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04/11/2008

Sex & Sensibility: Au lit avec les dessinatrices du New Yorker

Après Funny ladies, Fathers and sons et Mothers and Daughters, Liza Donnely s’attaque à son quatrième livre tout rose, tout féminin et bougrement cocasse. L’auteur assiège le monde des cartoonistes avec sa bande d’illustratrices : Roz Chast, Carolita Johnson, Victoria Roberts, Barbara Smaller… dans « Sex&Sensibility : L’amour, le désir et les hommes croqués par les dessinatrices du New Yorker. » Ce bouquin combine des parties de jambes en l’air brouillées par des sentiments potaches. Légendes et dessins réincarnent l’esprit de Sex & The City, Carrie Bradshaw en moins.

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« Désolée, Jon, mais Henri est parfait. D’abord, il me fait rire, en plus, il me fait des omelettes, et pour couronner le tout, il me fait jouir. » Cette réplique vous est familière? Vous êtes une satanée victime de l’amour contemporain! C’est évident, les femmes modernes foutent la frousse…Nymphomane ou fleur bleue, rien ne vaut un bon mode d’emploi. Détendez vous, la solution s’appelle Sex&Sensibility, votre nouveau refuge rigolo pour les soirs de célibat. Alors, Mesdames, sortez vos plumeaux, c’est l’heure de déblayer le terrain masculin. Une nouvelle ère commence !

Julie Dubois

>> Sex & Sensibility, Liza Donnelly, Michel Lafon, 280 p. , 19€

30/10/2008

Les méchants secrets des vilains dans James Bond

James Bond n’aurait aucune raison d’être s’il n’avait pas d’adversaire. Comment être à la hauteur quand on doit affronter l’agent secret le plus célèbre du monde? Faut-il être prêt à détruire la planète ou diriger une organisation secrète avec un chat blanc sur les genoux? «Le vrai secret, c’est la sincérité.» explique Roger Moore, qui vient de publier ses mémoires Amicalement vôtre aux éditions de l’Archipel.

3110-MAG-BOND2.jpgLe Britannique sait de quoi il parle: il a joué 007 à sept reprises de 1973 à 1985. «Les méchants doivent être de grands acteurs parce qu’il faut qu’on les sente habités par leur vision. Même quand ils commettent des actes atroces, ils sont persuadés d’être dans le juste et seraient sans doute surpris d’être traités de méchants!»  Marc Forster, réalisateur de Quantum of Solace, deuxième opus des aventures de Daniel Craig, a tout de suite saisi l’importance du «vilain».

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C’est après l’avoir vu dans Rois et reine d’Arnaud Desplechin qu’il a été fasciné par la richesse de jeu de Mathieu Amalric. «Sa nationalité n’est pas entrée dans l’équation, dit-il. J’aurais pris Mathieu même s’il n’avait pas été français.» Le méchant version 2008 est moins flamboyant que ses prédécesseurs, mais il est tout aussi menaçant. «La James Bond Girl a évolué, elle est devenue une vraie femme, plus une potiche, explique Amalric. Il est normal que le «vilain» suive une évolution similaire.» Dominic Greene, l’homme d’affaires à l’âme noire qui malmène 007, pourrait passer pour un brave type un peu mal dans sa peau. Rien ne permet de soupçonner à quel point il est dangereux. «Mathieu m’avait demandé à avoir des cicatrices ou d’autres signes distinctifs quand il a accepté le rôle, mais je tenais à ce son apparence physique reste le plus ordinaire possible.»

3110-MAG-BOND3.jpgL’acteur français ne s’appuie donc que sur son jeu pour rendre son personnage menaçant. «Le côté visqueux de Greene devait être visible dès sa première apparition. dit-il. Je suis revenu à des choses assez simples pour le composer comme l’absence du père ou la frustration sexuelles, des choses qu’on trouvait déjà dans Shakespeare. J’ai joué la subtilité, mais, quand j’ai vu le film, je me suis dit que j’aurais pu en faire encore moins.» Pour avoir une chance de devenir le prochain ennemi de James Bond, il suffirait donc d’être un bon comédien. «Pas seulement, dit Amalric. C’est aussi une question d’alchimie avec Daniel Craig. Il faut que l’équilibre soit parfait entre 007 et son adversaire sinon c’est tout le film qui s’écroule !»  Roger Moore lui donne raison avec son humour british bien connu. «Si je n’avais pas eu de bons méchants, je n’aurais sans doute pas été un bon James Bond».

Caroline Vié

LE FILM : Casino Royale avait constitué un tel choc que Quantum of Solace déçoit un peu. Certes, Daniel Craig vibre de charme vénéneux, Mathieu Almaric fait passer des frissons dans le dos et Olga Kurylenko est une bien jolie personne. On ne s’ennuie pas vraiment, mais l’énergie brute du précédent film est absente de ce second opus, laissant le spectateur sur une impression de trop peu.

>>> Et vous, il vous plait ce James Bond?

La guerre prend des couleurs

Petit exercice mental. Imaginez une tranchée de 14-18, Churchill ou des GI's sur une plage de Normandie. Comment surgissent-ils? En noir et blanc. Et pour cause, "il y a association automatique entre ces périodes de guerre et des films zébrés de striures", explique le réalisateur Daniel Costelle. Mais la donne change. Costelle prépare, par exemple, Apocalypse une série sur la 2nde guerre mondiale avec des archives minutieusement colorisées. Elle sera sur France 2 à l'automne 2009 " en prime time. Pour toucher un public plus jeune, la colorisation est indispensable." Pour cela et aussi "pour rendre ces conflits plus proches, plus perceptibles", précise Jean-François Delassus, dont le 14-18 le bruit et la fureur, le 11 novembre sur F2, est lui aussi passé à la palette. L'historien Jean-Pierre Verney a supervisé sa colorisation: "j'ai donné des précisions pour les uniformes, du coloris de leurs boutons à celui des décorations. Si le noir et blanc figent les choses, là on s'y croirait".

[Sur YouTube, on peut déjà trouver quelques archive couleurs du conflit]

 

Un tournant chatoyant amorcé dans les années 2000 grâce à la diffusion d'archives, cette fois originellement shootées en couleurs. René-Jean Bouyer a ainsi collecté dans Ils ont filmé la guerre en couleur des milliers d'heures de rush d'amateurs, tournées en kodachrome entre 39 et 45. Pourquoi ont-elles surgi il y a si peu de temps? " Parce que ceux qui avaient filmé ces images ont commencé à disparaître,souligne Bouyer. Leurs héritiers ont alors confié ces pellicules retrouvées dans des greniers à des institutions."

 

Artificielle ou originelle, il faut donc désormais " absolument de la couleur", estime Anne Grolleron, responsable des achats de la chaîne Histoire. C'est un phénomène général". Les Anglo-saxons ont, en effet, aussi produit des docs à base d'images originales en couleurs, comme The WarWar in Colours actuellement sur Histoire. Un immense progrès? "Pour la colorisation, le débat demeure, nuance Bouyer. C'est comme pour le doublage. Il y a ceux qui n'acceptent que les VO, mais aussi ceux qui ne regarderaient jamais le film s'il n'avait pas été doublé."Des goûts et des couleurs, on ne guerroie point. diffusé sur Arte ou War in Colours actuellement sur Histoire. Un immense progrès? "Pour la colorisation, le débat demeure, nuance Bouyer. C'est comme pour le doublage. Il y a ceux qui n'acceptent que les VO, mais aussi ceux qui ne regarderaient jamais le film s'il n'avait pas été doublé."Des goûts et des couleurs, on ne guerroie point.

Alice Coffin

La chronique d'Anne Kerloc'h: la bombe chantilly


Ceci est une supplique pacifique. Joyeuses consoeurs et jouasses confrères, ôtez vos pataugas et videz votre chargeur à métaphores. Stop à la grammaire qui perd ses viscères, halte au massacre des bébés phrases. Ne puisez plus votre inspiration au rayon chasse, pêche et coutellerie du catalogue Manufrance. Ne vous enivrez plus d’articles qui confondent petit plomb et ponctuation, décharge d’Uzi et trait d’esprit. Que s’éloigne à jamais le temps des «roulements de tambour» et des «pris entre deux feux». Que s’éteignent les «batailles de géants» quand deux fabricants de râpe à rutabaga «partent à la conquête» du marché biélorusse. Faites la frangipane, pas la guerre. Pour une société pacifiée et croustillante, 20 minutes vous propose d’adopter la métaphore macaron, nouvelle tendance de saison. Désormais nous serons délicieusement «pris entre deux coques» pendant que dans la douceur de l’automne monteront des «  roulements de ganache ». Notre cœur sera tendre, voire «moelleux». Et nous spatulerons ensemble.

Retrouvez toutes les chroniques d'Anne Kerloc'h en cliquant ici.

Anne Kerloc'h

16/10/2008

La chronique d'Anne Kerloc'h: Celui du milieu

Pour Noël, soyez capricieux, exigez une classe moyenne. C’est rare, donc c’est cher. Les « moyens men » et « moyennes women » sont en voie d’extinction. La faute au climat ou aux prédateurs, même si le varan de Komodo n’y est pour rien. En attendant, les magazines lancent des avis de recherche pour savoir où a migré cette fichue classe moyenne, qui n’est même plus reconnaissable à son fameux terrier pavillonnaire et à son Livret A à crête rouge. L’époque est celle du trop ou du trop peu. Le passant passable, l’homme du milieu a même disparu des écrans. Le modèle télévisuel courant, c’est plutôt la gossip girl de Manhattan, celle qui se foule la cheville en glissant sur un diamant mal taillé. Heureusement, les Japonais sont en train de prendre le mal en main. Dans le jeu télévisé « Mannigen », on renverse tous les obstacles grâce à sa sublime normalité. Celui dont les réponses à un QCM se rapprocheront le plus de la moyenne de la population sera sacré vainqueur.Un jour, je serai Superbanalman.

Retrouvez toutes les chroniques d'Anne Kerloc'h en cliquant ici.

L'ovni cathodique de la semaine : Sale boulot

Des cages dorées du stade de Manchester United aux égouts parisiens. Eh ouais, c’est la crise pour tout le monde. Même pour Peter Schmeichel, l’ex-gardien des Red Devils, qui s’est fait embaucher par l’équipe de « Dirty Jobs », sur Discovery Channel.
En ces temps difficiles, il convient d’être flexible et pas trop chichiteux. Dans ce « Vis ma vie » version gore, Schmeichel teste donc « les boulots dont personne ne rêve ». Inséminateur de porcs, tripier à Rungis, où il manque de peu la gerboulade en découpant « des têtes de veaux morts, tondues et nettoyées à l’eau bouillante ». Fastoche à côté de son passage « dans une grosse mer d’excréments »: les égouts parisiens, qu’il arpente comme « curateur ». Et, en plus, Pete est un précaire, un intérimaire juste là pour une série d’émissions, avant de rendre sa place au présentateur officiel... Oui, c’est vraiment la crise.

Alice Coffin

Tous les dimanches à 22 h 35, sur Discovery Channel.

>>> Vous avez repéré un ovni. Présentez le en commentaires.

Hua, du board au guichet

A-t-il senti venir la crise et cherché la sécurité de l’emploi ? Toujours est-il qu’il y a quelques mois, Maillard a laissé la place à Célimène. Le cadre sup de « Brother &Brother » est devenu une guichetière procédurière, les deux étant joués par Jean-Michel Hua, créateur et acteur principal des deux séries. Dans « Sévices publics », le samedi à 13 h 45 sur Canal+, usagers et fonctionnaires se côtoient dans l’absurdité, par comptoir interposé. « Je voulais trouver un sujet sur lequel tous les Français se rejoignent, explique Hua. Le PDG comme le chômeur ont affaire à l’administration. »


En ces temps de crise, ne regrette-t-il pas d’avoir quitté sa multinationale, où même les plantes vertes sont gorgées d’ambition ? « Non, car “Sévices publics” est une super fenêtre de commentaires sur l’actualité. Toute décision politique pour gérer la crise a des répercussions sur un guichet d’administration. » Hua et sa bande ont cependant décidé de retrouver les Brother&Brother emportés par la tourmente économique. « On n’allait pas laisser filer l’occasion… Il y a une vraie attente pour que l’on parle de la crise version business et cols blancs. Dès lundi, on va tourner un nouvel épisode, que l’on mettra en ligne sur Facebook. » Un tournage façon Brother, au sous-sol d’un immeuble, avec des copains qui adaptent leurs plannings de commercial ou d’agent immobilier et les bruits de la machine à laver du dessus qui jouent les gêneurs. Créativité, sobriété !

Claire Hache et Anne Kerloc’h

 
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