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12/03/2009

Prenez en plein la vue

 

 

"Le temps est la forme a priori de tous phénomènes". Bon, ça c'est du Emmanuel Kant. Mais, avec "Time Warp. Action au Ralenti", Discovery Channel n'est, métaphysiquement, pas loin du philosophe. Objectif de Jeff Liebermann,présentateur et chercheur au très sérieux MIT (Massachussets institute of Technology) "ralentir le temps pour déceler la vérité". Grâce à une caméra aux 20000 images par seconde, "l'invisible devient visible". Et des phénomènes assez peu kantiens, tels que le coup de langue d'un chien, l'explosion d'un ballon gonflable, ou un uppercut du droit « passent de l'ordinaire à l'extraordinaire ». La réaction d'un visage percuté par un gant de boxe est, de fait, saisissante. « Son nez forme pratiquement un "C", son lobe s'envole, ses yeux partent dans tous les sens », s'exclame Liebermann. Avant de conclure d'un très philosophique "lorsqu'on ralentit le temps, on perçoit le monde d'une autre façon".

Alice Coffin

Dimanche à 20h45 sur Discovery Channel

05/03/2009

Au ciné, c’est toutou ou rien !

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Nos écrans se transforment progressivement en chenil. Il suffit de crier « va chercher » pour Médor et ses confrères rapportent des poignées de dollars en même temps que le journal et les pantoufles. Il n'y a plus qu’à ramasser. Les clebs au cinéma, ça a marché avant même qu’on puisse les entendre aboyer. Au temps du cinéma muet avec Rover suivi au moment du parlant par des stars canines comme Lassie ou Rintintin qui signait ses contrats avec l’empreinte de sa patte. Les chiens sont tellement populaires sur grand écran qu’il faut maintenant préciser « le compositeur » quand on parle de Beethoven, histoire que vos amis et relations n’imaginent pas que  le saint-bernard, héros d’une série de comédies familiales, a écrit La symphonie pastorale entre deux rasades de son tonneau ! Et que dire de mon pauvre copain Didier qui ne peut prononcer son prénom sans entendre «On ne sent pas le cul » en hommage au labrador d’Alain Chabat ! Alors pourquoi cette passion canine ? Tout simplement parce que les chiens sont plus fédérateurs que, mettons, une tarentule apprivoisée ou un cafard géant. Il est probable que Disney vendrait moins de peluches si Volt était une blatte intrépide ou si les 101 dalmatiens étaient remplacés par autant de pythons. Les chiens, c’est pratique. Ça attendrit autant que les gamins, mais ça présente de sacrés avantages :  on peut les faire bosser autant qu’on veut sans s’attirer les foudres des syndicats et ils ne sombrent pas dans la drogue en devenant ados. On peut même prendre plusieurs toutous pour jouer un seul personnage sans que le public voit la différence. Marley, le chien chéri du couple Jennifer Aniston/Owen Wilson dans Marley et moi (sortie ce mercredi) est joué par dix-huit bestiaux interchangeables selon les fonctions  à accomplir. De quoi faire rêver les réalisateurs qui peinent à obtenir des expressions de vedettes capricieuses et/ou botoxées ! Et c’est encore plus commode quand on peut les retravailler avec des effets spéciaux numériques comme dans Le chihuahua de Berverly Hills (sortie le 25/03) où les cadors miniatures chantent (avec les voix du Jamel Comedy Club en français) et dansent. « Plus  je fréquente les stars, plus j’aime les chiens, » pourrait bien devenir la devise des producteurs. Ouah !


Caroline Vié


Les rigolos animaux de la presse minots et pré ados

0603-MAG-PRESSE JEUNE.jpg"En plus de jouer du saxo, Sara dans le tango, prend des pauses rigolotes, fait un salut militaire, ou encore souffle dans un sifflet, quelle artiste!" Oui, quelle artiste. Surtout que Sara est une femelle morse. Photo à l'appui « Sciences et Vie découverte », destiné aux 8-12 ans, illustre ainsi ce mois sa rubrique "Les Z'infos Z'animaux". Toujours rigolos les z’animos de la presse jeunesse? "Pas toujours, nuance Elisabeth Roman, rédactrice en chef de SVD. On trouve aussi beaucoup de trucs gnognotte. Mais cela évolue. Parce que bon, la vie des dauphins, on voit ça depuis les années 60!" SVD préfère les dossiers intitulés "Trésors de la nature: les crottes des animaux". A Astrapi, du groupe Bayard "On fait les deux, explique Florence Dutruc-Rosset, rédactrice en chef. Des angles un peu documentaires et d'autres ouvertement ludiques". Ainsi, le récent roman photo intitulé "Ma vie de chien", "où on expliquait pourquoi le chien fait des petits pipis partout." Mais la bête qui s'éclate vraiment est la bête dessinée. "On joue beaucoup sur les illustrations avec nos mascottes, Noisette et Bouchon, deux petits lérots toujours en train de grimacer, ou de faire des bêtises, note Pascale Garès, rédactrice en chef de Wakou, destiné aux 3-7 ans". Pour ses 20 ans, le 20 mars, Wakou demandera du reste à ses lecteurs de voter pour leur animal préféré. Aucune chance qu'un tel sondage intéresse Géo Ado, dont la Une de février était pourtant barrée d'un chimpanzé. " C'était pour enquêter sur l'intelligence animale, nuance Frédéric Fontaine, le rédacteur en chef. On ne fait de l'animalier que pour traiter de problématiques qui touchent aussi les humains." Bref, il y en a pour tout le monde. Sauf que, "si on veut vraiment trouver des trucs originaux et ne pas faire des sujets animaux semblables aux confrères, il faut s'adresser à des agences britanniques ou américaines", note Elisabeth Roman. SVD a aussi des contacts avec "tous les zoos américains qui nous envoient leurs histoires". Parmi les perles découvertes ces derniers mois, Goliath, le chameau à qui on a fabriqué des chaussures.
Alice Coffin

Le succès compliqué du chien « Vu à la télé ».

0603-MAG-DECHAVANNE.jpgAdeck, le chien de Christophe Dechavanne, caracole sur le plateau de la Roue de la fortune. Adeck fait la Une de plusieurs mags télés. Adeck a une peluche, et même deux, à son effigie, un des succès du merchandising de TF1. « elle a été plusieurs fois en rupture de stock » indique la chaîne. Mais les Jack Russell en poils et en os, eux, se retrouvent plus que d’autres abandonnés à la SPA. « C’est un chien à la mode confirme la société protectrice des animaux, celui du film The Mask, de la Roue de la fortune. Les gens le trouvent amusant mais ne réalisent pas que c’est un animal très dynamique qui doit se dépenser… alors les abandons sont nombreux ». Confirmation auprès de Christophe Dechavanne qui tient à rappeler  que « Ce n’est pas parce qu’on voit un Jack Russell à la télé que l'on peut imaginer que ce sera pareil à la maison. Un chien n'est pas un jouet. Le Jack Russell demande une attention particulière et de grands espaces pour se défouler ». Si Adeck gère le stress en plateau c’est qu’il est « d'une souche particulièrement calme » et que son maître a passé « énormément de temps » pour lui faire partager son rythme de vie. Etre chien de télévision, c’est toute une éducation.
A. K.


12/02/2009

L’orgasme, on s’en fout

Rencontre : Sophie Bramly, productrice, auteur de « L’orgasme, on s’en fout », ed. Fetjaine

« Si on n’a pas de sex toy, on est quasiment coupable ! »

En 2008, vous avez lancé les films  « X-plicit », du porno féminin, sur Canal+ . Quels ont été les retours ?
Les réactions des femmes ont été fabuleuses. Ces films les ont amenés à des échanges,  des questionnements majeurs. Chez les hommes, la réponse était plus prévisible. Souvent, ils aimaient ce qui se rapprochait du porno classique. Ou, inversement, étaient rassurés par des films plein de pudeur, des femmes « à leur place ».
Quelle est la philosophie de l’X-plicit ?
Le film porno tel qu’on le connaît est fait par des hommes pour des hommes. Il est centré sur la violence, le goût du pouvoir, la domination, Où sont les préliminaires ? Le plaisir féminin ? Le porno a un impact considérable sur la sexualité, notamment chez les ados. Quels modèles sont véhiculés à travers des situations codées, des sexes épilés, l’obsession de la performance ? Je n’ai pas envie de censure, d’une posture réactionnaire. J’explore une autre voie.
Des films qui font autour de 13 minutes, durée moyenne pour parvenir à un orgasme chez la femme.
C’est un clin d’œil, mais cela a aussi du sens. Ces films sont des courts métrages qui prennent le temps. Le temps de la montée du désir, de la narration. Nous tournons une deuxième collection X-plicit, avec Tonie Marshall, Zoe Cassavettes…. Des regards intéressants et des films qui vont plus loin, qui entrent dans le vif du sujet, si j’ose dire !
Vous semblez très attachée au langage…
Quand j’ai lancé mon site, secondsexe.com, j’ai relu et sélectionné des textes érotiques anciens. La sophistication du vocabulaire donne une force infinie à l’action, stimule la créativité. Aujourd’hui, à part « bite, chatte, couille », on ne va pas bien loin.
Votre livre parle d’un « vacarme sexuel » sur Internet, à la télé
C’est formidable d’en parler, heureusement on a fait un sacré parcours en 50 ans. Mais on est aussi passé du vide au trop plein. Aujourd’hui, si on n’a pas de sex toy, on est quasiment coupable. Il y a une imposition de normes, l’injonction pour la femme d’être jouissive. Mais si une femme est heureuse dans l’abstinence, pourquoi la forcer ? Relisons Simone de Beauvoir ! Dans le Deuxième Sexe, elle montre que lorsque la femme aura  acquis son indépendance économique, le désir sera modifié. L’indépendance économique a été menée à bien. Aujourd’hui, nous sommes au cœur de la question du désir.


Recueilli par Anne Kerloc’h
www.secondsexe.com

05/02/2009

Caro chez les robots

0602-MAG26-ASTROBOY.jpgPlus sentimentaux et lunaires que fous de technique, les passionnés de robotique. Quand  Marc Caro, après avoir réalisé La Cité des enfants perdus avec Jean-Pierre Jeunet, décide, pour un documentaire sur la robotique, d'aller interroger de grands spécialistes japonais, tous lui répondent: " petit, je regardais le dessin animé Astro Boy". Série culte des années 80, dont le héros est un petit robot prénommé Astro. Le fruit de l'enquête de Caro, sur Canal+ le 18 février, s'intitule donc logiquement "AstroBoy en Robot Land". Ou comment un pays entier vibre au rythme de chefs d'oeuvre technologiques. "Là-bas, à cause de la religion animiste, pour laquelle toute chose a une âme, les robots sont très bien vus, explique Marc Caro. Alors qu'en Occident, on a plus de mal avec les rapports du créateur à sa créature. Sans compter l'assimilation de la robotique au travail mécanisé". Loin, effectivement, des androïdes fort jolis mis au point par certains chercheurs japonais. "Pour eux, c'est aussi une question de survie, poursuit Caro. Avec leur démographie, les personnes âgées auront bientôt toutes besoin d'un robot à leur côté". Une étude nippone estime, en effet, qu'en 2015 il existera, au Japon, quelque 13 millions de robots domestiques.
Alice Coffin

La radio pousse le son de la fiction

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« These scars on your arms-mais c’est pas possible, t’es complètement obsédée par les cicatrices toi, you’re obsessed ». Déjà Vu, d’Arte Radio et la BBC, est la première fiction radio bilingue –n via une histoire d’amour reliée par Eurostar. Deux amants, une Anglaise et un Français y apprennent autant les mots que le corps de l’autre. Une trouvaille qui rend l’histoire compréhensible même si l’on ne parle qu’une de deux langues. Et un duo qui répond à celui formé par l’imposante BBC, sa compagnie d’acteurs à demeure, ses fictions radio à gogo (700 heures produites par an) et le « son » de la web radio d’Arte, moderne et allumé. Le tournage a pris une quinzaine de jours. De quoi oser un peu d’impro et de récolter des sons uniques « trop souvent d’un fiction à l’autre, on entend le même camion pré-enregistré note Christophe Rault, le réalisateur, on oublie la richesse du son naturel ».
Arte est un peu le labo sonore du temps présent « Personne ne se dit plus, oh là, là, il est 22H, faut que je rentre pour écouter la fiction radio, raconte Silvain Gire, fondateur et directeur d’Arte Radio. Les créations doivent être podcastables et les formes adaptées. Les création courtes, marrantes comme le Bocal, cartonnent ». Le Bocal, comédie en apnée sur la vie de bureau avec le collègue « Calamar » compte deux saisons et intéresse les Allemands. A écouter aussi « l’audioguide de bord » où l’on visite des monuments imaginaires, telle la « statue du pouvoir d’achat ». Des formes nouvelles particulièrement prisées par les stations associatives et locales. Radio Grenouille à Marseille, Jet Radio à Nantes ont ainsi accueilli la frissonnante «  Chambre triste ». « La chambre triste, on l’a pensée comme un film, pas comme une lecture » raconte le producteur, Ulrich Vantillard. Face aux expérimentations qui montent le son, France Culture, qui produit 6H30 de fiction par semaine, est décidée à innover, en plus de ses rendez-vous plus classiques, théâtre, lectures et feuilletons. Avec des œuvres jeunesses merveilleusement absurdes comme « Avance Rapide » de Tanguy Viel « Et des formes plus courtes, des comédies, de la science fiction » détaille Blandine Masson, responsable de la fiction. La station compte aussi avancer sur les questions de droits d’auteur afin de passer au web et au podcast « On n’écoute plus la fiction autour d’une table reprend Blandine Masson. Il y a une vraie culture du son chez les jeunes et nous devons saisir cette chance».
Anne Kerloc’h
http://www.arteradio.com/
http://lachambretriste.resiste.org/


 
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