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06/11/2008

La fin des cosmétiques en blouse blanche

La mode est au laborantin en roue libre dans l’univers des cosmétiques. Pendant des décennies, les marketeux qui baptisent nos produits de beauté nous ont servi de la cosmétique en blouse blanche: sérums aux acides imprononçables, baumes DHX machin et autres produits qui sentent bon le tableau de Mendeleïev. Mais aujourd’hui, la tendance est au nom de produit funky, limite foutage de gueule. Auto­bronzant «Santa Tanita», lisseur «Abracada­baume», masque gommant «Coup de gueule»... Les linéaires de cosmétiques ressemblent de plus en plus à l’almanach Vermot.
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«Si on avait dû faire une étude de marché, on n’aurait jamais sorti un gel remodelant pour fessier qui s’appelle “Faux-Cul”. Trop négatif. Pourtant, ça se vend très bien», explique Alexis Robillard, responsable marketing de Nickel. La marque de produits pour hommes est l’une des pionnières dans le domaine. «A la différence de ce qui se faisait jusque là, nos noms sont explicites, poursuit-il. Un consommateur non-expert sait tout de suite que notre “Lendemain de fête” est un produit qu’on utilise... les lendemains de fête. Et ces noms prouvent que nous ne nous prenons pas au sérieux.»

Garancia, petite marque parisienne qui produit depuis cinq ans la crème des cosmétiques, mise elle-aussi sur le décalé. Aux blases pseudo-scientifiques qui sentent l’Ajax, Garancia préfère les mots doux tendance Majax. Philtre légendaire, Pschitt magique... «Les femmes veulent des produits magiques. Nous leur offrons de l’extraordinaire», commente la créatrice de la marque, Savéria Coste. De là à donner l’impression au client qu’il achète de la poudre de perlimpimpin, il n’y a qu’un trait de Rimel. «Le plus important, c’est de susciter l’envie, assure-t-on chez Nickel. Mais ce qui fera qu’un client apprécie un produit et reviendra l’acheter, ce n’est pas son nom, c’est son efficacité.» Et quand on évoque le sujet, tout le monde remet sa blouse et nous assure 85 % de lissage en plus, des actifs ultra-high-tech, des résultats prouvés et approuvez. Sous le maquillage poétique se cache toujours un argumentaire à faire pâlir un Nobel de chimie. Chassez le naturel, il revient au labo.

Laurent Bainier

30/10/2008

Camouflez vous

Dans la jungle urbaine, l’ennemi peut venir de partout! Rien de tel qu’un bon camouflage pour jouer les sentinelles des trottoirs et affronter les dangers les plus imaginaires. Inventé lors de la Première guerre mondiale, le motif aux grosses taches de couleur marron et kaki a envahi notre quotidien. On le retrouve partout, surtout où il ne sert à rien: sur une Smart, un tapis déco ou un collier pour chien… Qui le sait? Ces haricots colorés, mille fois revisités-de la musette pour ado aux caddies pour ménagères tout terrain- sont l’œuvre de… Pablo Picasso et de son confrère, le peintre Georges Braque. Ensemble, en 1907, ils déconstruisent les formes et créent ainsi un mouvement artistique révolutionnaire: le Cubisme. Leurs paysages abstraits aux formes géométriques ont inspiré les peintres de la Section camouflage de l’armée française qui ont, les premiers, l’idée de masquer les troupes et le matériel sous d’immenses bâches bariolées. La mode actuelle viendrait-elle d’un besoin d’héroïsme?

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Car le style DPM (disrupted material pattern), ou «vert IR Otan» de son nom officiel en français, a plus que jamais la cote! Tout l’équipement du parfait soldat déguisé en feuille des bois est vendu sur www.tam-surplus.fr : gant de combat, blouson bomber… L’alerte générale a même sonnée sur les podiums des grands couturiers : le nec plus ultra des fashion victims, ce sont les accessoires du styliste Jean-Charles de Castelbajac qui a fait de la tenue «cam» sa marque de fabrique. Passionné d’histoire militaire, il décline tout en vert bouteille et jaune des sables: Notebook (13,99 € sur www.shoppingvictime.com), gant de cuisine (9 € sur www. boutiquebo.fr) ou encore la Smart Fortwo (11860 € sur www.smartupfrance.com). De l’artiste Pop américain Andy Warhol et ses autoportraits en guerrier de l’art à Sébastien Gouju, 30 ans, auteur d’une installation intitulée Les Soldats (2007) et montrant une armée lilliputienne cachée sous un lit de feuilles, la guerre n’a pas fini d’inspirer les artistes.

Retrouvez toute l’actu de l’art et du design sur le blog d'Alexia Guggémos, Delire de l'art

Alexia Guggémos

Shopping Army

Bombes atomiques, parez-vous pour l’hiver! Si l’envie vous prend d’être sapée comme un avion de chasse, rien de tel qu’une touche de camouflage dans votre garde-robe pour être canon. Mais attention, on vous parle bien d’une touche, pas d’un total look. Si vous comptez vous la jouer Demi Moore dans «G.I Jane»,  la «fashion-army» ne manquera pas de vous fusiller sur le champ de bataille. On passe les troupes en revue…

3110-MAG-DEYN.jpgParka, débardeur, casquette…
Choisir sa parka, c’est comme choisir son régiment… Ce n’est pas les options qui manquent. Les plus fauchées piqueront la veste du service militaire de papa mais le mieux reste quand même de casser sa tirelire. Pour les plus modasses d’entre vous, ne sautez pas sur une mine mais sur la veste Mob Boss de Reef qui offre une coupe plus girly (125 euros). Sur le front des débardeurs, toutes les marques de prêt à porter ont décliné leurs modèles sexy dans des motifs qui fleurent bon le fusil. Pour vous distinguer de votre camarade de chambrée, filez chez American Apparel et craquez pour le U-Neck Tank en couleur navy (22 euros). N’oubliez pas le couvre-chef. Plus chic qu’un béret de gendarme, MLB propose une casquette de guérillero à faire pleurer Rambo (30 euros).

Treillis, pompes…
Quel pantalon est plus résistant et pratique qu’un treillis mon général? Vous séchez ? Corvée ! Revers de la médaille d’honneur du treillis, question coupe, on a vu mieux. Jouez donc à fond le côté oversize, ça fera un effet baggy explosif. Allez donc faire un tour d’hélico dans un de ces Surplus militaires qui bordent les routes nationales. Ok, ça fouette un peu la testostérone mais au moins vous avez un large choix de tailles. Pour vous chausser, Kickers a eu la riche idée de revisiter la fameuse paire de Rangers (179 euros). Bonne nouvelle, le confort de marche a été optimisé. Les vilaines ampoules après un bivouac dans le Bois de Boulogne ne seront plus qu’un mauvais souvenir de guerre.

Cédric Couvez

23/10/2008

Les collants sont de retour

Même par - 15 °C, les belles Islandaises ne jurent que par une bonne paire de collants pour couvrir leurs fines gambettes. Mais attention, pas de méprise, on ne parle pas du collant à maman, noir uni, qui filoche salement à la première partie de jambes en l’air. Non, on vous cause du collant psychédélique, de préférences fluo et si possible badigeonné de motifs graphiques à rendre un aveugle épileptique.

2410-MAG-collants.jpgUn petit tour dans les night-clubs hype de la ville finira par vous convaincre : cet hiver, la mode est aux panties déjantés même dans la capitale la plus au nord du monde. Petit conseil de Rúna Friðriks, sublime mannequin local de 18 piges : « Osez la paire importable et recouvrez vos fesses d’un micro-short ! Vous aurez un poil plus chaud… » C’est bien compris les filles ?

Cédric Couvez

Les meilleurs shops de la rue Laugavegur à Reykjavik

Reykjavik doit sa réputation de capitale la plus cool d’Europe à… une petite rue commerçante : Laugavegur. Située en plein centre ville, elle s’étend sur seulement 300 mètres et rassemble l’ensemble des enseignes branchouilles du pays. Top 3 des shops à ne pas louper pour flamber ses couronnes sans retenue.

 

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- Naked Ape : Difficile de repartir à poil du « Singe Nu ». Cette échoppe ultra-funky propose la crème du street-wear coloré. On s’y arrache hoodies et tee-shirts peints au pochoir dans l’arrière boutique à des prix abordables. Bonne nouvelle pour les mythos, on peut également commander leurs fringues en ligne.

- Kron Kron : Véritable « Colette » islandais, ce concept store sélectionne depuis quatre ans le top des créateurs. On y retrouve des petites robes Marc Jacobs, des lunettes façon « batman » signées Bernhard Wilhelm ou des tops inédits du styliste danois Henrik Vibskov, le tout brillamment accordé à la mode viking. Une mine également présente sur le net.

- Ranim : Temple du gadget et de l’insolite, ce minuscule magasin entasse des milliers de goodies tous plus originaux les uns que les autres. Téléphone fixe en forme de cornet de frites, déodorisant parfum bacon ou magnet «J’ai rencontré Jesus dans les toilettes !», vous y trouverez forcément une babiole à ramener à votre grand-mère.

Cédric Couvez

16/10/2008

Une salle des marchés dans mon salon

Lancez-vous dans une déco de crise : le nec plus ultra des intérieurs fauchés ! Le cours de la bourse s’affole ? Claude Closky propose d’en afficher les fluctuations sur du papier peint Cac 40 (édité chez FR66). Une série de chiffres très hypnotique à tapisser idéalement dans une chambre pour rêver de jours meilleurs. Pas nécessairement feng shui mais assez esthétique. L’artiste a également conçu le DVD « Flux » à projeter sur un mur. Les flux financiers sont représentés de façon schématique. Une œuvre abstraite très colorée dont on ne comprend rien et qui donne vite le tournis, comme celui des traders les jours de krack. Effet garanti !

 

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Si, tout petit déjà, vous rêviez de plonger dans la baignoire d’oncle Picsou, optez pour l’affiche « Dollar Sign » (1981) d’Andy Warhol. Elle vous mettra des dollars plein les yeux, à défaut d’en remplir vos poches. Plus discret, le fameux dollar barré existe aussi en carte postale (3 € pièce), à glisser comme un talisman dans votre portefeuille. Sur le canapé du salon, disposez quelques coussins à l’effigie du président George Washington. Vous afficherez ainsi tout de suite la couleur : le vert… pour sa touche d’optimisme, bien sûr ! Afin d’économiser temps et argent, suspendez l’horloge-tirelire « Save Time » dans votre bureau : « la bonne « tac-tic » parce que vos minutes sont précieuses », précise Atypyk qui présente aussi un petit cochon en tirelire-puzzle. Un concept inédit : pour l’utiliser, il suffit de reconstituer l’animal vendu en mille morceaux –ou presque- tube de colle fourni. De quoi vous passer l’envie de le casser une fois ce travail de titan terminé ! Enfin, pour les moins bricoleurs, la tirelire « Je suis un cochon de capitaliste » (édité chez Déco & des mots) vous donnera bonne conscience à la laisser le ventre vide.

Alexia Guggémos


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Faites vous un look dernier crise

Reposez tout de suite cette pièce de créateur sublime et hors de prix. C’est la crise, on vous dit. Parce que, avouez-le, vous avez déjà sérieusement songé à péter votre codevi pour vous offrir une paire de chaussures... Si, si, ne niez pas. Même que l’argument « une paire de ballerines Marc Jacobs, c’est un investissement à long terme » vous a, sur le coup, semblé tout à fait valable. Pas à votre banquier, ce bâtard.
Sauf que désormais, va falloir lui causer meilleur au conseiller financier. Parce que c’est la crise, suivez un peu. Alors pour se saper en collant pile à la tendance « effondrement des marchés internationaux » va falloir remballer la CB, et ruser.

Le look « j’ai piqué ses frusques à mon mec »
1710-MAG-DEYN.jpgCet hiver, il ne fera pas bon être une fillasse. Pantalon à pinces, blazer, bretelles… La mode est au masculin-féminin tendance rétro. Attention, ça ne veut pas dire qu’il faut enfiler le costume de communiant de votre homme mais vous pouvez joyeusement piller son armoire à la recherche de la pièce phare : le boyfriend jean. Soit un vieux 501 usé comme il faut, porté large et roulotté sur le bas. Evidemment, ne pas être célibataire vous aidera beaucoup dans la manœuvre. Si vous êtes dépourvus de mec et du jean qui va avec, vous pourrez toujours taper celui de votre père mais honnêtement, un daddy jean, ça sonne moins bien.

Le look vintage
1710-MAG-ALLEN.jpgCette année encore, le vintage est pile dans la tendance. Du coup, les seules virées shopping autorisées se dérouleront dans les vide-greniers, solderies, et autre dépôts vente. Suivez votre odorat, si ça sent la naphtaline, vous pouvez y aller. Si ça gratte, c’est encore mieux. Le but étant d’avoir toujours l’air d’être sorti acheter une baguette alors qu’en fait, là, vous allez bosser. Copiez les starlettes qui ont viré leur styliste, rajoutez une pointe de Zezette dans Le père noel est une ordure, et vous y êtes. Le cheveu sale est un plus.

Le look trader
1710-MAG-CLOSE.jpgAttention ce look est particulièrement recommandé pour les téméraires et les plus early-adopteuses d’entre vous... Le trader, on le voit partout en ce moment , la mine « j’ai mal à mon Cac 40 » étant très photogénique. C’est le nouveau people, celui qu’il faut copier à tout prix. Si vous avez, parmi vos connaissances, un ami qui travaille dans n’importe quelle enseigne de bricolage ou d’électroménager, il y a de grandes chances pour qu’il ait une veste en tergal, violette ou bleue. Sinon, un simple tailleur jupe au genou fera l’affaire, l’essentiel étant d’avoir des épau­lettes.

Nadia Daam

 
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