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04/12/2008

Pour aller shopper ses cadeaux à la source

Il est rondouillard, adoré par les enfants et fan de fourrures… Magloire ? Mais non voyons, le Père Noël. A trois semaines du réveillon, enquête sur les traces du bonhomme rouge le plus courtisé de l’hiver. Direction la Finlande, ses étendues sauvages et ses spots improbables. C’est à Rovaniemi, capitale de la Laponie finlandaise perdue sur la route d’Ivalo, que le Père Noël a établi sa base arrière. En un temps record, il dépouille dans ce bled les lettres de doléances des bambins et peaufine sa préparation physique avec ses rennes pour le jour J.

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Santapark, attraction souterraine
Si le Père Noël est trop occupé pour vous recevoir dans sa cahute, filez dans sa grotte. A Santapark, c’est tout un parc d’attractions souterrain qui lui est consacré. Dans cette immense caverne, une armée de lutins vous plonge illico dans l’ambiance. Une fois le contact établi, plusieurs ateliers s’offrent à vous : une boulangerie où confectionner des biscuits à la cannelle, une cabane dans laquelle vous sculpterez des petits personnages qui décoreront votre sapin, une école pour apprendre à parler lutin et même un bar de glace maintenu à - 6 °C pour les parents alcooliques. Et pour les grands enfants qui ne croient plus en rien depuis belle lurette, la Finlande est truffée de pépites qui ne vous laisseront pas de glace.
A quelques encablures de traîneau, visitez l’Artikum, un musée hors du commun consacré à l’Arctique, sa nature et ses cultures. Bonne nouvelle pour ceux d’entre vous qui ne parlent pas un mot de finlandais, l’ensemble des expositions est traduit en anglais.
Question architecture, l’Artikum fera fondre l’esthète qui est en vous. Vu de l’extérieur, le musée est une longue verrière composée de deux tronçons séparés par la route et dont le chevet donne sur la rive de l’Ounasjoki. Le tout s’étend sur plus de 170 m. En hiver, la neige et la glace rendent l’effet d’optique saisissant. Dernier conseil, au moment de préparer votre valise, oubliez vos tongs, votre bikini et vos lunettes de soleil… Au mois de décembre, le thermomètre dépasse rarement 0 °C et l’obscurité bleue de la nuit permanente est omniprésente. Va falloir penser à une petite séance d’UV en rentrant.

Cédric Couvez et la rédaction du routard

20/11/2008

Offrez-vous un voyage en buzz au Creusot

Ce n’est pas encore Bergues ou Marly-Gomont, mais au rythme où va le buzz, Le Creusot (Saône-et-Loire) pourrait bientôt devenir une icône du Web. Cette petite ville de Bourgogne du sud, réputée pour son passé industriel, a abrité deux des plus gros buzzers du moment, Alexandra Paressant, la non-fiancée de Ronaldinho la plus célèbre du monde, et Mickael Vendetta, inventeur à grosse montre de la bogossitude.

La légende entourant l’homme aux millions de clics est si floue qu’on ignore si Vendetta a vécu longtemps dans cette partie de la Bourgogne. Mais il y est né, et a donc connu la maternité de la ville. Et ça suffit à faire de l’hôtel-Dieu du Creusot un lieu culte. Bon, pour l’instant, ce n’est pas la cohue. Mais ça va venir. Construit comme toute la partie historique de la ville dans le dernier quart du XIXe siècle, Il témoigne de la politique paternaliste de ses fondateurs, la famille Schneider, dont la prospérité fit celle de la ville, jusque dans les années 1960.

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A peine sorti des jardins dessinés par Duchêne, vous pourrez visiter un autre symbole du Creusot des Schneider, le parc de la Verrerie, domaine arboré où la famille faisait jadis de longues promenades à l’abri des hauts fourneaux. Plus récemment, c’est Alexandra Paressant qui s’y est promenée.

Et ça, c’est pas du mytho. Elle n’y a pas croisé Tony Parker – pas plus là qu’ailleurs –, mais elle a sans doute apprécié l’arboretum et ses cent espèces d’arbres. Car la ville n’est pas grise, contrairement à une légende tenace. En plein essor économique, elle s’est refait la façade et présente aujourd’hui un visage bien vert. Le vieux marteau-pilon a laissé sa place en tant emblème de la ville au Parc touristique des Combes et ses soixante-dix hectares d’activités nature. Pas de file d’attente, des Tic et Tac en chair et en poils, un anti-Disney très agréable pour un samedi après-midi en famille.

Vous n’avez pas de famille ? Peut-être avez-vous une voiture. Dans ce cas, faites quelques kilomètres et découvrez les vignobles du Chalonnais. Rully, Mercurey, Givry… Autant d’occasions de découvrir des petits producteurs et de faire quelques dégustations. Ça vous changera du Web.

Laurent Bainier et la rédaction du routard

 

13/11/2008

Retour aux origines à Beaune

Comme chacun le sait « mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade ». Et pourtant quand on visite l’hospice de Beaune, on se prend presque à rêver d’une petite hospitalisation en Bourgogne. Bien sûr on plaisante ! Mais quand vous aurez vu la magnificence de cet  hôpital  édifié au XVème (et qui fonctionna jusque dans les années 1980) vous comprendrez notre réflexion.

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Rien que la cour d’honneur avec ses toits de tuiles émaillées multicolores, dessinant d’extraordinaires figures géométriques et décorés d’une cinquantaine de girouettes  mérite déjà à elle seule la visite. Quant à la « salle des Pôvres », avec son célèbre plafond, ses lits à colonnes bien alignés, habillés de blanc et rouge, vous la connaissez sans doute. Elle servit de décor à une des scènes épiques de la Grande vadrouille. Plus loin, la cuisine a été intelligemment reconstituée avec sa vaste cheminée gothique égayée par un savant tournebroche à automate datant de 1698. La visite continue avec l’apothicairerie et ses pots de verre et de faïence dont les noms laissent rêveur : « poudre de cloportes », « yeux d’écrevisses », « poudre de nux vomica »... On admirera aussi la salle Saint Hugues réservée aux malades les plus riches (déjà la ségrégation par l’argent) et dont les peintures murales illustrent des miracles de Jésus. Enfin, avant de sortir, le polyptyque du Jugement dernier, l’une des plus célèbres œuvres de la peinture flamande du XVe siècle, vous rappellera votre condition de mortel et de pécheur. Mais nous avons gardé le meilleur pour la fin. Les hospices possèdent 58 hectares de vignes  dont la vente des cuvées a lieu tous les ans le troisième dimanche de novembre. Les vins mis aux enchères attirent des acheteurs du monde entier car, à défaut de servir de vin de messe, ils constituent des vins de garde exceptionnelle. Avis aux amateurs.

La rédaction du Guide du Routard


Bonnes adresses


Hôtel Central:
En plein cœur du vieux Beaune. Une maison calme et confortable, à deux pas des Hospices. Adorables et coquettes, petites ou grandes, préférez des chambres ouvertes sur la cour. Et en été, les chambres climatisées. Doubles avec douche et w-c ou bains et TV 79-89 A selon saison. 2, rue Victor-Millot. ☎ 03-80-24-77-24.
La Table du Vieux Vigneron: Jean-Charles Fagot, viticulteur à Chassagne-Montrachet a été bien inspiré de reprendre ce petit bistrot très bien situé, à deux pas des remparts. Déco qui joue la carte viticole à fond, et bonne cuisine de pays à prix doux. On se régale avec une poêlée de gésiers confits ou un jambon persillé graines de moutarde avant d’attaquer une bavette à l’époisses. Belle sélection de vins de propriétaires, si vous n’avez pas déjà succombé à ceux du domaine, servis au verre. Tlj sf dim-lun. Menus 22-26 A ; à la carte 25-30 A. 6, rue du Faubourg-Madeleine. ☎ 03-80-24-07-78.
Les Mille et Une Vignes : un vrai bar à vins qui propose de vieux millésimes à prix décents. Un bistrot où l’on se retrouve vite entre amis, sans connaître personne, autour d’un verre de vin, ou de deux si l’on se laisse entraîner par Marine, grande fan de rugby. Avec une assiette de terrines maison, de fromages ou autres tapas à la bourguignonne, on se réchauffe vite le corps et le cœur au bar ou à la grande table d’hôtes. Et offrez-vous, tant qu’à faire, et au prix cave, une belle bouteille de la collection maison . Tlj mar-sam 11h-minuit(fermé mar hors saison). 61, rue de Lorraine. ☎ 03-80-22-03-02. [HAN]

Le top ten du Routard


1) sans hésiter, la visite guidée des Hospices
2) une balade dégustative dans la ville
3) e t pour compléter un tour au musée du Vin

>> A lire : Routard « Bourgogne 2008 »

06/11/2008

Visite guidée de l'Amérique à Paris

Pour fêter la victoire de Barak Obama et féliciter ses compatriotes en exil, un petit tour de l’Amérique à Paris s’impose. Commencez par aller prendre un Breakfast in America, rue Malher. Craig, un Américain étudiant en cinéma, tombé amoureux de Paris, a eu l'idée d'ouvrir ce diner façon années 1950, et propose de sympathiques burgers pour une poignée d'euros à une clientèle d'étudiants, de jeunes désargentés et de touristes… américains. Le lieu est agréable et les prix vraiment raisonnables. Une fois rassasié, commencez la balade par la Statue de la Liberté, située au bout de l’île aux cygnes, offerte en 1885 par la colonie américaine de Paris en remerciement de celle offerte par la France. Dix fois plus petite quand même que son homologue new-yorkaise! Pour se consoler, on ira à la Cinémathèque de Bercy. Non seulement elle est installée dans l’ancien American Center construit par le célèbre architecte Franck O. Gehry, mais on peut y voir en ce moment une expo sur Dennis Hopper et le nouvel Hollywood. En complément, n’hésitez pas à aller visionner un de ses  films sur les postes prévus à cet effet à la vidéothèque. « In god we trust » comme l’affirme le dieu dollar sur ses billets, alors direction l’American Church, la plus ancienne église américaine établie à l’étranger. L’église actuelle terminée en 1931 est une reconstitution néo gothique de l’architecte Greenough.

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Coté nourriture terrestre, deux adresses incontournables ; on commencera (ou on finira) la soirée en allant boire un verre au Harry’Bar C'est le Q.G. des Américains à Paris. Dans un décor de moleskine rouge et de boiseries, la clientèle tombe la chemise au fil des heures et des verres… grâce à un choix de boissons vertigineux. Pour faire local, commandez un Bloody Mary.  C’ est la spécialité maison. Dans un tout autre style, on peut aussi vous proposer le Blue Bayou. Le cadre, lui, ressemble à un décor de western, avec rondins de bois et petite scène musicale où viennent se produire des groupes. Le 1er mardi de chaque mois, dîner et bal cajun à 18h (sur résa). Last but not the least, on vous a gardé le meilleur pour la fin, chaque vendredi et samedi le studio Galande met à l’affiche à 22h, The Rocky Horror Picture Show, une comédie musicale à la fois kitsch et décadente sur la planète transsexuelle. Une soirée totalement déjantée, on ne vous en dit pas plus…
Enfin, si toutes ces mises en bouche vous ont donné envie de sauter le pas ou plutôt de franchir l’Atlantique, on peut  vous conseiller pour parfaire votre anglais d’aller acheter des bouquins chez Bretano’s.

La rédaction du guide du Routard.

Bonnes adresses

Breakfast in America : 4, rue Malher, 75004. ☎ 01-42-72-40-21. M. : Saint-Paul. [HAN] Tlj 8h30-23h. Brunch 15,50 €. Burgers 8-11 €. Plusieurs petits déj moins de 10 €.
Harry's Bar : 5, rue Daunou, 75002. ☎ 01-42-61-71-14.  M. : Opéra. Lun-sam 10h30-4h, dim 12h-2h. Cocktails à partir de 12 €.
Blue Billard – Blue Bayou: 111, rue Saint-Maur, 75011. ☎ 01-43-55-87-21. M. : Parmentier ou Rue-Saint-Maur. Le Blue Bayou ouvre à partir de 19h30. Formule déj + billard 8,50 €. Au 1er étage, place à la cuisine cajun : menus 17-28 € et dim, brunchs cajun 19-24 €. Au Blue Bayou, bières à partir de 3,50 € ; cocktails 7,50 € ; soft 5,50 €. Dîner + bal 20 €.
Studio Galande : 42 rue Galande, 75005. Tel : 01 43 26 94 08. M. : Maubert-Mutualité. Ouvert tlj. Entrée 7, 80€. Films en V.O . CB refusées.
Librairie Brentano’s : 37 avenue de l’Opéra, 75002.
>>>A lire dans le Routard « Paris 2009 ».


Les immanquables du Routard
- S’acheter un livre de cuisine américaine chez Brentano’s
- Passer un week-end  à Disneyland Resort
- Revoir un film de Paul Newman, en V.O. bien sur.

30/10/2008

Un tour à Londonderry pour Halloween

Friday Bloody Friday. Qu’on l’appelle Londonderry comme sur les cartes britanniques ou Derry, son appellation historique, le port nord-irlandais est LE lieu pour un week-end mortel. Célèbre pour l’insurrection qui s’y est déroulée de 1969 à 1972, Derry est ausi la capitale européenne d’Halloween. Son carnaval se tient aujourd’hui et demain. Vous y croiserez de la sorcière en papier crépon, du fantôme sous drap et de la citrouille en veux-tu en voilà. Le défilé s’achève par un feu d’artifice, en pleine nuit... à 20 h. C’est ça la magie des soirées d’octobre.

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Si le Trick or treat ! (Des bonbons ou un mauvais sort !) ne vous prend pas aux trippes, vous pourrez rechercher dans le Free Derry Corner des stygmates de la guerre civile. Impossible de vous tromper, le « panneau » d’entrée du quartier est peint en lettres noires sur un immeuble : « You are now entering Free Derry ». A quelques pas de là, se tient le mémorial du Bloody Sunday, une manifestation réprimée par les paras anglais qui avait fait quatorze morts. Non loin, un « H » géant rend hommage aux grévistes de la faim irlandais. Pendant le carnaval, la zone regorge de gosses en manque de sucre. De quoi faire plaisir à Bobby Sands, qui pendant sa grève déclarait : « Le rire de nos enfants sera notre revanche ».

L. B. et la rédaction du Routard

23/10/2008

Nos meilleures excursions en Islande: mettez vos moufles

Faut être honnête. Une fois le Laugavegur bouclé, l’ensemble des bars de la ville dévalisés, vous tournerez un peu en rond à Reykjavik. Restez vendredi et samedi dans la capitale pour profiter de sa vie nocturne trépidante, puis partez en excursion. L’idéal reste de louer une voiture, mais la solution coûte cher. Alors pour les routards fauchés ou les alcooliques qui ont cramé leur paie au Vegamot et au Café Solon, le bus reste la meilleure solution.

 


Après le Blue Lagoon et ses eaux laiteuses, l’attraction première du pays est le Cercle d’or. Le terme n’a rien d’historique, il a été inventé par les tour-opérateurs pour désigner la boucle qui permet de découvrir Geysir, d’où vient le mot geyser, Thingvellir, Laugarvatn et Gullfoss, chutes d’eau assourdissantes. En partant du terminal routier de Reykjavik, il faut compter 70 €.

 

Pour le même prix, on peut s’offrir une expédition « Voyage au centre de la terre », toujours au départ du terminal, dans quelques-unes des plus belles grottes de roche volcanique. Les enfants de moins de 10 ans ne sont pas admis mais vous leur raconterez, ça les aidera à s’endormir. Moins cher, mais plus hasardeux, pour 50 €, vous pouvez traquer les aurores boréales, visibles au nord entre septembre et mars. Le phénomène dépend des conditions météo et personne ne peut vous garantir que vous ne ferez pas un tour en bus pour rien. Cette fois, c’est vous que ça aidera à endormir.

L. B. et la rédaction du Routard

16/10/2008

Comment blanchir ses nuits à Zürich

En ces temps troublés, c’est dans des con­trées sûres qu’il faut aller placer son magot. Dans ce domaine, la réputation de Zurich n’est plus à faire. Il paraît que sa Paradeplatz a un sous-sol truffé de coffres, renfermant lingots d’or et valeurs en provenance du monde entier, le tout incognito, secret bancaire oblige. Une fois le dépôt ou le hold-up réussi, Zurich est la « place » de Suisse branchée pour un kidnapping d’artistes, mannequins et amateurs d’art. Un haut lieu de la culture alternative pour les petits Suisses.

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Du côté de la fête, parmi les nouveaux quartiers qui bougent, Zurich West a remplacé ses usines désaffectées par de nouvelles scènes musicales. Comme le Rote Fabrik (Seestrasse 395), une ancienne usine de tissage en briques rouges au bord du lac, qui donne chaque week-end des concerts de rap. Plutôt rock ? Rendez-vous au ZicZac Rock-Garden (en plein cœur du Niederdorf).

Les adeptes de house music iront, eux, au Kaufleuten (Pelin­kanstrasse 18), une des plus immenses salles de la nuit zurichoise, magnifiquement rénovée. Tenues débraillées s’abstenir. Enfin, si vous êtes fan de techno, c’est le Oxa Dance Hall qu’il vous faut. Le club le plus connu en Suisse, où les meilleurs DJ font danser la foule. De quoi faire la « teuf », sans criser.

La rédaction du Routard

 
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