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27/11/2008

La télé-réalité néerlandaise toujours au top

Pas question de perdre leur couronne. Endemol oblige, la télé réalité est née en Hollande avec "Big Brother" en 1999. Depuis, les Bataves font tout pour rester au top. Oui, tout. "En gros, deux fois par an, on a le droit à des émissions très, très trash qui font scandale", note Sheily Lemon, consultante pour NOTA chez IMCA. On se souvient de "Spuiten & Slikken" ("Injecte et Avale"). Au programme sexe, drogue and, surtout, groot schandaal! Idem pour les orgies du jacuzzi de "De Gouden Kooi" ("La Cage dorée") l'an dernier.

 

Et le cru 2008 est à la hauteur. Dans "Bébés à louer", on confie des enfants en bas âge à des couples inexpérimentés. "40 jours sans sexe", fait, lui, rejouer à sept ados, en pleine puberté, la traversée du désert. L'émission est diffusée...par une chaîne catholique. Autre perle actuellement à l'antenne: "Expedition Unlimited". Le concept fait voyager cinq mannequins et cinq personnes lourdement handicapées, "avec un bras ou une jambe en moins" précise le pitch. "C'est typique des programmes hollandais, note Bertrand Villegas de The Wit. A la fois, on exploite les candidats mais cela permet aussi l'intégration de toutes les minorités de la société".

 

 

Et on redonne même du travail aux demandeurs d'emploi. "Bloot, Zweet en Banen" ("A poil, en sueur, et au boulot") s'inspire du Full Monty. Six chômeurs, coachés par des pros, tentent de perdre leurs kilos, muscler leurs biscottos et devenir de parfaits strip-teaseurs. Pour plus de romantisme, optez pour Prisoner of love. Des jeunes femmes rencontrent d'anciens taulards sans connaître l'objet de leur passage en prison. Pas de violeurs, ni d'assassins souligne néanmoins la prod'. Bref, au pays de Spinoza, la télé-réalité ne déçoit pas.

Alice Coffin

«Chanvre 1408»

Question pour un champion! Quels sont les deux automatismes que l’on a en découvrant une chambre d’hôtel à l’étranger? Premier réflexe, mater la taille de la salle de bains. Mais comme cette chronique porte sur les médias et non les sanitaires, on passe illico au deuxième: allumer la télé. Après un bref zapping du PAH (Paysage Audiovisuel Hollandais), on tombe sur des pépites. Sur le canal 18, TV5 diffuse « Ripostes », l’émission de Serge Moati, en plein débat sur la crise du PS.

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Surprise, le talk est sous-titré en batave. Un moment de détente au poil pour redescendre d’une virée au coffee. Trois chaînes plus loin, on scotche sur un jeu local : la course de vélo d’appartement. Les paysages sont moins variés que ceux du Tour de France mais la barre de shit, pardon, de rire, est assurée. Et avant un bon dodo, rien de tel qu’un petit tour des chaînes publiques. Après minuit, les spots publicitaires vraiment chauds pour les numéros surtaxés s’enchaînent. C’est la femme de chambre qui appréciera en changeant les draps.

Cédric Couvez

20/11/2008

Gare aux gags de Gonzague

À 29 ans et encore toutes ses dents, Gonzague Rebois est devenu en moins d’un an le petit prince de la caméra cachée sur le net. Après avoir décroché un master de gestion nouveau médias à Dauphine et une flopée de piges à la télé, c’est en octobre 2007 que ce parisien lance gonzague.tv. «Au début, ce blog était juste une vitrine en ligne pour montrer aux boîtes de prod mes conneries mais très vite, c’est devenu un vrai phénomène collectif !»

Et si le blondinet n’est pas du genre à se vanter, il n’est pas peu fier des chiffres : «Nous réalisons 1 million de vidéos vues par mois !» Un «nous» cher à Gonzague qui aime souligner le côté communautaire de cette aventure : «Je suis la partie visible du site mais il y a toute une équipe de fans qui bosse sur le projet. J’ai reçu près de 3 000 idées de défis toutes plus dingues les une que les autres. C’est une force de frappe créative qui peut mettre à l’amende n’importe quelle équipe d’auteurs !

 

Avec sa bouille de premier de la classe, Gonzague est un kamikaze du défi filmé : «J’y laisse parfois quelques plumes mais dans l’ensemble, les gens rient une fois le canular dévoilé. » Parmi ses fameux faits d’armes, le trublion a essayé de vendre des écharpes de l’OM à des supporters parisiens, tenté de réaliser un ippon surprise sur le judoka Teddy Riner ou encore danser en tutu au beau milieu d’un concert de métal. Côté finances, Gonzague ne s’en sort pas trop mal : «Je ne roule pas sur l’or mais j’en vie correctement. » Plus qu’un enrichissement personnel, ce diable du caméscope HD souhaite que ses sponsors lui permettent d’assurer la logistique : «Pour le tour des France des défis, les céréalier Golden Grahams m’a loué un camping car et payer les frais techniques en contrepartie d’une présence sur le site.» Et le buzz de Gonzo ne fait que commencer : TF1 l’a appelé pour co-présenter une émission en décembre. Un nouveau défi en perspective…

 

>> Pour voir tous les défis de Gonzague http://gonzague.tv/

Cédric Couvez

Ôde au Grand Journal

N’ayons pas peur des mots mais des idées, le Grand Journal de Canal+ est la meilleure émission diffusée sur les ondes depuis 1937, date de lancement du premier programme télé en « acces prime time ». Pourquoi ? Parce que Denisot, c’est la classe incarnée. Aussi poli qu’un Michel Drucker et aussi branché qu’un Pedro Winter, le chef d’orchestre est là pour mettre en valeur ses invités et non l’inverse. Des convives hétéroclites castés avec le plus grand soin. Sur le même plateau, on peut retrouver Sarkozy, CSS ou Sharon Stone… C’est pas Cauet qui pourrait en dire autant. Et pour cuisiner ce beau petit monde, rien de tel qu’une bande de chroniqueurs aux idées larges : Ariane Massenet est la « Ellen de Generes française », Ali Badou, un futur présentateur de JT, Yann Barthes fait craquer les minettes et… les people, quant à Mouloud Achour, c’est la caution street-culture de poids. Reste à régler le cas des miss météo… mon numéro de portable commence par 06 !

Cédric Couvez

Les marques s'éclatent au buzz-odrome

Depuis la nuit des temps, à la machine à café, dans les soirées trop arrosées ou lors du déjeuner dominical, les hommes et les femmes buzzent ensemble… sans forcément le savoir. Que les associations de défense de la famille se rassurent, on ne vous cause pas d’histoires de fesses dans les lignes qui suivent mais de bouche à oreille viral. Traficotée par les grands manitous du marketing version 2.0, cette pratique ancestrale est devenue en moins de dix piges l’un des objectifs majeurs des marques qui cherchent à toucher différemment leurs consommateurs. « Un bon buzz doit donner envie de le faire partager » assure Mehdi Sol, directeur commercial d’Influence, une agence de conseil en communication. Ce Cyril Lignac du buzz sur le web a besoin de deux ingrédients pour que la sauce prenne: « un bon contenu décalé et de bons relais du message !». Une recette que partage Romain Achard, co-fondateur de l’agence marketing Nouveau Jour. Ce dernier y ajouterait une pincée de chance pour que le plat soit parfaitement réussi: « Parfois, l’alchimie d’une campagne prend et on ne sait pas vraiment pourquoi ! Ça rend le truc très excitant…»

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Pour promouvoir ses concerts privés, Charles Benoit, directeur com’ de NRJ, expérimente tout un tas d’astuces. «On vient d’organiser la pendaison de crémaillère de Pink. Plutôt que d’organiser un showcase classique avec l’artiste et 500 happy fews, on a monté toute une opération avec une phase de teasing où elle disait rechercher un appartement à Paris. Le message a été relayé sur le web puis via des spots tv. On a ensuite loué un vrai loft où elle s’est produite devant seulement 30 fans!» Tous supports confondus et retombée presse incluses, c’est finalement plus de 1,5 millions de personnes qui ont été touchées par le message.
Un concours de créativité qui dope l’appétit des annonceurs même les plus institutionnels. L’an passé, pour redorer le blason du très ghetto Forum des Halles, le promoteur immobilier a fait appel à D-Contract pour organiser une course de kart à pédales dans le parking souterrain de la galerie. «Ils ont voulu touché une nouvelle cible de leaders d’opinions et de branchés. Ils sont à la recherche d’idées originales. Il n’y a pas de limite à l’audace.» lance Rodolphe, co-créateur de la micro agence qui n’était il y a un an encore qu’une petite asso qui organisait des «Party Terrorist » dans le métro.

Mais trop de buzz ne tue-t-il finalement pas le buzz ? « Il y a tellement de campagnes que seules les très bonnes créations sortent du lot. Ça rejoint ainsi le schéma de la pub traditionnelle. » Mehdi Sol le rejoint sur la question : «Les annonceurs vont être de moins en moins dupes car leurs clients ne le sont plus depuis longtemps. Par exemple, les billets sponsorisés sur les blogs sont très décriés. Pour faire parler de soi, il faut que la démarche soit sincère et toujours plus originale.» Bonne nouvelle, on est donc pas prêt de s’arrêter de buzzer les amis !

Cédric Couvez


07/11/2008

Non Stop Joe

A quoi ressemblera vraiment Non Stop Joe le nouveau format de Fremantlemedia? 20 minutes a obtenu en avant première les détails de cette télé réalité qui n’en est pas vraiment une.

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Jacques a dit à Joe…

Jeu de Sims grandeur nature ou «Jacques a dit» 2.0.  Joe, diffusé le 20 novembre a été imaginé par l’agence Dialog Red, filiale de Publicis. Le public lancera chaque jour des défis à Joe, via des SMS ou des posts sur ls site web (filtrés…) et pourra suivre le candidat 24h/24h en live sur le net et le mobile. Un quotidienne de quelques minutes sera en plus diffusée 7 jours sur 7 sur une chaîne de télé.

Stop… ou encore?

Joe sous son masque, c’est un peu chacun d’entre nous. Ce sont surtout 9… garçons et 6 filles, choisis parmi 500 postulants. En fin de journée, Joe est noté sur ses défis. Si le public le chérit, il reste, sinon, un autre candidat prend sa place. On achève bien les Joe ? «Non, explique Bruno, Henriquet directeur de la création de Fremantlemedia, Joe a son libre arbitre. Il peut refuser un défi ou demander au public de lui faire plaisir… de l’envoyer voir un film avec sa copine…. Un dialogue va s’instaurer». Quand Joe en aura ras-le-masque (il en a toute une collection) il pourra même quitter le jeu. «Sera-t-on dans une logique d’hyperconsommation, où les Joe vont se succéder? Est-ce que le public va s’attacher à un personnage?» s’interroge Bruno Henriquet

100% live

«Il va falloir assumer les loupés. Ce genre de défis filmé avec la bonne chute, la bonne prise est très difficile à réaliser!» note Henriquet. Et ce, d’autant plus que Joe est capté en live et en mobilité «S’il doit monter sur la tour Eiffel, il faudra suivre…». Pour la technique, Fremantlemedia annonce une première technique mondiale grâce à un opérateur mobile. Le galopant Joe va faire courir…


Le nom des diffuseurs, sera dévoilé officiellement samedi 8. Le 10 novembre l’émission lance son site www.nonstopjoe.com
avec le casting et un portrait chinois des candidats


Anne Kerloc’h

>>> Retrouvez toutes les chroniques d'Anne Kerloc'h en cliquant ici

06/11/2008

Flavie Flament et le colonel Moutarde

Flavie, fais-moi peur ! Dans un parking, ou, plus étonnant, cheveux au vent sur une plage, Flavie Flament présente "Murder" sur TF6. "Préparez-vous à un électrochoc", annonce la dame, et éloignez les enfants, surtout s’ils ont moins de 16 ans. Dans ce Cluedo Trash, on s’amuse à reconstituer la scène d'un crime, bien réel. Deux équipes d’experts amateurs examinent le mannequin-cadavre, recueillent des indices et accèdent à certaines pièces du vrai dossier comme le rapport du médecin légiste ou certains témoignages. Au bout de 48 heures, les deux camps sont invités à livrer leur conclusion. Happy-end au bout cette enquête criminelle, les gains de l'équipe gagnante sont reversés à une association d'aide aux victimes.

 

 


Alice Coffin


>>>Dimanche à 23h15 sur TF6

 
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