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08/10/2009

Sorties jeux vidéo : tendance camouflage

C’est du propre ! La collection automne-hiver de la mode pour homme mise à nouveau sur les couleurs kaki-marron. Avec trois jeux d’action et de tir pour adopter un joli look troufion sous toutes les coutures. D’abord Le 10 novembre, Le très attendu « Call of Duty : Modern Warfare 2 » tentera de battre le record de vente de son prédécesseur, soit quelque 13 millions d’exemplaires. Un peu plus tard, le 15 janvier, la suite d’« Army of Two », (qui ne s’appelle pas « Army of toutou », mais « Army of Two : le 40e jour ») pour jouer en coopération dans un Shanghai en état de siège. Enfin, « Battlefield : Bad Company 2 », le 4 mars, essaiera de se montrer à la hauteur du buzz qu’il est en train de créer chez les gamers.

 

Joël Métreau

Ezio, héros overlooké d'Assassin's Creed 2

Plus fashion victim qu’Altaïr, le héros médiéval de « Assassin’s Creed », voici Ezio, jeune noble de la Renaissance italienne, au cœur de la suite de ce block­buster d’Ubisoft. Parmi les points communs : la taille mannequin, la démarche podium, et la moue dédaigneuse à la Derek Zoolander. Mais surtout la silhouette qui évoque l’oiseau de proie.

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« Un collier qui appelle l’œil »
Pour les différences, Mohamed Gambouz, directeur artistique du jeu chez Ubisoft Montréal, apporte ses explications. « Le premier personnage était très iconique. Est-ce que nous devions rester dans le même principe ou partir de zéro dans un style Renaissance ? A la fin nous avons réussi à trouver un juste milieu, en conservant la cagoule et le blanc lumineux. Par-dessus, nous avons rajouté des accessoires : des bottes qui remontent au-dessus des genoux, une demi-cape sur le côté et de longues manches avec de la dentelle. »
Pour l’ensemble, les créateurs se sont appuyés sur les peintures de l’époque, mais aussi des films – Elizabeth, l’âge d’or, qui a obtenu l’oscar pour ses costumes – et d’une série (« Les Tudors »). « Nous recherchions un côté riche, pour le différencier du caractère médiéval, sobre et brut. Nous sommes passés d’un aspect sombre et usé à quelque chose de raffiné et soyeux. Nous avons aussi rajouté des ingrédients plus argentés. Le niveau de détails a été augmenté. » Comme ce collier autour du cou, afin de lui donner un aspect top-modèle italien. « Cet objet additionnel appelle l’œil, et fait donc ressortir la chemise ouverte qui lui donne un côté charmeur, à la Casanova. »

La pureté et le sang
Côté tons, on reste dans l’association rouge et blanc, ce mélange de pureté et de sang, qui a rendu identifiable le premier héros d’« Assassin’s Creed ». Mais le rouge a été renforcé dans le costume, notamment grâce à une ceinture élargie et à deux lanières tombantes (au lieu d’une pour Altaïr). Cette couleur est subtilement soulignée par le brun, « du cuir neuf, vivace et foncé ».
A moins que ce soit pour des pratiques sexuelles hard, pourquoi ne porte-t-il qu’un seul et unique gant ? « Précisons qu’il s’agit du personnage de base, que le joueur pourra customiser en progressant dans l’aventure. Ce gant unique sert à briser la symétrie. Il rappelle aussi l’aspect combattant et guerrier d’Ezio. » Bon, et si Ezio devait refaire sa garde-robe, il s’habillerait chez qui ? Mohamed Gambouz : « Chez Yves Saint Laurent. »


Joël Métreau

01/10/2009

Jeux vidéo : les sorties

Vraie Rubi, dans Wet

Dommage que « Wet » soit loin d’être aussi sexy que son héroïne. Mix entre « Kill Bill », pour l’atmosphère, et « Stranglehold » pour le gameplay, ce jeu de tir et d’action (sur Xbox 360 et PS3) manque de finition. Les adeptes du bourrinage un peu répétitif y trouveront leur compte. Restent des phases exaltantes, dont une chute en avion, et surtout un personnage qu’on aimerait revoir. Armée de son katana, l’acrobatique Rubi Malone fait de la dentelle de ses messieurs. Vénéneuse, la tueuse à gages n’a ni ses flingues ni sa langue dans la poche.

 

Dirt 2 dérape sévèrement

Il faut le savoir. Le rallye, c’est aussi un sport de glisse. Pour « Colin McRae : Dirt 2 », jeu de bagnoles, imaginez un volant planté dans des savonnettes. Donc, pour les débutants, prévoir des difficultés au démarrage, une fois dépassé le menu flashy. Si les commandes sont simples, l’engin exige une attention soutenue pour ne pas manger le (joli) décor. En solo, un mode flashback permet de rattraper ses écarts de conduite. Et, en multi, sur des circuits variés, l’adversaire le plus redoutable a pour nom tête-à-queue.

 

 

Le monde d'Aion victime de son succès

Aux heures de pointe, c’est à dire 20 h-minuit, on a le temps de se mater un épisode de – au hasard – « Fringe », avant de pouvoir s’y connecter. Pour « Aion », jeu de rôles en ligne multijoueur sur PC, c’est donc la rançon du succès. Après avoir fait ses preuves en Corée du Sud, « Aion », de NCSoft, a débarqué en Europe (400 000 préreservations) il y a quelques jours avec son monde persistant à base d’heroic fantasy. Parmi ses points forts, des graphismes fins, des classes bien pensées et des serveurs stables. De quoi attirer les déserteurs de « World of Warcraft».

 

Joël Métreau

 

Jeux vidéo : le gratuit paye bien

Jouer sans abonnement et sans payer à des jeux de rôles multijoueur en ligne, c’est possible grâce au « free-to-play ». En Europe, des sociétés comme BigPoint et Gala Networks, dont le prochain jeu, « Allods Online », devrait sortir fin 2009-début 2010, sont sur le créneau. « Ce modèle de gratuité fonctionne bien en Asie, notamment en Corée du Sud. Il permet d’éviter le piratage, puisque le produit est entièrement gratuit. Ce qui fournit les revenus, ce sont les services proposés par l’éditeur », explique Julien Wéra, aux relations publiques de Gala Networks.


Objets virtuels à vendre

Sur leur portail gPotato, qui revendique deux millions d’inscrits en Europe, on trouve notamment le mignon « Dragonica », sorti en juin dernier, auxquels se seraient déjà frottés 200 000 joueurs. Il s’agit d’un jeu grand public, avec un univers hyper-coloré, des personnages très mangas, et son lot de quêtes et de combats. Pour un jeu gratuit, un bon rapport qualité-prix.
Mais où l’éditeur trouve-t-il sa contrepartie ? En vendant des accessoires et une progression plus rapide des personnages. Ainsi, pour « Dragonica », va falloir sortir la Carte bleue ou le Paypal si l’on veut s’offrir l’arme sèche-cheveux pour archer ou la fourchette enrubannée du magicien. Quant aux prix, ce n’est pas toujours donné : 12,80 € environ le costume de marié ou 14,50 € les habits de détective. Du côté de l’allemand BigPoint, éditeur de « Seafight » et « Darkorbit », on reconnaît que ce modèle de business s’avère rentable : « Les joueurs paient de petites sommes de temps en temps, et au final, ils investissent plus que s’ils avaient acheté un jeu sur disque ». Par ailleurs, pour s’amuser gratos, on peut aussi imaginer des jeux entièrement financés par de la pub dans leur contenu. Un peu comme ce journal que vous tenez entre les mains.

Joël Métreau

03/09/2009

Infection au Phazon

0409-MAG24-METROID.jpgParmi les virus notoires, dans « GTA IV », le succès « virus Rockstar », qu’on obtient en ôtant la vie d’un joueur l’ayant acquis. Le patient zéro, c’était un développeur des studios Rockstar, la bonne blague. Plus connu, le virus-T permet aux « Resident Evil » de concourir dans la catégorie « survival horror » puisqu’il transforme en zombie. Et puis, gare au Phazon ! Echappez à cette substance radioactivo-biologique dans « Metroid Prime Trilogy », qui sort aujourd’hui sur Wii.

Née en 1986, cette saga de science-fiction a mis en scène une héroïne bien avant Lara Croft : Samus Aran. Dans ce coffret (50 €) sont regroupés les trois épisodes « Prime », dont les deux premiers avaient fait la gloire de la GameCube, l’ancienne console de Nintendo.

Portés sur la Wii, avec pointeur et nunchunk, ils se voient proposer un gameplay tout beau tout neuf.

 

Joël Métreau

Virus informatiques: l'épidémie, un jeu de savants

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Vous avez bien rigolé il y a quelques mois, quand la grippe A s’appelait encore porcine, quand le jeu auquel vous vous adonniez sur le Web permettait d’exorciser votre peur. Swinefighter.com et hop, dézinguage de cochons à la seringue. Du virus, vous vous en étiez lavé les mains ? Maintenant ce sera vingt fois par jour, en pratiquant un « serious game », « The Great Flu » (la grande grippe).

Dans la peau d’un type de l’OMS
Sorti mi-août sur Internet, ce jeu a été conçu par Albert Osterhaus, spécialiste des virus au Centre médical Erasmus de Rotterdam. Une intro à la film-catastrophe, puis les instructions : à chaque virus, sa difficulté. L’interface : stylée, aride, inquiétante. Devant une carte du monde, le joueur doit décider des mesures. Les jours passent, le nombre d’infectés augmente. Faut-il fermer les aéroports, distribuer des masques ? Se prendre pour un type de l’OMS, ça rend parano.
A l’inverse, pour comprendre une épidémie, la science s’est déjà intéressée à un monde virtuel. Celui de « World of Warcraft ». En 2005, un « boss » (monstre) avait été introduit dans le jeu. Il infligeait une maladie qui tuait à petit feu le temps du combat. Alors qu’elle devait être circonscrite au donjon, des joueurs ont réussi à l’emmener jusque dans les capitales. Le fléau a échappé à tout contrôle, jusqu’à celui des développeurs. Pour endiguer l’hécatombe, ils ont mis au point un patch correctif. Deux ans plus tard, des épidémiologistes se sont très sérieusement penchés sur cette histoire. Une chercheuse suggérait même que ce monde virtuel pourrait servir de terrain d’expérimentation pour construire des schémas de comportement face à une pandémie. L’éditeur de « World of Warcraft » n’a pas relevé la proposition. Joueurs oui, cobayes, non.

Joël Métreau

 

 

27/08/2009

Wolfenstein, à la chasse aux nazis


2808-MAG27-WOLFENSTEIN.jpgAlien, zombie ou nazi ? Dans la grande famille des méchants de série Z, « Wolfenstein » (sur Xbox 360, PS3 et PC) a pioché la croix gammée. Ce jeu, qui se déroule sur arrière-fond de Seconde Guerre mondiale, met un scène l’agent américain William B.J. Blazkowicz, autre chasseur de nazi. Mais ici, on est loin du délicieux baratin d’un Inglorious Basterds. On tire d’abord et on ne discute pas. Surtout lorsque les nazis invoquent des forces occultes. « Wolfenstein » peut s’apprécier comme le « reboot » du « Wolfenstein 3D » de 1992, considéré comme l’un des précurseurs, avant « Doom » et « Duke Nukem », des jeux de tir en vue subjective, ces fameux First Person Shooter. Avec son background fantastique, « Wolfenstein » s’avère un FPS bien ficelé. Mais trop ronronnant pour attiser l’excitation des scalpeurs chevronnés de nazis .

 

 
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