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17/03/2009

Art-à-porter

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Chouette, encore un nouveau concept store dans la capitale. En Novembre 2008, 180g ouvre ses portes dans le sacro-saint des magasins branchés, le Marais.  Aujourd’hui, difficile de  se démarquer sans une idée neuve, d’où l’engouement des marques à se placer sur le marché du concept store. Mais la définition de ce mot reste un peu floue avec des magasins qui utilisent cette appellation à tour de bras sans qu’on en comprenne vraiment le sens.

C’est là que 180g tire son épingle du jeu avec un retour à la vraie définition du
concept store : un concept. Nicolas Chevallier, le créateur de la marque explique « Lorsque j’ai créé 180g, je suis parti d’une idée : la couleur. Ce thème de base m’a permis de construire et développer un univers tout en restant dans une thématique » . En franchissant les portes de ce magasin on entre tout de suite dans le monde de son créateur, de la couleur, des taches de peinture, des toiles immenses au mur. Initialement artiste peintre, ce touche-à-tout découvre en 2004 l’univers des Toys et les décline en tee shirts. Il se lance ensuite dans le monochrome avec une idée, offrir à ses clients un panel de 100 couleurs et de matières éthiques pour ensuite les confectionner dans le magasin même. Les pièces sont peintes au pinceau sous différentes forme de peinture, notamment l’aquarelle. Contrairement aux autres shop à concept sur le marché, Nicolas Chevallier propose des pièces de qualités à des prix raisonnables. Compter une centaine d’euros pour un tee shirt haut de gamme en coton cachemire et 350 pour un perfecto en cuir et lin dont la matière évolue avec le temps. Le créateur met un point d’honneur à ce que les clients comprennent ce qu’ils achètent, et l’équipe se donne volontiers à des explications détaillées du concept «  Je pense que dans cette société où les gens consomment sans regarder ce qu’ils achètent il était important de relancer un univers de mode où le client participe à la création de sa pièce ». Ouvert tous les jours de 11h à 20h, la réalisation du vêtement se fait en trois jours environs et  l’on attend prochainement un e-shop sur le site Internet www.180grammes.com.

Sophie Colombani

02/03/2009

Barbie pas si blonde que ça

karlbarbie.jpgLe 9 Mars 1959, Ruth et Elliot Handler présentaient pour la première fois une poupée Barbie à la foire du jouet de New York. Cinquante ans après, la poupée reste l’un des jouets préférés des petites filles, un phénomène de société et même parfois un objet de collection. Pour cette occasion, la poupée la plus célèbre de la planète s’est associée aux plus grands: un show unique lui sera réservé lors de la Fashion Week de New York; Colette le magasin branché Parisien ouvrira une  Barbie Room  et exposera la collection de vêtements et accessoires par Jeremy Scott (du 9 au 28 mars); une rétrospective des modèles de Barbie sera exposée au Musée de la poupée du 28 Mars au 20 Septembre 2009. Enfin, les Galeries Lafayette, elles, ont opté pour la version luxe de Barbie et proposent à une quarantaine de créateurs (Sonia Rykiel, Karl Lagerfeld, JCDC etc…) d’habiller la jolie blonde. Les pièces seront ensuite présentées dans le grand magasin parisien lors d’une exposition, le Barbie Fashion Show 2009.

S.C.

26/02/2009

Un pavé d'amour

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Beth Ditto, 95 kg, nue comme un ver en une du numéro#1 de Love. C’est le petit dernier des magazines de mode dirigé par Katie Grand, une ancienne collaboratrice de chez Dazed and Confused (le magazine fashion référence en Angleterre).

Au menu : un gros pavé  biannuel de 330 pages mêlant la mode, les célébrités et l’art. Cette parution au contenu éditorial pointu  nous présente un  Hedi Slimane qui avoue en toute impunité être tombé amoureux de Bowie à l’âge de 6 ans. Pas très original, le magazine surfe sur la thématique «  Fashion and Fame ». On y retrouve toutes les icônes branchouilles triées de A à Z qui en écho au nom de la revue répondent à des questions sur l’amour. S’en suivent des mises en scènes-photos de très bonne qualité. Marc Jacobs en clown triste, Agyness en Queen Elizabeth revisitée, John Galliano toujours aussi humble qui explique en page 130 son amour pour les miroirs, bref, tout le gratin a joué le jeux pour le lancement de ce nouveau magazine.
À l’intérieur, l’alphabet des célébrités laisse place à des dossiers sur  Iggy Pop, Kate Moss, Beth Dillo et Lilly Allen. Love se vend au prix de 9€99, donc un peu plus cher que ses confrères le Mixte, ou encore Numéro qui se vendent à 5€, mais, selon les fins calculs du 2.0, cela revient à 5 centimes d’euros par jour, soit 182 jours de mode à prix cassé.

Sophie Colombani

11/02/2009

Westwood rhabille Pamela

pamela anderson.jpgAprès avoir habillé Carrie Bradshaw dans  Sex And the City, Vivienne Westwood continue dans le blond-marketing en choisissant comme muse de sa prochaine campagne de pub mondiale la trash-girl Pamela Anderson.
La designeuse Anglaise a toujours aimé la provoc’ tant dans ses collections qui ont fait naître la mode punk il y a quelques années, que dans ses campagnes de pub.On avait déjà vu Vivienne les fesses à l’air, Vivienne habillant les Sex Pistols et plus récemment Vivienne égérie de sa propre marque, alors pourquoi pas Vivienne et Pam.
Et quand la Californienne rencontre l’Anglaise de 30 ans son aînée ça donne un résultat détonant. Sous les projecteurs, la bimbo, la punk et son mari prennent la pose à côté d’une caravane, d’un Lavomatic, ou encore une planche de surf à la main en rappel du bon vieux temps. Pam reste égale  à elle même, sulfureuse, sexy et provoc n’oubliant pas de mettre en avant ses gros atouts.
Les photos sont signées Jurgen Teller, le photographe qui a transformé Victoria Beckham en icône de la mode (ou pas) en la faisant poser pour Marc Jacobs.

Sophie Colombani

29/01/2009

Al dente cuisine la crise

La crise, « tu l’aimes ou tu la quittes », « pour que la crise reste, tapez 1, sinon tapez 2 », « Vous avez ce que vous méritez, signé K. Marx »… Depuis décembre, un brainstorming 2.0 est à l’œuvre sur le site aldentelacrise.com. Une site où l’on s’essaye à la devise de crise, lancé par l’agence de création et publicité innovante Al dente. «Ces derniers mois, le téléphone sonnait moins à l’agence, les clients se faisaient rares, c’était la crise ! lance Patrizo Miceli, un des cofondateurs, du coup, en décembre on a commencé à faire des stickers déclalés sur le thème de la crise. Cela a tellement fait marrer les gens qu’on a créé une collection de tee-shirt, vendus chez Colette».

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Le buzz fonctionne, le téléphone se met à resonner… Désormais l’agence envisage une déclinaison américaine, une projection des slogans sur la bourse du commerce. Jusqu’au 13 février le site a lancé un grand concours de slogans de crise. Les gains « astronomiques » précise le site sont de 50 euros et un tee-shirt « ainsi que la fierté de voir son propre slogan figurer sur une série de tee shirts et/ou stickers distribués dans différents points de vente ».  Un peu léger pour du droit d’auteur ? Ben oui, c’est la crise…

Anne Kerloc’h

Goldenhook, les gros bonnets du tricot

 

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C’est un projet qui a pris forme maille après maille. Au cours de l’hiver 2006, Jérémy Emsellem se met au tricot, et se voit vite couvert de demandes grâce au bouche à oreille. En parallèle de ses études, il décide donc de créer Golden Hook, une marque de bonnets confectionnés par des mamies. Pour trouver ses capitaines crochet, il dépose des annonces dans toute la région parisienne. Chaque grand-mère doit d’abord faire ses preuves en tricotant deux bonnets tests, jugés par le fondateur de la marque. Sarah, Colette, Simone… Au total, six reines de la pelote embarquent ainsi dans l’aventure. Et se mettent à produire des bonnets hyper tendance. « J’ai découvert le concept dans un bar où la plupart des gens en portaient un, confirme Aurélien, 26 ans, client de la première heure. Le soir même, j’étais sur le site Internet pour commander le mien ! »


Zouk au Palm Beach

La fabrication du bonnet se fait en plusieurs étapes. Tout d’abord, on choisit la forme du bonnet, long, simple, à pompon ou péruvien, puis la couleur parmi 73 coloris, et enfin, la matière (laine, alpaga, cachemire ou angora). Le tout pour une somme comprise entre 45 et 85 €. Ensuite vient le moment le plus drôle : choisir la grand-mère qui fabriquera la pièce (en une à trois semaines), via leurs biographies : Simone est fan de son micro-ondes et de son MP4, Elizabeth danse le zouk au Palm Beach et Sarah adore tricoter devant « La roue de la fortune ». « Lorsque j’ai dû choisir ma mamie tricoteuse, j’ai tout de suite accroché avec Sarah, qui me rappelait ma grand-mère », ajoute Aurélien. « En plus, vous faites une bonne action, assure le créateur. Vous aidez des grands-mères qui, pour la plupart, ne touchent que le minimum vieillesse. »
Une fois les aiguilles lancées, on peut écrire à sa tricoteuse et entamer une belle histoire d’amitié ou lui reprocher une maille ratée. Les bonnets made in mémé ont le vent en poupe. Le fondateur envisage de recruter prochainement trois tricoteuses de plus. Apparemment, il y a de la maille à se faire.

Sophie Colombani

La fripe des fripés

 

Quand vous aviez 10 ans, vous piquiez dans leur porte-monnaie. Aujourd’hui, c’est dans leur penderie que vous allez vous servir. « Chiner dans l’armoire de nos grands-parents, c’est le premier shopping à faire. On y trouve toujours des perles », assure Aurélie Goaer, styliste pour le blogzine BangBang Industrie.

Les pièces uniques de grand-mère

3001-MAG-shopHAT.jpgVous avez encore 10/10 à chaque œil ? Bonne vue ou pas, cette saison, il faut porter des lunettes. Misez sur les montures en écaille ou les verres XXL de chez www.urbanoutfitters.co.uk (comptez une vingtaine d’euros pour une paire), ou virez les verres loupes de celles qui traînent dans le buffet de mémé, ça fera l’affaire. Quand Kenza, blogueuse mode, « tape dans le dressing de [s]es mamies, [elle] va droit aux accessoires ! Vieux sacs en cuir, pochettes, foulards, ceintures, chapeaux, bijoux… Ce sont des valeurs sûres et surtout des pièces uniques. » Mais parfois, la chasse aux trésors s’arrête là, selon elle. « J’adorerais pouvoir leur piquer leurs sublimes robes d’inspiration 1950, très couture. Les finitions et les doublures en dentelles sont le must de la sophistication, mais le problème est que nous ne rentrons pas dedans ! Nos grands-mères étaient bien plus petites que nous ! » Pour compléter votre look rétro, pensez au jacquard, version pull ou cardigan, vous le trouverez à peu près partout cette saison.

 

Du chapeau aux chaussures chez grand-père3001-MAG-shopNAVYWHITE.jpg

La mode troisième âge est à son apogée chez les messieurs, selon les filles de BangBang Industrie : « La meilleure pièce à piquer à son grand-père, c’est son nœud pap géant avec des motifs rétro, puis le gilet de son costume trois pièces motif pied-de-poule, ainsi que tous ses accessoires : borsalino, bretelles, ceintures, grosses lunettes (on enlève les verres) et même sa pipe. » Enfin, les chaussures : en fouillant dans le placard de pépé, vous trouverez à coup sûr une paire de mocassins. Américain, bateau, driver ou italien, le soulier est de nouveau à la mode, et se porte négligemment avec un jean à bretelles, une chemise en tartan et une casquette bombée.

Sophie Colombani

 
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