpace en attendant de faire déferler leur génie ringard sur un monde ébahi.
Le démiurge derrière tout ça est à lui seul tout un poème puisqu’il s’agit du compositeur électro-branque Gonzales. Le musicien s’est attiré les services de Philippe Katerine et Teki Latex (pour lesquels il a officié en tant qu’arrangeur sur leurs albums), mais aussi Brian Molko (Placebo), Jarvis Cocker (Pulp) et Arielle Dombasle (euh…). Belle brochette sucrée-salée de tarés. Gonzales interpréterait un coach vocal un rien mégalo et burlesquement odieux.
L’entertainer canadien a décidemment plusieurs casseroles sur le feu. Que nous concocte le chef ? Un Olympia exceptionnel pour le 1er décembre avec le Together Ensemble et autres invités surprise. Pianiste émérite, Gonzales jouera les mains de Gainsbourg dans le fim de Joann Sfar. Au milieu de tout ça, Gonzales honore 20 Minutes en composant la mélodie de notre chœur de râleurs. Cette opération tout à fait (pas) sérieuse est une invention finlandaise : une chorale amateur chante les mille et une irritations qui leur pourrissent la vie. Une fois ce petit catalogue établi, ils en font une chanson enlevée et vont clamer leur plaintes en chœurs. Du temps pourri, à la baguette de pain passée à 1,10 euro, des voisins pénibles à la crise économique…
Si Gonzales fournit la musique, c’est vous qui faites le txet. Contribuez à l’appel de la râle sur 2point0.fr.


Benjamin Chapon

Les lapins se mettent en scène

Savez-vous que les lapins se trémoussent et dandinent du popotin? Nabaz’Mob est le premier opéra dansé pour lapins communicants, imaginé par le plasticien Antoine Schmitt et le compositeur Jean-Jacques Birgé. Vingt minutes d’une performance poétique jubilatoire où les petits rongeurs en plastique jouent des oreilles comme de claquettes… Les deux créateurs connaissent bien Nabaztag et savent en tirer le meilleur!  Le premier, ingénieur télécom spécialisé dans le traitement du signal –du sérieux!- est à l’origine de la programmation des comportements de la bestiole: c’est à lui que les concepteurs de Nabaztag ont demandé de prévoir toutes ses réactions lorsqu’on l’active. Représentant d'un nouveau courant de l'art associé au génie mathématique, Antoine Schmitt a ainsi doté le lapin d'une personnalité hors du commun, avec un leitmotiv : le rendre le plus autonome possible. Le second, Jean-Jacques Birgé, designer sonore, a enregistré toutes les voix qui peuvent émaner de ces petits amateurs de carottes virtuelles ainsi que les 128 sonorités associés au désir, à l’ennui, au mécontentement ou à la joie. Tous les «grummf», «waouh» et autres «humm» familiers sont ainsi tout droit sortis de ses platines. Forts de leur expérience et de leur connaissance intime de la bête, Schmitt et Birgé ont alors décidé de franchir un cap lyrique en se lançant  dans la composition d’un opéra.

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Cette œuvre ludique pour lapins en folie et orchestre informatique a été jouée pour la première fois au Centre Pompidou en 2006, en ouverture du Web Flash Festival, puis reprise notamment lors de la Nuit Blanche à Paris en octobre dernier. Pas facile de diriger tout ce petit monde ! Les petits lapins ont l'esprit rebelle. Et, sous leur bouille d'ange, "un sacré toupet !", explique les chefs d’orchestre. "Impossible de les faire jouer ensemble. Un différentiel de 10 secondes nous oblige à composer avec leur tempérament. Ainsi, chaque interprétation est différente." Sur scène, d'un clic, les cent Nabaztag reliés au réseau Wifi s’animent. Chorégraphie d’oreilles et joyeux scintillement des museaux. Premier mouvement : les interprètes ventriloques clignotent de joie. Puis, l'assemblée vire aux teintes chaudes leur conférant une allure de meute inquiétante. Ils deviennent menaçant jusqu'à une explosion inattendue et rieuse des couleurs. Un émerveillement salué par la critique et le jeune public!
>>>www.nabazmob.com

Alexia Guggémos

Retrouvez toute l’actu de l’art et du design sur le blog d'Alexia Guggémos, Delire de l'art

01/11/2008

Ecrivez les paroles de la prochaine chanson de Gonzales

Appel à contribution : Plaigniez-vous !

Il fait un temps pourri, la baguette de pain est passée à 1,10 euro, on va tous perdre notre boulot, mes chiottes sentent la pisse de chat et Zidane fait des pubs pour l’écologie… Bref, la vie est une garce. Ne restez pas les bras ballants, prenez votre plume et plaignez-vous ! Faut que ça sorte nom de nom!

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20 Minutes lance son choeur de râleurs. C’est vous qui composez les paroles et le musicien le plus gonzo du monde, le bien nommé Gonzales, composera pour nous une mélodie originale.

>>> Nous attendons avec une impatience mêlée d’appréhension vos contributions. Une seule règle: une phrase courte (moins de douze pieds) par plainte. À part ça, vous pouvez laisser libre cours à votre imagination de râleur.

Benjamin Chapon

31/10/2008

L’internationale des «chorâleurs»

Partout dans le monde, des gens comme vous et moi ont décidé de coucher sur le papier les mille et une irritations qui leur pourrissent la vie. Une fois ce petit catalogue établi, ils en font une chanson enlevée et vont clamer leur plaintes en chœurs. En anglais, on appelle ça complaints choirs. Et en finlandais, on dit Valituskuoro.

Parce que le mouvement est né en Finlande à l’initiative de deux jeunes artistes. «Dans notre pays, les gens ne se plaignent jamais de rien, il y a un consensus insupportable, explique Oliver Kochta-Kalleinen. Nous voulions donner aux gens la possibilité d’hurler à la face du monde leur désappointement, leur colère, leur frustration…» En 2005, le jeune homme lance avec sa femme, Tellervo Kalleinen, un site internet pour recueillir les plaintes des gens sur leurs vies et le monde en général. Il n’y a pas de règle, tout y passe : des crottes de chien sur les trottoirs à l’ultralibéralisme, de la vaisselle sale aux patrons libidineux, des factures du plombier à la faim dans le monde… Les sujets ne manquent pas. «Il a fallu faire un gros tri, raconte Tellervo Kalleinen. On a rangé les plaintes par «genres»: politiques, ménagères, ridicules, philosophiques… Puis on a réuni un comité qui en choisi une trentaine.» Deuxième étape du procédé: demander à un musicien de composer une mélodie originale pour chœur. Enfin, réunir quelques chanteurs amateurs et interpréter le chœur de complaintes, si possible dans un lieu public.

 

Lancé en 2005 à Birmingham, le mouvement a connu un succès croissant grâce à YouTube. Aujourd’hui, des dizaines de chœurs de complaintes ont vu le jour à travers le monde. Les plus hilarants d’entre eux sont réunis sur le site www.complaintschoir.org.

«On a vite été dépassés par l’ampleur du succès de notre processus, confesse Oliver Kochta-Kalleinen. Au début, on allait dans chaque pays qui voulait créer son choeur. Mais ensuite, on a mis un mode d’emploi sur notre site et chacun se débrouille. On suit tout ça parce qu’aucun chœur n’est identique, même si certaines plaintes reviennent tout le temps.»

En Mars dernier, à l’occasion de l’Année de la Finlande en France, un chœur de complaintes français avait été créé. «Les Français, comme à peu près tous les peuples du monde en dehors des pays scandinaves, pensent être les champions du monde de la complainte, raconte Oliver Kochta-Kalleinen. En réalité, tout le monde aime râler, et chanter.»

Benjamin Chapon

>>> Maintenant, à vous de jouer. 2point0 organise son propre choeur de complaintes.

30/10/2008

Les méchants secrets des vilains dans James Bond

James Bond n’aurait aucune raison d’être s’il n’avait pas d’adversaire. Comment être à la hauteur quand on doit affronter l’agent secret le plus célèbre du monde? Faut-il être prêt à détruire la planète ou diriger une organisation secrète avec un chat blanc sur les genoux? «Le vrai secret, c’est la sincérité.» explique Roger Moore, qui vient de publier ses mémoires Amicalement vôtre aux éditions de l’Archipel.

3110-MAG-BOND2.jpgLe Britannique sait de quoi il parle: il a joué 007 à sept reprises de 1973 à 1985. «Les méchants doivent être de grands acteurs parce qu’il faut qu’on les sente habités par leur vision. Même quand ils commettent des actes atroces, ils sont persuadés d’être dans le juste et seraient sans doute surpris d’être traités de méchants!»  Marc Forster, réalisateur de Quantum of Solace, deuxième opus des aventures de Daniel Craig, a tout de suite saisi l’importance du «vilain».

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C’est après l’avoir vu dans Rois et reine d’Arnaud Desplechin qu’il a été fasciné par la richesse de jeu de Mathieu Amalric. «Sa nationalité n’est pas entrée dans l’équation, dit-il. J’aurais pris Mathieu même s’il n’avait pas été français.» Le méchant version 2008 est moins flamboyant que ses prédécesseurs, mais il est tout aussi menaçant. «La James Bond Girl a évolué, elle est devenue une vraie femme, plus une potiche, explique Amalric. Il est normal que le «vilain» suive une évolution similaire.» Dominic Greene, l’homme d’affaires à l’âme noire qui malmène 007, pourrait passer pour un brave type un peu mal dans sa peau. Rien ne permet de soupçonner à quel point il est dangereux. «Mathieu m’avait demandé à avoir des cicatrices ou d’autres signes distinctifs quand il a accepté le rôle, mais je tenais à ce son apparence physique reste le plus ordinaire possible.»

3110-MAG-BOND3.jpgL’acteur français ne s’appuie donc que sur son jeu pour rendre son personnage menaçant. «Le côté visqueux de Greene devait être visible dès sa première apparition. dit-il. Je suis revenu à des choses assez simples pour le composer comme l’absence du père ou la frustration sexuelles, des choses qu’on trouvait déjà dans Shakespeare. J’ai joué la subtilité, mais, quand j’ai vu le film, je me suis dit que j’aurais pu en faire encore moins.» Pour avoir une chance de devenir le prochain ennemi de James Bond, il suffirait donc d’être un bon comédien. «Pas seulement, dit Amalric. C’est aussi une question d’alchimie avec Daniel Craig. Il faut que l’équilibre soit parfait entre 007 et son adversaire sinon c’est tout le film qui s’écroule !»  Roger Moore lui donne raison avec son humour british bien connu. «Si je n’avais pas eu de bons méchants, je n’aurais sans doute pas été un bon James Bond».

Caroline Vié

LE FILM : Casino Royale avait constitué un tel choc que Quantum of Solace déçoit un peu. Certes, Daniel Craig vibre de charme vénéneux, Mathieu Almaric fait passer des frissons dans le dos et Olga Kurylenko est une bien jolie personne. On ne s’ennuie pas vraiment, mais l’énergie brute du précédent film est absente de ce second opus, laissant le spectateur sur une impression de trop peu.

>>> Et vous, il vous plait ce James Bond?

Les carnets de guerre de Victorien Mars

Victorien Mars, un nom prédestiné pour faire la guerre? Au contraire. Petit horloger lyonnais, Victorien part au front de 1914, comme beaucoup de trouffions, l’esprit vidé de toute idéologie et la trouille au ventre. Pendant trois ans, il va connaître la folie des tranchées, avec pour compagnons d’infortune Luc le peintre, ou les nettoyeurs Matteo et Tanguy. Quelle connerie la guerre, se plaisait à rappeler Prévert à Barbara. Victorien, lui, le vérifie tous les jours, surtout quand il atterrit dans le groupe du commandant Braque et de son adjudant l’As de pique. Deux illuminés sanguinaires, qui assouvissent leurs obsessions criminelles dans les tranchées de Verdun la terrible.

3110-MAG-polarblog.jpg«Je crois que je ne reviendrai jamais des tranchées», souligne un matin Victorien. En tout cas, quoi qu’il arrive, il ne reviendra plus le même homme.
Dans la lignée de La Chambre des officiers ou d’Un beau dimanche de fiançailles, Les carnets de guerre de Victorien Mars, par Maxence Fermine – déjà auteur du poétique Neige il y a quelques années - est un roman subtil et humain sur la guerre, où la peur de la mort réveille chez chacun les pensées les plus noires.
Les carnets de guerre de Victorien Mars, Maxence Fermine, Albin Michel, 186 p., 15€.

Retrouvez toute l’actu du livre noir sur Polar Blog, le blog de Bastien Bonnefous.

Bastien Bonnefouss

23/10/2008

Festival Airwaves 08: un courant d'air frais dans la musique

Il est 5 heures du mat’, vous avez squatté cinq super clubs, vu dix bons groupes, rencontré quinze nouveaux potos et êtes tombés amoureux vingt fois? Bienvenue au Iceland Airwaves Music Festival ! Depuis 10 ans, ce rassemblement de kids ultra-branchés est devenu la tête chercheuse des « next big thing » de la musique indépendante. Bloc Party, TV On The Radio, Hot Chip, Kaiser Chiefs ou encore les Klaxons y ont fait leurs classes avant d’exploser sur la scène internationale. Malgré une crise économique qui daube encore plus le souffre que les volcans islandais, le festival a tenu toute ses promesses le week-end dernier.

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Si les mauvaises langues parlaient de déprogrammation de combos flippant d’être payés en couronnes, il n’en fut rien, bien au contraire. Première info indispensable, ce festival se tient la nuit. Les couche-tôt peuvent donc aller se rhabiller… Pendant quatre jours, le Reykjavik Art Museum s’est transformé en salle de concerts pour accueillir une plâtrée de têtes d’affiches : CSS et Vampire Weekend ont fait pogotter jusqu’à minuit les 8.000 festivaliers. Mais l’intérêt du Airwaves Festival est ailleurs. Profitant de la promiscuité de tous les hot-spots de la ville, (ou plutôt de la rue) il suffisait de filer sur le trottoir d’en face pour atterrir au Tunglid, le club hype du moment. Simian Disco Mobile, Crystal Castles ou encore la française Yelle ont fait cramer le dance-floor dans une ambiance éthylique proche du « binge drinking ».

 

À quelques encablures de là, le Vegamot offre en marge du festival distille la crème du son hip-hop. Étrangement, le rap américain fait davantage bouger le popotin des modasses locales que le rock alternatif estampillé fashion… Un paradoxe de plus au pays des elfes. Le « off » du festival est également immanquable. Dès 19 heures, toutes les boutiques arty de la rue se transforment en warm-up funky. Une horde de Dj’s islandais font jerker les premiers fêtards entre deux portants de fringues. En before ou en after, Reykjavik n’est pas prête d’aller se pieuter.

Cédric Couvez

>>> Votez pour votre groupe islandais préféré et découvrez les notres ici.

 
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