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30.10.2008

Un tour à Londonderry pour Halloween

Friday Bloody Friday. Qu’on l’appelle Londonderry comme sur les cartes britanniques ou Derry, son appellation historique, le port nord-irlandais est LE lieu pour un week-end mortel. Célèbre pour l’insurrection qui s’y est déroulée de 1969 à 1972, Derry est ausi la capitale européenne d’Halloween. Son carnaval se tient aujourd’hui et demain. Vous y croiserez de la sorcière en papier crépon, du fantôme sous drap et de la citrouille en veux-tu en voilà. Le défilé s’achève par un feu d’artifice, en pleine nuit... à 20 h. C’est ça la magie des soirées d’octobre.

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Si le Trick or treat ! (Des bonbons ou un mauvais sort !) ne vous prend pas aux trippes, vous pourrez rechercher dans le Free Derry Corner des stygmates de la guerre civile. Impossible de vous tromper, le « panneau » d’entrée du quartier est peint en lettres noires sur un immeuble : « You are now entering Free Derry ». A quelques pas de là, se tient le mémorial du Bloody Sunday, une manifestation réprimée par les paras anglais qui avait fait quatorze morts. Non loin, un « H » géant rend hommage aux grévistes de la faim irlandais. Pendant le carnaval, la zone regorge de gosses en manque de sucre. De quoi faire plaisir à Bobby Sands, qui pendant sa grève déclarait : « Le rire de nos enfants sera notre revanche ».

L. B. et la rédaction du Routard

23.10.2008

Nos meilleures excursions en Islande: mettez vos moufles

Faut être honnête. Une fois le Laugavegur bouclé, l’ensemble des bars de la ville dévalisés, vous tournerez un peu en rond à Reykjavik. Restez vendredi et samedi dans la capitale pour profiter de sa vie nocturne trépidante, puis partez en excursion. L’idéal reste de louer une voiture, mais la solution coûte cher. Alors pour les routards fauchés ou les alcooliques qui ont cramé leur paie au Vegamot et au Café Solon, le bus reste la meilleure solution.

 


Après le Blue Lagoon et ses eaux laiteuses, l’attraction première du pays est le Cercle d’or. Le terme n’a rien d’historique, il a été inventé par les tour-opérateurs pour désigner la boucle qui permet de découvrir Geysir, d’où vient le mot geyser, Thingvellir, Laugarvatn et Gullfoss, chutes d’eau assourdissantes. En partant du terminal routier de Reykjavik, il faut compter 70 €.

 

Pour le même prix, on peut s’offrir une expédition « Voyage au centre de la terre », toujours au départ du terminal, dans quelques-unes des plus belles grottes de roche volcanique. Les enfants de moins de 10 ans ne sont pas admis mais vous leur raconterez, ça les aidera à s’endormir. Moins cher, mais plus hasardeux, pour 50 €, vous pouvez traquer les aurores boréales, visibles au nord entre septembre et mars. Le phénomène dépend des conditions météo et personne ne peut vous garantir que vous ne ferez pas un tour en bus pour rien. Cette fois, c’est vous que ça aidera à endormir.

L. B. et la rédaction du Routard

16.10.2008

Comment blanchir ses nuits à Zürich

En ces temps troublés, c’est dans des con­trées sûres qu’il faut aller placer son magot. Dans ce domaine, la réputation de Zurich n’est plus à faire. Il paraît que sa Paradeplatz a un sous-sol truffé de coffres, renfermant lingots d’or et valeurs en provenance du monde entier, le tout incognito, secret bancaire oblige. Une fois le dépôt ou le hold-up réussi, Zurich est la « place » de Suisse branchée pour un kidnapping d’artistes, mannequins et amateurs d’art. Un haut lieu de la culture alternative pour les petits Suisses.

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Du côté de la fête, parmi les nouveaux quartiers qui bougent, Zurich West a remplacé ses usines désaffectées par de nouvelles scènes musicales. Comme le Rote Fabrik (Seestrasse 395), une ancienne usine de tissage en briques rouges au bord du lac, qui donne chaque week-end des concerts de rap. Plutôt rock ? Rendez-vous au ZicZac Rock-Garden (en plein cœur du Niederdorf).

Les adeptes de house music iront, eux, au Kaufleuten (Pelin­kanstrasse 18), une des plus immenses salles de la nuit zurichoise, magnifiquement rénovée. Tenues débraillées s’abstenir. Enfin, si vous êtes fan de techno, c’est le Oxa Dance Hall qu’il vous faut. Le club le plus connu en Suisse, où les meilleurs DJ font danser la foule. De quoi faire la « teuf », sans criser.

La rédaction du Routard

09.10.2008

Se mettre au verre à Banyuls-sur-Mer

Le banyuls est un vin doux. Qui vient d’où ? De Ba­nyuls.Car contrairement à ce que tout le monde croit, ce n’est pas un vin cuit (comme le porto), mais un vin doux naturel auquel on ajoute de l’eau-de-vie en cours de fermentation. Bon, après ce rapide cours d’œnologie, vous voilà prêt pour la fête des vendanges et le grand repas organisé sur la plage dimanche. Le raisin arrivera par la mer directement dans votre gosier. Et sur l’avenue du Puig-del-Mas, les verres se rempliront toute la journée lors d’une dégustation dans les caniveaux.


Pour vous mettre en bouche et avant de vous précipiter à table, la visite des caves s’impose. Et tout particulièrement le Cellier des Templiers. Avec ses voûtes du XIIIe siè­cle, la cave souterraine est un cadre superbe pour prendre l’apéro. Tout à fait recommandable également, la coopérative de l’Etoile pour son décor de vieille usine-entrepôt avec ses beaux pressoirs et son alignement de bonbonnes, sans oublier ses vins épicés hors d’âge absolument divins.


Histoire de ne pas passer uniquement pour une poche à vin doux, il est bon de savoir que cette station balnéaire est aussi la patrie du sculpteur Aristide Maillol. Ses femmes épanouies, bien en chair et toutes en langueur vous attendent dans la métairie où l’artiste passa une partie de sa vie. Et, si vous êtes en état de prendre la route, on vous conseille de finir la journée à Collioure, à une dizaine de kilomètres de là. Le vieux port, avec sa plage de galets, ses barques catalanes colorées, ses cafés, son château et sa superbe église les pieds dans l’eau, est réellement un must. Profitez-en pour boire un dernier verre accompagné d’anchois, la spécialité locale, classés AOC depuis 2004. Un alibi qui en vaut un autre!

La rédaction du Routard

PS : Banyuls, c'est aussi ça:

 

02.10.2008

Les bons plans du Routard à Alba

Non, Alba n’est pas qu’une marque de sac-poubelle. C’est aussi une ville d’Italie où l’on rit gras et mange fin. En ce début d’autom­ne, la capitale mondiale de la truffe se paie une bonne tranche de bouffonnerie en organisant un « Palio », une course équestre dans la ville. On a vu plus fun, mais cette activité a une spécificité : elle s’accomplit à dos d’âne. La course à la bourrique, cousine à l’accent italien de celle organisée chaque année à Montcenis (Saône-et-Loire) est suivie d’un défilé historique avec un bon millier de personnes en costume d’époque. Moins chic qu’à Sienne mais moins coincé, aussi.


Et puis, de toute façon, la réputation d’Alba ne se joue pas vraiment là, mais sur ses fameuses truffes blanches. La petite cité s’appuie sur le champignon pour sortir de l’ombre. Pour vous faire une idée des prix et des différentes façons de les cuisiner, rendez-vous dans l’enceinte de la Biblioteca Civica (via Vittorio Emanuele) où se tient chaque week-end d’octobre une importante foire dédiée à « lo tartufo bianco ». Preuve que l’on a toujours eu du nez par ici, un petit malin la fit connaître dans les années 1950 en offrant, devant la presse et les caméras, une superbe truffe à à la plantureuse Marilyn Monroe.

Si vous voulez approfondir votre connaissance gastronomique de la région, prenez une voiture. Le coin est truffé de petits lieux sympas. Vous pouvez, par exemple, aller à Grinzane Cavour, situé à une dizaine de kilomètres au sud d’Alba. Le château a hébergé Cavour, qui fut maire de la commune, et abrite maintenant l’enoteca Regionale et le siège de l’Ordre des chevaliers de la truffe et des vins d’Alba. Dernière curiosité, la ville est aussi le berceau des usines Ferrero, fournisseur officiel des soirées de l’ambassadeur.

La rédaction du Routard

25.09.2008

Pourquoi les marchés marchent à Londres

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Le week-end, elles enva­hissent sans retenue le moindre mètre carré de trottoir, excitant les branchés en quête de bonnes affaires. Welcome dans l’incroyable univers des puces londoniennes ! Mais attention, si votre portefeuille vous démange un peu trop, vous risquez vite de passer pour un pigeon… L’équipe du 2.0 a battu le pavé pour vous dénicher les bons plans de la chine à Londres.

Une route pas très roots
Samedi midi, direction les puces de Portobello Road. C’est dans cette rue parsemée de petites bicoques colorées que Hugh Grant faisait tomber Julia Roberts dans la comédie romantique Coup de foudre à Notting Hill. Mais une fois l’exotisme architectural dépassé, l’ambiance retombe d’un cran. Plongé au cœur d’une horde de touristes à sac à dos, on survole des étalages de bibelots sans intérêts. Porcelaines, camelote faussement vintage et croûtes aux couleurs passées, l’offre a juste de quoi satisfaire une clientèle familiale peu regardante sur l’originalité. La cinquantaine bien tassée, Sam s’adonne au commerce de bijoux fantaisie : « Por­tobello, c’est le paradis des Japonais qui viennent chercher un souvenir mais tout les produits viennent de Chine ! »

Un chien cyber plein de puces
2609-MAG29-LONDRES02.jpgUn poil déçus mais loin d’être abattus, on file à Camdem, dans le nord de la cité. L’atmosphère change du tout au tout. Dans les ruelles sombres de ce quartier populaire, on chine des denrées inédites. Tee-shirts trash, robes vintage et accessoires fashion, le bazar fourmille d’idées cadeaux. Au bord du canal qui draine la Tamise, les badauds se sifflent bière sur bière. Clou du spectacle, le shop Cyberdog vous noie dans un environnement post-punk futuriste où les vendeurs sortent tout droit d’un épisode de Matrix sous MDMA. Sapes fluos, casquettes improbables et gadgets high-tech s’étendent sur 1 000 mètres carrés. Un DJ over-piercé balance de la techno hard­core à 120 décibels. Ames sensibles s’abstenir.

A voir et à manger

2609-MAG29-LONDRES03.jpgNettement plus calme mais encore plus hype, le Sunday Up Market est le spot shopping à la mode du dimanche. Perdue entre les innombrables restaurants pakistanais de Bricklane, une énorme halle est réquisitionnée par les artisans bijoutiers tendance, les stylistes en herbe et les vendeurs de vieux vinyles. Dans cette caverne d’Ali Baba bercée par un brouhaha bon enfant, on se gave de world-food en écoutant du reggae. Le stand de cuisine éthiopienne est particulièrement prisé par les bobos londoniens qui viennent se remettre de leur cuite de la veille. Bonne nouvelle, ce marché est aussi ouvert aux touristes. A chiper, à shopper !

Cédric Couvez

Les bons plans du Routard à Shoreditch

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Shoreditch, un quartier de rave

 

Oui Big Ben, la Tower of London, c’est sympa. Mais une petite demi-heure devant un docu de la BBC, posé dans votre canapé, devrait vous suffire pour découvrir ces joyaux de la couronne. Pour saisir l’air (très frais) du temps à Londres, mieux vaut sortir un peu des quartiers touristiques. A quelques encablures de la sérieuse City, Shoreditch était il y a peu très popu, elle est aujourd’hui hyperpopulaire chez les clubbers. On y trouve tout ce qu’il faut pour faire la fête de la nuit tombée jusqu’à l’after au petit matin.

En fin de journée, remontez Bricklane en prêtant une oreille distraite aux rabatteurs des restos indiens. Arrêtez-vous plutôt au Fifteen chez Jamie Oliver (Jamie O pour les intimes). Le célèbre chef anglais a ouvert un resto au concept très sympa. Au rez-de-chaussée, une trattoria décontractée-chic avec des tarifs abordables et au premier, un resto plus cher qui sert une nouvelle cuisine anglaise mâtinées d’influences méditerranéennes. Le service est assuré par des jeunes en réinsertion et les profits sont reversés à l’école hôtelière créée par Jamie Oliver. L’occasion de bien manger en faisant une bonne action.

Ensuite, pour s’éclater sur la piste ou boire un verre, direction une des nombreuses boîtes branchées du quartier. Au choix, The Loungelover, genre de vaste hangar aménagé à la fois baroque et kitsch. C’est là que Madonna a fêté ses 47 printemps. Pas mal non plus, New Foundry, une ancienne banque recyclée avec un décor totalement hétéroclite, du mobilier chiné aux caleçons, en passant par des portes de voiture. Ambiance tout aussi loufoque avec des performances de DJ, des mini-concerts, des expos en tout genre… Nous, nous préférons le Bar Music-Hall et le Hoxton Bar. Ils ne paient pas de mine mais on peut prendre un verre avec les branchés du quartier. Enfin, si la France vous manque, découvrez la Favela Chic, antenne londonienne du club parisien. La nuit y est encore plus chaude.

La rédaction du Routard

 

 
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