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27/08/2009

Batman Arkham Asylum au sommet

Ce week-end, il y a ceux qui seront à la Nuit europénne de la chauve-souris et les autres sur LE jeu de la rentrée. Ces derniers jours, les gamers n’avaient que deux syllabes à leur vocabulaire : Bat-man. Car « Batman Arkham Asylum » (sur Xbox 360, PS3, et PC), cette icône de 70 ans remet en place la génération puissante de superhéros qu’on a vu naître dans « InFamous » ou « Prototype ». Comme quoi pour durer, il suffit d’une poignée de gadgets, d’un bon uppercut et d’une grosse névrose.

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Au lieu d’une ville ouverte avec sauts d’immeuble en immeuble, l’action se déroule ici dans des espaces confinés et des corridors lugubres où jouer au chat et à la chauve-souris. L’une des plus grandes réussites de « Batman Arkham Asylum », c’est son établissement charmant, avec vue imprenable sur Gotham City, manoir gothique, serres poisseuses, unité de (hum...) soins intensifs... Grâce aux énigmes tordues concoctées par l’Homme-Mystère, l’exploration du domaine est poussée dans ses moindres recoins sombres.
Le jeu assume l’héritage des comics, loin du réalisme high tech d’un Dark Knight. Ce n’est pas un hasard si on trouve Paul Dini, producteur geek issu de l’animation et créateur du personnage d’Harley Quinn, à l’écriture du scénario. Malgré tout, ce « Batman » possède des qualités cinématographiques : de la fluidité des mouvements du héros aux ralentis des coups. L’introduction n’est d’ailleurs qu’un long travelling où Batman et le Joker s’enfoncent dans l’asile. Cette réunion d’anciens combattants est rendue sexy par un dosage subtil de styles (beat them all, infiltration et plateforme). Certes, quelques-uns  vont chouiner sur la linéarité ou la facilité du jeu. Mais jusqu’ici, il s’agit du plus bel et plus fidèle hommage que le jeu vidéo a rendu à un mythe de la pop culture.
Joël Métreau

05/06/2009

Gamers en coffret

Est-ce que le batarang revient vraiment se glisser dans la paume de la main ? Le boomerang de Batman explose-t-il mieux les vitres que la télé HD ? Des questions auxquelles pourront répondre les futurs possesseurs du coffret collector de «  Batman : Arkham Asylum», dont la sortie est prévue le 28 août. En attendant, ne reste qu’à baver devant les détails énumérés par eidoshop.fr. Pour contenir les « dossiers des détenus d’Arkham », les « 52 pages de biographies des personnages », le jeu, le DVD making-of et le batarang de « 35 cm », il ne fallait pas moins qu’un « luxueux coffret ». C’est le tuning appliqué au marketing. L’emballage compte plus que ce qu’il y a sous le capot. Enfin, on apprend que le collector sera disponible « en quantité limitée ». A combien ? Un million d’exemplaires ?

 

Tronçonneuse manette ou clé USB ?

Le collector crée l’événement et vice versa. Plus une grosse sortie de jeu sans ses goodies. Rappelez-vous : 2005, « Resident Evil 4 » et sa manette en forme de tronçonneuse. Pas très pratique à l’usage, certes, elle possédait « une corde de démarrage qui imite le bruit d’une tronçonneuse réelle ». Et comme l’éditeur Capcom aime autant les bûcherons que les geeks (la chemise à carreaux ?), pour leur coffret collector « Resident Evil 5 », l’outil revenait sous forme de clé USB. Enfin, le collector a inventé le doudou ultime : le bandana de Solid Snake, « approuvé par Hideo Kojima pour le lancement "Metal Gear Solid 4" », avec parfum de cigarette et de transpiration.

 

Artworks, figurines, BO...

Tout fétichisme tape dans le porte-feuille. Ainsi pour le RPG-action « Sacred 2 -Fallen Angel » qui vient de sortir sur PS3-Xbox 360, le jeu tout nu coûte 69 €, la version collector : 79,99€. Et quoi de plus dans la boîte ? Un livre avec de nombreuses illustrations de l’univers de "Sacred 2", une figurine de Séraphin, une affiche représentant la carte d’Ancaria et le CD de la BO. L’écrin dévoile les coulisses du jeu, avec l’artwork. Et la figurine, c’est comme toucher Mickey à Disneyland. Ce qui est dommage, c’est que les collectors deviennent virtuels : dans « inFamous », on n’ a droit qu’à un pouvoir de plus ; dans le boîtier de l’extension de « WOW », à un code pour débloquer « Frigy, le bébé wyrm de givre ». Inutile, donc indispensable.

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Le courant passe

Ce n’est pas le coup de foudre, mais « inFamous », une exclu PS3, a suffisamment d’atouts pour se faire aimer. D’abord, le héros est du genre super. Imprégné d’électricité après un attentat, Cole découvre qu’il peut désormais envoyer des décharges à tout-va et jouer à l’ampère contre-attaque. Ensuite, comme de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités, Cole peut décider de nettoyer Empire City des gangs ou de laisser la ville à son sort. Enfin, Amon Tobin a composé en partie la bande originale. Au final, « inFamous » ressemble à une compilation de jeux appréciables : « GTA » pour le côté « bac à sable », « Assassin’s Creed » pour l’escalade... Grisant dans un premier temps (ah ! le surf sur des fils haute tension), « inFamous » s’essouffle parfois dans des missions répétitives.

 

Par Joël Métreau

03/06/2009

UFC 2009, des combats trop gnons

Lâchez les boules de feu, les épées plus grosses que leurs détenteurs et tout le bazar. Et si on en revenait à un peu de simplicité, aux mains... et aux pieds. « UFC 2009 Undisputed » fait passer avec punch « l’Ultimate Fighting Championship » de son ring octogonal à la Xbox 360 et à la PS3. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est vivement conseillé de s’essayer au didacticiel, avec ces figures évoquant un kamasutra au masculin. Sur consoles, la discipline est portée par un réalisme pêchu, avec possibilité de customiser son combattant. Au cœur des échanges de beignes, les réflexes seront sollicités, mais aussi un minimum de neurones : on peaufine sa stratégie pour éviter de manger le tapis. En somme, « UFC » pratique la baston qui fait du bien là où ça fait mal.

 

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Le Français Cheick Kongo a été modélisé dans « UFC 2009 Undisputed ».

Par Joel Métreau

 

 

Gaymers à l'action

Rockstar n’a pas fini de créer la surprise. Dans son deuxième contenu additionnel pour « Grand Theft Auto IV », le développeur a annoncé jeudi qu’il s’agirait d’incarner Luis Lopez, l’assistant et homme de main de Tony Prince, patron de boîte de nuit. L’épisode s’appelle « The Ballad of Gay Tony »... Ce ne sera pas le premier dans le jeu vidéo. Loin de là... Déjà dans « GTA IV », Niko Bellic cassait de l’homophobe pour aider un Bernie Crane plus folle que nature. Et les crypto-gays, qu’on ne compte plus, se défendent très bien par eux-mêmes : des métrosexuels flamboyants Dante et Nero dans les « Devil May Cry » au Voldo harnaché tendance SM dans les « SoulCalibur » en passant par l’homme-fée Tingle des « Zelda ».
Fondation de familles homoparentales dans les « Sims » ou unions de même sexe dans « Fable 2 », le jeu gay-friendly s’est également fait sa place. De quoi réjouir la communauté des gaymers (contraction de gay et de gamers), qui s’est créé aux Etats-Unis,  notamment sous l’impulsion du site Gaygamer.

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La bogossitude des icônes
Sur le même modèle, un portail communautaire francophone, Nextgaymer (« NG » pour les intimes) a été lancé par un couple de garçons d’une vingtaine d’années. « Sur Internet, nous sommes tombés sur beaucoup de gays qui cherchaient des amis pour jouer à “Counter Strike” et “World of Warcraft”, explique Gilhad, l’un des fondateurs. Et même si l’industrie du jeu vidéo tend à devenir une grande industrie de loisirs, comme le cinéma, l’univers gamer reste quand même très macho malheureusement. »
Chris Redfield (« Resident Evil 5 »), Altaïr (« Assassin’s Creed ») ou Kilik (« Soulcalibur »)... Leurs icônes sont la bogossitude assurée et musclée. « Je joue à tous les jeux qu’ils soient bourrin, sanglant, de voitures...», raconte Vink, 20 ans, membre du site.  « On joue sur des jeux bourrés de testostérone mais on n’a pas honte non plus d’aimer des petits jeux plus dirigés vers la clientèle féminine. C’est sans doute encore une fois la fameuse dualité des gays », témoigne Fenril, 31 ans, de l’équipe de Nextgaymer. Il poursuit : « Face aux “Putain le petit pédé qui m’a buté ! ”, il y a des parties en ligne qui me frustraient beaucoup. Avec les gaymers, je suis moi-même et mon plaisir de jeu est décuplé. Voilà tout. »

Par Joël Métreau

15/05/2009

Des manettes au grand écran

 

Dans à peine deux mois, le festival ne sera plus qu’un souvenir que déjà une autre manifestation aura lieu sur la Croisette, avec des enjeux économiques tout aussi importants. L’Idef, un salon où constructeurs, éditeurs, accessoiristes et distributeurs causent business autour du jeu vidéo. Jeu vidéo et cinéma font d’ailleurs ménage pour le meilleur et pour le pire. Dans la série des jeux adaptés, on trouve du correct (Final Fantasy : The Spirits within, Silent Hill, Lara Croft : Tomb Raider), du médiocre (Max Payne, les Resident Evil avec Milla L’Oréal Jovovich) et de la vraie daube (Doom, Street Fighter : la légende de Chun-li). Mais Hollywood, ne lâchant pas pour autant les manettes, confie même des projets à des réalisateurs bankables.

Le prince Jake Gyllenhall

 


L’an dernier, l’éditeur Take Two annonçait que « Bioshock », à l’univers visuel très marqué, intéressait Universal. Aux commandes : Gore Verbinski, qui a déjà réalisé (ou commis) le remake de The Ring et la trilogie Pirate des Caraïbes. Pour le script, un certain John Logan, auteurs des scénars de Gladiator, Aviator et Sweeney Todd. Mais le 24 avril dernier, selon Variety, le projet serait à la peine, la production étant trop gourmande (160 millions de dollars) au goût de la major. Cher, normal, s’il s’agit de reproduire toute une cité engloutie sous la mer. Prince of Persia en est à un stade beaucoup plus avancé. Après un tournage au Maroc, le film devrait sortir en 2010. Le réalisateur ? Le Britannique Mike Newell, qui a eu l’occasion de se frotter à un blockbuster avec Harry Potter et la coupe de feu. Jake Gyllenhall, qui s’est transformé en gym-queen pour le rôle, campe le prince Dastan. Avec tout un harem ? Non, c’est quand même produit par Disney et Jerry Bruckenheimer. Dernier film dans les cartons : « Shadow of the Colossus » : Sony serait déjà sur les rangs. Mais on peut craindre qu’il ne rejoigne « Halo » au cimetière rempli des adaptations abandonnées.

 

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Des comics aux grands écrans aux manettes

1505-MAG18-WOLVERINE.jpgLes jeux adaptés de films sont rarement des réussites : machines à fric ou produits faits à la va-vite pour surfer sur la sortie du long métrage. Pourtant « Wolverine », sorti récemment, mérite qu’on taille le bout de gras (en tout cas dans ses versions sur les consoles next gen Xbox 360 et PS3) . Parce que le superhéros Marvel ne se défend pas trop mal dans ce bon vieux hack’n’slah des familles. Si l’histoire de l’Arme X n’intéressera que ses fans, les amateurs de combats bourrins trouveront ici leur compte : ralentis spectaculaires, décollations pour la forme et sauts de loup. Le jeu exploite le penchant bestial de Wolverine, avec moultes effusions stylisées d’hémoglobine. Bien qu’ultralinéaire, il offre au joueur la liberté de personnaliser les attaques du superhéros. Toutes griffes dehors.

 

16/04/2009

Le mook de Pix’n’love

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Ce n’est pas un magazine, ce n’est pas un book (livre), c’est un « mook », selon la définition qu’en donnent leurs auteurs. La septième livraison, sortie ce mois-ci, de Pix’n’Love consacre toujours une large place au rétro-gaming, avec une interview de Yoshihisa Kishimoto, le concepteur du cultissime jeu de baston « Double Dragon ».




L’éditeur publie aussi Les Cahiers du jeu vidéo. Après un numéro passionnant consacré à la guerre, le suivant à paraître en juin portera sur le football (ouais!!!!), et un prochain sur la ville. Le but, selon Tony Fortin, coordinateur éditorial : « Faire réfléchir sur sa propre pratique des jeux, mais aussi sur soi-même, car le jeu vidéo est aussi une représentation particulière du monde. »

Pix’n’Love est vendu 9 €, en ligne sur leur site, ou dans certaines Fnac et boutiques Micromania.

Conspirez un grand coup

Au départ, le complot était servi sur un plateau, avec les wargames. Ces batailles sur papier, parfois accompagnés de figurines, «se sont fortement développées dans les années 1960-1970», explique Tony Fortin, responsable de la collection des Cahiers du jeu vidéo chez Pix’n’Love Editions. Ressemblant à des jeux de société, le principe du wargame, c’était la stratégie, élaborer des ta-keu-tiqueus grâce à son Sun Tzu de poche : «Toute campagne guerrière doit être réglée sur le semblant, feignez le désordre, ne manquez jamais d’offrir un appât à l’ennemi pour le leurrer...»

«Des wargames, avec le développement de l’informatique, découlent les jeux de stratégie en temps réel (STR). Ces derniers ont réussi à toucher le grand public avec des règles simplifiées, une gestion attractive, un effort par rapport à l’interface et des unités en 3 D», poursuit Tony Fortin. «Le genre a connu son âge d’or dans les années 1990, avec des jeux devenus des références du genre : “Starcraft”, “Alerte Rouge“, “Warcraft 2“».

1704-MAG-EMPIRETOTALWAR.jpgLa semaine écoulée, dans le Top 5 des meilleures ventes de jeux sur PC en France, selon l’institut GfK, on trouvait encore deux STR : «Empire: Total War», avec batailles navales au cœur de l’Europe du XVIIIe siècle, et «Warhammer 40 000: Dawn of War 2», dans un environnement carrément plus futuriste. Côté console, la franchise Halo vient d’être décliné en STR, avec «Halo Wars» sur Xbox 360.


Victime de machinations
A trop comploter, on peut aussi avoir envie d’être victime de machinations. Avec Tom Clancy, on est servi. La licence, dont Ubisoft a acheté l’an dernier les droits liés à la marque, s’est construite sur ce ressort. Florent Greffe, chef de produit chez l’éditeur, résume en quatre mots la marque : « Conspiration, Etats-Unis, technologie, militaire. » On pourrait aussi ajouter : paranoïa, trahison et coups bas. L’univers de Tom Clancy, auteur américain de bestsellers de techno-thriller, s’est prolongé dans les séries «Rainbow Six», «Ghost Recon, Hawx...» et surtout «Splinter Cell», dont un prochain opus est en préparation. Comme un Jack Bauer de « 24 heures Chrono », l’agent Sam Fisher, le personnage de cette saga d’infiltration, se trouve d’ailleurs obligé de recourir à des moyens pas très éthiques. Déjouer un complot ne fait pas forcément de vous un héros.



Joël Métreau

 
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