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11.12.2008

Vous n'êtes qu’un minitelnaute

L’internet n’existe pas. Où plutôt l’idée que l’on s’en fait. Tous les jours nous ne faisons qu’utiliser un minitel amélioré. C’est le concept de «Minitel 2.0». La thèse est défendue avec sérieux par Benjamin Bayart, président de French Data Network, un fournisseur d’accès internet indépendant. Selon lui, derrière nos écrans plats rutilants se joue de nous «un minitel avec de la couleur et des publicités dynamiques.» Pire: un outil au service des puissants. Le spécialiste des réseaux nous éclaire.

 

 

En 2008, comparer Internet à un minitel c’est pas un peu exagéré ?

Benjamin Bayart : Il n’y a pas de différence entre une requête via un 3615 sur de gros ordinateurs basés à Paris et une recherche sur un moteur de recherche structuré autour de milliers d’ordinateurs. Google, 3615, même combat. Mais l’internet, ce n'est pas les 8000 machines de Google qui détiennent le savoir de l'humanité, c'est le contraire.

Qui est responsable de cette « dérive » ?

B.B : Les maisons de disques, les maisons de production et les politiques. Les premiers veulent maîtriser leur gagne pain: la production et la diffusion des contenus. Ils n’ont pas intérêt à laisser les gens à produire et diffuser eux-mêmes. Avec un vrai internet, ce serait la mort des vendeurs d’arts par celle des artistes. Et les politiques, que ce soit lors de l’essor de l’imprimerie ou avec le web, ont toujours voulu restreindre les libertés.

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Internet aux mains d’un petit groupe exclusif, ça ne sent pas un peu la thèse du complot ?

B.B : Je ne parle pas de chambres secrètes, de robes noires et d’hommes en cagoule. C’est plus subtil. Il y a eu une convergence d’intérêts qui a aboutit à cette situation de monopole. Regardez les fournisseurs d’accès à internet (FAI) : ils ont tué toute concurrence et se partagent le marché à 4.

Un internet version minitel, facilite selon vous la répression des libertés. Comment ?

B. B : Les FAI (Fournisseurs d'Accés à Internet) tombent sous le coup de la loi et collaborent avec les autorités du pays. En Chine, Yahoo ou Google aident Pékin à traquer les dissidents. Si, comme avec le minitel, les mails n’étaient pas aussi centralisé, la chasse aux dissidents ne serait pas aussi facile pour le régime chinois.

Propos recueillis par Mohamed Najmi

04.12.2008

De la musique Caen même

Orel San ne le sait pas encore, mais il vient d’inventer quelque chose de grand, un rap qui lorgne sans faux-semblants sur le malheur, la crasse et le malaise. Une grosse torgnole là où ça fait mal, dans l’ego, pas dans les couilles mais dans les souvenirs merdeux refoulés. Le jeune caennais de 26 ans sort son premier album dans deux mois, mais les vidéos de ces titres Saint Valentin ou Sale P*te sont des must-see sur YouTube depuis plusieurs mois. On y découvre un pauvre type plutôt grossier qui raconte des horreurs sur les femmes sur des beats ringards. «J’ai une semi-frustration parce que les gens ne connaissent que les anciens titres, que j’ai composé il y a trois ans», raconte Orel San. Sur un titre encore inédit, il chante: «C’est pas en insultant les meufs dans mes refrains que je deviendrai quelqu’un mais j’aime bien.» Et voilà le paradoxe Orel san posé. Un jeune provincial pétri de stress et d’inhibition qui «maquille la peur en plaisantant» et «crois que le bonheur c’est d’être autiste». Sans avoir jamais mis un pépin à Caen, on devine une ville de merde. Orel san, pourtant, dit s’y sentir bien, avec ses potes. L’adolescence pourrie qu’il raconte dans ses chansons, où "une bonne soirée, c’est une soirée dont j’ai aucun souvenir», n’a rien à voir avec le climat. C’est la force d’Orel San, il raconte une jeunesse foutue qui s’emmerde et culpabilise de sa banalité: «J’ai peur d’être normal d’être moyen, ni trop mal ni trop bien.»


La peur des filles trop sûres d’elles, les videurs de boîtes qui ne tolèrent pas les Nike Air, les heures passés la game boy dans une main un pétard dans l’autre, la solitude même avec ses potes… En somme ce que raconte Orel San n’a rien d’exceptionnel mais il y met une âme nue, une poésie simple, le tout sur fond de musiques et d’arrangements venus des tréfonds de notre discothèque honteuse : les années 1990. «C’est la période où on me foutait du rap dans les oreilles et j’étais influençable. J’ai pas assez de recul pour savoir si c’est de la bonne musique ou si c’est moi qui suis bousillé. C’est juste comme ça que je fais.»

Son dernier titre:

Changement [edited version]

Poseur inspiré, Orel San rappe depuis dix ans: «Avant, j’écoutais les Gun’s et Nirvana mais mes potes de basket m’ont dit que ça craignait, qu’il fallait que j’écoute du rap pour rester dans l’équipe… » Passé par la case instru, il accompagne son pote d’enfance Skred quand il travaille pour Diam’s et Booba. Puis il se décide à rapper ses propres textes. «Mes potes m’ont poussé à monter le truc parce qu’ils aimaient bien mon délire.» C’est grâce aux potes d’Orel San que l’on pourra bientôt entendre quelques punch-lines assassines comme: «Avant j’voulais construire ma vie avec mes beaux diplômes / Depuis j’ai vu 8 Mile et j’rêve d’habiter dans un mobil home.»


D’ici la sortie du disque, Orel San partage sa vie entre Caen et Paris, entre studio et écriture. Et un buzz qui va de plus en plus vite.« En même temps, ça s’accélère par rapport à rien du tout. Ma vie n’a pas changé… J’ai juste arrêté de travailler.»
Un peu gêné aux entournures quand on le questionne sur la dépression chronique qu’il décrit dans ses textes, il nous renvoie à une phrase de chanson: «Mon seul moyen d’expression, C’est de m’enfermer sur moi-même. » Mais tempère aussitôt: «Je parle de trucs que j’assumais pas du tout. Là, ça va mieux… Je maîtrise mieux mon univers.»

Retrouvez toute l'actu d'Orel San sur son blog ou sur son myspace

 

Benjamin Chapon

27.11.2008

La Hollande, pays bas-débit

Le Web néerlandais est un milieu hostile pour le surfeur francophone. Dommage, car si le pays n’est pas le plus en pointe de l’Internet créatif, il a offert à la toile quelques jolies perles.

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Henri Willig
www.henriwillig.com
Edam, doudidou Dam… La Hollande est le pays du fromage qui pulse. Avec leurs coques rouge ou orange fluo, les frometons les plus pop de l’histoire ont conquis la planète. Mais les hommes et les femmes qui aiment l’Edam savent qu’il est souvent bien compliqué de trouver des produits néerlandais de qualité en dehors des Pays-Bas. Heureusement, il y a Henri. Henri Willig, l’empereur de l’import-export fromager, le seigneur du gouda en VPC. Sur son site, vous pourrez commander produits laitiers, couteau avec manche en porcelaine et coffret-cadeau plein de lait coagulé. Tout ce calcium, c’est bon pour relancer la croissance.

 

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BWired
www.bwired.nl
On a trouvé le plus branché des Néerlandais. Bwired, c’est son pseudo, a relié la moindre prise de sa maison à l’Internet. Et depuis 2005, il nous tient en haleine avec les détails passionnants de sa vie quotidienne : consommation de son frigo, photo de son facteur, relevé horaire de l’ouverture de la porte de son bureau… Tout est à suivre en temps réel sur son site au look de tableau de bord pour trader. Attention, avec l’arrivée des grands froids, des rebondissements fracassants sont à attendre. Combien consommera le chauffage du salon, qui a appelé Bwired hier à 19h45,  pourquoi fin octobre la chasse d’eau a tant fonctionné ? C’est quand même plus passionnant qu’un hamster, dame !

 

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Dutchtub
www.dutchtub.com
On ne va pas vous le cacher, on vous sert du réchauffé. Dutchtub, le jacuzzi portable au feu de bois, est sorti d’une usine néerlandaise il y a déjà deux ans. Mais depuis, on n’a pas trouvé mieux pour tourner un clip de west coast hip hop dans le bois de Meudon. Baignoire mobile entièrement écolo, le dutchtub est aussi simple d’utilisation que pratique. Trouver 800 litres d’eau, quelques bonnes bûches, charger le tout dans la bête, attendez que ça chauffe un peu. Et hop ! Plongez dans votre four à bain. Comptez 4500 euros pour la version standard, et quelques centaines d’euros de plus pour la version nomade avec boule de caravane.

 

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Discodave
www.discodave.fr.st
Pour les Français, la star de la musique néerlandaise, c’est lui. Dave. Attention, pas Dave Holland, le jazzman,  mais Dave de Hollande. Au pays des moulins, il est moins connu que Patrick Fiori. Pas étonnant, donc, que le meilleur site consacré au blondinet soit en français. Mis à jour pour la dernière fois en juillet 2007, peu après la sortie de son dernier album «Tout le plaisir a été pour moi» (c’est sympa de le reconnaître), le site compte moins de 30 000 visites. Il est donc grand temps de faire un tour du côté de chez Dave. Car «Vanina, si tu l’oublies, il sera pour la vie, seul au monde… Au mon… Mon… Monde…»

Laurent Bainier

13.11.2008

La chasse au style est à la mode

Dans la garde-robe Internet des «modeux», longtemps The Sartorialist (the sartorialist.blogspot.com) et Facehunter (facehunter .blogspot.com) ont régné en seuls maîtres du goût. Aujourd’hui pullulent les blogs de « street style », où l’on découvre via des photos d’anonymes prises dans la rue que nos voisins de bus peuvent avoir la classe. Et partout où le look passe, les chasseurs accourent. «A la dernière Fashion Week, j’avais en permanence des concurrents plus ou moins amateurs dans le dos, qui me passaient devant pour prendre les mêmes personnes que moi et essayaient de les poser plus vite sur leur blog», explique Kamel Lahmadi, qui anime depuis plus d’un an Style and the city (www.styleandthecity.com), l’un des plus gros sites français dédiés au «street style». Il faut dire que l’investissement de départ est faible – un appareil photo, un blog et une bonne paire de sneakers pour arpenter les rues – et qu’il a rapporté vraiment gros aux pionniers.

«J’ai commencé à prendre des photos sans projet précis en janvier 2006, commente Yvan Rodic, créateur de Facehunter. Puis Menstyle [site Internet des magazines GQ, men.style.com] m’a commandé un reportage à New York. D’autres publications sont venues. Et aujourd’hui, je consacre tout mon temps à mon site. » Du temps qu’il passe souvent dans des aéroports. Le Facehunter couvre des lancements de boutiques fashion dans le monde entier, donne des conférences à l’université et est courtisé par de nombreuses marques. Mais pour les autres, le chemin vers la professionnalisation est encore long. « Les magazines ont compris l’intérêt du facehunting, assure Kamel Lahmadi, qui a tout plaqué pour son site. Pourtant, ils proposent souvent des sommes dérisoires pour acheter ces photos, arguant du fait que ce sont des clichés amateurs. »

Au mensuel masculin GQ, Jamel Benjemaia, responsable du service photo, achète chaque mois un reportage à Yvan Rodic mais à un tarif comparable à ceux pratiqués par les photographes «classiques». «Son travail est complémentaire du reste de nos pages. C’est du reportage sur la mode. Ces photos montrent aux lecteurs ce que l’on porte dans la rue.» «Cela prouve que les vrais gens sont plus beaux que les mannequins anorexiques des podiums, ajoute Kamel Lahmadi. La vraie vie est plus belle que celle des magazines ». A moins qu’un jour ne sorte un mag papier 100 % street style. « J’ai un projet de ce genre dans les cartons.» La chasse aux investisseurs est lancée.

Laurent Bainier

22.10.2008

Faire du sexe avec des elfes en pull

A Reykjavik, Internet est partout. Pas un commerçant qui ne tue le temps entre deux clients en surfant sur son PC portable, pas un café digne de ce nom sans connexion wi-fi. Et que font les Islandais sur le Net ? Ils tricotent, draguent des elfes ou donnent leur penis. Du banal, quoi...

einkamal

2410-MAG-internetEnkamal.jpgOubliez vos préjugés sur les zones à faible brassage génétique. L’Is­lande n’est pas une terre de dégénérés. C’est même le seul pays au monde où il y a plus de top-models que d’arbres. Pour achever de vous con­vaincre, faites un tour sur le Meetic local, einkamal.is, qui compte déjà 54 000 membres. Pas mal quand on sait que l’île abrite à peine plus de 300 000 habitants. Evidemment, la majorité des présentations sont en islandais, mais les îliens maîtrisent parfaitement l’anglias. Et on peut très bien se contenter de mater les photos.

 

PHALLUS.IS
2410-MAG-internetPhallus.jpgIl n’y a pas grand-chose de moins utile à un mort qu’un pénis. Alors pourquoi ne pas en faire don au musée phallologique islandais. Il compte déjà près de deux cents membres et aurait enregistré l’assurance d’un don humain. L’institut, situé dans le nord du pays, est fermé pendant la saison froide, mais son site est toujours open. Vous y trouverez des photos peu excitantes et un MP3 à télécharger : « Das pe-pe-penis museum von Reykjavik », l’hymne des collectionneurs de sexe en bocal.

 

Sex with human is boring
2410-MAG-internetELFES.jpgCe blog s’est interrompu mystérieusement un soir venteux de février 2007. Son auteur affirmait dans sa dernière note qu’il était probablement le fils naturel d’un elfe, sa mère ayant confessé une relation adultérine avec l’une de ces créatures dans une tente de l’US air force plantée en plein pays elfique. Depuis, les archives de ce site en anglais sont devenues mythiques pour tous les elfophiles de la planète.

 

Istex
2410-MAG-internetIstex.jpgLa laine, c’est super important quand on veut emballer du côté du cercle arctique. L’Islande s’est fait une spécialité du pull tricoté imprimé berger déprimé. Mais ces petits souvenirs coûtent une fortune. Alors pour s’offrir un lainage typique de Reykjavik, aiguil­lez-vous sur Istex. Ce site offre des patrons pour pulls, cardigans ou gilets. Ca va tricoter sévère cet hiver.

Laurent Bainier

 

16.10.2008

Hua, du board au guichet

A-t-il senti venir la crise et cherché la sécurité de l’emploi ? Toujours est-il qu’il y a quelques mois, Maillard a laissé la place à Célimène. Le cadre sup de « Brother &Brother » est devenu une guichetière procédurière, les deux étant joués par Jean-Michel Hua, créateur et acteur principal des deux séries. Dans « Sévices publics », le samedi à 13 h 45 sur Canal+, usagers et fonctionnaires se côtoient dans l’absurdité, par comptoir interposé. « Je voulais trouver un sujet sur lequel tous les Français se rejoignent, explique Hua. Le PDG comme le chômeur ont affaire à l’administration. »


En ces temps de crise, ne regrette-t-il pas d’avoir quitté sa multinationale, où même les plantes vertes sont gorgées d’ambition ? « Non, car “Sévices publics” est une super fenêtre de commentaires sur l’actualité. Toute décision politique pour gérer la crise a des répercussions sur un guichet d’administration. » Hua et sa bande ont cependant décidé de retrouver les Brother&Brother emportés par la tourmente économique. « On n’allait pas laisser filer l’occasion… Il y a une vraie attente pour que l’on parle de la crise version business et cols blancs. Dès lundi, on va tourner un nouvel épisode, que l’on mettra en ligne sur Facebook. » Un tournage façon Brother, au sous-sol d’un immeuble, avec des copains qui adaptent leurs plannings de commercial ou d’agent immobilier et les bruits de la machine à laver du dessus qui jouent les gêneurs. Créativité, sobriété !

Claire Hache et Anne Kerloc’h

Les sites de paris sont dans les starting blocks

Des cartes planquées dans les manches. La France doit ouvrir son marché des jeux et des paris en ligne avant fin 2009, ordre de Bruxelles. Alors, les grandes manœuvres ont commencé entre la Française des Jeux et le PMU, habitués à leur monopole, et les sites de paris existants – il y en aurait 2 000 connus — qui lorgnent ce marché estimé entre 1 et 3 milliards d’euros.

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Il y a quelques jours, Unibet, un des sites leaders sur le poker et le pari sportif, organisait à Paris un tournoi de Texas Hold’em avec des journalistes. Gros succès. Et  moyen efficace de faire passer des messages. « Poker et paris sportifs restent une affaire d’initiés, cette ouverture du marché conditionne pour nous l’accès au grand public », analyse Julien Brun, responsable d’Unibet France. « Notamment parce que pour le moment, cela reste une histoire de mecs », ajoute Christophe Dhaisne, directeur général du groupe pour l’Europe de l’Ouest. Mais sont-ils prêts à lutter contre l’addiction au jeu et le blanchiment d’argent, deux points au cœur des réflexions françaises ? « D’une part, nous sommes entraînés à repérer les comportements addictifs. Nous savons que nous jouons avec la dopamine et l’adrénaline, deux substances potentiellement explosives. Et d’autre part, nos comptes sont transparents. »

Les sites déjà installés ne sont pas les seuls sur les rangs. « On sent que les médias ou les opérateurs de téléphonie mobile cherchent à se positionner, explique le responsable d’un site en ligne. Mais ils ne pourront pas y aller seul, c’est un métier. Ils seront obligés de trouver des partenaires. »

Autre exemple de cheval de Troie, Médiastay, spécialisé dans les loteries gratuites (kingoloto.com ou bananalotto.com), vient de lancer BetSetter, une sorte de Facebook du pari où l’on peut faire des mises générales – sur presque tout, hormis la mort d’Amy Winehouse par exemple – ou uniquement dans son cercle d’amis. A la clé, des points pour gagner des lots. Pas d’argent ce qui est interdit, et il n’est pas prévu que la future loi le permette. En effet, le gouvernement ne veut autoriser que les paris sportifs et hippiques, le poker, mais pas les loteries ni les jeux de casino traditionnels ou les paris accessoires (qui ne portent pas sur le résultat). Sauf que le lobby se fait intense actuellement pour que tous les paris soient permis. Faites vos jeux, rien ne va plus.

David Carzon

 
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