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15/05/2009

Marre de la Croisette? Direction les Iles de Lerins

Pendant que Cannes fait son cinéma, que les stars n’en finissent pas de monter les marches du Palais des festivals et que les paparazzis font la chasse au people, on vous propose une balade magique loin des sunlights et de l’agitation.

 

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A quelques encablures en bateau, les îles de Lérins sont des paradis de verdure, de calme et de fraîcheur particulièrement appréciés des Cannois (les vrais), qui aiment s’y retrouver à l’écart de la foule. Départ du vieux port de Cannes avec, en toile de fond, Le Suquet et le joli quai Saint-Pierre aux belles couleurs pastel. Selon le temps dont vous disposez et vos dispositions, vous avez le choix entre l’île Sainte-Marguerite pour les botanistes en herbe (dans ce cas, n’oubliez pas votre maillot !) ou l’île Saint-Honorat, un peu plus lointaine, pour ceux qui auraient besoin d’élever un peu leur âme.

La plus grande des deux, Sainte-Marguerite, est dotée d’un fort édifié par Richelieu et renforcé par l’inévitable Vauban. Il servit de prison d’Etat et « hébergea », entre autres prisonniers célèbres, le légendaire Masque de Fer… dont la véritable identité reste un mystère. Il abrite aujourd’hui un petit musée de la Mer où l’on peut voir le résultat des fouilles réalisées sur l’île ou dans des épaves échouées dans le coin. N’ayez crainte, on ne vous a pas fait venir que pour cela. L’île est plantée de 170 hectares de forêt et un très agréable sentier botanique permet d’en faire le tour. Bien fléché et intelligemment aménagé, vous apprendrez vite à distinguer le pin parasol du pin maritime et les différentes espèces de végétaux qui peuplent l’île. Après cette belle balade qui ne vous prendra guère plus de deux heures, vous aurez bien mérité une petite baignade sur l’une des petites plages de sable et de galets.

Plus pieuse que sa voisine, l’île Saint-Honorat abrite quant à elle un monastère, que l’on peut visiter en partie et d’où sortirent quelques saints célèbres comme saint Patrick, l’évangélisateur de l’Irlande. Construit au Ve siècle, c’est un très bel exemple d’architecture féodale en Provence. Aujourd’hui, une trentaine de moines y cultivent la lavande et la vigne. Ils produisent même un bon petit vin de pays et distillent une liqueur, la lérina, mélange d’une quarantaine de plantes aromatiques. Un avant-goût du paradis qu’il est possible de goûter sur place au restaurant La Tonnelle. De quoi revenir plus zen à terre pour résister (ou pas) aux innombrables tentations qui vous attendent sur la Croisette.

Les Bonnes Adresses
Le Chalet de l’Isère
A 10 min de la gare. L’ancienne demeure de Guy de Maupassant est devenu  un petit hôtel bien sympathique. Chambres très correctes, de taille moyenne mais charmantes, et accueil chaleureux. Un repaire d’habitués qui se retrouvent pour manger dans le jardin.
Cuisine simple et bonne. Le calme, le sourire, le bien-être à quelques minutes de la plage.
Bus à proximité. Resto ouv. le soir slt, sf dim.
Doubles 58-72 € selon confort et saison. Menus 22-28 €.  
42, av. de Grasse. 04-93-38-50-80.

Aux Bons Enfants
Notre adresse préférée dans le vieux Cannes. Les habitués passent  réserver à l’heure où s’épluchent les légumes achetés à deux pas, au marché Forville. Depuis 1935, la cuisine est restée familiale et régionale : terrine d’artichaut au fromage et à la pancetta, beignets de sardines, aïoli (le vendredi), poivron en anchoïade.
Accueil et service « bon enfant ». Menu unique 24 €. Tlj sf dim.
80, rue Meynadier, La Courcillière.

Le Zanzibar
Créé en 1885, Le Zanzibar est l’un des plus vieux bars de Cannes. Sur les voûtes de la toute petite salle s’étalent des fresques des années 1960 : légionnaires, marins... dans des poses très Querelle. Dans les box, les habitués se prennent aussi pour des héros de Genet sur fond de house. Une adresse gay-friendly.
85, rue Félix-Faure.

A lire Le Guide du Routard Côte d’Azur, 2009.


Par Cedric Couvez et l'équipe du Routard

06/05/2009

Petit Tour des parcs Bruxellois

 

Sur les pelouses de Bruxelles, en ce matin de mai, c’est déjà le lendemain de la veille. Entendez par là qu’on traîne sa gueule de bois sur les pelouses de la ville. Et elles ne manquent pas ! Deuxième capitale la plus verte du continent derrière Vienne, elle offre à chacun de ses habitants 27 m2 de verdure contre 10 m2 pour Londres ou 9 m2 pour les Parisiens. Impossible donc, de visiter tous les parcs en un week-end.

Plan maçon

Commençons par les plus centraux. Le long de la rue royale, devant le Palais-Royal, pousse le parc de Bruxelles. D’avion, on s’aperçoit que ses allées évoquent les signes maçonniques. Si vous avez garé votre jet à l’extérieur de la ville, contentez-vous d’un plan, c’est déjà très parlant. Plus au nord, vous trouverez un autre joyau vert de la cité : le jardin botanique. Bien que saigné par la construction de la route Nord-Midi, il reste superbe, notamment grâce à ses verrières et aux vieux arbres qui peuplent ses allées.

 

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Cedric Couvez / 20 Minutes

Reprenez votre marche vers l’ouest, direction le parc du Cinquantenaire. Nichés près du Parlement européen, ses trente hectares sont le paradis des joggeurs et des bandes de jeunes qui y boivent paisiblement. Si la pluie vous y surprend, réfugiez-vous dans les superbes musées royaux d’Art et d’histoire à quelques pas de là. La structure métallique qui les héberge a été construite pour accueillir les grandes expos de 1888 et 1897 où Bruxelles étalait toute sa puissance. Vous en voulez encore ? Prenez le métro et arrêtez-vous à la station Heysel. Le stade où 40 supporters avaient trouvé la mort a été rénové et rebaptisé stade du Roi-Baudoin, mais ce n’est pas ce que vous êtes venus chercher. A proximité, vous reconnaîtrez l’Atomium, la plus grosse molécule de fer au monde. Et à son pied, vous trouverez le Bruparck et toutes ses attractions, idéal pour une sortie en famille.

Enfin, si vous voulez vous mêler aux Bruxellois(es), rendez-vous à Ixelles, l’une des 19 communes de la région Bruxelles-Capitale. Sur la place Flagey, les étudiants captent les derniers rayons du soleil une pinte à la main. Mais à quelques mètres, ce sont les pêcheurs qui règnent sur les « étangs », deux anciens déversoirs envahis par les goujons. Attention, le soleil se couche et votre train part bientôt. En ce soir de mai, à Bruxelles, c’est malheureusement déjà la veille du lendemain.

Les bonnes adresses du routard

Où manger ?

Les Brassins Dans une rue un peu déserte, parallèle à la chaussée d’Ixelles, une de ces adresses typiquement bruxelloises qui fait à la fois bar à bières et resto.

Rue Keyenveld, 36, 1050. Plat du jour à 7,50 €.

Fin de siècle Cette grande salle à la déco brute, un peu bruyante, recèle une belle verrière Art nouveau. Atmosphère populaire et joyeuse de « stamcafé » (café d’habitué) où la bière se paie toujours à un prix plancher. Cuisine de grand-mère copieuse.

Rue des Chartreux, 9,1000. Plats entre 10 et 13 €.

Le Volle Gas Traduction du nom : plein tube. Banquettes en bois sombre surmontées de miroirs, petites tables en marbre.
Sur la carte, 100 % belge, on trouve du lapin à la kriek ou de la lotte poêlée aux poireaux.

Place Fernand-Cocq, 21, 1050. Plats de 9 à 17,50 €.

Frit Flagey Quelle que soit l’heure, on y fait la queue pour déguster des cornets de frites délicieuses, autour de 2 €.

Place Flagey, près du musée communal d’Ixelles. Ouvert jusqu’à minuit.

Où dormir ?

A la grande cloche Entre la gare du Midi et la Grand-Place, l’hôtel propose des chambres tout confort et équipées d’un mobilier neuf.

C’est juste devant, sur la place, que Verlaine tira sur Rimbaud dans un accès de jalousie.

Place Rouppe, 10, 1000.

Doubles à partir de 67 €

Hôtel Monty Derrière une superbe façade grise à bow-window se cache un hôtel design à taille humaine. Déco ultra-soignée. Le petit déj se prend à table avec les autres convives.

Bd Brand-Whitlock, 101, 1200. Doubles à partir de 89 €.

Hôtel Saint-Michel C’est le seul hôtel situé sur la Grand-Place. Alors si vous y venez, c’est pour avoir une chambre donnant sur celle-ci. Elles sont plus chères mais très prisées. N’hésitez pas à les demander dès votre réservation. Observer le soir les éclairages sur la « plus belle place du monde », dixit Hugo, se mérite.

Grand-Place, 15, 1000. Doubles à partir de 80 €.

 

 

A lire Le Guide du Routard Belgique, 2009.

Par Laurent bainier et l'équipe du Routard

29/04/2009

Tour de barge dans les richesses de Bourges

Ça ne s’invente pas. Bourges est dans le Cher. Alors, pour notre numéro spécial « haute société », nous vous emmenons en promenade dans cette jolie ville du Centre. Les rockeurs l’ont quittée depuis une semaine, mais la bonne nouvelle pour les retardataires, c’est qu’après le Printemps de Bourges, c’est le printemps à Bourges.

Pour commencer de façon originale, on vous propose d’aller explorer les marais de Bourges. Déjà, parce qu’on y a une vue surprenante sur la ville et la cathédrale. Ensuite, parce que cette vaste zone (135 ha) irriguée par l’Yèvre fait partie intégrante de l’histoire et de l’identité de la ville. Au Moyen-Age, ses rivières fournissaient poissons, écrevisses et grenouilles, et les terrains étaient propices à la culture du chanvre. Aujourd’hui, les « maretiers » (maraîchers du coin) et les jardiniers y cultivent leurs légumes. Vous y verrez les fameuses « plates », barques à fond plat, et de multiples chemins de terre, comme celui qui part du resto la Courcillière, permettent de découvrir les lieux et d’en apprécier le calme.

 

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Les fils de Bourges

En ville, difficile de faire l’impasse sur la cathédrale. Sans aucun doute l’une des plus belles de France, et la seule du pays à posséder cinq nefs et cinq portails… mais pas de transept. On ne peut pas tout avoir ! Le portail central représente le Jugement dernier. Un véritable péplum, avec des centaines de personnages : hommes nus, saints et anges. Considéré à juste titre comme un chef-d’œuvre, cet ensemble sculpté était particulièrement révolutionnaire pour l’époque (début XVIe siècle).

Côté célébrités, la vedette locale est Jacques Cœur, un enfant du pays devenu le grand argentier de Charles VII. Un genre de grand capitaliste de son temps, qui fut aussi un mécène averti. Son palais est un remarquable exemple de l’architecture gothique civile. Richement décorée, la demeure a manifestement été construite pour symboliser sa réussite financière et sociale. Voilà bien un Berruyer bourgeois !

Enfin, histoire de vous mettre l’eau à la bouche pour le prochain Printemps, rien ne vous empêche d’aller faire un tour place André-Malraux. La Maison des jeunes et de la culture de Bourges, la première du genre, inaugurée par Malraux en 1964, est à l’origine de la création du festival (en 1977), et accueille d’ailleurs toujours les vedettes à l’affiche pour leurs conférences de presse.

 

Le Christina

Proche du palais Jacques-Cœur. On adore cet hôtel : bien situé, au calme, en bordure de la ville historique et à quelques pas des rues piétonnes. Chambres tout confort, à la déco classique, mais soignée. Excellent accueil. Doubles climatisées 45-80 €.

5, rue de la Halle. 02 48 70 56 50.

Chambres d’hôtes

Les Bonnets Rouges

En plein centre historique. Stendhal est venu dans cette maison de charme du XVe siècle. Quatre chambres d’hôtes ravissantes, toutes différentes, empreintes de romantisme et d’élégance. Parfait souci du détail. Doubles 55-75 €

3, rue de la Thaumassière. 02 48 65 79 92.

La Courcillière

Au cœur des « marais potagers », sur les bords de l’Yèvre. Salle avec ses grandes baies vitrées donnant sur les marais ou, aux beaux jours, sous les glycines, au bord de l’eau. Spécialités régionales qui se dégustent au son des grenouilles et des canards. Menus 17 € (sauf w.-e. et jours fériés), 23,50 € et 29 €, et carte.

Rue de Babylone. 02 48 24 41 91.

Au rendez-vous de George Sand

Près du palais Jacques-Cœur. Deux salles minuscules attendent les gourmands.

Formule autour de 11 €.
3, place des Quatre-Piliers. Tél. : 02 48 24 08 43.

A lire Le Guide du Routard Chateaux de la Loire, 2009.

Laurent Bainier et la Rédaction du Routard

23/04/2009

Chaussez vos Gamla Stan Smith et visitez Stockolhm

 

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Photo: Cédric Couvez / 20 Minutes

 

Que serait Gamla Stan aujourd’hui sans ses dizaines de vendeurs de rennes en peluche ? Sans doute une copie quasi conforme de ce qu’elle a été pendant des siècles : le cœur de Stockholm. Alors craquez rapidement pour un élan géant avec un tee-shirt « Love STHLM », ça sera fait, puis levez le nez au ciel. Ça vaut le coup d’œil.

 

La reine des rennes

La capitale suédoise est née ici, sur ce petit chapelet d’îles très vite reliées par des ponts. En 1252, soucieux de protéger l’intérieur des terres des pillages, Birger Jarl, régent de Suède, créait un fort à Gamla Stan. De cette époque, il ne reste pas grand-chose. Mais le château royal, qui constitue aujourd’hui la principale attraction touristique de la ville, est sorti de terre peu après. Toutefois, les plus vieilles parties de l’édifice ont brûlé au XVIIe siècle et ont été reconstruites dans le style de l’époque. Fuyez ses grandes pièces froides qui ont déjà tué notre Descartes national et préférez la relève de la garde à l’extérieur. C’est un peu comme à Buckingham, mais avec des militaires beaux comme des chanteurs d’Abba.

 

 

A quelques pas de là, vous pourrez admirer la Storkyrkan, la cathédrale, quoi ! L’été, on y donne des concerts gratuits de musique classique. Et à l’occase, on y couronne quelques têtes. S’il pleut ou que vous êtes un ami intime de Le Clézio, vous pouvez faire un tour au musée Nobel, ouvert en 2001 pour les 100 ans du prix. Dans le cas contraire, préférez les promenades dans les rues ombragées et pavées de la ville. Commencez par Vastelanggatan, l’axe principal, où vous trouverez quelques échoppes aux fenêtres très basses, dont les volets se dépliaient pour former de petits comptoirs. La célèbre expression « trier sur le volet » y serait née, tandis que la moins connue « Tu jettes ton argent par les fenêtres en achetant ce casque de Viking ridicule » y prend aujourd’hui tout son sens.

Terminez votre promenade en allant boire un verre dans l’un des bars du quartier. Au XVIIe siècle, on en comptait près de 700, tenus par des veuves de guerre. Les barmaids ont rejoint leurs maris. Mais leurs successeurs accueillent encore quelques poilus avinés et autres victimes de bière.

Laurent bainier
et la rédaction du routard

 

Hotel Rival AB

La déco des chambres s’inspire du cinéma. Toutes sont dotées d’un équipement audiovisuel high-tech. Le complexe de loisirs qui regroupe resto, bar, cinéma, centre de conférences et même une boulangerie appartient entre autres à Benny Anderson, du groupe Abba.

Mariatorget, 3. Double de 150 à 231 € avec petit-déj.

 

STF Vandrarhem Af Chapman & Skeppsholmen

Les chambres et dortoirs de cette auberge de jeunesse sont en partie situées sur un superbe trois-mâts amarré en plein centre-ville. Etablissement très calme et souvent complet.

Flaggmansvägen, 8. Double environ 26 €. Rens. : 463-22-66

 

Sundbergs konditori

Fondée en 1785, elle est la plus vieille pâtisserie de Stockholm encore en activité. On dit que le roi Gustav III aimait y boire son café. La déco s’inspire d’ailleurs fortement du style gustavien.

Västerlanggatan, 83. 10-67-35

 

Café Sten Sture

Si l’envie vous prend de vous envoyer un délicieux chocolat chaud dans un ancien cachot du Moyen-Age, à 5 mètres sous terre, le Sten Sture est l’endroit idéal. Cette prison est restée en service jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Trangsund, 10. 20-06-50

 

A lire Le Guide du Routard Danemark, Suède 2009.

16/04/2009

Circuit touristique à Estoril

Ils sont nombreux, ceux qui ont fait un tour à Estoril. Le plus rapide d’entre eux, Damon Hill, le fit en une minute et quatorze secondes. Le champion de F1 signa en 1993 le record de la boucle sur le circuit auto de la ville, qui accueillit le championnat du monde de Formule 1 de 1984 à 1996. Mais pour les visiteurs sans écurie, le tour d’Estoril, ville côtière naguère première station balnéaire du Portugal, prend plus de temps.

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007, rouge, impair et manque
Cette cousine pas très éloignée de Lisbonne (une vingtaine de kilomètres) est un endroit où il fait bon vivre et même mourir, aurait dit James Bond, qui connaissait bien Estoril. En effet, pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut le rendez-vous des agents secrets. Ils séjournaient tous au Palácio – alors truffé de micros – comme Popov, fameux agent russe en 1941, ou les Britanniques Graham Greene et Ian Fleming, plus connus maintenant comme romanciers que comme espions. Inventeur du personnage de James Bond 007, Fleming s’inspira du casino d’Estoril pour écrire Casino Royale, porté deux fois à l’écran, en 1967 et en 2006. Un autre James Bond, Au service de Sa Majesté, fut  également tourné en partie à Estoril.  On retrouve un peu de cette ambiance 007 en fréquentant le  casino high-tech, racheté par le Chinois Stanley Ho, magnat de Macao, ou en allant jouer au golf ou au tennis.

Lieu d’exil pour monarques

Mais son Grand Prix moto et ses boutiques chères en feraient presque oublier un autre visage d’Estoril. La station servit aussi de lieu d’exil et de séjour pour des têtes couronnées chassées de leur trône.  Que du beau linge ! Le roi Juan Carlos d’Espagne y passa une partie de son enfance avant la restauration de la monarchie. C’est pour ça qu’il parle si bien le portugais. Le comte de Paris, héritier des rois de France, y vécut de nombreuses années. En témoignent encore des kyrielles de villas patriciennes qui dorment dans des jardins secrets. La cohabitation des deux ambiances donne à Estoril une image
« chic-rétro » pas désagréable du tout. Et si vous faites fortune autour d’une table de jeux, allez donc faire un tour dans les boutiques chic de la ville. A Estoril, comme au service secret de Sa Majesté, les diamants sont éternels.

La rédaction du routard

Casa Londres
A 300 m de la plage et bien placée par rapport  à la gare, cette Villa restaurée abrite des chambres impeccables et claires avec douche et WC
(pas de clim’). Notre préférée: la numéro 202, avec 3 fenêtres. Vue sur un jardin calme.
Très central. Très bon accueil.
Une dizaine de doubles de 35 € à 60 € selon la saison.
Av. Fausto Figueiredo, 7.

Hotel Inglaterra
Situé dans le quartier à l’est
du parc municipal, il fait revivre Estoril dans sa pompe d’antan. Ce palace victorien survit comme hôtel 4 étoiles. Chambres hautes de plafond et soignées équipées d’AC, minibar, TV câblée. Magnifique piscine remplie toute l’année. Sur une colline, offrant
un joli panorama sur la mer, au loin. Tout ce luxe se paie, bien sûr.
Doubles « standard » de 80 € à 200 €. Rua do Porto, 1.

La Villa
Dans une jolie maison jaune posée sur la plage avec de grandes baies vitrées s’ouvrant sur les flots turquoise. On y déguste des petits plats raffinés avec du poisson frais, du foie gras ou des bonnes viandes. Sinon, sushis, sashimis et makis, en direct de la mer. Très bien présenté.
Compter 25 € à 30 € pour un repas complet.
Praia do Tamariz, 3.

A lire Le Guide du Routard Portugal 2009.

09/04/2009

Passez une nuit de péchés à Palace Vegas

Un week-end à Vegas, c’est plus qu’il n’en faut pour se marier, divorcer, être plumé ou refait. Mais c’est un peu court pour découvrir la ville. Alors, si lors d’un trip outre-Atlantique, vous ne comptez accorder que deux jours à la capitale des péchés, c’est la nuit qu’il faut y arriver, pour voir s’allumer les milliers de néons clignotants. En plein désert, Las Vegas est un immense parc d’attractions qui ne s’endort jamais. La ville est traversée du nord au sud par le fameux Las Vegas Boulevard, surnommé le « Strip », car on risque toujours d’y laisser sa dernière chemise après avoir tout perdu au jeu.

 

Kitsch absolu
Pour commencer votre soirée, direction le Venetian, un projet vertigineux qui reconstitue Venise avec, à l’extérieur, la mythique place Saint-Marc, un Grand Canal de 365 m de long parcouru par de vraies gondoles, le palais des Doges et, bien sûr, le pont des Soupirs. Bellissimo ! A l’intérieur, c’est le fabuleux Grand Canal Shoppes, ses ruelles méticuleusement reconstituées et son faux ciel bleu, avec des couchers et levers de soleil. Dans un tout autre style, le Mirage, avec son lobby-atrium haut de 27 m et conçu comme une serre. En entrant, on est aussitôt happé par une végétation tropicale très dense, au son des 2 200 machines à sous installées juste à côté. Les jardins et la piscine, immenses, évoquent un lagon des mers du Sud, avec lacs, grottes, cascades et quelque 1 000 palmiers. Extraordinaire ! On peut aussi voir, derrière le comptoir de la réception, un grand aquarium exotique avec des poissons étonnants comme des requins à pointe blanche ou des poissons-lune.

 

Last but not least, le Caesars Palace est l’une des icônes de la ville, avec son impressionnante façade illuminée. L’ensemble est d’un kitsch absolu, qui fleurte avec le génie. La galerie commerciale monumentale, compte plus d’une centaine de jolies boutiques disséminées le long d’une avenue de la Rome antique, avec ses colonnes, et ses statues mythologiques, comme au temps de Jules César. Difficile de quitter ces délices de Capoue. Malheureusement, votre week-end s’achève. Vous êtes frustré ? Rome ne s’est pas faite en un jour. Difficile de faire le tour de Vegas en deux.

La rédaction du Routard

Les adresses du Routard

Tropicana
L’un des grands hôtels-casinos parmi les plus abordables du Strip. Chambres réparties entre une grande tour et de petits bâtiments, certaines donnant sur l’immense et jolie piscine, bordée de palmiers. Irrésistible. Une bonne adresse, même si l’ensemble commence un peu à dater. Les fans des seventies seront à la fête.
Doubles de 46 à 210 dollars.
3801 Las Vegas Blvd S.
1-888-826-8767.


Excalibur
Impossible à rater : de loin,
on jurerait un mini-Disneyland ! Voici encore l’un des meilleurs deals de Las Vegas, avec tout le confort et les services d’un grand hôtel. Les familles en goguette dans cette ville utlra-moderne apprécieront l’atmosphère médiévale en carton-pâte.
Doubles de 40 à 300 dollars.
3850 Las Vegas Blvd S.
1-800-937-7777.


Motel 6
Vu le prestige de Las Vegas,
Motel 6 a construit ici le plus grand établissement de la chaîne : plus de 600 chambres, nickel et confortables, deux piscines bordées de terrasses et de transats... Une très bonne adresse. Doubles de 60 à 150 dollars.
195 E Tropicana Ave.
1-800-466-8356.


A lire Le Guide du Routard Parcs Nationaux de l’Ouest américain 2009.

02/04/2009

A Montréal, un jardin divers

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Le festival Juste pour rire à Montréal, c’est pour la fin juillet. Mais si l’envie vous prend de vous offrir une cabane au Canada dès le début du printemps, Montréal et son parc Jean-Drapeau est la destination idéale. Site de l’Expo universelle en 1967, c’est aujourd’hui le plus grand espace vert de Montréal, axé sur le divertissement et le sport. De l’Expo, il ne reste que des jardins et quelques pavillons, dont celui de la France et du Québec, magnifique, transformé en casino (entrée gratuite, pertes payantes), et celui des Etats-Unis, qui est devenu la Biosphère.

Seul sur le sable, les yeux
dans l’île Sainte-Hélène

Le parc s’étend sur deux îles. Celle de Notre-Dame est plutôt réservée aux activités sportives : location de vélos, de « patins à roues alignées » (traduisez : rollers), de canots et de planches à voile. Pour les amateurs, c’est aussi là que se trouve le circuit Gilles-Villeneuve, qui accueille le Grand Prix du Canada vers la mi-juin. A défaut d’y battre des records dans des chars à quatre roues, vous pourrez profiter de son bitume lisse destiné aux courses de F1.
Pour le côté culturel, il faut passer sur l’île Sainte-Hélène.  Le musée Stewart, installé dans le vieux fort construit en 1822, retrace l’exploration et l’histoire du Canada jusqu’au milieu du XIXe siècle. Ne ratez pas la magnifique maquette interactive de Montréal en 1760, ni la belle collection de globes, si chère à Jean-Luc Delarue. Mais surtout, prenez le temps d’explorer la Biosphère. Elle abrite un centre d’éducation à l’environnement et un musée interactif. En toute logique, elle est d’ailleurs dotée de deux éoliennes et d’une maison solaire.

La rédaction du Routard

 

Les adresses du Routard

Manoir Ambrose
Une belle maison centenaire de style victorien, typiquement montréalaise, dans une rue calme. Un des rares petits hôtels de qualité à proximité (relative) du centre-ville.
Doubles env. 53,30 €-90 €, petit déj. continental inclus. 3422, rue Stanley (juste au nord de Sherbrooke).
Tél.: 514-288-6922 ou 1-888-688-6922.

Les appartements touristiques du centre-ville
Douze petits appartements avec balcon pouvant accueillir jusqu’à 5 personnes, situés dans une tour moderne et anonyme (avec piscine, sauna et laverie). Belle vue sur la ville.
Appartements dès 63,30 €. Wi-fi.
3463, rue Sainte-Famille.
Tél.: 514-845-0431.

Brisket
Une institution montréalaise spécialisée dans la viande fumée, la fameuse smoked meat. Grandes salles entièrement rénovées avec quelques plaques anciennes sur les murs.
Plats 4,70 €-10 €.
1093, côte du Beaver Hall.

A lire Le Guide du Routard Québec 2009.

 
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