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06/11/2008

Les objets ont la parole

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Il se prépare une révolution dans nos foyers qui renverra les auteurs de SF à leurs ours en peluche: les objets vont se mettre à parler, comme dans Alice au pays des merveilles ou presque. Les spécialistes appellent cela l’internet des objets: «Après avoir relié des réseaux (Inter-Net), des ordinateurs (protocole IP), des documents (l'hypertexte!) ou des internautes (le fameux Web 2.0), les gourous de l'internet veulent désormais relier les objets, y compris les plus inertes, explique Jérôme Bouteiller, journaliste pour le site spécialisé NetEco.com. Cela aura un impact pour des secteurs comme la sécurité, la maintenance ou la logistique et cela bouleversera très probablement notre relation avec tous les objets de notre quotidien». Concrètement, on ne va pas greffer des bouches pleines de dents à nos casseroles et plantes vertes, ou aux pièces détachées automobiles. Il suffira de coller sur les objets des «zstamps», telle que Violet, une des sociétés pionnières dans ce domaine, les a nommées. Ces autocollants discrets sont en fait des puces RFID, une technologie d’identification des objets par radio fréquences, similaire à celle qu’on retrouve dans le pass navigo de la RATP. Une soucoupe reliée à un ordinateur par un port USB permet de les lire et de déclencher l’ouverture d’un mail, d’une photo, d’un message audio ou video : c’est le « kit mir :ror ». « Nous voulions faire un appareil qui permette aux objets inanimés de passer dans le monde virtuel, explique Rafi Haladjian, co-fondateur avec Olivier Mevel de Violet. Mir:ror est tout ça: un appareil très simple à brancher en USB à son PC, très simple à utiliser et qui préserve la poésie : montrez un objet quelconque à votre Miroir et il passera au travers pour aller dans l'autre monde, celui du virtuel et des réseaux». «Le stylo qui donne les nouvelles, la robe qui sait quand elle a été portée pour la dernière fois, la poupée qui raconte des histoires, le porte-clés qui envoie des emails... Bref ... Il y a de quoi faire!», renchérit Olivier Mevel. Ces deux poètes de la technologie sont déjà les papas d’un lapin pas comme les autres, le nabaztag. Ce petit lapin wifi qui tourne ses oreilles, donne la météo, l’heure ou les informations boursières, est le pionnier des objets communicants en France.

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Les lapins s’exposent aux Galeries Lafayette.

On peut être un lapin utile à la maison, et savoir sortir bien habillé! C’est ce que montre une somptueuse exposition de 70 Nabaztags relookés par 70 créateurs, installée dans les 17 vitrines des Galeries Lafayette Maison depuis mardi. D’abord composée de 40 créations, l’envergure de cette «Nabexpo» a presque doublé, dopée par l’enthousiasme des créateurs: «Ils ont tous répondu présents ! Même Alexis Mabille, l’étoile montante de la mode, qui est très sollicité, a donné son accord tout de suite», se réjouit Charlotte Roudaut, la journaliste-tendanceuse punchy qui a monté et coordonné l’opération pour Violet, sous l’égide de l’organisation Prêt à Porter Paris. Aux côtés des lapins relookés par Zadig &Voltaire ou Adam Sachs, le styliste américain qui taille ses tee-shirts sur mesure, les créations moins attendues du designer Christian Ghion, de Katharine Hamnett, l’altermodeuse londonienne, ou encore du DJ Andy Smith. «On a choisi des prescripteurs à l’avant-garde de leur métier», explique Charlotte Roudaut. Destinée à voyager dans les lieux les plus branchés de la planète, tel le Train à New York, l’exposition fera l’objet d’une vente aux enchères fin 2009 au profit d’une association caritative. Elle est à Paris jusqu’au 26 décembre, à ne rater sous aucun prétexte.

Karine Papillau

Photo: Charlotte Roudaut

05/11/2008

Des bonbons atypyk qui Pez

S’il y avait un souvenir spontané de l’époque couche-culotte, tous les adultes s’agiteraient et brailleraient en rythme, les bonbons ! Atypyk, une boutique design décalée, a décrété que l’âge bête ne passerait pas. Pour soigner cette nostalgie, la marque s’attaque à la collection Pez en customisant son tube et sa grosse tête de mascottes de dessins animés. Une institution qui cartonne depuis plus de 50 ans.


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Sans sucrer les friandises, l’idée est de relifter les personnages de Pez en les habillant d’appareil dentaire, de casque de cosmonaute ou de béret militaire… Jean Sébastien Ides, le concepteur du projet, précise que cette transformation doit « enlever leur aspect irréel et fantastique  pour les expédier dans la vraie vie. »
Alors, arrêtez de taper dans les réserves de sucreries. Concoctez vous un vrai trip régressif en admirant la mutation des Pez SM, violents ou super héros… sur http://www.atypyk.com/

>>> Retrouvez tout en vrai chez Atypyk, 17 rue Lambert, 75018 Paris

Julie Dubois

29/10/2008

5 ruses pour remplir votre doggy bag de chocolat

Vous êtes un chocomaniaque, vous avez le porte monnaie léger et vous êtes complètement désespéré? Filez au salon du chocolat, affichez votre plus beau sourire, tendez les mains et fendez vous d’un gentil merci. Si ça foire, petit top 5 des astuces pour vous péter le foie gratos.

 

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Première ruse: Le sourire colgate, rien de mieux pour faire exploser la box distribution. C’est Pâques avant l’heure et ce chocolat sur les dents vous va à ravir. Usez du sourire miss France, clignez des yeux et penchez vous sur les chocolats, une friandise devrait passer.

Deuxième ruse: Amenez vos chérubins ou ce maudit p’tit frère, si ils osent se jeter comme des rapaces sur l’étalage, faites en autant, vous êtes l’accompagnateur après tout.

Troisième ruse: Vous êtes une femme avec des atouts alors faites péter le décolleté.
Vous êtes un business man, sortez les liasses de billets, ça peut faire effet.

Quatrième ruse: Apportez votre déguisement des 50 ans de tonton Léon, une paire de fausses moustaches, des lunettes noires, une perruque à frange et retournez plusieurs fois sur le même stand en changeant d’accessoire. Rien de tel pour passer incognito.

Cinquième ruse: L’appareil photo, ça flatte et c’est tout.
Prononcez: «une petite photo monsieur?» et il vous répondra: «un petit chocolat?»

Vous aussi vous avez essayé de pécho du cacao gratos, alors balancez vos combines dans les commentaires, on est preneur.

Julie Dubois

Le peep show cacao ouvre ses portes

Warning! Hommes mariés surveillez votre femme au salon du chocolat. Vous franchissez les portes du palais du cacao, votre plus grand rival du 29 octobre au 2 novembre.
Pendant 10 jours, les maîtres chocolatiers proposent des coucougnettes, des galipettes, et des tétons de… Hummm! On se demande combien monsieur va peser sur la balance, face à ces puissants jouets de libido?

 

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Sur fond de gingembre, saupoudré de  poivre rose et relevé par du piment rouge, le chocolat fait son peep show. Un concentré de sex appeal en barre qui remplace définitivement la pomme d’Adam.

DSC01210.JPG Côté innovation, le cacao se conjugue aussi avec les trésors de nos régions. Ça fleure bon les cigales et le pastis avec le chocolat parfumé au thym ou à la lavande. Cette année, les trentenaires régressifs craquent aussi pour le chocolat à la barbe à papa ou fraise tagada.
Messieurs, consolez vous! Si votre accro du choco préférée déambule entre les stands, en poussant des cris d’admiration devant ces pros magnant le fouet et la spatule, des hôtesses vous ont dressé un assortiment de truffes au whisky, cointreau ou chanvre. Miam! Economisez votre frustration, l’année prochaine vous êtes l’arôme de son plaisir.

 

Julie Dubois

22/10/2008

L'Islande bien party pour sauver la planète

Vous rêvez de cocotiers géants, d’interminables plages de sable blanc et de coups de soleil brûlants ? Ne pointez surtout pas le bout de votre nez en Islande ! Avec son environnement aussi rude qu’un prof de maths et ses paysages apocalyptiques, l’île a de quoi faire flipper n’importe quel campeur en herbe. Dès l’atterrissage, on se croirait arrivé sur la Lune... Infinies étendues de roche volcanique, neiges éternelles et météo schizophrène, la « terre de glace » ne laisse personne de marbre. Si presque aucun arbre ne pousse sur les 106 000 km2 du territoire national, ses 316 208 autochtones ont su tirer parti de ce panorama hors norme. En le rendant funky et branché, les cousins de Björk s’amusent à détourner les codes écolos plutôt que de sanctuariser leurs réserves naturelles.

Le retour du lagon bleu
Climax des excursions touristiques les plus rigolotes du pays: le Blue Lagoon. Paumé à 45 minutes de route de Reyk­javik, cet immense geyser est la piscine la plus psychédélique du monde. Eau turquoise naturellement chauffée à 38°, décor post-nucléaire et techno minimale à fond les ballons. Chaque année, en marge du Airwaves Festival, le lagon se transforme en pool-party déjantée. Après vous être acquitté des 33 € de droits d’entrée, trajets aller-retour en car compris, il ne reste plus qu’à vous débarrasser de vos mycoses lors d’une douche obligatoire avant de vivre une expérience sensorielle proche de l’hallucination. Au menu : des centaines de bras levés percent les volutes de fumée qui s’échappent du bassin opaque et un open-bar binouze fait oublier la légère odeur de souffre due à l’activité du volcan. Si la teuf bat son plein de 13 à 17 heures, on peut aussi se faire bichonner comme un pacha dans le spa du complexe. Un must bouillant!

 

Les laser-shows, c’est de la balle !
Les sportifs aussi peuvent s’offrir de super délires au pays des elfes. Aux abords du lac Myvatnssveit, un invraisemblable parcours de golf gelé s’étend sur plusieurs hectares. On y frappe des petites balles, en anorak et moon-boots.Nul doute que cette expérience réveillera le Tiger Woods givré qui est en vous. Pour les noctambules qui préfèrent les phénomènes naturels au put, guettez les étoiles de Rejkavik. Lors des longues nuits d’hiver, des faisceaux lumineux fluos transpercent l’obscurité. Un show-lumière digne de Jean-Michel Jarre qui vous permettra de galocher toutes les petites nymphettes de la ville. Attention, seul un ciel parfaitement dégagé permet de voir ces incroyables aurora borealis. Pour vous rassurer sur la faisabilité de l’opération, un dicton islandais dit : «Si tu n’es pas content de la météo, attends cinq minutes, ça va forcément changer.» Takk.

Cédric Couvez

15/10/2008

Le double effet crise-cool

Youpi les yuppies ! La crise est un puits à alibis. Depuis que les marchés financiers battent Jacques Mayol en apnée, même votre petite sœur âgée de 4 ans parle en pourcentage pour négocier son quatre heures… Véritable phénomène médiatique de l’été indien, le mot « crise » est dans toutes les bouches. De quoi le recracher à tout moment pour justifier n’importe quelle radinerie. Toujours aussi mauvais esprit, le 2.0 vous donne les trois bonnes raisons de kiffer la chute des marchés.

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Zéro euro
Vous avez toujours été très près de vos sous sans jamais l’assumer ? Ces temps-là sont désormais révolus. Depuis la crise, vous n’êtes plus taxé de radin, vous êtes tout simplement devenu responsable. L’avarice n’a jamais été aussi tendance et ça peut vous enlever de sacrées épines dans le pied. Vos beaux-parents vous invite toutes les semaines à partager l’ennuyeux déjeuner dominical à 150 bornes de chez vous ? Prétextez un plein d’essence inabordable et belle maman vous excusera illico. Idem pour vos amis qui vous racketaient d’une bouteille de champagne pour leurs pendaisons de crémaillère. Depuis la crise, une simple bouteille de mousseux tiède fait l’affaire. Et ça, c’est vraiment une bonne affaire…

Poubelle la vie
Le cheap, c’est chic ! L’effet « Bienvenue chez les Chtis » continue de plus belle. Vous n’avez jamais été porté sur la fashion ? Faire les magasins a toujours été un insoutenable supplice ? Bonne nouvelle, grâce à la crise, vous n’avez plus besoin de vous faire un look à la Paris Hilton pour trouver l’homme de votre nuit. La Halle aux Vêtements est devenu plus hype que Colette, les cheveux gras sont de retour et le dermato coûte vraiment trop cher pour vous faire faire un peeling. Et plus besoin de noyer votre désespoir dans les paradis artificiels… Même votre dealer de beuh s’est mis au krach !

Coco-rico!
Avant, s’afficher ouvertement anti-capitaliste avait un « je ne sais quoi » de ringard, à contre courant d’une société qui chérit plus que tout les montres Rolex et les Ray-Ban miroir. Mais depuis que la chienlit oblige Christine Lagarde à enchaîner les nuits blanches, la cote de Marie-George Buffet n’a jamais été aussi haute. Et le rappeur bling-bling Pharell Williams de chanter en guest-star à la fête de l’Huma pour assurer sa street credibilty. Dernier petit conseil, si votre banquier vous harcèle pour vous annoncer que votre compte est à découvert de 75 euros, rappelez-lui le montant de la dette publique française et dites-lui de vous lâcher les bourses. Vous serez tendance sur toute la ligne.

Cédric Couvez

>>> Et vous la crise ça vous fait rire. On attend vos commentaires...

09/10/2008

Mon gosse me gonfle, c'est Net

Salomé va être contente. Je lui ai fait des coquillettes Elle va adorer, enfin, moi, j’adore. Je l’aide et picore négligemment dans son assiette. Je ne me rends pas compte que j’ai tout mangé et maintenant, elle pleure. Son père débarque et demande ce qui se passe. « Je sais pas moi, elle s’est mise à pleurer comme ça, d’un seul coup. » Salomé pointe un doigt accusateur vers moi : « Maman, tout mangé pâtes. » Vous ne vous reconnaissez pas dans ces lignes issues du blog mauvaises­meres.fr ? Passez votre chemin et ne vous égarez pas sur le Net. Le cinéma s’était chargé de désacraliser les petits monstres. Sur la Toile,  ce sont les parents eux-mêmes qui n’hésitent plus à conter leurs malheurs. Grossesse douloureuse, épisiotomie, couches trops chères... : tout y passe.
« Je me considère comme une mauvaise mère au regard des critères standards, explique Nadia Daam, journaliste à 20 Minutes, blogueuse et coauteure du livre Mauvaises mères (Editions Jacob-Duvernet) en librairie lundi prochain. J’adore ma fille mais j’ai parfois plus envie de surfer sur Facebook que de jouer avec elle. ça choque certains de mes proches quand je le dis. C’est pourtant ce que ressentent la plupart des parents. » Alors plutôt que de le crier façon burn out lorsque belle-maman découpe la dinde à Noël, beaucoup de pères et de mères ont décidé de l’écrire sur Internet.

 

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"Les teignes, ce n'est pas qu'au cinéma"

 

« Petite morue »
Margaux Motin est une de ces blogueuses adepte du maternellement incorrect. Illustratrice de talent, elle croque sur son blog la vie de sa « petite morue » de 3 ans. « J’aime ma fille démesurément, mais parfois elle me gonfle. C’est pas facile de le dire à voix haute et pourtant, ça déculpabilise 99 % des gens. » A lire les couches de commentaires déposées sur son blog, le sujet intéresse. « Les parents ont toujours eu besoin de confier leurs misères à leur entourage, rappelle Isabelle Filliozat, psychologue clinicienne et auteure d’Il n’y a pas de parent parfait (éditions JC Lattès). Avec la réduction de la cellule familiale à sa plus petite expression, ils ne pouvaient plus le faire avec leurs parents, leurs grands-parents. Internet leur a donné les moyens de s’épancher. C’est un outil merveilleux pour partager son expérience. »

Pétage de plombs
« Une femme enceinte ou en congé maternité passe son temps sur le Net, confirme Nadia Daam. Mais ce qu’elle y trouve en règle générale est hyper anxyogène : des parents qui vous conseillent d’aller aux urgences pour le moindre bobo... Nous, on voulait se marrer de toutes nos galères. » Elle a donc ouvert un blog avec deux collègues. Les lecteurs – des lectrices très souvent –, apportent leur contribution, rassurées de voir qu’ils n’étaient pas les seuls à parfois en avoir marre. « C’est difficile de quitter l’adulescence pour un jeune papa. Alors je dessine mes peines et mes bonheurs avec ma fille. » La fille, c’est Maé, 4 ans, « un peu camionneuse », d’après son papa Pacco, BD-bloggueur . Et les internautes l’adorent. « Ce que je dessine est décomplexant, parce qu’on vit tous ça en tant que parent. Mais il y a aussi beaucoup de tendresse. Je me moque surtout de moi. »
Les mauvais parents ne sont d’ailleurs pas forcément ceux qui le clament. « C’est normal d’éprouver de la fatigue et il est très important de pouvoir exprimer son ras-le-bol », assure Isabelle Filliozat. Les taiseux, qui rongent leurs ongles en espérant trouver la touche pause sur leur bébé modèle 3 mois, seraient plus sujets que les autres au gros pétage de plomb. Alors bloguez, c’est plus sympa qu’accoucher !

Laurent Bainier

Mauvaises mères (Ed. Jacob-Duvernet) est l’œuvre d’Emmanuelle Defaud, Nadia Daam et Johana Sabroux, trois
de nos collègues ou ex-collègues. On a supporté leur humeur exécrable pendant leur grossesse, puis à leur retour. On trouvait qu’il était injuste de ne pas vous en faire profiter à votre tour. Sur leur blog, www.mauvaisesmeres.fr, vous pouvez témoigner et vider votre sac. Vos collègues nous remercieront.

 
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