08.10.2009
Ezio, héros overlooké d'Assassin's Creed 2
Plus fashion victim qu’Altaïr, le héros médiéval de « Assassin’s Creed », voici Ezio, jeune noble de la Renaissance italienne, au cœur de la suite de ce blockbuster d’Ubisoft. Parmi les points communs : la taille mannequin, la démarche podium, et la moue dédaigneuse à la Derek Zoolander. Mais surtout la silhouette qui évoque l’oiseau de proie.

Pour les différences, Mohamed Gambouz, directeur artistique du jeu chez Ubisoft Montréal, apporte ses explications. « Le premier personnage était très iconique. Est-ce que nous devions rester dans le même principe ou partir de zéro dans un style Renaissance ? A la fin nous avons réussi à trouver un juste milieu, en conservant la cagoule et le blanc lumineux. Par-dessus, nous avons rajouté des accessoires : des bottes qui remontent au-dessus des genoux, une demi-cape sur le côté et de longues manches avec de la dentelle. »
Pour l’ensemble, les créateurs se sont appuyés sur les peintures de l’époque, mais aussi des films – Elizabeth, l’âge d’or, qui a obtenu l’oscar pour ses costumes – et d’une série (« Les Tudors »). « Nous recherchions un côté riche, pour le différencier du caractère médiéval, sobre et brut. Nous sommes passés d’un aspect sombre et usé à quelque chose de raffiné et soyeux. Nous avons aussi rajouté des ingrédients plus argentés. Le niveau de détails a été augmenté. » Comme ce collier autour du cou, afin de lui donner un aspect top-modèle italien. « Cet objet additionnel appelle l’œil, et fait donc ressortir la chemise ouverte qui lui donne un côté charmeur, à la Casanova. »
La pureté et le sang
Côté tons, on reste dans l’association rouge et blanc, ce mélange de pureté et de sang, qui a rendu identifiable le premier héros d’« Assassin’s Creed ». Mais le rouge a été renforcé dans le costume, notamment grâce à une ceinture élargie et à deux lanières tombantes (au lieu d’une pour Altaïr). Cette couleur est subtilement soulignée par le brun, « du cuir neuf, vivace et foncé ».
A moins que ce soit pour des pratiques sexuelles hard, pourquoi ne porte-t-il qu’un seul et unique gant ? « Précisons qu’il s’agit du personnage de base, que le joueur pourra customiser en progressant dans l’aventure. Ce gant unique sert à briser la symétrie. Il rappelle aussi l’aspect combattant et guerrier d’Ezio. » Bon, et si Ezio devait refaire sa garde-robe, il s’habillerait chez qui ? Mohamed Gambouz : « Chez Yves Saint Laurent. »
Joël Métreau
19:07 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mode, jeux vidéo, métreau
A Paris, ça défile dans tous les styles
Voilà, c’est fini. Après une semaine de Fashion Week parisienne, les top modèles ont des ampoules aux pieds, les rédactrices mode des cernes sous les yeux et les créateurs jeté leurs dés. Quelles seront les grandes tendances de l’été 2010 ? Focus sur les dix grands défilés qui façonneront le look de la saison.
Chanel champêtre
L’indéboulonnable Karl Lagerfeld s’est fendu d’une collection champêtre. Le grand manitou teuton a transformé la verrière du Grand Palais en grange pour présenter sa collection aussi chic que fleurie. Mais pas de confusion possible, Karlito n’a pas tourné hippe : « Je n’ai rien contre les babas-cool, mais le baba, il retourne chez le pâtissier. Restons cool ! »
Givenchy sobre et chic
Imprimés géométriques noir et blanc et silhouettes marquées au menu de la collection dessinée par le créateur italien Ricardo Tisci. Ovationnée par le public, ce défilé monte sur le podium des présentations de la semaine.
Saint Laurent contrasté
Le styliste Stéfano Pilati n’a pas dérogé à la règle en proposant des coupes austères mais a surpris son monde en proposant une palette de couleurs très estivale. Au premier rang, Prince, Sharon Stone ou encore Kate Moss ont visiblement adoré.
Dior deshabillé
En hommage à Lauren Bacall et au Hollywood des années 1940, John Galliano s’est amusé à déshabiller ses mannequins en présentant une collection très lingerie. La solution vestimentaire parfaite en cas de canicule l’été prochain.
Castelbjac en enfance
Le plus branché des créateurs français s’est une fois de plus fait remarquer avec sa collection « Pirates, perroquets et paradis ». Le créateur offre un remède anti-crise parfait avec sa panoplie d’imprimés colorés dignes de l’Île au trésor.
Gaultier bigarré
Jean Paul a réussi un gros coup en faisant défiler la préretraitée des podiums Naomi Campbell sous les yeux de Janet Jackson. Question chiffon… que du bon ! Au programme de l’été prochain, un vestiaire bigarré puisant son inspiration dans la savane et les rites tribaux.
Vivienne Westwood psyché
Toujours à la pointe de l’avant-garde, la vieille punkette british offre une collection psyché où une Marie-Antoinette trash confondrait le Bal des débutantes avec une rave-party londonienne. Ça décoiffe et ça habille.
Stella McCartney bobo
La fille de l’ex-Beatle revisite les basiques en y apportant toujours plus de confort et de glamour. Les bobos vont une fois de plus adorer les coupes de la végétarienne la plus engagée de la mode. Larges sarouels et amples blouses ont trôné sous les yeux de son papa assis à deux pas de l’actrice Gwyneth Paltrow.
Céline minimaliste
Pour sa première collection, la créatrice britannique Phoebe Philo l’a joue minimaliste. Lignes nettes, couleurs neutres et petites robes en cuir rempliront le dressing des working-girl aussi attentive à leur apparence qu’à leur compte en banque.
Ungaro criard
On conclut par le plantage de la Fashion Week. Il y a trois semaines, le PDG de la maison française créait un énorme buzz en annonçant l’arrivée de la starlette Lindsay Lohan en qualité de conseillère artistique. Manque de bol, la Loana ricaine n’a pas réussi à faire avaler aux critiques ses micro-robes criardes.
Cédric Couvez
18:58 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : une, mode, couvez
27.08.2009
Notre sélection de sac à dos
Les boutons d’acné , ça ne s’achète pas. Mais le vieux pull en laine informe et le sac à dos, eux, se trouvent dans toutes les boutiques branchées, depuis que les Beaux Gosses de Riad Sattouf ont fait du look « âge ingrat » la nouvelle panoplie hype. Le 2.0 a sélectionné pour vous cinq keuss pour une rentrée classe.
Vrai Gosse
Ca file une claque mais Tann’s a 30 ans. On repense à lui, un peu pataud, qui allait pour la première fois à l’école sur notre dos et on a l’impression que c’était hier. Aujourd’hui, la marque des écoliers vend des gammes pour adultes et pour enfants, taillées dans des matériaux respectueux de l’environnement. Et elle abandonne, pour ce modèle Trolley à tirer ou à endosser (59 €), son ergonomie d’aile delta. Aujourd’hui, t’a ton Tann’s ET toutes tes lombaires. Youpi !
Gosse beau
A ce stade de l’article, une précision s’impose. L’objectif n’est pas de se saper comme un sac, mais juste d’en porter un. Napapijri l’a bien compris avec ce modèle aventurier du pôle (70 €) pour ceux qui oublient la fonte des glaces en se contemplant dans le miroir.
Sale Gosse
La terreur des livres de cours, c’est lui. Eastpak est sans doute la seule entité sur Terre à avoir plus fait souffrir le Bescherelle qu’un candidat de téléréalité. Si les sacs à dos de la marque cornent toujours les livres qu’ils contiennent, ils restent les excroissances dorsales les plus prisées. Avec ce modèle en flanelle grise (65 €), Eastpak la joue collégien américain pré-Columbine. Rétro beau...
Propre gosse

Attention, ceci n’est pas un sac bleu, mais un sac vert. Confectionné à partir de bouteilles recyclées, le M1K (pour « moins d’un kilo ») est un cartados : mi-cartable, il protège les livres, mi sac-à-dos il préserve votre colonne vertébrale (29,90 €). Si vous avez passé l’âge de trimbaler votre bibliothèque sur vos épaules, choisissez plutôt un Freitag (5). Les frangins suisses, qui ont offert aux bâches de camion une reconversion inespérée avec leurs besaces faites dans ce matériau recyclé, proposent un modèle de sac-à-dos (115 €). Bretelles en vieilles ceintures de sécurité, bout d’airbag pour les renforts... Vous alllez être beau comme un camion.
15:24 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : shopping, sac, mode, bainier
24.06.2009
Ne dites plus lunettes, mais SAMA
Avis à celles et ceux qui portaient des Ray Ban bien avant qu’on en croise à chaque coin de rue, la marque de lunettes de luxe Sama débarque (enfin) en France.

Pour la petite histoire, les montures Sama ont vu le jour en 1997, suite à la mort de Sam Vance des suites d’une overdose d’héroïne. Sa mère, Sheila, crée quelques mois plus tard une fondation à son nom. Celle-ci a pour but d’aider les jeunes Américains à comprendre que « Yes, drug is a bullshit* ». Les lunettes, commercialisées quelque temps plus tard rempliront les caisses de ladite fondation.
Le positionnement de la marque ? Les lunettes couture. Comprenez chic et choc. Chic, parce qu’elles sont toutes fabriquées à la main au Japon, LE pays de la monture de luxe. Choc, car chaque pièce révèle un détail inattendu dès lors qu’on s’en approche : une plume de paon, un cristal Svarowski, une branche en python…

La marque a surtout créé un buzz énorme aux Etats-Unis, son pays d’origine. Les différents modèles ont en effet été portés par les plus grandes stars comme Gary Oldman, Jermaine Dupri, Robert Downey Jr… Une campagne marketing de poids en a notamment fait l’un des produits les mieux placés à l’écran : Desperate Housewives, Miami Vice, campagne Microsoft…
Pour enfoncer le clou, la marque se veut confidentielle. Commercialisée dans seulement 38 enseignes en France, Sama joue la carte du select en limitant le nombre de ses revendeurs. Un choix de communication justifié par l’appel du luxe et de l’ultra haut de gamme : comptez entre 250 et 700 € la paire.
Principaux revendeurs : Marc Le Bihan/ Les Plus Belles Lunettes du Monde
* « Oui, la drogue, c’est d’la merde »
Par Lucille DOUX
11:23 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mode, news, doux
22.04.2009
To Fish Or Not To Fish? Ou comment mixer mode et solidarité
A priori, arborer fièrement les écailles d’un poisson à nos oreilles, on n’y penserait pas. Pourtant, l’Atelier des Dames nous prouve avec sa deuxième collection que le fish, c’est chic.

Le concept ? Recycler leurs écailles pour en faire des bijoux ultra tendance. Sautoirs, boucles d’oreilles, bagues… Autant de petits trésors issus de la mer qui raviront nos cous, oreilles et mains avides de fantaisie. Un plaisir ne venant jamais seul, ces bijoux sont des pièces uniques et estampillés « Commerce équitable ». L’Atelier des Dames travaille en effet avec des femmes brésiliennes qui assurent la production en direct de Cabo Frio selon les normes du commerce équitable européen.
Voici donc des purs produits de la tendance du Slow Wear, qui comme la Slow Food, incite non pas à consommer moins, mais mieux. Une prise de conscience collective qui permet désormais, selon Evelyne Chaballier de l’Institut Français de la Mode, de « s'habiller pour respecter ses propres codes, ses valeurs, son moi profond ».
Tout comme American Apparel depuis 1999, l’Atelier des Dames nous prouve que s’habiller éthique n’est plus seulement un acte solidaire, c’est également un acte branché.
Par Lucille Doux
18:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mode, lucille, doux
25.03.2009
Des nouvelles d'un doux à cuir

Pour vous, les années 80 c’est des tubes atroces, des pantalons fuseaux ou encore des coupes de cheveux surdimensionnées. Mais il n’y a pas eu que des ratés ces années là. Pour preuve, une des figures phare des eighties, Jean Claude Jitrois, bouillonne d’actualités en ce moment. Non content d’avoir habillé de son cuir stretch les plus grandes célébrités, le créateur trouve un second souffle en se mettant à la pâtisserie et aux expos photos.
Jitrois gourmand
Depuis 2006, le célèbre Café de la Paix de Paris propose aux grands noms de la couture de réaliser des pâtisseries tous les quatre mois. Paco Rabanne, Agnès B, Gaspard Yuerkievitch ou encore Olivier Lapidus se sont ainsi succédés. Cette année, Jean Claude Jitrois enfile son tablier et présente ses Pâtisseries Fashion sous l’égide de Paris Capitale de la Création, le relais promotionnel de la mode à Paris. Sa première oeuvre s’appelle « Sarah », un morceau de tableau tronqué inspiré du portrait de Sarah Bernhardt mais aussi un clin d’œil à sa grande amie Sarah Marshall. Toile de chocolat blanc, mousse de cacao du Venezuela, biscuit, et la griffe Jitrois en lettres dorées pour accompagner le tout. De quoi régaler les amateurs d’art et de mode. Ce dessert historique sera en vente dès le 16 Mai prochain au Café de la Paix, 5 place de l’Opéra à Paris au prix de 15 euros.
Jitrois exposant
Pour sa troisième édition, le salon du vintage est dédié aux années 80. Idéal pour représenter cette période surprenante question mode, Jean Claude Jitrois est à l’honneur. Le créateur des premières robes du soir en agneau plongé avait pour égérie à cette époque Stéphanie de Monaco. Une série de photos de la princesse portant du Jitrois seront exposées. Épaulettes immenses, manches chauve-souris, broderies de cuir, tous les éléments phares des eighties seront présents. Cette exposition se tiendra les 4 et 5 Avril dans la Cour du Marais à Paris.
Sophie Colombani
Et vous que pensez-vous des années 1980 ? Partagez vos avis en commentant cet article ci-dessous>>>>>>>>>>
16:20 | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : colombani, mode
19.03.2009
Concours de mode sur la toile

Jeunes créateurs de mode, la toile est votre salut. En ces temps de crise où il devient impossible de monter sa boutique quand on est un jeune styliste, le Web 2.0 s’impose comme une évidence pour percer dans le milieu de l’aiguille.
Concours de style
C’est ce qu’ont compris Jonathan et Jérémie Lipfeld. Ces deux frères se sont lancés dans l’aventure du style en ligne en 2008. Sur leur site www.atelierdelamode.com ils proposent aux jeunes créateurs de présenter leur collection par le biais du premier concours de style sur Internet, soutenu depuis la première année par la Fédération française du prêt-à-porter féminin.
Le principe est simple, chaque concurrent dispose de pages sur le site et y dépose ses croquis, photos de collection, images d’ambiance. Ensuite, un jury de professionnels de la mode sélectionne les cinq meilleurs candidats qui seront soumis aux votes des internautes. Deux gagnants en fin de course : un lauréat styliste qui se verra offrir la réalisation concrète de ses créations dans un atelier de fabrication parisien, et un lauréat jeune créateur qui remportera un stand sur le salon du prêt-à-porter de Paris. Pour les sélectionnés ce concours est un grand coup de projecteur. Flore Mouren, deuxième de l’édition 2008, a vu sa notoriété grandir depuis l’expérience : « Grâce à ce concours, un buzz impressionnant s’est fait autour de ma marque Epl & Melk et j’ai pu développer d’autres partenariats à travers le monde. Aujourd’hui, je peux dire que la plateforme Internet m’a ouvert les portes d’un milieu qui en temps normal aurait été difficile d’accès. » Les candidats ont jusqu’au 31 mars pour déposer leur dossier sur le site, les résultats seront en ligne le 15 juin prochain.
www.atelierdelamode.com
www.concoursdestyle.com
Sophie Colombani
11:48 | Lien permanent | Commentaires (55) | Envoyer cette note | Tags : colombani, mode












