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27/11/2008

Shopping Woodstock à Dam

Avant d’aller rendre visite aux filles du quartier rouge, un gros blunt au bout des lèvres, rien de tel qu’une petite virée dans les boutiques les plus fun de la ville pour se mettre au diapason. Capotes futuristes, champignons hallucinogènes et graines en tout genre… Petit tour d’horizon des trois échoppes que vous ne trouverez jamais dans l’hexagone, à moins que le Mouvement de l’utopie concrète squatte l’Elysée en 2012. Mais pour ça, faut vraiment fumer beaucoup…

Condomerie
«Tout, tout, tout… vous trouverez tout pour votre zizi !» pourrait être le slogan de ce petit magasin niché dans une des rues chaudes du Red District. Coincée entre deux sex-shops aux enseignes racoleuses, la Condomerie est le paradis du «safe-sex». Des centaines de modèles de préservatifs prêts à l’emploi y sont disponibles. «Nous avons le choix le plus large au monde… Il y a en a pour tous les goûts et… toutes les tailles !» lance Saskia, la tenancière de la boutique. Que les eunuques se rassurent, la Condomerie propose également une tonne de capotes fantaisies qui égayeront votre table de nuit. En sucette, dans un permis de séduire ou dans une noix, l’hévéa vous éveillera.   
http://www.condomerie.com

Magic Mushroom
Oubliez les cèpes, les girolles et les truffes noires ! Le champignon qui cartonne chez les bataves vous cartonnera surtout la tête. En vente libre chez Magic Mushroom, le champi hallucinogène à pignon sur rue. Dans ces «smart shops» de la défonce légale, on trouve un large éventail d’agaricus, vendus sous vides et conservés au frais. Une carte des délices vous éclairera sur le comptoir pour faire votre choix. Provenance, effets, durée, rien n’est laissé au hasard. Mais n’est pas Hunter S. Thomson qui veut et nous saurions vous conseiller la plus grande prudence pour éviter le bad-trip façon Las Vegas Parano.
http://magicmushroom.com

Sensiseeds
Le bonheur est dans le pré ! Les Néerlandais ont la main verte et aiment faire partager leur passion. Si vous vous sentez l’âme d’un Nicolas le jardinier, allez visiter Sensiseeds, la boutique de graines de marijuana qui trône en face du célèbre marché aux fleurs. Véritable Jardiland de la beuh, on y trouve toutes sortes de graines vendues entre 20 et 180 euros. Pour maximiser les chances de pousse, toutes ces graines sont des femelles stabilisées et le rendement des futures plantes garanti. Mais attention, si les brochures informatives sont écrites dans la langue de Molière, n’oubliez pas que l’import de ce type de graines est formellement prohibé en France.
http://sensiseeds.com

Cédric Couvez

24/11/2008

1000 dollars, c'est une blague? non, de la crème

1000 dollars…c’est deux paires d’escarpins Jimmy Choo, un aller-retour à New York ou encore 10 grammes de coke, normal quoi. Et non, surprise! Depuis 30 ans, les laboratoires suisses La Prairie ont fait de la lutte contre le vieillissement de la peau, un juteux fond de commerce. La marque s’enrichie d’un nouveau produit très haut de gamme: la crème Cellular Platinum Rare. Ses ingrédients miracles anti-âge et son prix inédit en choquent plus d’un. «J’ai l’habitude de conseiller des cosmétiques à mes lectrices mais celui-ci serait limite indécent, c’est un produit hors norme et inaccessible» confie Gladys, créatrice du blog Missbeauty.

Exclusivement distribuée aux Etats-Unis depuis trois mois, cette crème déchaîne déjà les passions: les modasses new-yorkaises  en sont réduites à s’inscrire sur d’interminables listes d’attente pour obtenir le précieux pot. « La Prairie n’use pas de campagne de communication ou d’égérie publicitaire, nous avons instauré un rapport de confiance avec notre clientèle.» dit-on chez La Prairie.

« Ce produit reste réservé à une catégorie privilégiée, c’est comme le dernier Vuitton des cosmétiques. Sauf qu’un sac reste un fait marquant dans une vie.» lance Violette du blog Sois belle et parle.

Pour satisfaire l’insatiable appétit de luxe des femmes, La Prairie a mis le paquet: « Le packaging est un pur plaisir visuel et la sensation de la crème n’est pas comparable, mais ce produit reste clairement un buzz !»  assure Nadia du blog Nizzagirl. Offrir de l’exclusif est visiblement un créneau qui marche. «La Prairie a réussi à créer un vrai coup médiatique. La stratégie marketing est efficace, la preuve, on en parle.» déclare Christel du blog 30 ans en beauté. Lectrices françaises, vous avez le temps d’économiser, la sortie dans l’hexagone est prévue en avril. Et le prix ne sera pas un poisson...

Julie Dubois

20/11/2008

La course en escarpins, c’est le pied

Vous les avez peut-être vues s’entraîner au bord d’une départementale, avalant le bitume en stiletto et jogging. Ce soir, une petite centaine de femmes vont s’affronter, en escarpins, dans une salle parisienne près de Bastille (11e). L’objectif : arriver la première d’une course en relais de 3 x 60 m, perchée sur des talons d’au moins 8 cm. Ce type de compétition avait déjà été organisé dans d’autres capitales européennes ou en Australie, mais jamais dans l’Hexagone. Et les Françaises ont répondu en masse à l’appel de sarenza.com, le site de vente en ligne de chaussures qui a mis sur pied l’événement.

 

Une centaine d’équipes se sont inscrites, des milliers de vote ont été enregistrés pour élire les 32 trios finalement sélectionnés. « On a eu plus de soixante-dix posts dans les blogs. Et mis à part un ou deux qui nous reprochaient de réduire la femme à une écervelée qui court pour gagner des chaussures [3 000 € de cadeaux seront offerts aux gagnantes], tous étaient enthousiastes, explique Cédric Gorras, de Blogbang, la régie publicitaire online de Publicis, qui s’occupe de médiatiser la course en talons. C’est un événement parfait pour le buzz, avec une bonne dose d’humour et d’autodérision. »

Avec cette opération, Sarenza, petite entreprise créée en 2005, a trouvé chaussure à son pied. « Nous voulions avant tout faire plaisir à nos clientes en leur proposant de jouer avec nous, commente Charlotte Dereux, directrice marketing du chausseur en ligne. Mais le fait qu’on parle autant de nous à travers cette course est une aubaine. »

La marque ne s’est pas plantée. D’autant que les concurrentes, elles, devraient multiplier les gadins. Et la chute en vidéo, sur le Net, c’est le buzz assuré. « On proposera aux blogueurs influents de diffuser les vidéos de la course sur leur site », ajoute Cédric Gorras.

Les blogs, un maillon essentiel pour monter un coup médiatique aujourd’hui. Sarenza s’est offert pour marraines d’honneur de la compétition trois blogueuses réputées. « C’est bien mieux pour nous qu’un people. Elles ressemblent à nos clientes, n’appartiennent pas au star-system et, en même temps, elles ont énormément d’influence », résume Charlotte Dereux. Ces pointures sont moins gourmandes aussi ? « Nous ne les avons pas payées pour qu’elles parrainent l’événement. Ce sont des amies. Elles ont embarqué avec nous parce que le jeu les intéressait. » Le talon ne paie pas toujours.

Laurent Bainier

 

De la balle de sape!

La scène se déroule, sur le coup de midi, dans un immeuble banal d’un quartier classique du nord de Bogota. Dans la bonne humeur, l’élégant Miguel Caballero rabat les stores puis charge son revolver. « Je suis le seul patron qui ait le droit de tirer sur ses employés », s’amuse-t-il. Entre deux calembours, il charge et tire à bout portant sur un jeune cadre de son entreprise éponyme. Ça sent la poudre dans le bureau cosy du type. Tranquillement, il pose son calibre, enfonce sa main dans la veste de son salarié et y retire la balle. Sieur Caballero testait une nouvelle création de sa collection de vêtements blindés : un blouson en cuir raffiné, de surcroît anti-balles. Le genre de blouson que lui a déjà commandé la star hollywoodienne Steven Seagal ou encore la star du hip-hop ricain Puff Daddy. Chaque employé de sa boîte sert au moins une fois de cobaye ; une sorte de baptême qui participe au mythe de la marque.

Les sapes de luxe qui sortent de son atelier ont le petit plus tant apprécié de protéger des tirs de 8 mm jusqu’aux rafales de mini-Uzi. En quinze ans, ce dynamique quadra colombien s’est forgé une réputation mondiale dans l’univers de la sécurité et …de la mode. Il équipe à la fois des unités d’élite de l’armée colombienne que des hommes d’affaires, diplomates ou stars du show-biz. Les présidents colombien et vénézuélien ont tous deux dans leur armoire des chemises de la marque. Plusieurs exemplaires de la célèbre liquette rouge d’Hugo Chavez et de sa déclinaison blanche pour Alvaro Uribe sortent des ateliers de Bogota.

 

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De la gabardine à la veste de costume, en passant par le pull à capuche et le bombers, Miguel Caballero propose une cinquantaine de modèles anti-balles. Discrétion, style et haute sécurité, le tout estampillé du label « made in Colombia », une alchimie qui fait florès. Sur les 25 000 pièces vendues en 2007, 80% part à l’étranger, principalement en Europe et aux Amériques, mais aussi en Afrique et au Moyen-Orient.

En guise de com’, Miguel Caballero propose sur son site Internet quelques témoignages compilés  au sein de son «Club des survivants honoraires». Des militaires et des agents de sécurité colombiens racontent comment ils ont survécu aux balles des Farc et des bandes armées par les narcos grâce à ses gilets pare-balles. L’artiste est en mode business de guerre. Les zones de conflit ou les podiums strass paillettes, deux marchés que Miguel Caballero attaque de front.

Joan Tilouine

13/11/2008

Les paupières sont relou

La grosse bavure, le trait qui fait tache, la traînée en paquet. Ce n’est pas le titre d’un mauvais film d’horreur mais bien le cauchemar de toutes les femmes: le trait de fard croupissant sur la paupière. Il surgit en fin de journée et rayonne fièrement sur cette peau fragile. Couronné pour sa laideur, récompensé pour son effet tenace, ce trait est clairement un boulet. De la fashionista à la concierge en passant par wonderwoman, cette trace n’épargne personne.

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Alors mettez de côté vos jérémiades rythmées de «pourquoi moi ?», d’après le Docteur Laurence Falque, ophtalmologiste, «ce trait ne dépend pas d’un type de peau particulier, il se produit naturellement en vieillissant, la peau perd de son élasticité et crée un affaissement de la paupière qui amplifie le pli.» Les amatrices du regard plein fard ont deux options, soulagement ou désespoir. Mais l’heure n’étant pas à la mode des imperfections, on vous propose d’éviter le ravalement facial en optant pour des conseils tip top dans la tendance. Avec l’âge, la paupière croule, le fard coule, mais heureusement les maisons de beauté ont cerné le problème. La solution ? Une « base fixante de fard à paupière ». L’application est aussi simple que son nom. On imagine que sa paupière est un coloriage, on trempe son doigt dans le pot, et on étale sans déborder. Touche finale : dérouler le tapis rouge sur la paupière et le tour est joué.

Base paupières fixateur embellisseur - Guerlain 22€60
Texture crème, double effet soin et maquillage

Base pour ombre à paupière - Too faced 16€
Base brillante et opaline composée d’huiles essentielles et vitamines

Base Prep + Prime - M.A.C 15€
Texture crème, plusieurs teintes

Julie Dubois

 

Décollez avec Art force one

Entrer dans la galaxie Art Force One, c’est un peu comme faire un tour de grand huit sous MDMA. Couleurs fluo et camouflages psychédéliques à gogo, Manuel Angot personnalise tout ce qu’il touche. Si l’univers de la sneakers reste son domaine de prédilection, l’artiste balance aussi ses jets de peintures sur des produits Hi-Tech élitistes. Petite revue des dernières productions du chevelu…


Enceintes I-Groove de Klipsch.
Votre I-Pod en a ras le bol de s’asseoir sur une station aussi triste qu’un disque de Vincent Delerm ? Bonne nouvelle, Art Force One a customisé une paire d’enceinte unique au monde qui trônera fièrement au beau milieu de votre salon. L’exclusivité a un prix… 650 euros.

Nike Dunk High pour BKRW
Manu revisite ce modèle légendaire de la marque à la virgule en détournant les couleurs eighties à la Flashdance. Kids ou trentenaires crameront les dancefloors en chaussant cette paire de shoes. Cette série limitée à seulement dix exemplaires est numérotée et vendue samedi 15 novembre au Citadium de Paris.

 

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Nike Dunk « Satan »
Nul besoin d’être fan de Marilyn Manson pour tomber raide de ces sneakers. Première pièce de l’expo Wesc qui se tiendra en janvier, le créateur s’est amusé à truffer ce modèle de détails étonnants. Antéchrist, clous et peinture au latex, il a fallu 5 jours à Manu pour réaliser cet univers… encore plus rapide que dieu !

Van’s Chukka
Créé pour les 35 ans de la célèbre marque de skate-wear, Art Force One nous livre en exclusivité la photo de cette paire customisée qui puise ses influences chez les Moomins, un dessin animé finlandais. On est underground ou on ne l’est pas !  

Ces produits exclusifs (et bien d’autres) sont disponibles au >> 9bis passage Thiéré dans le 11è arrondissement de Paris ou sur le site internet www.art-force-one.com

Tous en chien de la déco chien-chien

On connaissait les cols roulés pour chien, les chaussons pour papattes au chaud, les gilets de sauvetage, les colliers en diamants, les gamelles en argent… Mais, cette fois, une société américaine a fait très fort ! Voici les « niches-tables basses », les « tables de chevet-niches » et les «  meubles télévision-niches », c’est selon… ! Ce drôle de mobilier a jailli tout droit -telle une nuée de puces sur un sac du même nom - de l’imagination de Sarah et Chris Pierce, les fondateurs de Denhaus (www.denhaus.com). L’argument pour justifier cette audacieuse mise sur le marché a du chien : « Nous avons voulu que les animaux se sentent bien chez eux… », expliquent les heureux propriétaires d’un fox-terrier à qui l’on a sans doute pas demandé son avis esthétique. Vintage ou « chic et de bon goût », ces niches se déclinent en plastique ou en bois, dans les tons beige, chocolat ou vert céladon pour mieux se marier avec un décor Ikéa ou une commode Louis XVI.

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Pour 300 à 400 euros selon taille et modèle, on bénéficie même de la garantie « anti-mordillement ». En outre, ces niches de style ont le mérite de mettre fin à un vieux débat responsable de la mort d’innombrables couples : le chien ou le chat peut-il dormir dans la chambre ? Oui, mais dans sa « niche-table de chevet » ! Un argument de taille quand on sait qu’en France un foyer sur deux possède un animal de compagnie. Autre innovation pour le bien être de ces chers toutous : un sextoy canin imaginé par le designer français, Clément Eloy, fondateur de l’agence FeelAddicted et spécialiste du design conçu pour susciter de nouvelles expériences. Il a ainsi créé « Hotdoll », un superbe caniche aux qualités sexuelles insoupçonnables... Présentée en Belgique au salon Intérieurs08 en octobre dernier, cette poupée pour chien sera bientôt en vente 385 euros sur www.hotdollfordog.com.

Alexia Guggémos

>> Retrouvez toute l’actu de l’art et du design sur le blog d'Alexia Guggémos, Delire de l'art

 
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